encore » maïs íorsqu’on approche qu fort, la profon-deur diminue 5 à l’entrée du passage de Bocca Chica,elle n’est plus que de douze brasses ; quand on a doublela pointe septentrionale de Carex, elle n’est plus que dehuit; Se côtoyant Pille Nave , par dedans le lac,elle est ou de neuf, ou de onze, ou de douze brasses ;il y en a quinze près du fort de Sainte Croix, qui pro-tégé le passage qui est entre ce fort & un banc de labiéfort dangereux, Entre ce banc & le fort, oïl peut passesfur dix brasses d’eau. Mais avant que d’atríver à Gasi-mani ou à la basse ville, il faut passer entre une redoute& quelques iíles qui restent d’une pointe de terre derifle Nave ; Sc ce passage n’a que cinq brasses de pro-fondeur. A Porient de-là, en terre ferme, est le fort de S.Lazare, qui sert de défense de ce côtédà. La garnison deCarthagéne en tems de paix, est de dix compagnies , cha-cune de 77 hommes y compris les officiers. Outre lestroupes réglées il y a dans les environs plusieurs compa-gnies de milices toujours prêtes à y entrer.
Cette ville fut prise Sc pillée en 1544 par des cor-saires François. En 1697, les François s’en rendirent lesmaîtres. Le peu de réíistence qu’on leur fit, donna lieude soupçonner que le gouverneur étoít d’intelligenceavec les affiégeans, ce qui fut confirme quand on futqu'il s’étoít embarqué fur l'escadre ennemie. Les An-glois armèrent puissamment il y a quelques années pourconquérir une place si importante, mais tous leurs ef-forts furent inutiles. 11s furent obligés de lever le siègeavec une perte très-considérable.
4.CARTAGÉNE (le Gouvernement dê), pro-vince de l'Amérique méridionale dans la terre ferme,fur la mer du Nord qui la borne au nord-ouest ; RioGrande Sc la ríviere de la Magdeléne la terminent àl’orient; une ligne qui passe fort près, & au nord de SantaFéSc d’Antioquîa 8 c qui finit à la source de la rívierede Darien, l'enferme au midi; Se enfin la riviere Sc légolfe de Darien achevent de la borner au couchant jus-qu’à la mer du Nord. Carthagéne, Zénu Sc S. Sébastien,le long de la mer ; Madre de Popa ou Madre de DioSde Popa, fur ie bord occidental de Rio Grande ; SantaMaria, à la source du ruisseau qui tombe dans le RioGrande, tout auprès de Madre de Popa, 8c Santa Cruxde Mopox, fur la rive occidentale de la riviere de laMagdeléne, font presque les seuls lieux connus de cetteprovince. De Laèt lui donne de longueur quatre-vingtlieues , entre l’est Sc l’ouest, depuis la grande riviere dela Magdeléne jusqu’au golfe d’Uraba ou de Darien, ScPresque autant de largeur depuis la mer du Nord jus-stu’aux dernieres limites du nouveau royaume de Gre-nade. Sa figure est triangulaire, ayant deux côtés pres-stue égaux, savoir au midi Sc au levant. Depuis l’em-houchure de Rio Grande, à l’occident de laquelle estl’angle septentrional, le pays va toujours en s'élargissantjusqu’à la source de la riviere de Darien oh il finit, Scfa vraie longueur doit se prendre depuis cette source »jusqu’à l’embouchure de Rio Grande : elle peut avoircent milles géographiques de 1 5 au degré ; fa plusgrande largeur sc doit prendre depuis l’angle le plusoriental, auprès de la riviere de la Magdeléne jusqu’àSaint Sébastien de Buena Vista, Sc est de quarante-Çinq de ces mêmes milles ; cette largeur n’est queia ; car si on avance vers se midi ou vers le nord, elletp!w Ue n & se réduit à rien. La plus grande partie dun. lr C u/El^vé en montagnes Sc en collines; le resteest en vallées baises & ombragées de plusieurs forêts Scde bocages épais. L a terre que la trop grande quantitéde pluies rend presque tout humide Sc marécageuse,n est pas propre pour les semences de l’Europe, Sc lebled n y mûrît pas bien. On n’y trouve des veines d’orqu en peu d endroits. II y a beaucoup de bêtes sauva 7ges, de tigres, de serpens 8cautres animaux nuisibles.
-y reste peu d anciens habitans. Une férocité intrépide, es Eugagea en diverses guerres contre les Espagnols quiles ont fort éclaircis.
