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en ce lien du'tems de Charles le Chauve , 3 c de Gisardde Rouffillon ; mais la discussion que Bocquillot, cha-noine d’Aval-lon , a faite de ces traditions, a détrompé le.public. Le Bœuf \ chanoine d’Auxerre ayant passe en ceJieu Sc examiné aussi de son côté h origine de ces tom-beaux , est venu au secours de Bocquillot , de 1 avis du-quel n’étoit point tout-à-fait le sieur Thomaffin ingé-nieur. Les deux chanoines ont prouvé que cet amas decercueils qui a donné le nom au lieu, n’est qu'un restedu magasin que de riches marchands des anciens temsdu christianisme avoient tiré de la carrière de Champ-rotar qui en est à quelques lieues, assa d’en fournir lesautres villages du Morvan dont la .pierre ne peut êtrejpife en œuvre, Sc que l’ancien usage des sépulcres depierre étant cessé.peu à,peu, le magasin est resté inutile.La dissertation de le Bœuf est dans la continuation des«némoíres de littérature imprimés chez Simart en 172/.Celle de Bocquillot est un cahier volant imprimé à Di-jon aussi-bien que les remarques du sieur Thomassin.Inutilité des mémoires dressés fur ces sortes de mépri-ses arrivées dans les siécles d’ignorance , est en ce queparia on empêche la.postérité de s’imaginer qu’il y ait eunne ville considérable en ces sortes de cantons qui s er “voient d’entrçpôts pour le négoce.
(3ARREA. Voyez, Potentiâ. 3.
CARREASI. Ortélíus dit que c’est un nom de ville.dont parle saint Augustin dans fa grammaire.
CARREI, ancien peuple de l’Arabie Heureuso >j 0 n Pline, /. 6, o. 28. Ils étoient au milieu des terres, &ai’avoient rien de commun ni avec Carra, ou Gers a» quiétoit fur le golfe Persique, ni avec Carra de Mêla , quiétoit fur le golfe Arabique. La ville de ce peuple etoitnommée Carriatha. Ptolomée , /. 6» c. 7, qui l’ap-pelle Chariatha, la met aussi dans les terres.
CAìlRENI. Veyez. Careni.
CARRES. Voyez. Carrh®.
CARRHìE , ancienne ville d’Asie dans la Mésopo-tamie, selon Ptolomée, Sozomene Sc autres. Díodore•de Sicile,/. 17, qui écrit ce nom Carh®, met cetteville fur le Chaboras. Strabon, L i< 5 , p. 747, met dans laMésopotamie du côté del’Euphrate , Tigranocerta 3 c leslieux qui sont autour de Carrhce , Sc Nicephorie , 8 c Cbor-Àïmz.a. Sc Sinnaca , dans laquelle Surena, général des•Parthes, trompa Crassus , Sc le fit mourir. Plutarque ditdans la vie de Crassus , que l’armée Romaine montafur les montagnes appellées. Sinnaques. On conjecturequ’elles étoient vis-à-vis de Carrba , de ce que Crassusdéja vaincu se retira à C arrhes , Sc de Carrhes aux montsSinnaques pour gagner le Pont, Sc passer dans la Syrie.Cette ville de (^arrhes étoit fort ancienne , selon Arm-inien Marcellin, /. 23 , qui dit : II vint à grandes jour-nées à CarRj® , ancienne ville, fameuse par le mal-heur des deux Crassus Sc des Romains. Venit cursu pro-pero Carras antiquum oppidum Crassorum & Romaniexercitiu arumnis insigne- De cet endroit, poursuít-il,la route de Perse est partagée en deux grands chemins;celui de la gauche par l’Adiabene Sc le Tigre , Sc celuide l a droite par l'Assyrie Sc l’Euphrate. Etienne le géo-graphe dit Carrba , ville de la Mésopotamie, elle tireson nom de Carrba, riviere de Syrie. Cet auteur prendici la Syrie dans un sons fort étendu que j’explique ail-leurs. Les tables dressées fur Ptolomée mettent Carrbasoir le Chaboras ( a ).Il n'est pas aisé de savoir si le Carrbad’Etienne est le Chaboras de Ptolomée, ou si ce n'estqu'u n ruíss eaU ss lu tombe dans cette riviere. Les mé-dailles nous font connoître que Carrhes étoit une villeaffectionnée aux Romains, 8c même une colonie. Unemédaille de Marc - Aurese porte Kapphnon «DiAorn-NEslN > c'est-à-dire, des Carrhenìens , amis des Romains.Une autre de Caracalla ( b ), Kapp. Koao , c’est-à-dire,la colonie des Carrhenìens. Une autre de Severe Ale-xandre, porte : Kappa Koa. MH.mEC. a. c’est-à-dire ,Carrba , colonie , métropole de l a quatrième Mésopo-tamie. Sur quoi le P. Hardouin, num. illufirati , p. 80 ,observe que du tems de cet empereur , Emeso étoit mé-tropole de la premiere Mésopotamie, Edessc de la se-conde, Ni'sibe de l a troisième » & Carrhes de l a quatriè-me. Cela se prouve, dít-il, par les médailles. ( a ) Cella-rites , geog* antiq. 1- 3 , c. j 5, p. 726. ( b à satin , p. z<26.
