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Tome second. C - F.
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CAR

elle ferma ses portes à Caravantïus , à qui la petite villecìe Durnium, du même peuple , avoit ouvert lessiennes.

CARAVELLE DE S. THOMAS ; [la] c’estlenom que l’on a donné à un éceuíl de l’Amérique entreles Antilles. Ce rocher assez élevé a deux pointes quifont toutes blanches des ordures que les oiseaux fontdessus, ce qui le fait paraître de loin comme une cor-vette ou un brigantin. C’est ce qui lui a fait donner lenom de Caravelle , qui est un petit bâtiment espagnol.Ce rocher est environ à trois lieues au sud-ouest de saintThomas ; il ne faut pas prendre ce S. Thomas pour saintThomé. Cette derniere iíle est sur la côte d’Afrique di-rectement sous la ligne • Sc S. Thomas de l’Amérique»d,ont il est ici question, est par les 18 degrés de latitude*• nord. * Le P. Labat , Voyage, 1.2, p. 289.

* CARAVER.IA, ville de la Macédoine, selon de l’Iíle.V Veria q.

r. CAR AVI, ancien lieu d’Espagne, assez près deSarragoce’. Antonin le met à 37000 pas de cette ville envenant d’Astorga par la Cantabri. Ortélius lit Caravia,mais l’exemplaire du Vatican & sédition deBertius por-tent simplement CdÈsvi.

2. CARAVI, ifle de la Çrece dans le Péloponnese, àhuit grandes lieues du cap Sant Angelo. Cette iíle ouécueil de Caravi est un rocher noir qui a la figure d’unvaisseau, 8c c’est de-là qu’on l’a nommée Caravi; ce moten grec vulgaire , veut dire un navire. C’est ce qu’endit Corneille, Diél. qui cite la Guilletiere, Athènes an-cienne 8c nouvelle, liv- 1. C’est l’iíle de Corvi.

CARAVILXES , petite iíle de l’Archipel dans labaye de Coron, sc à sept milles de Sapienza. II n’y a nirade, ni habitans. * Robert , Voyage du Levant, p. 276.

CAR AULI ou Caraoli , cap à l’entrée du Bosphorede Thrace, ou canal de la mer N oire derriere la ville deCala ta. II a été appellé ainlî à cause que Caraol en turcsignifie proprement une sentinelle Sc une guérite , 8 c quece cap est fort propre à faire découvrir ce qui se passedans la mer Noire A d’Herbeiot, Bibl. orient.

CARAY ou Cary , petite iíle entre les Westernes àl’ouest de l’Ecosse. Elle est à un mille au midi de celle deCig'ay, 8c n’a qu’un mille en longueur. Elle est fertile enpâturages, 8c nourrit beaucoup de lapins. * Etat présentde la Grande Bretagne , t. 2, p. 289.

CARAZAN, Corneille dit, province de la grandeTartarie. Elle est ; dit-il, à l’ouest de celle de Carajam,^ Ì ou rnées de la ville de Jacy. Sa capitale s’appelleauíii Carazan , 8c la longueur de cette province est decinq journées. Ses rivières donnent de l’or auffi bienque ses montagnes , 8c l’on y trouve des ferpens d’unegrandeur extraordinaire. Leur chair est bonne à manger,

” hol sert contre la morsure des chiens enragés. IIy naît auffi de grands chevaux qu’on envoie aux Indeslorsqu us font petits. Ceux de ce pays ont les étriers fortlongs a cneval, au lieu que les Tartares les ont courts àa genette, afin de fe dresser pour tirer leurs flèches.J-eux-ci ont des arbalètes avec lesquelles ils en font vo-JpJ ^ cmpossonnees. Ils ont auffi de fort bonnes armesdéfensives, faites de peaux de bufìes, des lances 8c desboucliers. Ces peuples font idolâtres, Sc se servent decoquilles pour monnoie. Corneille cite Marc Pol, /. 2,c - 40. Il eût mieux fait de citer Davíty , dont il a prisS’iH’ 1 ^ 6 ’ Car pour hdarco Paolò il ne l’a point ouvert.

1 eut consulté, il eût trouvé que ce voyageur ne parleen aucune façon de Carazan. Mais que tout ce qui estans cet article n est qu’un abrégé du chapitre cité, oû ilu-n.- jon que de Carajam, que l’on a eu tort de1 b « f. » prétendue province de Carazan.

RB AGA. Quelques exemplaires de Ptolomée, 1.6,p 1 ' Portent ainsi écrit le nom d’une ancienne ville desaropamsades. D’autres exemplaires , entr’autres celuioe tíertnis, portent Garbaca. D’autres . enfin comme0 ui ont s est servi i’ancien éditeur latin, portent Ta-

barcana.

r ARRilu ri Gabalia.une uer-t- m'Oràus croît que Cedréne a nommé ainsiCuropa -t/ 11 6 d u'% énîe ’ & luVlle est la même que

àeàLLLLâ -à &»h c, de.

