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dix milles pas romains de l’une à l’aufté > Comme Ost viesttde voirpar.ee que j’ai citád’Antonin. Dupjn, dans ía 81 enote lur la conférence de Carthage » s est trompé en lapenant pour la Capía de Saíluste. De 1 líle ne s y eft pasmépris, Sc marque très-bien cette derniere fort loin aumidi de l'autre.
2. CAPSA, ville d’Afrique dans la Numídíe. C’estproprement celle dont parle Saíluste. Cellarius dit quec’est la même qui est marquée au troisième segment 8 c àla.pénultíéme ligne de la table de Peutínger. II se trompe.Cette Capsa y est mise bien distinctement à vingt-quatremilles du village de Gemellœ , & par conséquent, c’estla même que celle d’Antonin. D’ailieurs, elle est-nom-mée Colonie fur cette table, ce qui ne convient point àcette Capsa. Saíluste, c. 89, la décrit ainsi. II y avoitentre de vastes déserts une grande & forte ville nomméeCapsa, dont on attribuoit la fondation à Hercule le Li-byen. Ses citoyens étoient francs de tous impôts fous lerégne de Jugurtha, qui les ménageoit beaucoup , Sc acause de cela, on comptoit beaucoup sur leur fidélité. Ilsétoient à couvert de l’insulte des ennemis , par les mu-railles de leur ville, par quantité d’armès Sc d’hommes »plus encore par l’âpreté 'du pays; car hormis les environsde la ville, ce n’étoit que des déserts , des terres incul-tes, fans eau, Se remplies deserpens. Florus, /. 3 , c- 1 >parlant de Marius , dit : Il prit aussi avec un bonheursurprenant la ville de Capsa, située au milieu de l’Afri-que , bâtie par Hercule, Sc entourée de sables Sc de ser-pens. Orose, /. 5 , c. 15, dit : Marius prit par strata-gème la ville de Capsa bâtie, à ce qu’on dit, par Herculele Phénicien, Sc alors remplie des trésors dú roi. Celaest conforme à ce que dit Strabon , /. 17 , p. 831, que letrésor de Jugurtha étoit à Capsa. J’ai dit que Capsa dela Bizacéne étoit arrosée par une riviere ; c’est une preuvequ’elle étoit différente de celle-ci : les habitans de Capsan’avoient qu’une seule source d’east qui étoit dans la ville,du reste, ils se servoient d’eau de pluie. C’est ce que ditSaíluste, qui ajoute : Lorsque l’on fut arrivé à la riviere(de Thana); on fit quantité d’otitres, pour porter del’eau. Quand il fut tems, on sortit du camp, & ayantmarché toute la nuit, on s’arrêta, On fit la même chose lamxit suivante & la troisième nuit, bien avant le pointdu jour, on arriva à un lieu plein de terres, d’ou il n’y avoitplus que deux milles jusqu’à Capsa. Le détail de cetteroute est une nouvelle preuve que cette Capsa n’a riende commun que le nom avec celle de l’article précédent.Strabon dit que dans la guerre que César fítavecîScipion,dans laquelle mourut le roi Juba, plusieurs villes furentdétruites avec leurs chefs. II met Capsa de ce nombre.Bochart dérive ce nom n-JSp Capsa de l’hébreu '"íÇ Ca-phas , qui veut dire presser, resserrer, parce qu’elle étoitcomme pressée Sc resserrée entre les déserts qui l’envi-ronnoient.
3. CAPSA, ville d’Afrique, dans laLybie intérieure.Ptoiomée, /. 4, c .6 , dit qu’elle étoit vers la source duBagradas , parce qu’il supposoit cette source beaucoupplus méridionale qu’elle n’est effectivement, Cellariusfait encore pis, car il la met assez près du fleuve Nigerdans fa carte. Je ne crois pas que cette Capsa soit diffé-rente de celle de Saíluste. Les déserts dont elle étoitenvironnée, conviennent à la Libye. Ptoiomée ne faitmention d’aucune Capsa dans la Numídíe, Sc c’est fansdoute celle-ci dont les Numides étoient maîtres , quoi-qu’elle fût hors de la Murnidie proprement dite.
4. CAPSA , ville de la Macédoine dans la Chalcíds-que, près de Pallène furie golfe Thermaïque , selonEtienne le géographe.
CAPSAGAS. Voyez. Tapsagas.
CAPSCHAC ou KIPSAK, pays de la Tartarie, Scqui passe pour en être la plus considérable partie. II s’é-tend d’orient en occident , depuis le Turquestan jus-qu’au "Wolga ; Sc en côtoyant l’ancienne Bulgarie Scl’anclenne^ Russie , il va du Wolga jusqu’au pays deCrimée où font les peuples appellés les Petits Tarta-res. Sa plus grande largeur du nord au midi est depuisla mer Caspienne jusqu’aux grands deíèrts sablonneux ,ou plutôt jusqu a la mer Glaciale. On nomme aufïì cepays DechT Capschac Sc Decht Bereké. Decktlignifie Landes Sc grandes campagnes unies, 8c BerehJest le nom d’un petit-fils de Genghízcan, qui après Batu-
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Can son frere succéda à la souveraineté de Gapschac, Slaquelle il donna son nom. Et ce fut le premier des cansMogols de Capschac qui fit profession de la religionMahométane * Fetis de la Croix, hist. du grand Gen-ghizean , 1. 1, c. 8.
