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Tome second. C - F.
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CAR

géographe. Anthénée, cité par Ol'têlíuSj semble appelle?ainsi un lieu de l’iste de Chío.

CAR 1 DIA. Voyez Cardie.

i. CARIE, ancienne province de l’Asie mineure, stest difficile d’en marquer les véritables limites , parce-que telle ville que des auteurs lui donnent, est attribuéepar d’autres à une province voisine. Elle étoit borneeau nord pari’Ionie, à l’oríent par la grande Phrygie, Scparla Lycie , au midi 8c à l’occident par la mer Icarienne;mais ces limites ne déterminent pas précisément sonétendue ; car Milet 8c Myus, par exemple, qui sem-blent devoir être de la Carie , étoient de l’Ioníe. Stra-bon, Pline Sc Mêla, en mettent le commencement aupromotoire de Pofìdium : ainsi tout le golfe de Jassus enétoit; Scylax de Caryande la fait commencer au Méan-dre entre Myus Sc Milet : ainsi cette derniere étoit dela Carie , à leur avis. Pline, /. 5, c. 28, étend la côtede la Carie depuis Jasus (ou Jajsus ) Sc Halicarnàsse,jusqu’à Calinda, Sc aux frontières de la Lycie; en quoiil a suivi Mêla. Strabon ne s’écarte pas de ces limitesvers Jassus 8c Halicarslasse; mais à l’autre bout qui estvers la Lycie, il sépare le continent des Rhodiens, c’est-à-dire , ce que les Rhodiens possedoient en terre fermejusqu 3 au bourg de Dedala. Ptolomée ne donne gueres devilles maritimes à la Carie. II lus est plus libéral du côtédes terres, 8c y place vingt-six villes. Scylax de Caryandeétend la côte de Carie, depuis le fleuve Méandre, jus-qu’à Cragus, qui est un promontoire de la Carie auxconfins de la Lycie. Ainsi il y comprend la Doride, quiétoit en effet une partie de la Carie. (Voyez Doride 2 ),

8c comprenoit la presqu’ííle entre le golfe Céramique Sccelui de la Doride. Ptolomée ne borne pas la Doride àcette presqu’isie. II la commence à Scopia, promontoireau-delà de Mynde, Sc l’étend jusqu’àCaunus, ville voisi-ne de Calinda, 8c c’est entre ces deux dernieres villes qu’ilmet le commencement de la Lycie. Ce qu’on appelloitle Continent des Rhodiens, Rhodiorum Per,ea, fai-foit partie de la Carie, 8 c sur-tout de la Doride. IIcommençoit, selon Strabon, au lieu nommé Dtedala,8 c finistoit au mont Phénix inclusivement. * Cellarius,Georg. ant. 1 . 3 , c. 3 , p. 89 , 8c seq.

Les bornes de la Carie ne font pas moins incertainesdu côté des terres; 8c Ptolomée y met des villes qued’autres anciens ont données à la Phrygie , ou à laLydie.

Hérodote,/, x, n. .171, dit que les Cariens passe-rent des iíìes dans le continent. Anciennement, dit-il,ils obeiffoient à Minos ; on les appelloit Leleges ; ilshabítoíent les iíles 8c ne payoient aucun tribut, mais ilsíè mettoient fur la ilote, lorsque Minos l’exigeoít. Ceprince ayant établi fa domination par des gueres heu-reuses les Cariens se distinguèrent 8c pafferent pour la

plus spirituelle nation de ce tems-là. On rapporte qu’ils’ ---- - r - -c*-J— --

CAR

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Stauropolis tCibyra ,

Sizorum ,

Heraclem Syalbaca lAppolloniadis »

Heraclect ,

Lacymorum ,

Taborum ,

Larborum ,

Antiochis, ai M&andnm -Tapajsontm ,

. tìarpajjomm ,

Neâpolis ,

Ortho/tadis ,

Anotetartm ,,

■Alabandum ,Stratonicea 1Alindum ,Mylajsorttm »Mizo,

Jajst, , '

Rarbyli ,Hdicarnajfì »HylarimorumtCnidorum,Metaborum >Moridi ,

Fani,

CindramorumlCerami ,

Sc fîomifì,

La notice de Híérocles met trente-six villes dans íaCarie ; mais elle n’en fournit que vingt-neuf, & ob-serve qu’elle étoit gouvernée par un gouverneur con-sulaire.

