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CARABYSIA, ville archiépiscopale. Elle est nom-mée dans les sanctions des pontifes Orientaux au rap-port d’Ortélius, Thejaur.
CARACA, ville de l’Améríque méridionale au paysdes Caracas, vers la côte de la mer du nord. Les Fran-çois la pillèrent en 1679. * Baudrand , édition de 1705.
CARACARAS, peuples de 1 Amérique méridionalequi habitent un lac ou marais qui porte leur nom, Sc queBon trouve aussi marqué dans quelques cartes fous le nomcsYbera. Ce lac qui est situé entre llio de la Plata, Scl’Uruguay, environ parles 28 degrés de latitude australe,a quarante lieues de long fur une largeur fort inégale.Dans la partie méridionale , il y a deux pointes qui avan-cent , Sc d’où sortent deux petites rivières, dont l’une fedécharge dans Rio de la Plata, Scl’autre dans PUraguay ;la premiere fous le nom de Mirinay, Sc la seconde souscelui de Rio Corrientes. Ce que ce lac a de singulier,c’est qu’il est semé déistes flotantes qui fervoient deretraites aux Caracaras » & à d’autres Indiens qui nevivoient que de pillage. En 1639, D. Estevan Da-vila,gouverneur de Buenofayres, envoya D. Jean de Garayavec un bon nombre d’Indiens, pour chaííèr tous cesbrigands de leurs iíles, 8c tous furent, tués ou pris. Hift-du Paraguay par le P. Charlevoix.
CARACAS , pays de l’Amérique méridionale. LesFrançois le nomment les Caraques. II comprend lestrois provinces de Paria, de la Nouvelle Andalousie,Sc de Venezuela. II porte le nom de la principale nationqui l’habite. * Baudrand , édit. 1705.
CARACATAY, grand pays de 1 Asie septentrionale,îl s’étend du midi au septentrion, depuis la muraille de laChine , jusqu’à Pancíen Mogolistan. Il est borné à l'oc-cident par le mont Imaiis, Sc à l’orient par la mer OcéansSc par la Chine. Plusieurs princes le partagent, Sc plu-sieurs nations Phabitent. Là íont situés les royaumes deTangut, des Maïmans 8c beaucoup d’autres. Quelquesgéographes d’Europe l’ont pris pour le Catay 8c fe fonttrompés , faute de savoir que le Catay est la Chine même.Quelques géographes veulent que les pays mêmes desCalmacs & le royaume de Courge, qui est la Coree,soient une partie de ce pays , qui est aussi appelle IChiTAou Kouthan par les Orientaux. * Petis de la Croix>hist. du grand Genghïzcan, 1 . 1, c. 4.
Le nom de Caracatay fut donné au pays de Scythie ,âpres une guerre furieuse que les Scythes firent aux Chi-nois; ceux-là eurent d’abord Davantage; enflés de leursuccès, ils pénétrèrent dans la Chine; mais ayant perduune bataille considérable, ils furent obligés d’en sortir,& de fe retirer chez eux. Le roi de la Chine , pour nepas perdre le fruit de fa victoire, fit poursuivre fes en-nemis par deux généraux d'armée, qui les vainquirentencore, & les réduisirent entierement fous son obéissance,îi fit plus; de peur que les Scythes ne fe révoltassent, illeur donna pour cans ces deux généraux, qui firent bâtirîles forts 8c des villes pour des colonies , & des troupesChinoises qu’il y envoya. Ces troupes destinées à lagarde du pays, tinrent long-tems les troupes en respect;jnais peu a peu leurs descendans oubiierentles coutiímesdes Chinois, s’accoutumant à vivre comme les Scy-thes eux - mêmes, 8c dans la fuite, la Chine n’eut pas deplus grands ennemis.
Lorsque le roi de la Chine établit ces deux générauxdans cette Scythie sablonneuse, il l’appella Caracatay ,lui donnant le nom de son pays , pour marquer l’acqui-sition qu'il en avoit faite, avec l’épithéte Car a, mot tar-, tare 8c turc, qui signifie noir , pour distinguer les deux.pays. Cependant on les a confondus, fans considérerl’épithéte qui en fait la différence, 8c lans songer que leCara Catay est stérile & désagréable , au lieu que leCatay, c’est-à-dire la Chine, est beau Sc rempli de tou-tes fortes de biens.
CARACA FES, ancien peuple de la Germanie. Fa-cite dit que Futor augmenta les troupes de F rêves , pardes levees faites chez les Vangions, les Caraeates & lesTriboci. Beatus Rhenanus en conclud que ces trois peu-ples étoient voisins. II faut savoir, ajoute-t-U, que lesTriboci occupèrent autrefois une grande partie de la Fo-raine , •& que peut-être s’étendoient-ils jusqu’à la. Mo-selle. Car Ammien Marcellin étend la premiere Ger-manie jusqu’au-delà de la Saône. Je remarque cela,poursuit Rhenanus, áfin que l'on ne s’étonne pas que
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Futor étant au pays de Fréves » ait appelle à son secoursles Triboci. Pour moi je soupçonne que la forteresse deDrakenfels (détruite avant que Rhenanus écrivit), con-serve le nom, 8ç indique le pays des Caraeates; 8c quece mot, dont la premiere fyllable a été déguisée peu àpeu par l’ufage, ne veut dire autre chose sinon , Raca-tium ou Caracatium rupes , c’est-à-dire , la Roche desCaraeates. * Rer. Germ. 1 . 3 , p. 32 6.
