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Tome second. C - F.
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afle-z longue qu’on a pratiquée sur le roc, est ménageantavec beaucoup d’adresse le peu de terre qui s’y est trouvé,Sc en y en faisant apporter d’autre. On a planté à droiteSc à gauche de la vigne, de petits arbres , des fleurs, Scce que sart peut faire venir malgré la nature. On amême fait de petits jardins en deux ou trois endroits,d’où on retire quelques herbes pendant l’híver, car estété la sécheresse est trop grande pour pouvoir en fairevenir. Quand nous fumes au haut de la montagne, ouil y avoit autrefois un grand monastère bien bâti, nousaliâmes d’abord dans la grotte où se cachoit Elie, lors-qu’il étoit persécuté par Achab & par Jezabel; il y en-troit par un trou assez étroit qui est au-dessus, Sc étantcouvert d’une pierre, il ne paroissoít pas qu’il y eût-làune caverne. C’est à présent une chapelle où l’on dit lamesse. On a ouvert une porte par un autre côté pour yentrer.

L’ auteur suppose que les disciples d’Elie érigèrenten l’honneur de la sainte Vierge, une église environ 80ans après l’incarnation. Cette église, dit-il, qui ne con-siste plus qu’en la grotte où se cachoit Elie , Se en quel-ques murailles tombées , est fréquentée avec dévotiondes Chrétiens, Se ceux de Elaisa du rite grec y viennentsouvent célébrer les saints mystères. Entre elle Sc l’an-cien _monastere, on montre le lieu d’où le serviteurd’Elie vit cette nuée qui s’éleva de la mer , & qui pro-

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tout índusineusefflent taillé , avec un tfavall qili ne fòpeut exprimer. Le monastère dont il est ici question, estle même que celui que Thevenot nomme le couvent desaint Brocard ; mais ce n’est point encore là ce qu'o nappelle le grand monastère. Celui-ci assez près 8e au-dessous de la grotte d’Elie » est au - dessus des grot-tes qu’habítent aujourd’hui les religieux. Voici commeen parle le chanoine Doubdan. De-là, f t’est-à-direde la haute grotte d’Elie , ] faisant environ deusícens pas au couchant íùr la plus haute pointe du pro-montoire qui s’avance fur la mer , Sc jusfètnent ati-dessus des cellules des religieux , nous allâmes voirles ruines d’un autre grand monastère qui étoit bâticomme l’autre de belles Sc grandes pierres de tail-les, ayant plutôt la forme d’une forteresse que d’unemaison religieuse. Ce qui en reste est capable de logesencore pj US J e trente ou quarante personnes. Nousmontâmes en quelques chambres qui font encore en-tíeres, Sc regardent fur la mer, mais elles font íì hautélevées que les barques qui passoient au pied, né'pa-roiísoient que de petites gondoles. Seroit-ce celui 'q U esainte Hélene fit bâtir, comme dit Nicéphore. Ce lieuest auffi désert que l’autre , sinon que quatre ou cinqpauvres familles de Maures se retirent dans ces débrisgc masures , Sc y vivent presque comme des bêtes. Aumême milieu , ou est le champ des Melons, on voit

cura la pluie si desirée après une sécheresse de trois ans la place d une ancienne sépulture de pierres toute dé-

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Sc demi. Dans l’ancien monastère » à la pointe la plusélevée qui regarde la mer, où il y a encore de hautes Scfortes murailles, est l’endroit où Elie fit descendre lefeu du ciel fur deux capitaines de cinquante hommesd’armes envoyés pour le saisir-II y a sur cette monta-

gne plusieurs citernes, Sc l’eau est fort bonne dans une.Nous n’eûmes pas le loisir d’aller à la fontaine d’Elie,

ni au champ où l’on trouve des pierres qu’on prendroit_ _ 1 1_ mr r

molie, qu °n dit être d’une des femmes d’Alexandre:le Grand, laquellel’ayant suivi à la conquête de Syrie,mourut en ce lieu Sc y fut inhumée. Le chanoine quirapporte cette particularité » p, 498, ajoute qu’on n’asçu lui en dire le nom. Quand on le lui auroit dit, cetteprétendue tradition n’en auroit pas acquis plus de crédit.11 est certain que le Carmel n’a pas' toujours été si désert

qu’ilfestprésentement. Pline, qui l’appelle un promon-

n . —» /*. . __- , ...

pour des melons pétrifiés. Plusieurs voyageurs ont fait toíre, niet sur la montagne une petite ville qui portoitau sujet de ces pierres. une infinité de fables, qu’il est le même nom que la montagne , Promontonum Carmeluminutile de rapporter ici. II y a fur cette montagne diver- & inW° nte oppidum eodemnomme , u ajoute que cette vil*ses grottes qu’il faut distinguer, celle qui est en bas, ou le étoítautrefois nommée Ecbatane.Fêy<?;cEcBATANE 2.

