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Chaboras dansl’Euphrate que deCarrhes.Quel parti pren-dre ? Pour moi je n’en vois point de plus raisonnableque celui des hommes illustres , qui s’accordent a nefaire qu’une même ville de Chartes , Carrhes » Haran ,Char r an en Mésopotamie, & ce qui doit achever de dé-terminer , c’est la signification du nom Charan ou Haran ,dont les noms employés par les Grecs Sc les Latins nefont qu’un emprunt.^) Sort nom vient de l’Hébreu‘nn Hharar , qui signifie il a été brûlé ; à cause des dé-serts voisins brûlés par la chaleur du soleil. C’est ainsique Jérémie appelle 3 mn Harrerim des lieux arides ;de maniéré que chez les Arabes Hharan , c’est
ainsi qu’ils nomment cette ville, signifie Altéré , pourexprimer la sécheresse des environs. Cela convient par-faitement à Carrhes de l’histoíre romaine. Car on lit dansla vie de Crassus par Plutarque, cette description desdéserts , où l’armée de Crassus fut défaite, Sc d’où il«'enfuit à Carrhes ( c ). Aríamnes après lui avoir per-suadé de s'éloígner des rives de l'Euphrate, le mena autravers de la plaine par un chemin d’abord uni Sc facile ;mais qui devint ensuite très - difficile par des sablesprofonds , où il se trouva engagé, dans une campagned’une affreuse aridité, Sc où la vue ne découvroit ni finni bornes où l’on pût espérer de trouver quelque repos& quelque rafraîchissement ; de forte que si la íoif 8cla fatigue du chemin découragement les Romains »la vue les jettoit dans un désespoir encore plus ter-rible. Appien Aléxandrin, in Partkicis, dit la mémochoie, Sc presque dans les mêmes’termes. Cette villefut épiscopale , 8c la notice de Hiérocles la met au nom-bre des neuf villes de l’Osrhoëne ; Sc Jean , évêquede Carra., signa la lettre des évêques-de cette pro-vince à l’empereur Léon. Entre les lettres de. S. Basilele Grand, la 314 e est adressée à Vitus, évêque de Car-rha , K*.é í. ; Sc ce même évêque souscrivit au premierconcile de Constantinople. Le P. Charles de Saint-Pauídit que c'est présentement Orfa ; il le trompe , Orfa ouOrpha est l’ancience Edesse, comme le disent très - bienPierre Gilles, Baudrand, éd. i6$z , 8c ce qui est d’uneautorité bien plus grande , Thevenot ( d ), voyageursçavant Sc exact jusqu’au scrupule. Le nom moderne deCarrhes est Heren, selon les Européens , Hharran ouCharan, félonies Arabes. Voyez. Charan. ( a ) Harduiniopéra select. p. 522. (?) Clericus t in Genes cap. 11,v. 31. ( c ) Trad. de Dacïer, t. Z, p. 132. ( d ) Suite duvoyage du Levant » p. 78.
CARRIATA. Voyez. Çarrei.
CARR 1 CASTEL, baroníe d’Irlande, dans la pfû--vince de Leínster. C’est une des onze qui composent lecomté fie Kingscounty. * Etat présent de VIrlande ,tom, 3.
CARRId, province de l’Ecosse méridionale. Ellea celle de Kyle au nord, celle de GalloWay au midi, Sca la mer au couchant. Cette province est fertille en bled,on pâturages, Scc. elle a donné autrefois le titre de comtea la famille de Bruce, de laquelle étoit le roi RobertBruce. Ce titre fut donné ensuite aux branches puînéesde cette famille, Sc fut ajouté à ceux du prince d’Ecosse.Bargeny est la ville capitale de cette province. La prin-cipale famille du pays, est Celle de Kennedy, dont lecomte de Caffils est le chef, qui prend son titre du lieude sa résidence sur la rivière de Dun. II est bailli héré-ditaire de Carrick.
C ARRICK-DRUM RUSH. petite ville d’Irlande,dans la province d e Connaugth . au comté de Letrim,fur la riviere e annon, près des frontières du comtéde Roscommon, a environ trois milles au midi de Le-trim.'
. C A RRICKFERGU S . ville d’Irlande , dans la pro-vince d’Ulster. PWjeKnockfergus.
CARRICK-MAC-GRIFFEN, ville d’Irlande,dans la province de Munster, fur la Shure, où elle a unpont au levant de Clonmell, au comté de Tipperari.