CARACCA, ancienne ville de l’Espagne Tarago-noife, chez les Carpetains selon Ptolomée, /. 2 , c. 6.Ses interprètes balancent si c’est présentement Rio deHenarez ouGuadalajara. Mais ils confondent deuxchoses, savoir une rïviere 8c une ville. La .riviere quel’on croît avoir été nommée Caracca par les anciens, estl’Henarez, qui a fa source dans la vieille Castille près deSiguenza. Voyez. Henarez. Elle passe à Guadalajara ouGuadalaxara, qui est la ville que quelques Espagnolscroient fans fondement aujourd’hui tenir la place del’ancienne Caracca. Quelques-uns croient que c’est I’Ar-e ia Ca dAntonin, Sc que ces habitans font les Char a-citains de Plutarque. Voyez. Characitani.
CARACEDO > abbaye d’hommes, ordre de Cîteauxen Espagne , dans le royaume de Léon, au diocèse d’As-torga.
CARACENI, peuple d’Itaiie selon Ptolomée, 3,
t\ 1. Leur ville étoit AuHdena.
CARACHISAR ou Churgo, ville d’Asie dans laNatolie, fur la côte de laCaramanie, ou du Beglierbeglicde Chypre, vis-à-vis de la ville de Nicosie. Elle a ungrand port & une bonne citadelle. On croît que c’est laCorycus des anciens.
CARACIFANIENS. Voyez. Characitani.
CARACORAM, ville d’Asie, bâtie dans le Cataypar Octay-Can, fils de Genghiz-Can, après qu’il ì’eutsubjuguée. Elle fut aussi nommée Ordu-Balik, Sc quel-ques-uns la prennent pour celle que Marco-Paolo nom-me Cambalu, (qui est Pékin, comme je le remarqueailleurs.) Mungacâ ou Mangucan , fils de Fuli-Can, Scpetit-fìls de Genghiz-Can, demeurait ordinairementdans cette ville. * D'Herbelot , Bibl. orient.
CARACOS , ville de l’Amérique méridionale dansla province de Venezuela, elle est assez avancée dans lepays. Elle est grande Sc riche, Sc c’est où demeurent laplupart des propriétaires des plantations de Cacao, quiíont dans les vallées , 8c qu’ils font régir par des inspec-teurs Sc par des Nègres. Cette ville est située dans uneplaine de grande étendue , Sc où le bétail est très-abon-dant. On tient qu’elle est fort peuplée. Le chemin poury aller est difficile, parce qu’il faut passer fur les montagnesqui renferment les vallées de la côte où font les arbres quiportent le Cacao. La Guiare est la principale place de cettecôte , qui est sujette à des vents du nord, qui dessèchentbeaucoup. Elle est, d’ailleurs, extrêmement íaine, Scl’airy est bon. Les Espagnols ont des sentinelles furies mon-tagnes Sc des parapets dans les vallées. La piûpart de leursNègres font aussi armés pour la défense des bayes.
La côte de Caracos est fort remarquable Ce n’estpendant plus de vingt lieues qu’une étendue perpétuellede hautes montagnes entremêlées de petits vallons, quis’étendent de l’orient à l’occident; enfin les montagnesSc les vallées vont alternativement en pointe du midi auseptentrion. De ces vallées, les unes ont environ un de-mi mille de large , d’autre s un quart de mille , & la pluslongue n’a depuis la mer que trois ou quatre milles toutau plus. A la même distance de la côte, il y a une lon-gue étendue de montagnes, parallèles en quelque forteà la côte qui joint les plus petites, Sc ferme la côte mé-ridionale des vallées. Du côté du nord, ces vallées re-gardent vers la mer, Sc forment quantité de petites bayessablonneuses , qui font les seuls endroits par où l’on peutmettre pied à terre. Les montagnes font fort élevées. Apeine apperçoit-on les vallées de trois ou quatre lieuesen mer ; mais toutes ensemble elles paroissent une fortgrosse montagne. A 15 lieues, ou environ, de l’iíle deRoca, Sc à 20 de celle d’Aves > on voit cette côte ; ce-pendant, quand on est à l’ancre à la même côte, on neíauroit voir ces iíles, quoique du sommet de ces mon-tagnes , elles ne paroissent pas fort éloignées, Sc ressem-blent à de petites éminences dans un étang. Ces monta-gnes font stériles, à la réserve des côtes basses. II y adans quelques vallées, de la terre glaise forte; mais en