car;
les divisent l’Equareur, Sc tontes les lignes d’est-ouesten parties égales , pour représenter les degrés & les mi-nutes de longitude; Se qu’enfin les parties qui représen-tent le s degrés Se les minutes de latitude, doivent au-gmenter dans la proportion des sécantes : delà il s'en-fuit que les cartes plates font absolument fausses » puis-que marquant les rumbs de vent en lignes droites, ellesont les degrés de latitude en parties égales. Naviguer avecles cartes réduites, s’appelleen termes de marine, navi-guer par le réduit ou J'ur le rond. II semble que ce qui arebuté bien des pilotes de se servir des cartes réduites , cesoit la difficulté d’y trouver l’échelle ; mais outre qu’ona bien diminué cette difficulté par des méthodes aux-quelles il est aisé de s’accoutumer , cette prétenduedifficulté peuc-elle être mise en balance avec l’exactitudequi se trouve dans les cartes réduites, Sc la fausseté qui
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qui la géographie St la navigation ont des obligationsessentielles, a dressé pour le cours des vents réglés »une excellente carte que ne fauroíent trop consulter ceuxqui naviguent dans les mers du midicomme l’OcéanAtlantique, Ethiopique, Indien, Oriental, &e.
Les côtes de l’Europe font déja tresseien exécutées.Les côtes de France .par Taffin , en une carte générale,accompagnée de trente-deux autres cartes qui en font sesdivisions , acquirent à leur auteur une grande réputa-tion. Cet ouvrage, qui est rare, contient de plus un dis-cours en latin Sc en françois, qui est une descriptiondétaillée de ces mêmes côtes. II parut à Paris chez Sé-bastien Cramoisy en 1634. Ces côtes comprennent cellesdu royaume , tant fur l’Océan que fur la Méditerranée.En 1693 , on leva , par ordre de Louis le Grand, une
qui se trouve dans les cartes réduites, Scia fausseté qui carte genérale des cotes de l’Europe fur 1 Océan, com-accompagne généralement toutes les cartes plates ? II est prss es . ^ e puis Drontheim en Norwege jusqu au détroitvrai que dans de petites distances, cette exactitude n’est de Gibraltar. La carte générale de toutes ces côtes, estgueres sensible; mais ce quí est un léger défaut dans un suivis de y ingt-huit particulières, qui en font les díví-court voyage, devient une erreur capitale dans un de long fions. Si 1 on ajoute que cé font les plus habiles gens decours. Ajoutez à cela une plus grande facilité de pointer Fra sl Ç e °l u i ont ^té charges de ce travail ; que de la oyeles cartes réduites , que les autres; puisque fans se fer- a seve ses huítcartes particulières de Bretagne , & cellesvir du quartier de réduction ou de tables, on trouve la du détroit du bond ; de Chazelles les côtes de France ;longitude & le lieu de l’arrívée. MM- Minet & de Genes les côtes septentrionales d Es-
u ■ 1 , . , vasne ; que ses latitudes & les longitudes font détermí-
On appelle pointer la cane ,trouveravec îa pointe du P8 ^ns ce recueil fur des observations auxquellescompa S le cercle de atitude ou le vaisseau est probable- ^ a e u la plus grande part, & que c’est lui quí 3
nient arrive, ou quel air de vent 1 faut faire pour arriver mnUin i qu é aux auteurs de cet admirable ouvrage les
a un lieu proposé : le pointage de la cane est a maniéré s îonS de plusieurs autres favans astronomes ; que
o y connoître le point de longitude & de latitude , ou .. 1 „ jfV'
l’on présume par estime que le vaisseau est arrivé. II est buveur , homme d une exactitude ^rupuseuse, a dresse
fi ordinaire que l’estíme trompe ses pilotes, que l’on ainventé cette expression naviguer parterre , pour signi-fier le chemin que l’on fait encore au delà d u termeque le pilote avoit fixé pour arriver au lieu de la desti-nation; de sorte qu’on est encore en mer, quand par sonestime on devroit être à terre. Cet excès est beaucoupmoins dangereux, que lorsque fe croyant encore loinde terre, il fe va briser contre les côtes ; il n’y en a quetrop d’exemples.
On dit une carte à grand point , de celle qui étantsemblable à une plus petite, a pourtant les parties plusgrandes proportionnement à la plus petite.
On dit une carte à petit point , celle qui en imite uneçlus grande, 8c qui a ses parties plus petites, à propor-tion de cette plus grande.
