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Toulorfau cap de Sifiat ou de Siscié. Le port de Citha-*rïfta étoit apparemment la Ciotat, ville la plus- voisinedu cap de l’Aigle, où tombent les distances de ^itiné-raire. On pourroit alléguer que dans la partie orientalede la baye de la Ciotat, on trouve des ruines d’un lieuautrefois nommé Taurenti ; cela ne convient point auxdistances , & tout ce que l'on peut accorder, c’est quecette ville, si elle est la Taurentum des anciens , a étédétruite 8c rebâtie assez loin de l’endroit où elle étoitanciennement ; ce qui est arrivé à plusieurs autres : ontrouve encore au nord-ouest du cap de l’Aigle, aufondd’un anse, un lieu nommé Cassis, qui ressemble assezpour le nom à la Carfwis d’Antonin ; mais ía situationne convient pas. Car en venant de Toulon, il faut, pourarriver à Cassis, doubler le cap de T Aigle, au lieu queselon ritinéraire, on arrivoit de Toulon à Carcisis , avantque d’arriver à ce cap, qui en étoit encore à 18 millesromains au-delà.
CARS1DAVA, ancienne ville de la Dacíe, selonPtolomée, /. z, c- 8. Ses interprètes disent que c’estKurvma.
CARSITANI. Ortélius dit, fur l’autorité de Ma-crobe, que c’étoit un ancien peuple d’Italie, auprès duterritoire de Preneste, 8c cite le troisième livre des Sa-turnales , au dix-huitiéme chapitre.
x. CARSO. Zeyler nomme ainsi une iíle du golfeAdriatique que les Vénitiens, à qui elle appartient, nom-ment Cherzo, 8c qui est la Crepsa des anciens. * Car-niol. Jopogr. p. xrZ.
z. CARSO (le), montagne d’Italie au Frioub Ellefait partie des Alpes, entre la rivière de Lisonzo 8cles confins de l’Istrie , vers Trieste. Elle donne le nomau pays de Carso , comme le remarque Palladio- Onla nomme en latin Calderus Mons. Baudrand , édit.1705.
Z- CARSO (le), petit pays d’Italíe, tout rempR demontagnes dans la province de Frioul, entre l'Istrie ■al’orient, le golfe de Trieste au midi, la riviere de Li~fonzo à l’occident, Sc le Vipao au septentrion. U tireson nom de la montagne de Carso, qui en compose unegrande partie. Les Allemands l’appellent KarsteN , 8cils prétendent qu’il est compris dans la Carniole » Sc quepar conséquent, il doit être censé partie de l’Allemagne.En effet, ils le divisent en deux, savoir en haut KarfisVyqui est dît autrement la Carniole sèche, qui est au midi,vers le golfe de Carnero; 8c en bas Karjlen , qui e stplus vers le Frioul, 8c qui est proprement le Karfien,ou le Carso , qui comprend une partie de cette province »où font Aquilée , Gradisco , Proseco Sc le comte deGorice. Tout ce pays est sujet à l’empereur, exceptele seul territoire de Montfalcon » ainsi que l’on peut voirdans l’histoire de Frioul de Jean-François Palladio, Scque Martin Zeyler le rapporte dans fa descrip.de ce pays.
Si Baudrand n’a pas plus consulté Palladio que Zeyler »il pouvoit bien ne citer ni l’un ni l’autre, sans craindrequ’on l’accusât de les avoir pillés. Aussi ne les a-t-il pascites dans sédition de 1682.
CARSOLI. Voyez, Carseoli.
CARSON. Voyez, Carsum.
CARSUL7E. Voyez, l’article íùiv.
CARSULI, selon Ptolomée, /. 5, p. 227. Carsu-laNI > selon Pline, /. 3 , c. 14, peuple ancien de l’Ita-líe, dans l’Ombrie. IIsemble que Carsuli , dans Strabon,soit le nom dela ville qu’habitoient les Carsulani dePline. Le P - mardouin nomme leur ville Carsuli.Tacite en nomme le territoire Carsulanus Ager. IInomme auffi la ville Carsuli. Cette ville est entiere-ment détruite; mais ses ruines se voient dans le duchéde Spolete fur la route de Narni à Pérouse, Sc il y aun cabaret qui porte le nom de Caríùla. * Hifior. 1. Z »chap. 60.
CARSUM, ville de la basse Moesie, selon Ptolomée »l’si ’ c \ 10. Antonin la met entre Capidava 8c Cion, àdix-huit mille pas de la premiere, 8c à dix de la seconde.Elle est nommée Carson dans l’itinéraire.
