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Tome second. C - F.
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son pérípíe du Pont-Euxin, p. 24. U compte du portde Callentra cent quatre - vingt stades jusqu au portdes Cariens ; & ajoute que le pays d’alentour étoit nom-mé Carie. C’étoit un établissement des Cariens; maisil étoit en deçà du Boristéne, 8c erop loin du Tanais ,pour croire que ce soit la colonie que j ai dit que les Ca-riens avoíent auprès du Palus Aleotide, 8c dont parlePline. Voyez, Gares 2.

Avant que de quitter le nom de Carie, je remarque-rai qu’il y a dans l’architecture une forte d’ornement quel’on appelle Cariatides, ou plutôt Caryatides.Voyez-en l’origine au mot Carya.

CAR-íETES, ancien peuple d’Espagne, dans le dé-partement de Clunia. Ce peuple est nommé Carifliï parPtolomée, /. 2, ç. 6, qui lui donna pour ville Velia.Le pays qu’occupoit ce peuple, fait maintenant partiede la Bisance 8c du Guipuscoa. * Pline , 1 . 3 , c. 3.

CARIFE, petite ville ou bourg d’Italie au royaumede Naples, dans la principauté ultérieure, entre les mon-tagnes de l’Apennin, & entre les sources du Sabbato al’orient d’été, & à cinq milles de Fricento. Quelques-uns y cherchent la GalufjE des Hirpins. Voyez, ce m.ot-^ Magin » Ital.

CÁRIGA , ville d’Asie dans la Drangiane, selonOrtélius. 11 cite à la vérité Marcellín; mais il ajoute q uec’est Accurse, 8c non pas lui, qui trouve ce nom danscet auteur.

CARIGE, ville de l’Inde» en deçà du Gange, selon

Ptolomée, /. 7, c . 1.

1. CARíGNAN ( a ) » ville de Piémont sur le Pô, quel’on y passe fur un pont. Elle est petite, quoiqu’elle aittitre de principauté. Elle est à sept milles de Turin, 8cà six de Carmagnole ( b ). D’anciens titres nomment celieu Cargnanum , Sc il y en a qui veulent qu’il ait eupour fondateur, le César Carin , fils de Carus & fterede Numerien’; mais cette conjecture n’a d’autre fonde-ment que la ressemblance du nom. Le territoire de Cari-gnan touche à celui de Montealier, de Pancalier, de Ra-conis Sc de Carmagnole, 8c on le compte entre les plusfertiles du Piémont ; l’air y est très-faín ; la campagnefort belle, les prairies d’une verdure charmante; il estentrecoupé de ruisseaux 8c de fontaines ; de forte qu iln y manque rien de ce qui peut en rendre le séjour agréa-ble. A l’orient de la ville est un château où les princesde Savoye ont quelquefois demeuré. Le duc Philibert,surnommé le bel, y passa une bonne partie de sa vie, &inême en 1504, il y donna un tournois où alfisterent desprinces Sc les premiers d’entre la noblesse. Blanche deMontferrat, femme de Charles I, duc de Savoye, y panaíès dernieres années, elle est même enterrée à Carignan »dan^ l’églife des Augustins. L’an 1544, après la bataillede Cerifoles ctes François qui prirent Carignan ,en rayè-rent les murailles 8c les fortifications, mais ils en épar-gnèrent le château. Outre le couvent des Augustins ,íl Y a A a Carignan des Capucins, des Clarisses, 8c deuxprévôtés, l’une de saint Jean-Baptiste, dont l’église estparoissiale ; l’autre , de saint Martin. II y a auísi deuxhôpitaux anciens, l’un fous le titre de saint Rémi » l’ au ~tre sous 1 invocation de sainte Marie. La seigneurie deCarignan ayant été achetée vers l’an 1250, par Tho-mas II - eomte de 8use, est parvenue par droit d’héritageà la maison royale de Savoye, 8c c’est présentement l’apa-nage d’une branche de la maison de Savoye qui porte lenom de Carignan. ( a ) Baudrand. ( b ) Theatr. Sabaud.Pedemont.

2. CARIGNAN, auPays-bas. Voyez, Yvoy.

CARIGOURIQUAS , peuple d’Afrique dans la

Caffrerie , aux environs du cap de Bonne-Espérance,selon la relation de l’Afrique . p ar de la Croix , t. 4 ,suivi par Corneille. Je crois que les deux premieres syl-labes de ce nom font de trop, Sc qu'il faut dire simple-ment Gotjriquas : c est ainsi qu’ilg sont nommés dansle mémoire inféré au premier voyage de Siam, duP.Tacbard, p. 104.