La carte bien marquée, est celle ois les terres fontksen situées.-
sauvem -u unv. wm..--,.
une partie de ces cartes, 8c a fait des échelles qui abrè-gent ses calculs de marine ; & qu’enfín ce recueil es
orécédé d une introduction à l’ufage de
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ce recueil estces cartes z
précéoc - «ut iuuuuuwn-.i - -
ce fera donner une très - haute idée dè leur bonté , 8cde la confiance qu’elles méritent. Pierre Mortier lés:a publiées en Hollande fous le titre de NeptuneFrançois 9 mais il y a ajouté des cartes qui'n’ont níjustesse ni vérité , 8c qui déshonorent le recueil oìi ellesfont. On eut beaucoup mieux fait d’y joindre la nouvellecarte des côtes de Provence par de Chazelles , & cellede la Mediterranée par Berthelot ; on auroít eu une Eu-rope complété pour la marine. Nous n’avons que des.éhauâes très-imparfaítes des côtes extérieures de l’A-frique» de toutes les mers de l’Asie 8c de l’Amérique ; ítce nsese quelques parties dont on a publié des cartes par-ticulse res > par rapport aux sondes; aux embouchures desrivières , au gissement des côtes , 8cc. mais ce que nousavons n est presque rien en comparaison de ce quí nous
manque.
Ce n’est p as ^ Ue son n* ait levé des cartes assez bonnesde certains èndroits ; mais ses compagnies de commerceles gardent, 8 c ne les communiquent qu’aux gens de merquí font ces voyages pour elles. L’intérêt 8c la politiqueprivent les sciences de ces découvertes. Par exemple »quoique la Hollande, l’Angleterre , la France , le Por- -tugal Sc le Brandebourg ayent des établíssemens en Gui-née » cependant on n’a encore gravé en particulier detoute cette côte que des cartes très-informes. En fait demarine , les fautes font presque toujours de la derniereimportance. H en coûte souvent la vie à ceux qui ont lemalheur d’être trompés , 8c quelquefois la perte d’unfeulvaisseau cause le malheur de plusieurs familles. Qu’onoublie fur une carte marine un écueil ou un banc de fable,ce luí qui gouverne 8 c qui se fie à cette carte, va fans au-cune défiance fe mettre deíïus, 8c y périt. Cette omissionl’engage dans une sécurité qui cause fa perte , 8c celle detoute une société d’hommes. Un écueil mal placé, 8c àun degré ou à deux de fa véritable position, fera que 1spilote , qui compte l’avoir déja passe , y va briser senvaisseau ; à plus forte raison, quand l’erreur est d’uns
ils f ' r' -- , _ r _ plus grande étendue. Les cartes qui ont été dressées avant
IIV a r J ent Auvent d’excuse aux erreurs des pilotes". se s observations faites à Síam , tnettoient ce royaumequés sur S 1 C0UrariS réglés .’ & ceux-là devroient êtremar- cinq cens lieues plus éloigné qu’il n’est effectivement; la" es cartes marines. Chine étoit plus reculée vers l’orient à proportion : ce
- • - - - ■ ■ - * jase»,ts de lames
La carte mal marquiet est celle ou les terres font malsituées.
On appelle carte par routé & distance , celle ou a laplace des longitudes, il y a une échelle de lieues avecles rumbs de vent pour compaífer les routes , 8c^ ré-gler ses estimes : on ne s’en sert que pour la Médité»rannée.
Quelques-uns ont affecté de dessiner fus des cartes par-ticulières les vues des côtes, telles qu’elles paroissentde la mer, lorsque l’on est vis-à-vis; maïs, de 1 aveude tous les pilotes ; ces vues font tres imparfaites^*& d 5 autant plus inutiles, que les objets, qui .font eloi-gnés dans les terres ayant été rapportés fur la cote, neie reconnoiíTent plus lorsqu 5 on est dans une autre situa-lion que celles dans laquelle ils ont été élevés.
Le cours de la mer n 5 est pas uniforme par tout : il y ades endroits ou. 1 eau passent avec plus de rapidité, en-traîne insensiblement un vaisseau hors de fa route, demaniéré que, quoiqu’il ait cru toujours suivre un airde vent, il se trouve éloigné de son terme. Ce mouve-ment particulier de la mer s’appelle un courants mais cepèsent pas toujours les courans qui déroutent un pilote;Us servent souvent A’^vr-nfe* prrpiirs dps rvilntPS.
_ í .j. âu
-.ânes loument a teur tour une autre pi" réalité de cette distance ' ^àpl-ès un certain terme
de l’année. Ces vents ne devroient pas être negUg nmoter de ne voir cette terre q p ar ces cartes ; 8c
dans les recueils de cartes marines pour les voyages de c r ’ ' là distance — r "'
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pour les voyages de
compter
long cours, d autant plus qu 3 ils ont leurs bornes au-deçà& au-delà desquelles on ses -perd. Halley, Anglois, à
proportionné à
qu’ils ont leurs bornes
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croyant encore a cinq ou six cens
il est naturel que s’en
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