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Tome second. C - F.
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mention de ce lieu ; ou bien, ce qui est encore plus vrai-semblable, cette lettre ayant pu être ajoutée dans les ti-tres que j'ai rapportés , par le peud’exactitude des copis-tes. * De re Dipiomat. 1 . 4, p. 2,57.

CAPUA. Voyez. Capoue.

CAPUDBADA. Voyez. Bada Sc Caputuade.

CAPUL, ifle d’Asie dans l’Océan oriental, l’unedes Philippines. Elle a trois lieues de circuit. Son ter-roir est très-fertile, agréable Sc très-commode pour lesIndiens, qui y ont de bonnes habitations. Quelques-unsécrivent Capoul. Elle est entre les istes deTandaye 8cdeMasbate. * Gemelli Careri, voyages, t. $ , p. 88.

CAPUT, ce mot qui en latin veut dire tête en géné-ral , a plusieurs significations en géographie.

CAPUT, joint avec le nom d’une rivíere, signifiela Source de cette rivíere.

CAPUT, est employé par quelques-uns, aulieu dePfomontorium , pour signifier un Cap.

CAPUT , lorsqu’il est question d’une montagne ensignifie la Cime ,. le Sommet.

Outre cela, Caput entre dans la composition deslatins de plusieurs endroits particuliers.

CAPUT CERVIUM ( a ), lieu de France aux con-fins du Berri 8c du Limousin: Aimoin Q) dit que ce lieu2 donné le nom à tout le pays círconvoisin, qui a été ap-pelé par corruption Capcergensis regïo. Le territoire deCaput Cervium a été donné, selon Adrevald, c, 38 auMonastère de Fleuri. Cet historien place ce lieu dans laprovince d’Aqurtaine. On le nomme vulgairement Sa-cerge ou Sacierges. !1 est situé dans le voisinage de

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Brosse

de S. Benoît de Sau .selon le même Aimoin. Les cassesle placent entre Argentomagum Sc Oblincum , Sc -mar-quent un autre lieu de même nom aussi dans la provincede Berri, entre le village ou bourg de Deols, autrementBourgdiêux Sc la rivière d’Indre. ( a ) Had. Valefti, No-tit. Q a q „ 224. ( b ) De Miraculis S. Beneditli.

CAPUT CILLANUM ou Cillensis > siège épisco-pal d’Asi-ique dans la Mauritanie Césariense selon la no-tice d’Afrique, qui fait mention de Fouis son évêque.Rardíiin, Colíeót. conc. t. 1 , p. 874 ^

CAPUT ETRURIAE, Ueu maritime d Italie enToscane, aux confins de la Ligurie, selon Antonin _CAPUT LACI, lieu dont il est parlé dans l’histoirede la translation des saints martyrs Marcelìin Sc Pierre >Par Eghinart Ortélius croit que c’est la partie orientaledu lac de Genève, qu’íl a voulu désigner par-là.

CAPUT PADI, lieu de la Gaule Cisalpine : Léan-dre croit que Ptolomée a nommé ainsi un lieu qu’on ap-hélie aujourd’hui Codogero.

CAPUT STAGNE Voyez. Capestan. ,CAPUT TYRSI, Antonin dans son itinéraire nom-ainsi im lieu de l’isle de Sardaigne. II y a bien de1 apparence qu’íí n’a voulu que marquer la source decette rivíere.

5 CAPUTUADE , Caputvada .ou Capudèada , portd’Afrique dans la ByZacene. C’est en ce lieu que la flotteRomaine , pr it terre lorsqu’elle arriva en Afrique pourfaire l a g Uerre £ Geiimer. Ce' fut aussi en ce lieu queT'ieu fit paroítre par un prodige extraordinaire fa bonne■^olonté pour i’empereur Justinien; car comme le terroir«o>t extraordínairement sec, les soldats presses de aost, trouvèrent une fontaine en creusant un íosie. Ilscampèrent la nuit en cet endroit, & s’y préparèrent aucombat, & pour dire tout en un mot, ils y conquirentI Afrique. justi n i en qui venoit à bout de tous ses desseins,quelque difficiles qu’ils parussent - entreprit de laisser auxficelés a venir, un monument durable de la faveur qu ilavoit reçu du Ciel, 8 c fonda dans le lieu me me un villefermée de fortes murailles, Sc embellie des plus rares or-£emens que l’on puisse désirer. Le même auteur cite aubas, en parle encore au premier livre de la guerre desvandales, Sc dit qu'elle étoiticina iournées de chemin

du château de Sau > Sc près du monastère

etoit a cinq journées

Jgss- J. rocop. JEdífic. 1. <5, c. 6.

de Carth

près V ^ e r ^ U Béloponnese dans l’Arcadie , au-

bon , , tmee t Den ys d’Harlîcarnasse, /. 1 , Sc Stra-

bâtie par 3 Ênép me " tion ’ & croient qu’elle fut

ehosè. ‘ ^°y ez - C a p h y e , qui est la même

de S C ttmI™/p; o f^ ine / ille S ^ ile ,’ au

lumee , /. 3 , c. 4, oimier croit que

c’est la CaPITONIa d’Antonín. Ortélius est persuadéau contraire, qu’elles font différentes. Cluvier dit qusc’est présentement Capizzi. * Sicil. ant. 1. 2 , c. 8.