* ' J - Joseph e>Ant. /. 13 & 19» dit auih que pendant les

„ ue rres des Romains dans la Judée , les Juifs avoientquelque retraite fur cette montagne où ils s’étoient for-tifiés ; & enfin il n’y a point d’apparence que le templeoà jamblique , inVit. Pithag. c. 3 > ditqu’alloít souventp yt hagore fût seul. II étoit du moins entouré de quel-ques habitations pour les prêtres qui le desservoíent.On pourroít nier l’existence de ce temple par l’autoritéje Tacite qui dit précisément qu’il n’y avoit ni représen-tation» ni temple, mais simplement un autel. On peutnéanmoins concilier ces deux auteurs : car outre qu’ils

la grande grotte, la grotte d’Elisée , les grottes où vi-vent à présent les religieux, Sc en montant toujours lagrotte où Elie se tenoít caché , & enfin les quarantegrottes qui font à deux lieues au-delà de la fontained’Elie.

Outre le lieu qu 5 occupent présentement les Carmes ,£c qui est, comme j’ai dit, dans des grottes, il y en avoitdeux monastères dont on volt encore les débris ; savoir,

1 ancien qui étoit auprès de la fontaine d’Elie , dans laVallée par où l’on monte. Voici ce qu’en dit le chanoineDoubdan , voyage deiaterïe Sainte j p. 497* Montanttoujours à l’oríent dans le fond de la vallée , qui n’estque de roches » nous arrivâmes aux ruines d’un beaudc grand monastère qu’on tient avoir été le premier bâti€n Orient pour y assembler les religieux du Mont-Car-mel, Sc les rendre Cénobites au lieu d’Anachorétesqu’ils étoíent auparavant. IL y a enepre de grands édi-fices tout entiers, bien bâtis de pierres de tailles, à plu-sieurs étages , les uns fur les autres , faits exprès de laforte pour gagner de la place, Sc un grand escalier parlequel on descend dans les offices qui font profonds,principalement une grande laie qu’on dít avoir servi d o-ratoire. Un peu plus haut du même côté a maín droiteest une place comme une cour quarrée, pleine de ruines& de buissons, Sc à un bout de cette place est une fon-taine creusée comme un four dans la roche vive Scdure, pleine de bonne eau, ayant fa source dans le fond tc’est celle que proprement o n appelle la fontaine d’Elie;à cause que ce saint prophète passant souvent par ce lieu,qui étoit sans eau, la fit sortir du rocher par ses prières,& en considération de ce qu’il en a bu , 8c s’y est re-posé plusieurs fois , on y a bâti ce monastère. Dans lefond du vallon il y a un petit canal fort proprement taillédar lS la roche d’un bon pied en quarré, qui commence àcette fontaine , Sc passant pardevant le monastère por-

toit autrefois l’eau a un moulin qui étoit un peu plusbas, pour U <- • - - * - ' '

parlent de faits , entre lesquels il y a un intervalleje trois siécles au moins ; il se peut que le bâtimentdont parle Jamblique, fut employé du tems de Vespa-sien à quelq U ’ autre usage, ou même qu’il eût été détruitpendant les guerres de Syrie, Sc qu’il ne fût resté qu’unautel. Ajouto ns l’état du Mont-Carmel que nous a laisséPhocas , historien du XIE siécle. Ensuite , dit-il, est leMont-Carmel, duquel on lit bien des choses, tant dansl’ancien Testament que dans le nouveau. Cette mon-tagnes’éleve depuis le golfe de la mer quí est entre Pto-lémaïde & Caypha» Sc s’étend jusqu’aux confins de laGalilée, à l’extrémité de la croupe qui regarde la mer,on voit la caverne du prophète Elie , de laquelle cethomme admirable ayanr mené une vie angélique , futenlevé au ciel. II y a eu autrefois dans ce lieu un grandmonastère, ce qui se prouve par les restes des ruinesqu’on y voit encore ; mais le tems Sc les courses desennemis l’ont entièrement détruit. Cependant il y a peuJ’années qu’un certain moine prêtre , ayant des che-veux blancs , 8c Calabrois de nation, vint à cette mon-tagne fur une révélation du prophète , entoura ces lieux8 c ces restes du monastère d’un petit rempart, Sc ayantélevé une tour Sc une chapelle , Sc assemblé environ dixfreres , il y vit encore actuellement : c’est ce que ditl’historien Phocas. Ce que nous avons décrit a

■- du Carmel- Car ce

... uui ‘“'T Présent n’est que la partie maritime • eS , qui,

oas, pour le service des religieux ; Sc vis- a-vis e comprend une longue fuite e ^ elie s du nord-

même fontaine, de l’autre côté du chemin, est une eci - £j aU , dure environ se P jj t Doubdan :

rie taillée au ciseau dans la même roche , Sc. q ul ét Q1 ® r i e (i- Cela revient assez a ce n j e ^ vastedestinée pour l eurs chevaux Sc mulets au nombre de estaulucnm x . montag ne est « ne *douze, autant qu’îi y a de mangeoires de la même ma- l a cime . _

Sc au-dessus Le vrenï*.*- 1

tiers,

grenier pour leurs provisions ; le

campagne , quí a bien cinq lieues de traverseTom- //• A a ij

toute