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Tome second. C - F.
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CAR

Mormalía, le bois Mormal ,

Cerafia, le bois de Cirau,

Soniaca, le bois de Soigne, , .

Levaca, le bois de Die Leu , qm prend depuis .

Louvain jusqu’aux portes de Diest.

Et toute cette étendue , selon le même auteur , se nommefíagelanden ou Hagcland, c’est-à-dire, pays champê-tTe ou couves t d’arbres. II dit âpres Fulcuin, que 1 ab—baye de Lobes étoit située dans la forêt Charbonnière,que le monastère de saint Foilian étoit dans le boisde Soigne dépendant de cette forêt; ce que confirme leslettres de Nicolas, évêque de Cambrai, de l’an 1137.Sulpice Alexandre, rapporté par Grégoire de Toufs, faitmention de cette forêt, 8c dit que plusieurs des Francs,(qui avoient passé le Rhin) furent tués dans la forêtCharbonnière par les Romains. Et fauteur des Gestesdes rois François, dit que CSodion, après avoir passé leRhin, entra dans la forêt Charbonnière , Sc se renditmaître de la ville de Tournai. Par-là, il paroît que cetteforêt se trouvoit entre le Rhin Sc l’Escaut. Le mêmeauteur des Gestes ajoute : & les Francs , en traverjantla forêt Charbonnière, brûlèrent & pillèrent tout le pays ,jusqu’à la Meuse : ce qui paroît confirmer l’opinion deceux qui mettent cette forêt entre la Meuse & l’Escaut.Dans les annales Ju monastère de S. Arnulphe, que Du- •chêne aime mieux appeller les annales de Metz, cetteforêt est prise pour les limites des deux royaumes deNeustrie Sc d’Austrasie; car il est dit : Pépin (l’an 6po),ayant réuni jes troupes en un seul corps d’armée arriva ala forêt Charbonnière, qui sépare les deux royaumes.Alors un chacun ayant invoqué le secours du Ciel > Erpafferent la forêt Charbonnière, & pénétrant avec eon-fiance^ dans /’intérieur de ce royaume, ils vinrent camperauprès du village de Ter tri, ajfez. près de la ville de S.Quentin. On pourroit aussi conclure de ce passage, quecette forêt s’étendoit jusqu’à l’Oíse 8c à la Somme. Eneffet, on lit dans le second livre de Nithard que Charles,fe rendit de l’Aquitaine à Chierfy , où il reput avec amitiéles habitans de la forêt Charbonnière & des environs,qui vinrent le trouver. Or , on sçait que Chierfy °_ uQuierfy (Carisiacum) est situé sur l’Oise Sc dans le voï-■sinage de la ville de Noyon. * A dr. Valefii, N ot. Gall.pag. 126.

CARBON BLANC, bonus lociis, abbaye d’hom-

mes , ordre de Cîteaux en France, dans le Bourdelais»diocèse de Bordeaux; elle est régulière.

CARBONNE, petite ville de France dans le hautLanguedoc, au diocèse de Rieux : elle députe à son touraux états de Languedoc,

CARBONERA, cap de l’iíle de Sardaigne avec un.port, a l’entrée du golfe de Cagliari du côté du nord,avep un petit lieu de même nom. On croit communé-

ÇA

íon Cedréne cité par Ortélius ; mais il y avoit plus d’unfleuve nommé Araxe.

CARBRE , Carbury, ville d’Irlande dans la pro-vince de Leinster au comté de Kiidare , vers le nord-ouest- Elle tient un marché public, Sc, envoie ses députésau parlement. Elle est fort tombée en décadence. Bau-drand, éd. 1705, la nomme en latin Carbren a. * Etatprésent de VIrlande, p. 39.

CARBRUSA. Ortélius dit que Pline nomme ainsiune isie déserte,' Sc il croit qu’elle étoit quelque part versla Thrace,

CARBULA, ou

CARBULO. C’est de cette derniere façon qu’Or-télius 8c plusieurs éditeurs de Pline, /. 3, c. 1 , nom-ment une ancienne ville d’Espagne dans le départementde Cordoue, Cordubenps Ccnventus. Le P. Hardouinveut que l’on préféré Carbula fur la foi des manuscritsqu’il a consultés. Une ancienne médaille rapportée parle P. Louis Jobert, Jésuite, porte Carbula. Cela décide.Antonin fait mention de Caruia, entre Ilipa 8c Sé-visse , d’où le P. Hardouin conclut que ce ne peutêtre le Carbula de Pline , la situation 11e convenant pas.Cependant, il ne dissimule point que Surita 8c RoderionsCarussont d’un avis différent; le premier dans son com-mentaire sur Antonin, p. 562, l’autre dans ses antiqui-tés de Sévisse, /. 3 , c. 49.

