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Tome second. C - F.
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général, elles sont extrêmement fertiles, bien arfoféeeSc habitées par des Espagnols & par leurs Nègres : on yvit de mais & de plantains. Onvoitdes oiseaux Se quel-ques cochons dans ces vallées ; mais les noix de Cacao,dont on fait le chocolat, font ce qu’elles produisent deplus recherché. On en fait deux récoltes tous les ans ;l’une au mois de Juin, qui est la meilleure, l’autre aumois de Septembre. Les noix de. Cacao qui croissent furla côte de Caracos, quoique plus petites que celles deCosta Rica qui font larges 8 c plates , passent pour êtremeilleures. * Dampier, Voyages, t. i, c. 3.

CARACOS (la côte- de), n’est point différente dupays habité par le peuple Caracas. De Tlíle nomme laville Caracas ou Saint Jean de Léon. Voyez Caracas.

CARACQTINUM, lieu de la Gaule Lyonnoise.Antonin en fait mention dans son itinéraire. Hadrien deValois juge cette orthographe vicieuse, & préféré Cara-coúnum ou Corocotinum . Zuríta assure avoir trouvé cesdifférences entre les manuscrits. L’exemplaire duVaticanmet Carocotìnum à 133000.pas d ’Auguftobona ( Troyesen Champagne), Sc à 10000 pas de Juliobona. Hadrienòe Valois conclut que c’est le Crotoy , petit port demer près de l’emboufhure de la riviere de Somme. J'aidéja remarqué en plus d’un endroit, que Juliobona nefauroit être Dieppe comme il le prétend , puisque cetteville n’estpas si ancienne. * Notït. Gall. p. 129.

CARACUEL, village d’Espagne dans la nouvelleCastille, à l’orient de Placentía. Mariana croit que c’estl’ancienne Carcuvium.

CARACUMBO, selon Corneille, ou plutôt Cara-co mbo, selon Linschot qu’ilcite, iílede l’Océan Ethio-pien fur la côte de la basse Guinée. Cet auteur n’en dit

Point assez pour déterminer précisément l’endroit oùelle est.

CARADA. Voyez Cadara %.

CARADIVA , ìíle d’Asie , auprès de l’isle de Cey-lan , à la pointe occidentale du royaume de Jafnapatan.f Ie n a pas quatre lieues, & contient onze cens habi-tans ou environ. Elle n est séparée de celle, d’Ourature,? Ue par un bras de mer assez étroit. Au milieu de ceEras de mer, 8 c entre ces deux isles, est l’islot ou rocherK Caîs ’ sur Dquel on a bâti un fort que l’on nomme«ammeniel, qux détend 1 embouchure de ce bras de^er_, & empêche qu’aucun vaisseau n’y puisse entrer oumrtir fans congé. Outre que dans ces deux isles > on trouvequantité de bétail & de gibier, on y cueille beaucoup deZaye, qui est une herbe excellente pour teindre en cra-moisi , & dont on fait un grand commerce. Cette isle esta même qu’AMSTERDAM 5. * Ribeyro, híst. de Ceylan.

1 > chap. 25.

Baudrand fe trompe fort, quand il dit que cette islenommée Amsterdam, est appellée la Iliía das Ca-br as. Cette derniere qui est aussi nommée das Vaccasen est très-différente, puisqu’eile est au fud-est d’Oura-’ tUre » &que les Hollandois nomment Middelbourg, &feux du pays Nindundíva , au lieu que Caradiva que'leshollandois appellent Amsterdam est au nord d’Ourature

I- CARAE ou Cares, ancien peuple d’Asie. Vír-Sue, JEneid. I, 8 , v. 723, dit ;

Hic Lelegas , Carasque sagittiferosque GclonosFinxerat.

Sur quoi Servius observe què le peuple nomme Caraeétoit une nation d’Iníùlaires, qui s’étoient rendus celebres par leurs pirateries, Sc qu’ils furent vaincus paMinos, 8c il cite à cette occasion Thucydide 8c SallusteLe P. de la Rue entend ce vers des habitans de la CarieVoyez Gares.

2. CARAE. Voyez Carrhae.

CARAE!, peuple de l’Arabie heureuse > selon Pline

1 - 6, c. 28.

CARAEMID , ou ? Vovez Diarbek 2.

CARAEMIT. < y °y ez ' u

CARAESSAR. Voyez Cara-Hissar.

( CAR AGA, ancienne ville de l’Afrique, propremendite, selon Ptolomée, /. 4, c. 3. v

CARAGAIUMENT,. village de Natolíe, auprede Nicomédie, a été anciennement une grande ville, cqui se voit par ses ruines , les marbres & les inscriptionqu’on y trouve ; mais qui font si effacés, qu’o n n’a pu dé

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Couvrir quelle ville ce peut être. P. Lucas, Voyages.

