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autres choses de cette nature. * Corneille y Dict. Mo-ques
1 . 2 .
CÂRIPRACA , ville ou bourgade de la Parthie ,
selon Ptolomée, /. 6 , c. 5. . .
CARIS , nom latin du Cher , riviere de France qùise perd dans la Loire. Voyez. Cher.
CARISCO , iíle d’Afrique, a trois ou quatre lieuesdu cap de saint Jean, vers le midi, fur la côte de la merde Guinée. C'est un terroir bas , environné de sablonsde tous côtés , à la réserve de celui du nord-oueíl, qui estun peu plus haut, & où il n’y a que quelques pierres.Sanut, parlant de cette ifle ,dit qu’elle est toute couverted’arbres , dont le bois passe en rougeur celui du Brésil.La rade où les vaisseaux jettent l’ancre est à 45 minutesau nord de la ligne. La longitude , selon les tables hol-landoises , est de 28 degrés 48 minutes. Le nom de Ca-mscolui a été donné par les Portugais , & signifie Fou-dre , parce que la foudre tomba proche de cette ifle quandles Portugais la découvrirent. II y a un bois au nord-ouest, 8c il en fort un torrent d’eau douce , qui devientsalée dans un gros teins. Cette ifle est dans le royaumede Bénin, 8c n'a que demi-líeue d’étendue. Quoiqu’ellene soit point habitée , elle est quelquefois d'un grand se-cours aux vaisseaux, pour s’y fournir d’eau Sc de bois. *De la Croix , Relat. de l’Afrique , t. 3.
rj^yRlSIA. Voyez. Carissa.
caRisiacum,
CARISÍACUS, maison royale des rois de France,dans la seconde Belgique , lieu autrefois très-célebre, Scqui l’est fi peu à présent, que les savans ne s’accordentguères entr’eux fur fa situation. Les uns le mettent auvillage de Kiersy fur l’Oife ; les autres à Cressi fur laSerre dans le Thiérache. Le premier sentiment est d A-drien de Valois ; le second est soutenu par le P. Labbe,dans fa table géographique des conciles, & suivi parla plupart des modernes. L’auteur du quatrième livrede la Diplomatique, dont je tire tout cet article, ditavoir été aussi de ce sentiment ; mais qu’il en a change,après avoir lui-même examiné la chose fur les lieux , 8ctrouvé des actes très-autentiques, qui fixent la connais-sance de Carifiacus. Voici à quoi se réduisent ses preu-ves , que j’abrégerai un peu. }
Le plus ancien témoignage où il en soit parlé , c estdans un diplôme du roi Thíerri, fils de Clovis le jeune,accordé à l’abbé Bertin. L’acte est daté Cariciaco Tn-latio , le premier Avril, l’an quatorzième de son régne.Cela prouve que des ce tems-là il y avoit .un palais oules rois de France séjournaient. Childebert III , son sise»aimait aiiísi ce lieu , Sc un de ses diplômes est daté Car-raciaco , l a septième année de son régne. L’an 74 1 *Carifiacus devint encore illustre par la mort de CharlesMartel. On lit dans l’appendíce de Fredegaire. Dansles archives de S. Denys il y a un acte daté Carefiacovilla in palatïo , quod fecit menfis Dccember dies V »an-' 5 - po(l àefiiníhim Theodericum Regem. L’an 723 »Etienne ïì, pape , étant venu implorer le secours dePépin, roi de France : Pépin touché de ses prières, serendit ad locum qui Carifiacus appellatur , 8c y assemblatous le s grands de son royaume , 8c résolut d’accomplirce dont il étoit convenu avec le pape. Charlemagne yreçut Suidebert, évêque de Ratisbonne [ Reginerífis ] ,que Tassdlon de Bavière lui envoyoit en otage l’an 78.1.11 y passa 1 hiver, 8c y sosemnisa les fêtes de Noël & dePâques de la même année , Sc celles de 775 Sc 782. L’an804, Charlemagne ayant appris que le pape Léon IIIvouloir célébrer avecluj se z fêtes de Noël, envoya sonfils Charles au-devant de sej, & y alla ensuite lui-mêmejusqu’a Reims, il 1 emmena premierement à Carifiacumvillam ou il célébra la naissance dú Seigneur3 ensuite àAïx-la-Chapelle. On a outre cela des diplômes de Char-lemagne, datés in palatto Carisi aco ou Carifiago.
Après la mort de Char tmagne, Louis le Débonnaireson fils y tint une aííemblee, 1an 8i 0 , y pa ss a le temsJ es chastes de l’automne , & alla passer l’hiver à Aix-la-Chapelie , au rapport d Egmhard. L an 827, d partageason automne jusqu au commencement de l’hiver, entreCompiegne Sc Carifiacus , &les autres palais voisins deceux-ci, dit le même auteur ; c’est-à-dire, qu’il chassadans les forets de Compiegne Sc de Carìaficus. L’an834, après son rétablissement, il alla y attendre ses filsA leurs adhérons : & trois ans après ii J conféra à fou fils
CAR
Charles la couronne de Neustrie. Nítard Sc Fauteur dala vie de Louis en conviennent.
