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Tome second. C - F.
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CA

& il ne faut pas s’embarrasser si cet auteur la place dansla petite Arménie. Outre que ce pourroit être une fauted’inadvertance , les divisions de l’Arménie ont changé Ixsouvent, qu’il y a beaucoup de confusion parmi les au-teurs qui parlent de ce pays. On pourroit aussi soupcon-ner que Cars eíl la place que Ptolomée appelle Chorsa ,

Sc qu'il met dans la grande Arménie ; si ce géographene la marquoit le long de l’Euphrate, tout cela pourroitavoir trompé Sanfon : mais il est certain que Cars estbien lòin de cette riviere; & je pardonnerois plutôt a.ceux qui ont proposé comme un doute, si Cars ne seroitpoint la ville de N icopolís, que Pompée fit bâtir dans lelieu où il avoit battu Mithridate, puisque cette ville fetrouvoit entre l’Euphrate 8c l’Araxe. Cedrene Sc Curo-palate nomment Cars, Carse , Sc Leunclaw » Car-Seum. Ge dernier assure qu'en r579’ Mustapha Pacha,commandant l’armée de Sultan Mourat, contre les P ersesSc les Géorgiens, fortifia Cars Sc la pourvut de muni-tions nécessaires- On en pourroit faire une des plus for-tes places du Levant. ( a ) Voyage du Levant, t. i, c. ,pag. 229 ( b ). Voyage du Levant, lettre 18, tom. 2,pag. t22 & fuiv.

Le traducteur françois de l’histoire de Timur-BeC,

/• 3 , c. 46 , -pag- 318 , dit, que Cars est une ville deGéorgie à 40 dég. 50 min. de latitude, & à 81 dég. 25min. de longitude. Timur, dit-il, arrivant à Cars > campahors des murailles, dans une plaine parfaitement agréa-ble, où les sources qu'on trouvoit à chaque pas, la ver-dure des prés , les ruisseaux d’eau de roche, l’épaisseurdes petits bois, les branches vertes des arbres fruitiers,les baumes Sc les fleurs , l’air Sc les zépiiirs étoient sichar m ans, qu'il fembloit que toutes les grâces ne fetrou voient dans ce séjour délicieux que pour y recevoirdignement celui qui étoit le plus grand seigneur del’univers. Cars n’estpoint de la Géorgie, mais de l’Ar-ménie. Elle est mal placée fur la carte qui accompagneCe livre.

Baudrand crée un Beglierbeclic de Cars. II n’yen a point, Sc le gouverneur ou bacha de Cars dépenddu beglierbeg d’Erzeron. De Tournefort, p, 123, ledit fort nettement. »

2. CARS (rivierede), riviere d’Arménie. Elle couleà Cars, Sc fe joint à la riviere d’Arpagi, dans laquelleelle perd son nom. Son cours est décrit dans l’articieprécédent.

3. CARS (le), château de France au Limosih, prèsde Limoges. * Baudrand, éd. 170J.

CARS A, ifle de l’Archipel. Antonin en fait mentiondans son Itinéraire maritime; sédition de Bertíus, p. 34,P ort e Calsas Chalcis.

ÇARSCHI, ville d'Asie dans la Tartarie. Elie estsituée dans la grande Boucharie , comme parle l’hísto-rxen des Tartares ( a ), fur la rive méridionale de la ri-pere d'Amu , à 38 dég- 30 minutes de latitude 8c à 101d £ g- de longitude. Ces mesures ne s'accordent. pas avecce dit ìe traducteur de l’histoire de Timur-Bec,stui dit, /. 1, c . 1 , p. 3 , à 99 longitudes , Sc à 39 lati-tudes. Us ne s’accordent pas non plus en ce que le pre-îtuer la met au méridional de l'Amu. Il appelle

' j 6 àmeux Oxus des anciens , Sc l’autre la met au- ■ela dans la Tranfoxíane. Le dernier dit que son ancienuom etoitN .essef ou Nacschebe. ( le trouve qu’estcc-tl ^. ement Ulug-Beig, ( b ) met Nesef dans le MaWa-Îonp-Vrí C Elì'à-dire, au-delà de l’Oxus , à 98 dég. deJso ^ E ' ^ ^ 39 de latitude. Je trouve aulsi la mêmechose dans N.(r, r .. Eddi „ , L e nom de Carschy

P ' ’’ ' e onne 1 cau se du yalajs que Kepek y fit bâtir,Carschï en mogol, r lg „U M p } lail C'eiìL ,«'étoit

puis ans eque on voyoit une lune, ce que les gensu pays crurent etre un effet d e la magie, Sc qui n'étoit

f une . écue ï e , de v t if ar gent, qve le subtil Ib-uel Macaffa avoit mise dans le fond du puits. Le même• ttittoiien de 1 imur-Bec ct? ^

i • n , . , ua » c -r' iZ > P- 2 43 , dit ailleurs que

qxfon î V A C ’ & N “ kcheb est sa campagne , 8 c

Nesef f’U ? n Auvent l’un pour l’autre, ainsi queprésent e ^ h ' st0ne n ^ Tartares ajoute : cette ville estLnt 2^j ntU T. deS meîUeures delà grande Boucharie;mitre vîílZ d 5 ’ bien P eu Plée Sc mieux bâtie qu’aucuneî V| pc J / e ce P a y s ' 8es environs font extrêmementfertiles en toutes sortes de fruits'Sc de légumes , & seshabitant font beaucoup de commerce dans le nord d es

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indes. ( a ) Hifl-généalogiquedesTatars, part. 9, p. 80r,( b ) }• d. Oxon- p- 145'

CARSE, ville d'Asie^dans la Perfarmenie, selonCedrene Sc Curopalate. C’est la même que Cars. Voyez, 'ce mot.