CARRHES. Quelques-uns prétendent que c’est l aMême que Haran ou Charran,, dont il est parlé dans
CAR
l’écfiture , à Poccasion des Patriarches. Cellarius rap-porte trois opinions là-dessus. La premiere est celle duP. Hardouin, qui dit que la Mésopotamie des Patriar-ches étoit dans la Syrie, entre l’Euphrate Sc le Jourdain;& que Haïan est ou Palmyre , ou quelqu’autre lieu dela Celeíyrie. Ce pere a avancé un sentiment neuf dansfa chronologie du vieux Testament ( a ), Sc en allèguedeux preuves. La premiere se tire de l’inscription outitre du Pscaume lix, ( selon les Latins , Sc lx selonP Hébreu.) Voici Ce titre, selon la vulgate : Pour la fin,pour ceux qui seront changés, l’inscription du titre,Instruction à David lorsqu’il brûla la Mésopotamie dela Syrie Sc de Sobal, Sc que Joab en revenant frappaPldumée dans la vallée des Salines, & défit douze millehommes. Le voici, selon l’Hébreu : Pour le vainqueur.Sur ses instrumens de musique excellent pscaume deDavid , pour l’instruction, lorsqu’il faisoit la guerrecontre les Syriens de la Mésopotamie, Sc contre la Syriede Sofia , 8c que Joab en revenant défit 12000 Idu-H^eens dans la vallée des Salines. Cellarius avoue auïh Hardouin que cette guerre se fit à l’occident de l’Eu-phrate ; il ajoute : Elle se fit contre les peuples de laMésopotamie, qui étoient venus au secours des Syriens,& qui furent défaits aussi bien qu’eux ; fur quoi il ap-porte en preuve le dixième chapitre du deuxième livredes Rois , ( ou de Samuel, suivant les bibles hébraïques.)Le P,Hardouin avoitcité, comme lui étant favorable,le huitiémê chapitre, f. 3, Sc un passage parallèle qui est:3 u premier livre des Paralipomènes , c. 18, v. 3. L’autrepreuve du P.Hardouin se tire du livre de Judith, c. 2»v. 14, ou il est dit que l’armée Assyrienne commandéepar Holopherne passa l’Euphrate Sc vint en Mésopo-tamie. On devoít s’attendre que Cellarius étant Lu-thérien , rejetteroit l’autorité de ce livre , cependant ilsuppose l’autenticité de cet ouvrage : on y lit aupara-vant qu’il avoit déja fait la guerre dans la Cilicie, ren-versé la ville de Méloth, Scc. d’où Cellarius conclutqu’après cette expédition il repassa l’Euphrate, pour en-trer dans la Mésopotamie ; il ne pouvoít s’y rendre au-trement. J’avoue qu’en lisant le texte même du livrecité , tel qu’il se trouve dans la vulgate , la réponse deCellarius n’est pas entierement suffisante : Je dis dansla Vulgate ; car le grec des Septante est très-différent,& beaucoup plus ample, comme je l’obscrve ailleurs. Sapreuve qu’Haran ne seuroít être Palmyre est plus forte ;car selon la Genèse , c. 29, v. x , Jacob partant de laterre de Chanaan pour Haran de Mésopotamie, marchavers Perlent ; si ce lieu eût été Palmyre, ou aux envi-rons , 11 auroit dû marcher vers le nord. Rejettant doncce nouveau íystême de Mésopotamie , il juge qu’il fautchercher Haran dans celle qui est au-delà de l’Euphrate.Savoir, si Haran ou Charan est la même ville,.si fa-meuse dans l’histoire Romaine ; tout semble porter àl’affirmative. Les Septante » à l’endroit cité de la Gé-nèsc, saint Luc, dans lés actes des Apôtres » écriventCharran^appív, pour désigner le même lieu que la vul-gate appelle Haran , dans les mêmes occasions tirées dsla Génèse, Sc Charan dans les actes des Apôtres. Zonarale nomme Carran Xatf'ta. Le géographe de Nubie nommaCharan la Carrhes des Romains. Saint Jérôme dit ;Charran ville de Mésopotamie au-de-là d’Edesse. Ontl’appelle encore à présent Charra; c’est où l’armée ro-maine sot défaite, Sc le général Crassus pris parl’ennemí.'Ce point de P histoire romaine est purement de S. Jé-rôme. Eusébe s’étoit contenté de dire Charran , c’estla même ville qu’on nomme encore à présent Carrba *8c qui est dans la Mésopotamie. Selon ces deux Peres,la ville de Harran ou Charan des patriarches étoit doncla même que Carrhes de l’histoire romaine. C’est aussile sentiment du íçavant Bochart, Phaleg. /. 2, c. 14 ,deSaumaisc, Exercit. Plin. in Solinum; Le Clerc, inGenej. c. 11, v. 31, de D. Calmet 8c de plusieurs autressçavans du premier ordre. Frideric Spanheim , dansPhistoire de Job, c. 5 >P- 85 » met bien la ville deHaraslauprès de Chaboras, mais il doute que ce soit la villede Carres , qui étoit au nord fur la même riviere. Oupeut voir plus au long ses raisons dans l’endroit cité. L»carte jointe à cette histoire de Job, metserla rive droitedu Chaboras où est la ville de Carrhes, celle de Haran}mais cette derniere y est à plus de quarante mille p 3Sau-dessous de la premiere, & plus près de l’entrée du
Chaboras