CAQUETA, riviere de l’Amérique méridionale.Elle prend sa source proche le village du même nom,dans la province de Mocoa plus au nord que celle dePutumayo à l’orient de Pasto à un degre Sc demi delatitude nord. Après un assez long . cours vers le íud-est, ce fleuve se partage en trois branches, dont l’unecoule au nord-est , Sc c’est le fameux Orinoque, qui ason embouchure vis-à-vis l’isle de la Trinité; i’autreprend son cours à l’est, déclinant un peu vers le sud,Sc c’est celui qui plus bas a été nommé Rio-Negro parles Portugais, qui ont remonté l’Amazone. U11 troisièmebras encore plus incliné vers le íiid-est l’Yupara , quise rend dans l’Amazone par sept embouchures différen-tes. Les sept bras qui forment ces embouchures, se dé-tachent successivement du canal principal, Sc si loin lesuns des autres qu’il y a 60 à 80 lieues de distance dela premiere bouche à la derniere. Les Indiens appel-lent Yupura un des plus considérables de ces bras; lesPortugais donnent aussi ce nom au fleuve d’oùsedétachentces bras. Tout le pays qu’ils arrosent est si bas » que dans}e tems d£S crues de l’Amazone il est totalement inon-dé. Les bords de l’Yupura font habités en quelques en-droits par des nations féroces qui se détruisent mutuel-lement , Sc dont plusieurs mangent encore leurs prison-niers. Quelques Portugais du Para y vont quelquefoisen fraude acheter des esclaves. * Carte du cours desAmazones par de la Condamine.

GARA, bourg ou gros village d’Asie au Díarbec,fur une colline à une journée de Dadacardin. II n’esthabité que par des Nestoriens, Sc par quelques famillesTurques qui les commandent. On y volt un étang toutbordé de pierres de taille, qui ont été tirées des églisesChrétiennes 8c des tombeaux qui étoient aux environs.Entre autres, il y en a une fort grande avec une épitaphelatine, par laquelle on connoît qu’elle a servi au tombeaud’un gentilhomme Normand, capitaine d’ínfanterie. Ta-vernier dit avoir appris de l’évêque de Merdin qu’il vit àGara, que les François avalent été long-tems en ce pays-là, lorsque les Chrétiens étoient maîtres de la Syrie." IIajoute que le pays où est ce lieu, est une grande plaine,qui a environ vingt lieues de long, Sc qui pourroít êtrepresque partout cultivée, si la tyrannie des Turcs Sciescourses des Arabes ne réduisaient pas ces pauvres Chré-tiens à la derniere m-isere. * Tavernier , Voyage de Per-se , 1- 4-

CARABA. Voyez. Carban.

CARABACTRA, lieu d’Asie, en tirant vers les Iri-des , si on en croit quelques éditions de Quinte-Curce,/. p. Ortélius croit que ce mot est corrompu, & qu’ilfaut Ure Circa Battra. Cette correction est belle & heu-reuse-

CARABENI, bourg ou village de l’ísle de Corse ,selon Corneille , qui dit qu’il est pris par quelques-uns pour l’ancíenne ville qu’on nommait Tarabinorum

VÌCU.S.

En premier lieu, il faut écrire Tarrabinorum :en second lieu, aucun des anciens n’en a parlé. On ne letrouve que dans l’interpréte latin de Ptolomée, /. 3 , c. 2.Le grec n’en parle point, non plus que sédition de Ber-tíus, qui met simplement Tarrabeni; mais fans diresi c’étoit une ville ou un village. Troisièmement, Cara-beni n’est rien moins que le nom moderne, Sc Cluvierdit beaucoup mieux : dans quelques versions latines (dePtolomée), il y a Tarrabinorum Vicus. Je ne fais où lesinterprètes Pont pris; mais ij. y a encore à présent dansla partie occidentale de l’isle un bourg nommé V1 c o.* Cor fie. ant. p. 509.

CARABI, petite rivíere de Sicile, dans la vallée deMazare, Sc dans la partie méridionale. Elle se rend dansla mer d’Afrique, près de Sacca , 011 du cap des trois Fon-taines. ^ Baudrand , édit. 1705.

CARABI A, ancienne ville de la Macédoine dans íaMygdonide > selon Ptolomée, l. 3., c. 13.

CÁRABIS. Fóys.ï,C arambis.

CÀRABURUN ou Carabouron, en latin B al-itera, ville de Turquie dans la Natolie, & dans la pro-vince d’Âidinelii, selon Le w en cl a w; mais elle est fortpetite Sc mai peuplée * Baudrand, édit. 1705.

Tome 11 . V