CARSEBE, peuple de l’Asie mineure. Polybe, l. 5,c. 77, p. 186, le fait voisin des Mysiens ; car Achxuscontinuant la route passa le Lycus > arriva au pays desMysiens , Sc ayant parcouru leurs frontières, il íe trouvaà celles des Carféens. La version de Casaubon les nommeCarjénjès. Pour Carfeœ, il est d’Ortélius ; le grec porte

CARSEOLANI, ancien peuple d’Italie , habitantdans la.ville de Carsox.i. Pline, /. 3 , c. 12 , a coutumede désig ner les villes par le nom de leurs habitans plutôtque par leur propre nom.

CARSEOLI, ancienne ville d’Italíe. Tite-Líve»Pline Sc Ptolomée la donnent aux /Equès. Tite-Live,l, 10 , c. 3 ; dit : on eut eniuite plus d’une frayeur (Pande Rome qjj ). 0 n apprit en même temsque les Mariesvouloient cón erver à toute force le terrein où l’on avoitétabli la colonie de Carseoli. II dit aussi /. 3 > s - 13 »(l’an sic Rome 454) ; cette même année on mena à Car-seoli une colonie dans le territoire des /Eques. Il nommed’abord ce dernier peuple TEqui, Sc ici JEquicols. Pluiele nomme JEqiiiculant ; c’est la même choie. Tite-Livecomp te ailleurs, /. 27 , c. 9. Carjeolí entre les trentecolonies romaines. Ovide, fafi. ! 4> v, 683, nous ap-prend les qualités du terroir de Carleoií.

Frigida. Carseoli, ncc olivis aptaferendísLena Jed ad Segetes ingeniosus ager.

Cellaríus dit q Ue Holstenius chercha long-tems, Sc trou-va enfin les vestiges de cette ville. Que ses ruines fontsituées à la gauche de la voie Valtrienne, à quatre mil-les du lieu nommé présentement Aríoli (qui n un c Ar-. soli vocatur ) , & que le nom des ruines mêmes estnommé Civjta Carensia. Jen’ai point présentementle livre d’Holstenius en mon pouvoir pour vérifier cetendroit) mais je soupçonne qu’il doit y avoir dans Cel-lariu-S (nunc Carsoli )■ Car le P. Hardouin in Piinìum,dit que Fabretti, dans fa seconde dissertation des aque-ducs , p- 89, assure que l’on voit encore les restes de Car-seoli dans une plaine qui en conserve le nom ; Sc qu’onappesi e Piano di C a r soli , ou est un bourg nommé(ftttE Carsoli , 8c le P- Hardouin avertit que Fabrettifuit en cela Holstenius. Cellaríus le cite aussi': cependantils u c s accordent gueres fur ce qu’ils en empruntent.* Geog- nntiq. L 2 sc. 9 , P- 7%3-CARSICIS, port de la Gaule Narbonnoife , fur laMéditerranée, entre Taurentum Sc Citharista , selonfitiner. marit, d’Antonin.

■d Tetone martio Taurentum■d Taurento Car/tcim•d Carsci Citharista.

XII

M. Pas.XII M. P.XVIII M. P.

Adrien de Valois croît que Taurentum est la dota. Celane peut être, comme je le prouve ailleurs. Telo-martiusest Toulon, Taurentum est Six-Fours , ou du moins c’é-toít un lieu tout auprès au cap de Sicjé , Carstcís étoitaussi éloignée de Taurentum ou du cap Sícié, que Tau-re ntum l’étoit de Telo-martius, qui certainement estfoulon. Cette distance porte à mettre Carcífìs, auprèsde f xsic Rousse > 8 c peut être au port d’Alon. Pour lecap de Citharistes > où étoit le port de Citharista , je fuisdu sentiment de Bouche dans son histoire de Provence,§c de De l’Ifle qui jugent que c’est aujourd’hui íe cap.de l’Aigle. Je fais bien que le P. Hardouin est d’uslautre sentiment. Je l’ai rapporté au mot Aigle ; mais,comme je l’ai dit, son explication jfest juste qu’en sup-posant que Telo-martius est le port de S. George; Scaprès avoir bien examiné les mesures de l’uinéraire cité,il n’est pas possible que le Citharista de Ptolomée fox tle cap que ce pere nomme le cap Sisigt ou Cerchxec ;car, comme il l’avoue, le cap Sc le port avoxent e mentenom : or , selon l'itinéraire, il y avoit de Toulon au portou au cap de Citharista, quarante - deux ^ ie-

roientune distance très-exceffive, si o N entendoit ds. Tome IL 0 c ^