Band 
Tome second. C - F.
Seite
211
JPEG-Download
 

CAR

massue d’Hercule, & au revers, des thons. Strabon &Pline disent que ces poissons étoient fort communs pro-che de Carteia , 8c l’on en trouve encore beaucoup prés.de Rocadillo. On fait de plus que les Phéniciens fon-dèrent la plupart des villes qui étoient fur la côte; &ilest probable que Carteia fut un de leurs plus anciensétablissemens. La situation de cette ville étoit fort agréa-ble : elle avoit une baye , & de l’autre côté, une rivíerequi baigne un pays fertile. Sa hauteur la rendoit forte,& lui fournissoit un bel aspect.

L'itinéraire d’Antonio nomme cette ville Calpe-Car-teiam. II est vraisemblable que ces mots signifient Car-teia. ad Calpen, pour la distinguer d’une autre Car-teia, qui étoit dans la Celtiberie , Sc dont Xite-Live,1. 21, c. 5, a fait mention dans son histoire. Strabon,/. 3, parle d’une ville nommée K«f>T«ziW, & il la place pro-che de Sagunte ; ce qui s’accorde avec la situation queXite-Live donne à Carteia dans la Celtiberie.

Enfin, quelques-uns ont placé Carteia à Xarifa ouà Algezeira , mais fans fondement; car quoíqu’ily aitde grandes ruines dans ce dernier lieu, on n’en sauroitinférer que ce soient les restes d’une ville romaine : onn’y trouve ni.marbres, ni inscriptions, ni médailles.

2. CARXEIA, ancienne ville d’Epagne. Polybe,Hv. 3, chap. 13, p. 234, la.nomme AltHjEA. Voyez, cemot.

CARXEMIXANUS. S. Augustin nomme ainsi unévêque d’Afrique, du nom de son siège, au rapport d’Or-télíus, qui ne dit point dans quel livre. II ajoute quec’est le même que Cartimitamum. II ne parle pointde Cartimitamum en ion lieu, mais de CartimitanumMunicipium, qui, selon lui, étoit en Espagne, & parconséquent, différent du siège de l’évêque nommé parS. Augustin. Voyez, Cartenns.CARXEMN 1 DENSES. Voyez. Gortyne.

CARXEN AGA , ville ancienne de l’Inde, en-deçàdu Gange, selon Ptolomée, l. 7, c. 1.

CARXENNfE, ancienne ville d’Afrique. L’itiné-raire d’Antonín la met entre Arfenaria 8c la forteressede Lar, à dix-huit mille pas de la premíere, & à qua-torze mille pas de l'autre. Elle y est qualifiée colonie ;qualité que lui donne aufll Pline , /. 5, c. 2, qui lattomme Cartonna , colonie d’Auguste. Ce qu’il ajouteLegio fècunda, fait entendre qu’elle avoit été peupléede soldats de la seconde légion. Ptolomée, /. 4, c. 2,k nomme aussi Sc la met dans la Mauritanie Césarieníè.Ces âeux auteurs la mettent ensuite d’Arfenaria, auffibien qu’Antonín ; mais le géographe grec place entredeux, une riviere qu’il nomme Cartenus. La ville deCartenna fut honorée d’un siège épiscopal. Victor sonv êqué est mis entre les écrivains, dont Gennadíus faitTOe ntion. La notice épiscopale d’Afrique met dans laProvince de la Mauritanie Césaríense, n. 5©.Lucide,évê-stue de Cartenœ , Lucidus Cartennitanus , ce dernier nome trouve écrit par une n simple dans le livre de S. Au-| „ n > de Gestis cum Ernerito, où il nomme Rustic,(T ec jj le de Cartennœ, Rustic u s Cartenitanus episcopus.

"âic m’a bien l’air d’être l’évêque dont parle Or-A UÎS n ^ stri’il dit être qualifié Cartemitanus par saint■Ugustin. Voyez. Cartemitanus. Castald donne à cereu pour nom moderne Mazzagran ; sauteur d’uncmm ìvt Expédition de Xunis , dit que c’est Cir-Hardôuin 01 veut stue ce soit Mostagan , & le P.

« $ ue . c ’ e st Mesvráìm. Cette opinion est la

meme que celle de - V*

A/r \altaldo. Ce qui me détermine a

préférer Mostagan à Mesgraïm? c’est que PtoloméePlace entre Arfenaria Sc Cartenn* une riviere nommée^artenus qu il saut trouver entre deux. Or, Mostaganctt au-dela de la riviere , au lieu q Ue Mesgraïm est en-

tr a í ^ 1 U ,\ ne convient pas. Sercelli Sc son cap fontr °p lom dela pour entrer en concurrence.

f , CA JF EN ÛS, riviere de la Mauritanie Céfaríense,V. on Ptolomée. Castald lui donne pour nom moderneNina. Marmol Rilep.

Grandeî^b^^^^' nom d’une famille illustre dans lapartie de hfcfmT Con îf ie e jle est propriétaire d’unevincedece pays p 6 ’ elle a donné son nom à une pro-que l’on en fait d e nf ra PP° r ^ e au mot Caroline, ce

. 2. carxeret"!^: 6 ; 13 ;, 1 " ',.