CARBANIA, petite ifle de la mer Méditerranée.

CAR lés

Pomponîus Mêla, I.2, c. 7, l a nomme avec quelquesautres, fçavoir, Dianium Sc Egilium , qui font entre laSardaigne Sc le continent de l’Italie. Voffius Se plusieursautres doctes écrivains avant lui ont jugé que ce devoit êtrela même ifle que Pline, /. 3, c. 6, appelle Barpana ; lemême Voflìus blâme Cluvier d’avoir voulu changer lenom de Carbania en Colujvïbaria. Le P. Hardouinassure que tous les manuscrits de Pline portent Bar~pana / cependant, il juge que c’est la Carbania de Mêla,& dit qu’elle s’appelle présentement Carboli , près ducap de l’iíle d’Elbe, lequel est du côté de Piombino.Plinium.

CARBANTIA. Voyez Carcantia.CARBANTORÍGUM , Carbantcricum » ouCarbantoridon , ancien lieu des Selgoves, ancien peu-ple de l’ifle d’Albion, selon Ptolomée, /. 2, c. 3. Jem’é-tonne qu’Ortélíus ait dit qu’il semble à Cambden , quec’est Gienear. Les interprètes du géographe disentauffi que c’estle nom moderne de ce lieu; mais Cambdendit positivement que c’est CarlawrociC , place située àl’embouchure de la Nith en Ecosse dans la province deNithsdale. Il ajoute que c’étoit autrefois une forterefieimprenable , mais que de son tems ce n’étoit plus qu’unHeu mal fortifié, où demeuraient les barons de Maxwel.>t Britan. c.Selgovìe.

CARBASIA. Voyez, Carpasia.

CARBAVÌE. Voyez, Corbavie.

CARBI, peuple ancien de l’Arabie Heureuse, selonDíodore de Sicile , l. 3.

CARBIA , lieu de l’ifle de Sardaigne , selon An-tonin, dans fou itinéraire, fur la route de Tibula àSulci..

CARBILESI, peuple de l’ancienne Thrace , selonPline, s 4 » c. u. Le P. Hardouin dit qu’on ne sçaítgueres ce que c’étoit que ce peuple., à moins que la villede Cabese Kafijíeí, dont parle Hesyche, n’ait lieu en cet

endroit.

CARBINA, ville ancienne des Japyges. Athenée,/. 12, f. 7 , dit qu’eile fut prise par les Tarentins.

CARBLE, lac d’Irlande dans la province de Con-naught au comté de GalloWay. 11 a vingt milles de longSc quatre de large. II y a dans ce lac plusieurs ifles cou-vertes de pins, avec de bons pâturages, dont ceux quihabitent les bords de ce lac retirent de grands avantages,ainsi que de la pêche, parce que ce lac communique avec

la ruer.

CARBOGNANO, en latin Cerbio , château d’Italíedans le patrimoine de S. Pierre vers le Tibre , près deSoriano 8c d’Orta. La maison de Colonne le possède ktitre de principauté. * Baudrand , éd. 1705.

CARBQLI, petite ifle d’Italie dans la mer de Tos-cane entre Piombino Sc l’ifle d’Elbe. Voyez. Carbania.

1. CARBON , est un des noms de I’Alphée, rivieredu Péloponnese. Voyez, Alphée.

L- CARBON , petite ville d’Afrique , au royaumed’Alger. Baudrand la met fur la côte entre les villesd’Alger 8c Bugie, Sc dit que c’est la ville nommée Ru-SA zus par les anciens, dans la Mauritanie Césaríense.A l’égard de Rusazus. Voyez, ce mot. Pour ce qui est de laville nommée Carbon par les modernes , si elle existoit,il n’est pas concevable qu’elle eût été oubliée par L au-gier qui vient de donner au public une histoire du royau-me d’Alger, très-sincere Sc très-exacte , 8c dans laquelleil décrit ce pays qu’il a lui - même parcouru, 8c où il afait un long séjour.

CARBONARIA , nom latin d’une des bouches duPô, selon Pline, /. 3, c. 16. Baudrand, édit. 1682, ditque ç’est présentement il Porto di Goro , Sc citeCluvier Sc Magin.

CARBONARIA SILVA, ou

CARBONARIUS SALTUS, aujourd’hui vulgai-rement la Forêt Carbonnicre ; c’est la partie de la forêtd’Ardenne, entre la Meuse Sc l’Escaut ; elle occupoítle pays des anciens Nervíens Sc quelques terres cir-convoisines. On lui donna ce nom à cause de la g ra *j , equantité de charbon que l’on y faisoit. II s’y en taEencore beaucoup à présent. Windelin place, a 0r ^Charbonnière dans le Hainaut Sc dans le P'?j a . n ’dit qu’elle s’étend depuis í’extrémité u amant ,jusqu’à Louvain , à Diest Sc jusqu a a emer. îlajoute que cette forêt est partagée en drsséientes par-ties qui font

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