il
CAR
les archives de ce monastère ce lieu est toujours nomméCreciacum ou Criciacum , & jamais Carifiacum•
Ce Gérard étoit donc seigneur de Carifiacus. „avoit a titre féodal du roi premierement» Sc puis de 1 e-vêque de Noyon.
Le nom de Carifiacus se trouve bien diversement écritKyrisiacus , Chiíusiacus ,. Ciíusiacus , Cheri-siactjs, il a même porté le nom françois de C herisí,& il y a en France une famille de ce nom qui en étoit ;quelquefois on l'a appeilé Kiersi ou Quiersi [qui estl’orthographe la plus usitée par nos modernes, ] ou mêmepar corruption Thiersi. Ce même Gérard dont j’aiparlé, & que l’abbé deNogent nomme domïnus Carifia-fienfis, le moine Herman dans son traité des miracles,/. i, c. x , l’appelle Ger ardus de Cyrifiaco. Ainsi Cari~siacus , Kirisiacum 8c Cirifiacum font très-certainementdivers noms d’un même lieu, ou ce qui revient à la mê-me choie, des variations d’un même nom. Un diplôme
" > n-j_ n_:
CAR
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noise, selon Ptoiomée ,l.z, c. 6 , qui met chc?. eux s em-bouchure de ia Deva. R leur donne auísi pour villes plusavant dans les terres Suefiafium , que ses interprètes ex-pliquent par Sanguefa, Tuihca > que le P. Briet conjec-ture être la Venta, 8 c enfin Vdia , que les interprètestraduisent Veleja, 8 c que le même P.Uriet dit être peut-être Trevigno. Ce P. dit que leur pays fait aujourd’huipartie du Guïpuscoa Sc de la Biscaye. * Farall. 2 , part.
1- 4, c. 266.
CARISTO, /Egœa, petite ville de Grecs, dansRifle de Negrepont, & dans fa partie orientale. LesFrançois Rappellent Château-Roux, elle est le sièged’un évêché grec, fous Rarchevêque de Negrepont, dontil est suffragant; Caristo en est à près de soixante milles :elle est près du cap de l’Oro, Sc vis-à-vis de Rifle d’An-drés- * Baudrand, éd. 1705.
CARISXUM, ancienne ville d’îtaiíe, dans la Lígu-
rie > au territoire des Statiellates, selonTice-Live, /. 4’
' ’ - -—- C"' / ovcTH M.
me chose, des variations d’un même nom. Un diplôme rie > au icmioire uc» -
de Louis empereur, en faveur du monastère de Fleuri, c ■ fi- es ^^mmplaires portent Carystuzv .
est daté de la 22 e année de son empire. CARITH, torrent deja Palestine, ^au- ^.^^^our-
Pour ce qui est de la situation, elle est marquée dans
les auteurs d’une maniéré à lever toute la difficulté. L’apendice deFrédegaire le met expreffémer.t fur R Oise.Carolus princeps ... veniens Cariftaco villa palatii superIjfaram fluvium valida febre correptus obiit ín pace. Onlit la même chose dans les annales de Metz au recueild’André du Chesne; Lc on la liroit aussi dans un manuscritqu’avoit le P. Sirmond , s’il n’avoit pas été falsifié parquelqu’un qui croyant qu ’ljfara fût une faute, a substi-tué Sara , parce qu'il s’étoit faussement imagine qu ilétoít question de la Serre 8 c non pas de l’Oise. Maiscette falsification n’est rien , puisqu’íl reste quantité d’au-tres chroniqueurs qui déposent tous en faveur de 1 Oííè ;celui de Fontenelles , Aimoin, Ademar 8 c Gui de laBazoche déclarent tous unanimement que ce Prince serendit à Carifiacus fiuper Ifiaram ou Ifieram , 8 c par con-séquent assurent à Kierjî la posseffion d’être l’ancien Ca-rifiacus.
Près de Carifiacus étoit une forêt où les rois de Franceallô lent chasser. Auprès de Kierfi ou Quiersi est encoreune forêt qui occupe du moins quarante arpens de ter-rein ; & c’est d’elíe qu’íl est parlé au livre des miracles de
7. V uei ques EXCUI^aa^o „-
CARITH, torrent de la Palestine, au-delàdaín> où il tombe au-dessous de Bethfan. O'est auprèsde ce torrent, & dans la vallée où il coule, que le pro-phète Elie demeura caché, pour éviter les persécutionslezabel; & c’est-là que les corbeaux lui oppcrtoìentsoir &s matin de la viande Sc du pain,