U^ince de Carthagéne. continue de Laèt, estticulierp e e u plusieurs autres, qui ont leurs limites par-l’occident a°r nt chacune a son nom. Celle d’URABA ade gibier en V ’ Vrcs ’ ses forê « la fournissent
poisson. Celle de tTI? ' & la me s voisine d’excellentdes Sauvai
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du S'ùd , est située vers le midi, au-delà des monta-gnes appelíées Abide. Celle de Guata est vers l’oúestde Cartagéne.en tirant fur le midi. Aux confins d’U---rabà est celle de Zenà , óu l’on a trouvé beaucoupd’or au tems passé Sc quantité d’autres choses précieu-ses , enfermées dans des tombeaux, parce qu’on y an»portoít les corps morts des provinces même les pluséloignées, poùr les y enterrer avec toutes leurs riches-ses. Ainsi, la province de Zena étoít comme le cime-tière de toutes les nations voisines , Sc le lieu oh l asuperstition des idolâtres avoít rassemblé de très-grandstrésors.
Les Indiens qui habitent dans ces terres , ne fontpás encore généralement convertis. Coreal qui y étoítvers la £n du siécle passé , dit , qu’il semble qu’ilsadorent se soleil, Sc qu’íís le reconnoissent pour leurprincipale divinité. Ils portent à la guerre au lieu d'en-seigne Sc dè bannière , lès os de leurs vaillans hommestués à la guerre de la main de leurs ennemis » attachésà des roseaux pour se porter à imiter la valeur de cesbraves. On assure qu’ils ensevelissent leurs rois avec descolliers d’or, enrichis d’émeraudes, Se qu’íls mettentauprès du corps du pain Sc du vin. En esse t, on a trou-vé de riches sépulcres en ces quartiers. Tous ces Indiensmang ent l eurs ennemis. Ils vivent dispersés Sc dans descabanes. Leurs chefs ont plusieurs femmes , dont la pre-mière est la plus distinguée, Sc ses enfans de celle-cífont les seuls 8» se s véritables Héritiers. Ils sacrifientleurs ennemis , & il ne paroit pas qu’íls ayent idéesd’une autre vie. ni qu’ils considèrent celle-cí comme!destinée â autre chose qu’aux sens. Ils sent pourtantgénéreux. On y envoie des Millionnaires qui n’y fontpas aUtant de fruit qu’il seroít à souhaiter. Ces Indiens,font fort habises à tirer de l’arc. Ils ne vont jamais à
font
la guerre , ni ne se mettent point en campagne , qu’ilsne prennent avec eux une de leurs principales idoles.Avant que d e combattre ils lui sacrifient des captifs ,ou les enfans de leurs esclaves. Ils frotent l’ídole dusang de ces victimes humaines , Sc en mangent en-suite la chair. S’ils reviennent victorieux , ise font desréjouissances , qui consistent à danser 8 c à chanter deschansons à l’honneur des guerriers , Sc s’eny vrent ensuited’uise boisson , que de vieilles femmes composent dufoc de certaines herbes qu’elles mâchent. Mais s’ils fontygjflcus , ils questionnent tristement leurs idoles , 8 cseur demandent en quoi elles peuvent avoir été offen-sées , après quoi on recommence ses sacrifices fur nou-veaux frais.
J. CARTHAGO ou la Nouvelle Car-thage, ville d’Amérique dans la terre-ferme, dansse partie se plus méridionale de l’audiance de Santa-Fé.
A quelque distance Sc à l’orient de 1 a riviere de Cauca,a unord-est de Calí, qui est du Popayan proprement dit.
* De VIsle, Atlas.
2. CARTHAGO , ville de 1 Amérique dans 1 a nou-velle Espagne ; Sc dans la province de Costa - Ricca.Elle est située presque au milieu de se largeur de l’Is-thme , qui joint les deux grandes parties de l’Améri-que. Thomas Gage dit qu'il y trouva des marchandsfort riches , 8 c qui trafiquoient par terre à Panama, Scpar la mer à Porto-Belo , à Carthagéne Sc à la Ha-vana, 8c delà en Espagne. 11 y a, dit-il, environ qua-tre cens familles dans 1a ville , qui a un gouverneur Es-pagnol. Il y a auffi un évêché Sc trois couvens , deuxde religieux, Sc un de religieuses.* Nouvelle Relut. der.Indes occid. p. 37.
La Martiníere , Sc Hubner se trompent. Ils mettentfun Sc l’autre un évêché à Carthago , Sc il n’y en a cer-tainement pas.
3. CARTHAGO MAGNA. Voyez. Carthage x-
4. CARTHAGO NOVA. Voyez. Carthage 4- &Carthagéne.
.5. CARTHAGO VETUS. Voyez. Carthage 3-CARTHAM ou Carthan , ancienne ville “ e aPalestine. C’étoit une des villes de refuge de I 3 ^ 1 ude Nephthali. Josué , c. aï , v. 34. Voyez, °
CARTHARA , Ville de se Méfopomw'e lur se
Tigre, selon Ptolomée , /. 5 , r. 18 ,si ce n’est point laCbartà des ^ p e.
CARTHEE, Ville de Zía dans _ 1 Ar meL De qua-tre fameuses villes qu’avoítamrefois 1 à deCeos. c est