, fur la côte de la mer du nord^"^"^ dans Caro-

C A R LU

CARXERIA, iíle de l’Asie Mineure, près de la villede Smyrne, selon Pline, s Z > e. 3 1.

CARTERO ou Ginosa , selon Baudrand : petiteriviere de l’iíle de Candie. Elle se jette, dít-il, édit.1705 dans la mer, près de la ville de Candie. Carteroest effectivement le nom d’une riviere de Candie; ellea son embouchure à l’orient de la ville de Candie ; ellen’est pas petite fur la carte du P. Coronelli , a qui lenom de Ginosa est inconnu.

CARXERON ou

CARXERUM, K.açTíçer 7 ÍÏ;c<i;. Ptolomée nomme ainsiun lieu de la Sarmatie Asiatique. Ce nom signifie fortemuraille, Sc laiílè douter si c’étoit une forteresse ainsinommée comme il y a de l’apparence, ou si c’étoit feu-lement une muraille. Sa situation au bord du Pont-Euxín leve le doute, Sc détermine en faveur d’uneville-

1. CARTHA, ville de la Palestine, félonies noti-ces de l’Empire, section 11. Elle étoit entre Xyr 8t Bé~ryte , selon Servius fur ces vers de Virgile, JEneid.livi. 4 3 <í> ’ 668.

Resonat magnis plangoribus ather.

Et on aliter quam (t immijfis ruât hofiibus œthef

Carthago aut an tiqua Tyros.

II croît que Virgile a voulu faire entendre par ces mots,Vancienne^ Tyr , le nom qu’avoit eu autrefois Carthage.Car, dit-il, elle sut nommée auparavant Byríà, ensiiiteXyros, & enfin Carthage de Cartha, petite ville d’oùétoit Didon, entre Xyr 8c Béryte. Cette nomenclaturesi mal plaeee seroít froide Sc indigne de Virgile dansune description au fli animée que celle où ces vers son£insérés. U parle de Xyr en Phénicie, à laquelle les Phé*niciens d’Afrique ne prenoient pas moins d’intérêt qu’àleur nouvel etabliíîement, parce qu ils la regardoíenttoujours comme leur ancienne patrie. L’explication deServius porte à faux ; mais elle est utile en ce qu’ellenous apprend qu’il y avoit en Phénicie une ville nom-mée Cartha, dont il marque la situation, qu’il avoitprise sans doute dans quelque géographe ancien. Ce quisemble en diminuer un peu le prix , c’est que ce nomn’étoit peut-être point le nom particulier de cette ville,mais u>ot phénicien, qui signifioitune ville en général.Au lieu de Ykibreut)")^ Kereth, employé dans le livre deJob, c. 29 t. 7, & dans celui des Proverbes, c. 8 f. 3,les Chaldéens disoient Cartha ; les Rabins nom-ment un citoyen Ì 27 N>? Carthani ; les Phéniciens , dontla langue étoit une dialecte de l’hébraïque, appelloíentfans doute Cartha, une ville, auísi bien que les Chai-déehs. Cependant Jofué, c. 21, f. 34, nomme Car-tha une ville particulière. Voyez l’artícle fuiv.

2. CARTHA, ancienne ville de la Palestine, dansla tribu de Zabulon. Elle fut donnée avec toutes ses dé-pendances aux Lévites de la tribu de Mérari, selon lelivre de Jofué. Peu de lignes après, on y trouve Car-thaM ou Carthan qui étoit de la tribu de Nephthali.Ni l’une ni l’autre de ces deux villes ne sauroit être laCartha de Servius qui étoit de la Psiénícíe. i

CARXHADA. C’est l’ancien Scie vrai nom de Car-thage en Afrique. Ce mot est par contraction composéde deux mots phéniciens NïViìp Sc îtin , Carthcc-Hadath ouS-tfíVi Msfìp Cartha-Hadtha, qui ne signifie autre choseque nouvelle ville. Solin dit : Elissa (Didon) bâtit uneville qu’elle nomma Carthada, ce qui dans la boucheJes Phéniciens signifie ville neuve. Delà vient que lesJeux Carthages, savoir celle d’Afrique Sc celle d’Es-çagne , furent nommées par les Grecs x------ mlxn qui n'est

qu’une traduction du nom phénicien. C’est ce que l’onapprend d’Etienne Sc d’Eustathe. Les Siciliens quiavoient cela de particulier de changer en ch. le s»fh, comme dans ’ogvihs, au lieu duquel ils disoient"oçnxts . nièrent du même privilège à l’égard du nomde Carthada qu’ìls changèrent enK«^^» CarchedoN-Le génie des Espagnols est de changer souvent lfen g, comme ils ont fait gama , r de dama , un >golphin, de delphin, un dauphin; Sc tortuga, <j e te J j 1 0 »tortue ; nous avons fait auffi la même chose Sc c iange e den g, dans manger, de mander e ; dans ronges, e ro ere,Sc en plusieurs autres. Ils changèrent onc ^ ■ e Car-

thada en G, Sc c’est d’eux apparemment sste .es Romains

Tome II. 19 d xj