1. CARBURY, baroníe d’Irlande, dans le comtéde Slego. Des six bargnnies qui fe trouvent dans cecomté , celle-ci est la plus septentrionale , au nord de laville de Slego.

.2. CARBURY, baroníe d'Irlande, dans la provincede Munster. C’est une des quinze qui composent le comtéde Corkc.

C ARC A, ville de l’ancíenne Espagne , au pays desBastitains, selon Ptolomée , l. 2 , c. 6. Elle étoit dansles terres; c’est selon quelques-uns, Caravaca.

CARCABIANENSIS , siège épiscopal d’Afriquedans la Bisacéne , selon la notice épiscopale d’Afrique »où l’on trouve, n. 84, que Simplicius en étoit évêque.Donatien qui ocCupoít ce même siège, assista à la confé-rence de Carthage, p. 284, éd. Dupin.

CARCANOSSI, ou Androbeizaha, noms d’unemême Province de l’iíle de Madagascar, fous le tropi-que du Capricorne. Flacourt, c. 2, p. S, dit qu’on ap-pelle ainsi ce qui est depuis la riviere de Manatenghajusqu’à cesse de Mandrerey. Cet espace qui est fur lacôte orientale de Pisse, est fort petit. Cependant il n’estpas clair; car il dit ailleurs, c. 1, p. 4. Anossi ouAndrobeizaha, comme si c’étoíentdes noms équiva-le n s , Sc dans la même page , c. 2 ,p. 4, il dit que la rivierede Fanshere a son embouchure en la province d’Andro-beizaha ou Carcanoffi, à 25 deg. 18 min. sud, à troislieues du fort Dauphin. Ainsi la province de Carcanoffis’étend bien au midi de la riviere de Manatengha > 8c parconséquent, les bornes qu’il lui donne au premier en-

Tïcinum

Laumellum

Cottias

Carbantiam

XXII.

XXIII.

XII.

M.

M.

M.

Pas,

P.

P.

ruent que le port de Carbonera est le même que les an

ciens ont connu fous le nom de port d’Hercule. Ce cap droi cite ne font pas justes,est aussi nommé Ferrato , Sc Baudrand, éd. 1682, croit CAR.CANTIA , lieu d’Italie , quelque part versque c’est à cause de l’ancíenne Ferraria qu’on croit y PInsubrie. Antonin en fait mention dans son itinéraireavoir été. sur la route d’Italie dans les Gaules , en allant de Milan

CARBONES, ancien peuple de la Sarmatíe Euro- à Arles, par les Alpes Cottíes , à cínquante-sept mille-péenne, selon Ptolomée. II les met tout au nord ; 8 c pas en deçà de Pavie, qu’il compte ainsi :celui qui a dresse la carte de ce pays fur cet auteur, lesplace dans le 63° degré de latitude. D’Audifret fe livrantun peu trop a des conjectures dit, qu’íls étoíent dans laScandinavie, qu ils etoient répandus dans la Caresse Scdans les vastes solitudes qui font entre les lacs Ladoga&c Onega. Ptolomee, le seul des anciens qui en ait parlé»ne dit rien qui en puisse faire juger ces détails ; car dansune liste des peuples de la Sarmatie d’Europe, âpresavoir nommé les Hosiens , il ajoute : ensuite les CaR-boNs qui sont les plus avancés vers le nord , les Carco-tes font plus orientaux que ceux-ci. v- Geogr. anc. & mod.

L. 2 , p. 275.

C ARBGNIA, quelques-uns , fur un passage de Dîos-coríde > en ont fait un lieu d’Espagne ; d’autres liíentdans ce passage NarboniA. Ortélius observe à cetteoccasion que quelques-uns ont cherche en Espagne uneplace Pommée Carbona, íè fondant fur un passage deHirtius, où les meilleurs exemplaires ont Carmona.

* De Bell. Alexand.

CARBONITIS, désert d’Asie près de l’Araxe, se-

CARCARANNE, riviere de l’Amérique méridio-nale au Faraguai. Esse a sa source vers les Andes ; 8c delàcoulant vers l’orient, esse fe rend dans la riviere de laPlata. Voyez. Partiale suivant. * Baudrand, éd. 1705.

CARCARV AL, petite riviere de l’Amérique méri-dionale. Elle a sa source au Tucuman, d’où coulant versl’orient, elle entre dans le Paraguai, au nord de la ri-vière de Lorenzo, Sc fe jette dans la riviere de Plata-C’est fans doute la même que MM. Baudrand 8c Cor-neille nomment Carcaranne.

C ARC ARUM, lieu d’Asie, quelque part vers HMédíe selon Curopaîate, cité par Ortélius.

CARCASSEZ (le), petit pays de France au hautLanguedoc» proche de ia visse de Carcassonne, qui est