Selon les annales de_ saint Bertin, Charles, fils 8c suc-cesseur de Louis, alla au palais de Carafiacus , y épouseHermentrude, nièce du comte AdalharcL, & partit de-làpour Augufla-Viromanduorum , en mémoire du bien-heureux S. Quentin martyr , pour y célébrer la fête dela Nativité, Sc l’apparition du Seigneur. Au quatrièmesiécle de l’ordre de S. Benoît , on trouve un acte deCharles le Chauve , daté du mois d’Octobre la qua-trième année de son régne, Carifiaco villa fiancti Sal-vatoris. (Il est bon de remarquer que le P. Daniel parlefur des mémoires différens, lorsqu’il dit que le mariagede Charles le Chauve se fit à S. Quentin, qu’il y paílàla fête de Noël , Sc que de-là il alla à Valenciennes.Mais lorsque ce pere parle de Carafiacus, il le nommeChìerfi surl’Oise. De Valiemont, dans les élémens del’histoire, dit que ce mariage se fit dans le palais deCreci ser l’Oise , il se trompe. Cressi ou Creci n’estpoint ser l’Oise ; mais fur la Serre, riviere qui tombedans l’Oise au-dessus de la Fere. ) Sous le régne du mêmeCharles on tint à Carafiacus cinq conciles : le premiercontre le moine Gothescalc , l’an 849. Le second contrele même , quatre ans après. Le troisième l’an 857, pourprendre les mesures nécessaires afin de réprimer les bri-gandages dont le royaume étoit alors infesté. Le quatriè-me l’année suivante, composée des évêques des provincesde Reims Sc de Rouen, députa au roi Louis, qui étoitalors àAttigni.Le cinquième dix ans après pour examinerle prêtre Wilebert, nommé à l’évêché de Châlons. Entreles capitulasses de ce roi, il s’en trouve des années 858 ,861,873 8c de l’an 877, qui fut celui de se mort, qu!sent datés de Carifiacus. * Sac. 4, Ben. 2, p. 249 & seq.
Louis le Begue, ayant appris à Odri ( In Audriacavilla ), la mort de son pere, alla par Carifiacus à Com-piegne; & à un lieu que D. Michel Germain prétendetre Verneuil, 8c Le Bœuf Ver, au diocèse de Senlis ,[Vernum ufique~\ à dessein de se rendre à Saint-Denys.Après ia mort de Louis, petít-fils de Charles le Chau-y e , Carloman, frere de Louis , étant parvenu l’an 882,a la couronne , promit aux évêques de conserver lesdroits Sc les privilèges des églises , 8c cette promesse seflt à Carifiacus. * Rec. 1738 , p. 88.
On voit par-là que ce lieu fut célébré pendant pl-usde deux cens ans. Peut-être fut-il du nombre des palais& châteaux que les Normands brûlèrent Sc détruisirentvers ce tems. II faut voir présentement si les passagesallégués ci-dessus conviennent à Chersi ou Quiersifur l’Oise , ou bien à Cressi ou Creci sur la Serre.
i. II est de fait que Carifiacus ou Carifiacum a éténommé autrefois Kirifiacus ou Chirifiacus fur l’Oise,Philippe I » roi de France, dans les lettres accordées àRadbod, évêque de Noyon > éclaircit ce doute. Leurtitre dans le cartulaire de cette église est Donatio Phi-lippi régis facla epifcopo , de Carifiaco cafiello in Sues-fionenfipago. Ces lettres désignent plus particulièrementen quel endroit étoit ce château. Radbod y est dit avoirdemandé au roi que le château nommé Carifìacum,R tuédans le Suessonnois, fût accordé à l’église de Noyon pouren jouir à perpétuité. Voici les motifs de fa requête;que ce château étoit fort près de son évêché , fuo epis-copio proximum ; Sc que pour éviter les embûches de sesvoisins qui étoient ses ennemis , Sc les mauvais toursqu’ils lui jouoient souvent, il le croyois nécessaire à sonéglise. Cela convient bien à Chìerfi ou Quiersi fur l’Oise,Sc ne peut convenir a Cressi sur la Serre qui est dans leLaonnois à plus de dix lieues de Noyon; au lieu qqeChiersi n’enestpas à trois, & est pourtant du diocèse deSoissons.
Une autre preuve se prend de Guilbert, abbé de No-gent, qui distingue expressément Carifiacum de Creci ,au troisième livre de fa vie, au chap. 5 ; il loue Gé-rard de Carifiacus ; car, dit-il, on le sernommoit ainsi ,parce qu’il étoit seigneur de ce château. Or au 3° ch. ilparle du château de Creci [quod Creciacum vacant] d’oùn’étoit pas fort éloigné le bourg de Novion l’Abbesse[Municipium nommeNovigenmm] qui est effectivementassez près, 8c à l’occidenr de Creffi fur Serre. Le Creciacun'tde cet auteur étoit une métairie ou un village, [villa]de l’abbaye de S. Jean de Laon ; Sc il se trouve que jus-qu’à présent Creffi appartient encore à cette abbaye. DanZ