CARII > dans l’ancienne édition latine de Procope( a ), on lit dans la description des peuples qu i habitentle long du golfe de Venise : Supra, bos Sichii s Knt &Suavi : haud t amen Francorum jub ditione, alii prœtereàqui Mediterraned tenent : Carïi deinde , Murici^ ; bisverò ad dexteram Dace-Pannonique incolunt. Il est vi-sible qu’au lieu de Carrii , il faut lire C4RNI, 8c au

CAR

lieu de Murici , Norici, qui ont à leur droite les Daces8c les Pannoniens. Cousin ( b ) n’a pas manqué de suivreen cela une édition plus correcte ; mais Ortélius qui ap-paremment n’avoit consulté que celle que j’ai indiquée,a inféré les Carïi 8c Murici dans son trésor, sans témoi-gner qu’il s’apperçût de la nécessité de rétablir ces noms.C* ).Rom. 50 6. ( b ) De la guerre des Goths, c. 15, p. 402.

CARILLiE, Silius Italiens, l. 8, -u. z80, dit;

Et exhaufta mox Fceno Marte CarilU.

Petrus Mursius qui a commenté cet auteur, prétend quecette ville étoit du peuple Picrates, qu’ií ne faut pasconfondre avec le Picenurn, qui est la Marche d’An-cone , au lieu que Picentes ou Ficentinï > occupoientce qu’on appelle ajourd’hui la principauté citérieure auroyaume de Naples. Cellarius croît que c’est la mêmechose que Cerelli, aujourd’hui Cirella. Voyez.ce mot.

r CARILOCUS, nom latin de Chaallis. Voyez.ce mot.

2. CARILOCUS, nom latin de Charlieu. Eoyez.ce:mot.

CARIMA , ville d’Asie dans la Galatíe, selon Pto-lomée, /. 5, c. 4. Voyez. Carine .3.

1. CARIN, Karin ou Cori , petite ville ou bourgde la Daímatie, sur le canal de Novigrad, dans le ter-ritoire de cette ville, entre elle Sc la riviere d’Obroaxo.Le P. Cornelli, Isolar. p. 139.

2. CARIN ou Quars, petite ville d’Asie en Syrie,sur la même riviere qui coule à Alep > entre Alep 8c Sa-moíàte. Quelques-uns croient que Carin est la ville fon-dée parCyrus, roi de Perse, 8c nommée Cyrrhus ouCyrRhos. * Baudrand, éà. 1705.

1. CARINE, ville de la Médie, selon Ptolomée,/. 6, c. 2. Niger 8c autres interprètes de Ptolomée don-nent Cherima pour nom moderne de ce lieu.

2. CARINE, Hérodote , l. 7, n. 42, dit ainsi : l'ar-mée quittant la Lydie s’avança vers la riviere de Calque8c dans la Mysie , 8c après avoir passé le Calque, laissantle mont Cana à fa gauche, elle prit fa marche par Atarne,peur se rendre à Carine. Cette ville étoit donc dansl’Asiemineure 8cdans la Mysie, où couloit cette rivieredu Caïque, 8c où étoit le mont Came, cu du moins dansIVEolide où étoit le lieu d’Atarne.

3. CARINEoivCarina. Pline met dans les annexesde la Phrygie une ville de ce nom. Le P. Hardouin rap-porte ici la ville de Carie de Phrygie, ville épiscopale,8c doute s’il ne faudroit point lire Caria , au lieu de Ca~rina dans Pline. Ortélius au contraire lit Carine , 8cdoute si ce ne seroit pas la Carima que Pline donne àla Galatíe. 11 est certain que les acquisitions de laPhry-gie , touchoient du côté du septentrion à la Galatie.

4. CARINE, Pline, /. 2i, c. 14, nomme Carinaune montagne de Fille de Crète : elle a, dit — íl » neufmille pas de circuit. Dans tout cet espace on ne voit au-cune mouche, 8c elles ne touchent jamais au miel quiy est fait. Quelques exemplaires de Pline portent Carma ,d’autres Narina. Peut-être, poursuit le P. Hardouin,faut-il lire Carnia ; Il y avoít une montagne de ce nomdans l’Arcananie , comme dit Callimaque dans sonhymne à Diane, v. 109. L'auteur des GéoponíquesL 15, c. 7, dit qu’il y avoit dans la Crete une monta-gne célébré à cause de son miel, comme le mont Hy-mette l’étoït dans F Attique, 8c il nomme cette montagne

ACRAMAMMORION ,

5. CARINE, bourg de Sicile, avec titre de princi-pauté » dans la vallée de Mazara, à deux lieues ou en-viron de Pqlerme du côté du couchant, fort près deMuro-Carini. C’étoit autrefois une ville épiscopale. Lanotice de Nilus Doxapatrius porte que Syracuse de Si-cile avoit vingt-un évêques, entre lesquels celui deCarine étoit le onzième. * Scbelfirate , Ant. ecclef t. 2,pag. 734.

CARINI, ancien peuple de la Germanie*, dû nombredes Vandales , selon Pline,/. 4, c. 14, Ptolomée, 7 . 3 >c. 11 , n’en parle point, quoique d’Audi fret, Georg. t. Z >le dise. Les Rde ce géographe, qu'Hermolaus croieêtre les mêmes que les Cariai de Pline , ne fauroíentl’être. Ces Cariai de Ptolomée étoíent voisins des Hel -vétiens ou de la Suisse. Les Cariai de Pline étoisnt toutà F autre bout de la Germanie, vers la mer Baltique.