Elle tient marché public. * Etat présent de la GrandeBretagne , t. 3. J
^O A L LEN, baroníe d’Irlande, dans la pro-V ® 7 -f , onnau gsit. C'est une des cinq baronies quiTonde ^ COmté ^ LetrIm ' * Etat présent de l’Ir-
CARRINENSíS AGER, champ particulier d’Espa-gne. Pline, 2, <w ©3 , qui en parle, nç détermine noint
parle, nç détermine point cqvie, plus
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est quel lieu onle doit chercher; mais on íe reconnoît auxmarques qu’il en a données. Il y a, dit-il, deux fontainesquí coulent l’une auprès de l’autre ; l’une rejette tout ».l’autre engloutit tout. Vafeus cité par Ortélius.veut qu’onlise Catinensis, Sc ajoute que ce lieu se nomme pré-sentement Cadima, Sc qu’il n’est pas loin du bourg deTentugal, qui est situé auprès Sc à l’occident de Coïm-bre ; il ajoute que la fontaine qui engloutît tout est nom-mée Ferventia. Maugindans fa description du royau-me de Portugal , p. 20, fuit ce Vasteus : On en voítd’autres, (dit-il, en parlant des fontaines), proche deTentugal, qu’on appelle bouillantes , qui attirent cequ’elles touchent ; on en a fait l’expérience fur des ani-maux vivans Sc des troncs d’arbres ; Pline en rapport©des particularités > Sc nomme le lieu de leur situationCampus Catinensis : (cet auteur nomme ici Pline fanssavoir consulté, ilyauroít trouvé Carrinensis ager , 8çnon pas ce qu’il lui attribue). II ajoute : il s’appelíe au-jourd’hui l e camp de Cadina. Le P. Hardouin dit beau-coup mieux : íl y a un petit village à près de quatrelieues de Coïmbre : les habitans le nomment encoreCaRR- omeu , de forte qu’il faudroit peut-être lire danssPline ln _ Carimenfi agro. Là font trois fontaines doncparle Pline- (La troisième, dont parle le P. Hardouin »avoit cela de particulier, qu’elle faifoit paroître de cou-leur d’° r poissons , qui, quand on les avoit tirés dsl’eau, ne différaient point des autres poissons). Cellequi absorbe tout est appellée BëRVENças, parce quepar u ne agitation perpétuelle de ses eaux Sc de son sable,elle bout toujours : fur quoi ce pere cite Vasconcellos,dans fa description du Portugal, Sc André Résendius airfécond Uvre de ses antiquités portugaises. J’ai rapportéà í’article Cadima , l’opiníon de Baudrand , qui croit quec’est lo nom moderne d’une petite ville anciennementnommée Carinna.
1. CARRlOj^ bourg d’Espagne, au royaume daLéon au pays de Campos ; on l’appelle auffi Carrioitde I06 sondes, Sc il est fur la riviere de même nom»aux frontières de la Castille vieille, fur une montagneà quatre lieues de Saldagne au midi, en allant vers Fa-ïence , dont ìl est à six lieues » & a quatorze de Burgos aircouchant, en a q ant à Léon , suivant Rodrigue Mendez-Silva» cité par Baudrand, éd. I 7 ° 5 -
Il y a dans ce bourg une belle abbaye d’hommes , or-dre do 8. Benoît, de la congrégation de Valiadolid,fous I e titre de S. Roile : elle a fous fa dépendance plu-sieurs prieurés conventuels.
a , CARRiON Niíbis (le), riviere d’Espagne, a t»royaume de Léon. Elle a fa source de la montagne deperíúa sur la frontière de l’Asturie, d’où courant aumidi par le pays de Campos, Sc divisant en quelques,endroits la Castille vieille du royaume de Léon, baigneSaldagne g. Elle reçoit la riviere de Cea au-dessous deCarrion de i os Coudes, arrose Pallencía d. après quoielle se joint à la riviere de Pisuerga, dans laquelle elleperd fou nom, Sc qui se jette dans le Duero, au-dessousd e Valiadolid. * De Rifle > Espagne.
3. CARRION, bourg de l’Amérique septentrio-nale au Mexique, vers la ville de Tlascala; ce font lesEspagnol qui l’ont bâti Sc nommé ainsi. * Baudrand »édit. 1682.
1. CARRODUNUM, ancienne ville de la Germa-nie, selon Ptolomée, /• 2 , c. u. Les cartes dressées furcet auteur, mettent Carradunum fur la Wistuie, Sc laplupart des auteurs modernes diíènt que c’est Cracow Tque nous diíbns Cracovíe, grande Sc fameuse ville dePologne. Le pere Briet, parall. 1 part. L 1 , p. 15, ladonne au pays des Lygiens. Clavier, Germ. ant. /. 3 *c. 43 » P• la donne aux Bastarnes ; Sc dit que c’estprésentement la ville nommée Lwow par les Polonais»die Reufrische Lexvenburg, c’est-à-dire LeWembourgenRussie, Sc par abbréviation LembourG par les Alle-mands , Sc en latin Leopolis. Clavier se contredit bis 11clairement. Dans fa carte il met Carrodunum fur la y lá ”tule , au pays des Lugîi ou Lygii , au bord septentrionalde cette riviere, qui, selon lui, terminoit en cet en roitles Basternes, Sc servoit de limites entre eux es y-
giens. Or, cette situation ne s’accorde nul emen aveccelle de Lembourg , Lemberg ou Leopo q point
covie, plus à 1 ©rient, & n ^ ^ oes, ©ornes