Ce pays a peu de villes. Ses terres, fi on en excepteles grands déserts qui. font du côté du Nord , font pres-que toutes excellentes, les grains , les pâturages Sc lebétail y sont en abondance. On ne sçauroit trouver ail-leurs un meilleur air, ni de meilleures eaux. Les fem-mes y sont mieux faites qu’en tout autre lieu de la Tar-tarie ; les hommes y font courageux Sc aiment la guerre.Ils font divisés en tribus , dont plusieurs font encorecomposées de Mogols Sc de Turcs. Comme les villes yfont en petit nombre Sc les campagnes fort vastes, chaquetribu f e transporte d’un lieu à un autre ; Sc cherche tousles ans en hiver le midi de son pays, Sc en été le nord.Quoique chaque tribu ait son prince ou Kan qui le gou-verne, cette partie de la Tartarie, depuis que les Mo-gols l’ont subjuguée, a toujours eu un roi ou grand Kana qui les autres ont obéi.
Cet auteur parle de Capschac d’une maniéré trop va-gue, 8 c lui donne trop d’étendue.
CAPSE. Voyez. Cafsai.
CAPSIOUX, bourg fermé de France dans le Baza-dois, avec titre de baroníe.
CAPSIR, petit, pays de France. C’est une annexe duRouffillon entre les Pyrénées.
CAPTIANI, peuple ancien de l’Afie mineure. L’au-teur des vies publiées fous le nom d’Emilius Probus,que d’autres attribuent à Cornélius Nepos, en fait men-tion dans la vie de Datames. II y est dit qu’Autophradatea voit une armée composée de vingt mille hommes decavalerie, cent mille fantassins... trois mille frondeurs ;outre cela, huit mille Cap.padociens , dix mille Armé-niens, cinq mille Paphlagoniens, dix mille Phrygiens,cinq mille Lydiens, trois mille tant Aspendiens que Pí-.stdiens, deux mille Ciliciens , & autant de Captiens, Scc.O u volt que ces troupes étant avec d’autres qui étoienttoutes de l’Asie mineure; elles en doivent être auffi.Quelques-uns veulent pourtant qu’on lise Caspianorum,a ulieu Captianorum. Cette conjecture n’étant fondée quesur ce que les Captiens ne sont point connus d’ailleurs,me paroît frivole. Ortélius la condamne auffi.
CAPTUNACUM ou Çaptonacum , Sc mêmeOpatinaçum. C’est le nom d’une anejenne maison-royale de France dans laNeustrie; & presque tout ce quel’on sçait de plus précis fur fa situation. Ce palais exis-toit dès le tems de Childebert le Vieux, comme on levoit par deux ordonnances de ce prince, qui nous restent,toutes deux datées de ce lieu. Théobert I. ou II. roi deFrance, paroît avoir demeuré dans cet endroit, au moinsdans la septième année de son régne ; ainsi que cela pa-roît par des lettres patentes qu’il y donna pour l’érectioiid’une chapelle en l’honneur de S. Martin dans la ville duMans. Clotaire III. y fit auffi quelque tems ía demeure ;car au bas du privilège accordé par Bertfríd, évêqued’Amiens, àl’abbaye de Corbie, on lit ces mots : Fabhtmest bocprivilégiant Jub die oílavo idus Septemb. anno v x 1.régnante Chlotario rege , Captonaco, in-palatio publico.Ce privilège fut donné dans un concile des évêques deNeustrie , qui fut tenu cette même ann èeì Captunacum.Quelques-uns. ont voulu apF Anlonacum ou Antunacum ,vulgairement Andernak, > château fur le Rhin, fût lamême chose que Captunacum. Mais ce sentiment n’estpas recevable ; premierement, parce que Clotaire III.n’etoit point maître de l’Austrasie dans la septième an-née de íbn régne , puisque Childeric étoit vivant 8 c ycommandoít. En second lieu, quand cela seroit, qui pour-roit s’imagiqer que les évêques de Neustrie auroient tenuun concile, non-seulement hors de leur province, maisencore hors des états de leur souverain ? ainsi il faut né-cessairement chercher ( Captonacufn ) dans la Neustrie.Mais de dire en quel endroit, c’est la difficulté. Adriende Valois dit cependant que quelques-uns ont cru quece pouvoït bien être Chatou, village que l’on trouvefur le bord de la Seine assez près d’Argenteuil. A quoi jetrouverois assez d’apparence, la lettre p. qui manque dansChatou, pour que la ressemblance des termes soit entiere,ayant pu facilement être oubliée furies médailles qui font
mention