Reg-
de Jezss
chaque jour, —.~ r , pt ry fi
i:g , , cap. 17 , v. 3 & 4 - * D. Calmet, Via
1 AVpjTHA. Voyez. Cartha- .
C ARITHNI, ancien peuple de la Germanie Pto.o-/ l.z ,C. 11, le met entr* les V angions & les Vis-’ fl nomme ensuite la solitude des Heiveuens.^ our? L où étoit ce peuple , il fau droit savoir qu^eioien|ef Vísp eS cet auteur ; Sc à dire vrai, je n ai vu unom* que des conjectures qui portent en \ air. Orte-ius eÏ^lepays j des Carithnes par le Wmenberg,„v, s il I e dit fans aucune preuve. > . . , c .,
CÀRIUM, lieu de Piste de Cypre, ou etoitia ioutd .Apollon, selon Isace sur Lycophron. Ortehus creut
«,,’íl faut lire Curxum- n • r 1
q CARÍUS , riviere d’Asie dans la Carmame , selon
. 'cl fi » i f « exemplaires varient. Quel-p^ee, / 6 c B Les ^ du
ques-uu P r e n du nom Coros, riviere dont
clés de moins' p P Ç e P j c . 8, 8c que'l’on croit êtreS.Bertin ; ^est d’dïc auffiqu’iïfaut entendre ce qui est parle à p to lomée d’avoir trop ap-
dit dans le capitulasse de Charles le Chauve de l’année la p^bouchure de cette riviere du golfe de Persi-877, où assignant à son fils une partie du royaume fl en st Cqrus CoIilUS 8c Cjrus est la me me
excepte Carifiacus avec ses forêts, Sc semblablement que-u _,4sentementBENDEMiR. V oyez
Silvacum , [ j’explique ailleurs ce mot ] avec tout leLaonnois. On voit que Carifiacus n’étoít pas dans leLaonnois où est Creffi íùr Serre. On fait -Raideurs queCarifiacus étoit voisin du monastère de Bretigni, commeil se voit par les réponses que le pape Etienne lï , etant
en France à Carifiacus , donna au monastère de Bretigni[Britanniacd] fur quelques points touchant lesquels on
Infprmffp . f.prs-í-riirp . rm’il êfoït lion "Das su lieu
R avoit interrogé, c’est-à-dire, qu’ii étoit non pas au lieumême de Carifiacus , mais dans son territoire Sc dans lemonastère de Bretigni qui en étoit inBritennaco monas-terio. Voyez, le 4 e lív. de la diplom. ad an. 827.
CAR 1 SME. Voyez, Ckarass’m.
1. CARISSA , ancienne ville de la Paphlagonie .selon Pline 8c Ptoiomée cités par Ortélius. Le premierdit Carusa dans l’éditíon du P. Hardouin. Voyez. Ca-ruja. Le second, l. 5 , c. 4, appelle I rocmi le peuple àqui elle appartenoit.
2. CARISSA REGI A, surnommé Aureeia, an-cienne ville d’Espagne habitée par des Latins, selon Plí-ne, l. 3. c. 1, qui la met dans le département de Gadesou Cadix. Ptoiomée, l.z, c. 4, la nomme aussGARissA,Scia met dans la Turdetanie aux confins de la Lusitanie.On dit que le lieu en conserve encore Rancíen nom ,qu’il est auprès de Bornos, au bord de la riviere de Gua-dalete.
CARISSANUM CASTELLUM.Pline, l. 2, r. 5d,parle de ce château, Sc dit qu’il y plut de la laine, & qiflunan après Titus Annius Milo fut tué près delà , c’est-a-dire, qu’il étoit fort voisin de Camp fia ; car Jules César ScVelleius Paterculus disent qu’il fut tué d’un coup depierre au .siège de Compfia. Cela a fait juger à quel-ques-uns que Compsa étoit la même chose que Ca-riffanum cafiedum , ce qui n’est pas nécessaire. Voyez.Co N SA.
CARISTI, peuple de i’ anc j enne Espagne Tarragon-
C^UC.» - jUtVAVw — --
riviere que l’on nomme présentement Bendemir. Voyez,ce mot. La riviere qui s’y décharge a été nommée Araxepar les historiens d’Alexandre le Grand, qui, toutes lesfois qu’iís ont décrit une riviere nommée Cyrus , n’ontpas manqué de Raccompagner d’une autre riviere nom-mée Amxe, g- fl’ une ville nommée Cvropolis. Cefleuve Cyrus pourrait bien être le Méde, dont il estparlé àRarticle d’Araxe 2. * Obficrv. in Mel. p. 284.
CAR1XA ou Carosa , petite ville de Turquie enAsie, dans l a Natolíe, fur la mer Noire, entre la villede Synope Sc Rembouchure du Laií. On la prend pourRancienne Cyptafia , ville de la Paphlagonie. * Baudrand ,
éd. i 7 ° 5 -
CÂRIZA. On appelle ainsi le lieu où font les ruinesde CaRïssa Regia, ancienne ville d’Espagne.
CARKH, fauxbourg ou partie occidentale de Bag-det ou Bagdat en Perse. Voyez, Karck.
CARLA (le). Voyez, 2. Gare a t.
CARLAC. Baudrand nomme ainsi un bourg deFrance en Languedoc, entre Pamiers Sc Rieux. Lagrande carte des généralités de Toulouse Sc de Montau-ban, nomme dans ce canton 1e Carla une petite villesituée fur une montagne; & un autre lieu nommé auffiee Carla, a peu près de même grandeur au midi deJVÍssepoïx , & à environ deux heures de chemin de cetteville à la source du DorduíRE , petit ruisseau qui s®perd dans le grand Lers, au couchant de Mirepoix. C’estdu premier lieu que Baudrand a voulu parler. H eít cans
le comté de Foix. Voyez Carlat-s & 3. ,
CARLABEZ (le) ( a ), petit pays de France» dans
la haute Auvergne, fur les confins du_Ro« er S ue - jpprend son nom de Carlat, petite ville qui est P el j con ^dérable. Mais c’est une ancienne seigneurie vicomtepossédée autrefois par de fort grands s e *fí n f[ ,>s ^ J auraioccasion d’en parler encore aux articles cìe Vì-evaudan