Mstetus,Heracleas,Ogmi »_Amyndus,stalycamassus,

Cnidus,Ceramus,ÎVÍyiafa ,

Stratonica,_Atnizon,Alapanda,Ortbosias,Arpasa,Neâpolis,

Hylarema »

Antiochia,

Mertropolís Aphrodísias*Heraclea »

Tabas,

Apollonias,Sebastopolis,

Jasus,

Ere fus,

Marcianapolis »Anastasiopolis »

Chora Patrimonía ,Cibyra,

Coctemalicre,

t Carie a perdu son ancíen nom, pour prendre celui d <3seS villes, savoir Mynde , que l’on appelle aujourd’huiMentifi* & à cause de laquelle la contrée est présente-ment nommée MeNtes-Ili. Corneille se trompe, quand:i d ít qu’on l’appelle Aidinelh, Atdtn-lli ; car c’est amfiÛU ’il faut dire : ce nom répond davantage a l’Ioníe; maisMeutes-lli comprend encore la Lycie pour la plus

gra 2 n CARIE, ville de la même contrée, selon Etienne1 géographe. Ptolomée , l 5 » 3 > la nwt dans la Ly-

cv f, province voisine. Le grec porte k-,, Cary a.

; , CARIE de Thrace, selon Suidas, ou plutôt íelotïOrtélius. Pausanias, /• 6 , c. 13, cité P ar ce dernier, ditaU ’on mettoit entre les merveilles , un certain Polîtes,^ ui u’avoít point d’égal pour la vitesse aux courses des" _ ícnîs de Cérame s» *•?©««*(» :

plus spirituelle nation de cetems-là. On rapporte qu’ils 5 U1 "olympiTues ^ iì étoit de" Cérame i> ;

inventèrent trois usages que les Grecs adoptèrent, d’a- Rux ^ ^ H , ^ j hrMÌca , k Carie de Thrace ;jouter aux casques depennaches , d orner les boucliers paffao-p de Pausanias ne détermine pas si c’étoit

de figures , 8c d attacher^ des courroies aux boucliers, canton ^ Thrace nommé la Carie, ou_si au con-

ilgUJCo J d WiX-A '-rv. O W

Long-tems après rétablissement des Cariens, les Doriens Scies Ioniens quittèrent les ifles, 8c allerent s’éta-blïr en terre Fermec’est ce que les Cretois rapportent;mais les Cariens n’en conviennent pas ; ils disent qu’ilssont Aborigènes , (c’est-à-dire les premiers habitansdu pays), & qu’ils ont toujours porté le nom de Ca-riens. Ils montrent auprès de Mylassa un ancien templede Jupiter Carien, poíïedé en commun par les habitansde la Mysie 8c de la Lydie, qui font les freres des Ca-riens ; car Lydus 8c Mysus étoient, dísent-íls, les frè-res de Car, dont la Carie porte le nom. Les Cariensfurent subjugés par Crœsus 8c par Harpage_, dit encoreHérodote, /. 1, n. 28, & 174- J’ai déja parlé aux ar-ticles Gares 2 8c 3 , des établissemens qu’ils avoientprès du Tanaïs Sc en Egypte. Etienne le géographeobserve qu’on appella lés Cariens Mausoles, dunom d’un roi de la Carie, nommés Mausoie , 8c dont lesuperbe tombeau que sa femme Artémise lui fit érigerdans la ville d’Harlícanasse, a passé pour une des sep?merveilles du monde ; c’est de ce tombeau qu’est venule nom de Mausolée, pour signifier un tombeau ma-gnifique.

Les notices ecclésiastiques ne s’accordent ní fur lesnoms, ni fur le nombre des villes de cette province.Celle de Léon le Sage fournit celles-ci.

mais ^ rouage uc i u-- x

un canton de la Thrace nommé la Carie, ou si au contraire c’etoit un canton de la Carie nommé Thrace. Cedernier sentiment me paroît le plus vrai. Car on netrouve point de Cérame dans la Thrace, 8c certainementil y avoit dans la Carie une ville nommée Cérame, &un golfe nommé Céramique.

4. CARIE. Les notices épiscopales mettent un siègeà Carie, dans la Phrygie Capatienne. C’est fans doute lamême que Caris , qu’Etienne le géographe met auxconfins de la Phrygie. Ortélius trouve dans Nicétas uneville nommée Carie fur le Méandre. Ce doit être lamême ; car !e Méandre couloitde la Phrygie Pacatíenne»entre la Carie 8c l’Ionie. Títe-Líve, l. 37 , c. z6, par-lant du règlement que fit le Sénat fur ce qu’il falloít don-ner au roi Eumenes, dit : Et nomin-atim MagmjlaiyiSipylum & Caríam qu& Hydrela appellatur , agrumqufHydrelatarum a d Tkrygiam vergentem, & caftella, yi-*cosque ad M&andritm amnem (V óppida, 8cc. c’est-a-dnj e *Cb nommément Magnésié auprès du mont Sipyle,_V a 'ríe, nommée aujft Hydrela, 8c ía campagne des Hydre-lates qui est du côté de la Phrygie, 8c les châteaux 8sles villages 8c les bourgs situés furie Méandre. CetteCarie Hydrela n’est point différente de \ a Cane des no-tices 8e de Nicétas, ni de la Caris d'Etienne. .

< CARIE, contrée de la Scythie , íeion Arrxen dans

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