CARSGS. Voyez,, Cersus.
x. C ART A, ville anciennee d’Asie dans PHircanie,selon Strabon, /. n , p. 508.
2. CARTA. Ortélius dit que Zonare fait mentiond’un port ainsi nommé ,8c croît Çju’íl étoit quelque partautour de la Thrace.
CAR
CARTACION ou Cantagiu.m, golfe du Bos-phore de Thrace, fur la côte d’Asie. Denys de Bisanceen parle : il est borné au nord par le cap Stridia ou lecap aux Huîtres. Gilles nomme ce cap le cap Turc ,parce qu’il est vis-à-vis le Kiosc du Sultan Soliman,dont il n’est séparé que par un ruisseau.
CARTADULORDM REGI O , ou le pays desCartadules. Voyez. Carthar.cludor.um Regio.
CARTAGE. Voyez. Carthage.
CARTAGENE. Voyez, Carthagene.
CARTAGO. Voyez, Carthago.
CARTHAMA, petite ville d’Espagne, au royaumede Grenade, fur la riviere de Guadalquivirejo, 8c aupied d’une grande montage, avec un ancien château furune colline aux confins de l’Andalousie propre 8c prèsdes montagnes de Ronde , environ à trois lieues de Ma-Ega, au couchant d’été, 8c un peu moins de la côte dela mer Méditerrannée. Elle a été autrefois considérable,mais elle diminue tous les jours. * Baudrand , édition
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CARTANA. Voyez. Tetragonis.
CARTARE, iíle fur la côte d’Espagne, selon Fes-tus Avienus *.
Pars porro Eoa continet TartefsiosEt Cilbicenos. Cartare pofl insula efi,
Eamque pridem fiuxa in fallit fides,
Tenuere Cempfi s
C’est ainsi, je pense, qu’il faut lire, 8 c non pas commeon lit dans les imprimés ,
Eamque pridem , ni fiuxa satis efi fides.
où la mesure de cette sorte de vers n’est nullementobservée. On pourroit lire aussi sans faire beaucoup deviolence au texte,
Eamque pridem , aut fiuxa fcriptis efi fides.
* Or a marit. v. 254 & fieq.
CARTARICON , ruisseau de Turquie, dans la Re-manie. II se jette dans la mer de Marmara, près deConstantinople, du coté du nord. Baudrand, édit. 1705,donne pour l’ancien nom Barbyses, 8c ajoute que d’au-tres l’appellent Pectinacorion.
CARTASINA, ancienne ville de l’Inde, en-deçadu Gange, selon Ptolomée, l. 7, c. 1.
CARTCHING, pays de la Tartarie Chinoise occi-dentale au nord de Pékin. II a 42 lieues marines dumidi au nord, 8c confine avec la grande muraille de laChine. L’empereur de la Chine y passe ordinairementl’été, 8c y a bâti plusieurs belles maisons de campagne.
CARTE. Le mot Charta signifie le papier fur lequelnous écrivons. En géographie ce mot signifie une feuillede papier fur laquelle est tracé le plan ou dessein d’unepartie du globe terraquée. En latin on exprime ce planpar le mot Mappa. Delà vient que l’on appelle Mappe-monde ( Mappamundi ) la carte qui représente le globeentier en deux faces différentes ; de forte qu’elle mon-tre d’un coup d’œil les deux hémisphères, dont on nepeut jamais voir que la moitié fur le globe. On Rap-pelle auffi Planisphère. Elle est comprise en deux cer-cles , ou qui se touchent, ou qui font séparés. Ceux quise touchent comprennent ordinairement dans l’un l’Eu-rope, l’Asie & l’Afrique. Les bonnes cartes y ajoutentles pays découverts depuis peu de siécles , 8c dont lesanciens n’ont eu aucune connoiffance : savoir, les terresAustrales, &c. dansl’autre le Nouveau-Monde, c’est-à-dire , l’Amérique, 8c les pays qui sent au nord 8c aumidi de ce vaste continent, qu’on ne connoît que depuisfort peu de siécles. Chacun de ces deux cercles com-prend la moitié du globe entier, 8c c’est ce que signifieleur nom d’HÉMisPHERES.
Entre les diverses maniérés d’envisager le globe , i! Yen a deux plus ordinairement employées. La plus com-mune est de mettre au haut le pôle septentrional, a ubas le méridional, & par conséquent le levant à droite»l’occident à gauche. Alors le cercle qui environne l’h e 'misphère est se méridien.
Quelquefois on envisage se globe dans une telle