GARA H , ville épiscopale fous la métropole Pxubba.des Moabites. C’est ce que dit Ortélius qui cite Guil-laume de Tyr, c’est-à-dire, une notice qui lui a été attri-buée, parce qu’elle s’est trouvée dans quelques manus-crits à la fuite de son histoire. Une autre notice au recueilde Schelstrate , met pour métropole Arabia Moabitisou Petra, Sc nomme le siège en question Barach.Une autre appelle la métropole Rabba Moabitis, 8cle siège Karath. Celle de Hiérocles nomme la métro-pole Petra, & le siège Caragmuba. Et enfin une noticefous Léon le Sage , porte Charagmucha. eccl .

t. 2, p. 769, 687, 713, 742.

CARA-HISSAR, c’est-à-dire le château noir,place d’Asie, dans la province qui répond à la Galatiedes anciens. Paul Lucas dit dans son voyage de l’Asiemineure, t. 1, c. 19, p. 14.3, qu’on lui a assuré que Ka-rahifar , ( car c’est ainsi qu’il écrit ce nom ) étoit l’ancíennecapitale de la Cappadoce. Du moins, ajoute-il, il estcertain que c’étoit autrefois une des plus belles villes. O11voit partout aux environs quantité de ruines de temples,de palais, où les colonnes, les chapiteaux, les pié-d’es-taux, les corniches , les pièces de marbre avaient étéprodiguées ; 8c sens ces ruines, on n’en auroit jamaisparlé. En sortant de-là, on trouve une belle forteressesur la pointe d’un rocher escarpé, 8 c Lucas conjectureque c’étoít peut-être la citadelle.

CARAÏAM. Marco Paolo, c. 39, p. 101, nommeainsi une grande province de la Tartarie. Elle n’est, dit-il, séparée de la province de Canicl*, que par le fleuveBrius ; mais par le mot de province, il entend un grandpays ; car il met dans celle- ci sept royaumes. II lui donnepour habitans des Idolâtres qui ont une langue particu-lière. La capitale fe nomme, selon cet auteur, Jaci; c’estune ville grande, belle 8c marchande. Elle est peupléede quelque peu de Chrétiens Nestoríens 8c de beaucoupde Mahométans. Le même voyageur ajoute, c. 40, p. 102,qu’en partant de la ville de Jaci, on entre après dix jour-nées de chemin dans un autre royaume, dont la capitales’appelîe Caraiam, qui donne le nom à tout le pays.

CARAIBES , sauvages Insulaires de l’Amérique »qui ont possédé autrefois toutes les Antilles, 8c qui enoccupent encore présentement quelques-unes, d’où vientqu’on donne le nom de Caraïbes à ces isles, aussi bienque celui de Canibales. Ils fe disent descendus des Gali-bis , peuples de la terre Ferme 8 c leurs plus proches voi-sins; ils assurent que leur premier pere appellé Kalinago ,ennuyé de vivre parmi ceux de fa nation, fit embarquertoute fa famille , Sc qu’après avoir vogué fort long-tems, il s’établit dans l’isle de la Dominique, où cesSauvages font en fort grand nombre, mais que ses en-fans perdant le respect qu’ils lui dévoient, lui firent boiredu poison dont il mourut. Le P. Raymond rapporte dansson Dictionnaire, qu’il a appris des capitaines de l’isle dela Dominique, que ces mots Gali bi 8c Caraïbe étoientdes noms donnés à ces Insulaires par les Européens ; queleur véritable étoit Kalinago, 8 c qu’ils ne fe distin-guoient que par ces mots Ounaoban 8 c Bolouebo-NUM, c’est-à-dire des isles ou de terre Ferme, & que lesInsulaires étoient des Galibis qui s’étoient détachés ducontinent pour aller conquérir les isles fous un capitainequi avoit exterminé tous les naturels du pays, à la réservedes femmes qui ont toujours conservé quelque chose deleur langue. En effet, la diversité du langage des hom-mes 8c des femmes dure encore présentement, à quoi,si l’on ajoute la conformité de mœurs Sc de religion,il n’y a pas sujet de douter que ces Insulaires ne ti-rent leur origine des Galibis de terre Ferme , qui firentépouser des jeunes gens de leur nation, aux femmesSc aux filles dont ils avoient tué les peres 8c les maris.

Les Caraïbes font d’un tempérament triste Sc rêveur,Sc demeurent quelquefois un jour entier dans la mêmeplace , les yeux en terre íans dire un seul mot. Leurfainéantise 8c la température de l’air contribuent beau-coup a cette humeur; mais ils font gais lorsqu’ils ontun peu de vin dans la tête. Leurs entretiens ordinai-res font de leur pêche, de leur chasse , ou de leur jar-din; Sc quand ils font en la compagnie des étrangers,ils ne prennent point les risées qui fe font en leur pré-sence , pour des railleries dont ils survient lieu de sefâcher. Ils s’offensent quand on les u.omme oauvages,Tome //• ' B