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imputées à Eusebe ni à S. Jérôme, m sis aux mauvaises
mains par lesquelles leurs ouvrages ont passe avant qued’arrívêr jusqu’à nous. Cette diversité d’ortographe Semême de sentiment, vient de ce quç des.personnes peuhabiles ayant copié ces livres pour leur usage, Sc ayantpris la liberíë d’y ajouter selon leurs lumières ce qu’elles■croyoient y manquer, elles ont ainsi falsifié le texte.Ceux qui l'avànt fans ces malheureuses additions, ontregardé comme imperfection, qu’elles manquassent àleurs exemplaires, dont ils ne connoissoient pas assez leprix, & il est arrivé que nóus-n’avons plus le texte de cesdeux ouvrages, que très-différent en plusieurs chosesde Tétât où les vrais auteurs l’avoient composé. La vul-gate nomme ce lieu Chasaloth., un peu auparavant,v. 12, elle l’appelle Cheseleth-Thabor. Les Sep-tente interprètes, disent diversement Chasaloth 8cAchasaloth , 8 c ce dernier convient très-bien avecThébreu, parce qu’il conserve Sc exprime la lettre n, quiprécede ce nom., 8 c qui lui est attachée; il convient auffiavec le nom qu’Eusebe donne à cette ville. Ce nom estpluriel, 8 c signifie, les folies. * Josué, c. 19 , v. 18.
1. CASALUS. Voyez, V article précédent. '
2. CASALUS SINUS, golfe de l’Ifle de Corse sursa côte occidentale, selon Ptolomée. Pinet 8 c les inter-prètes de Ptolomée disent, que c’est le Golfe de S.Florentin , ce qui ne peut-être. Le P. Briet dans s esparallèles, l’explique par Piaggia di Cosari, il veutdire fans doute Piaggia Losari, qui est une rade entrele village de Losari 8 c Tembouchure de l’Ostricone,mais ce n’est le nom que d’une partie du golfe qui estTeaucoup plus grand. * Parallèle , partie 2, livre 5 >pag. 681.
CASAMA , Ville d’Asie dans la Palmyrene , fê-lonPtolomée, l. 5 , c. 15 , dans la Phénicie, félon le livredes notices ,sê£l. 23 , ce qui revient au même; car danscet ouvrage on donne à la Phénicie ce pays que Ptolo-mée traite comme partie de la Syrie.
CASAMAN , ville d’Asie , selon Cédrene cité purCrtélíus, qui juge qu’elle devoit être quelque partvers l’Arménie.
CASAMANCE ( a ), rivíere d’Afrique au royaumedé Mandiga. Elle a fa source assez près de Tínda ,lieu situé fur la ríviere de Gambie , d’où serpentantver le midi Sc vers le couchant, elle passe chez lesBagnous , Sc fe jette dans l’océan au nord du cap Rou-ge. Les Portugais ont bâti íùr le bord méridional decette ríviere un fort ( b ) , qu’ils appellent de S- Philip*pe ; ils y avoient autrefois un commerce assez floris-sant qù’sss ont transporté à Cacheo ; le commerce d’àprésent consiste en Nègres ; ce peuple est idolâtre, 8 cleur idole s’apelle China , le 29 de Novembre versminuit il sent en son honneur une procession , où leurprêtre nommé Arcani porte un voile de soie blpu , sur le-quel est peint un faisceau de menu bois , avec quantitéa’ossemens de morts, fans doute de ceux qui se sont sacri-fiés volontairement à cette idole. Dès que la processionest finie, il mettent leur idole dans le tronc creux d’unarbre, où ils lui font brûler des holocaustes Sc lui pré-sentent des offrandes de miel, Sc après lui avoir adresséleurs prières, ils s’en retournent chez eux ( * ) De PIsle ,Atlas. ( b )^œpper , Afrique, p 243.
CASAMARRI, ancien peuple de l’Ethiopie fousEgypte , selon Pline , l. 6 , c. 30.
1. CASAN , royaume d’Asie dans l’empire Ruísien,aux environs du Volga , près la rive duquel fa capi-tale est située. R est nommé par les Ruffiens CzarstwoC azsN akoie , c’est-àrdire, le Czariat ou royaume deCasan ; il est borne au nord par les provinces de Via-tka 8c de Permie , n 1 orient par les Tartares de Tu-men, au midi par les Ufimst OU duché de Bulgar., parles Gz-eremijsa Nagornaia , p u Czeremisses des mon-tagnes , 8c par Nijòvaia Deriava , ou seigneurie dela basse Novogorod , 8 c enfin à l’occident par la Rufifie proprement dite. Les Czeremijsa Lugovaia, ouCze-remistes des plaines en occupent la partie occidentale.Le royaume de Casan faísoit luí-nìeme partie du paysKapschac , lorsque Tímurbec en fit la conquête ( a ).Les Baslcírs ou Baschkìrs Sc les Tartares d’Uffa d’au-jourd’hui font de la poftérié de ces Tartares fur qui lesRuffiens ont conquis le royaume de Casan. Entre lesdivers peuples Tartares qui hàbitoient aux environs
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du Volga ( b ) vers l’ah 1500 , la principale principau-té- étoit celle dont le Kan ou prince faísoit fa résiden-à Casan. Elie avoit pour voisins les Schihanskj. Sc Ko -satki' > - 8 c comptoit entre ses sujets les Czeremissesadroits a tirer de l’arc , Sc les Czubaschi qui excel-lent dans la navigation fur le Volga, Les Tartaresde Casan avoient tant d’estime pour le Czar BazileIwanowitz, qu’ils recevoíent leurs rois de fa main. IItenoit auprès d’eux quelques personnes de confiancequi lui rendoíent compte de toutes les démarches deces rois, Sc fur le moindre soupçon on les déposoit. C’estainsi qu’Alega , Abdelative 8c Machmed-Emin freresinonterent .succeísivement fur le.. trône. Sous ce der-nier ceux de Casan secouèrent le joug mais après íàruort, Scheale ayant épousé íà veuve, qui étoit sœur duCzar , monta sur le trône avec le secours de son beau-frere. Son attachement pour un allié à qui il devoit íàcouronne , le rendit odieux à ses sujets , qui résolurentde le chasser Sc de donner fa place a un prince Tartaíel’an 1J21. Mendli- Girey chef de la race des Kansqui règnent encore dans la Crimée , avoit laissé deuxfils, Machemed-Girey Sc Schap-Girey : J,e premier avoitsuccédé à son pere, les Tartares Casan choisirent le se-cond pour leur roi. A l’approche de Schap-Girey, Schealequitta fa capitale Sc fe retira à Moscou avec tout cequ’il put emporter. Machmed - Girey après avoir éta-bli son frere fur le trône de Casan, reprit la route deCrim mais à peine eut - il passé le Don qu’il tournatout à coup vers Moscou. Le Czar Basile ne s’aftendoitpas à cette irruption ; il mit auísi - tôt une armée encampagne fous les ordres de Demetríus Bielski, pouraller disputer le passage de l’Occa aux Tartares. D’unautre côté, Schap-Girey, informé de l’entreprise deson frere, s’étoít mis en campagne pour le seconder,& il s’.étoit avancé par le nord du Volga, où il avoitsurpris Sc pillé Nisi - Novogorod Sc Volodimir. Mach-iner - Girey avoit prévenu Bielski » Sc passé l'OccaSemettoit tout au pillage; il s’avança jusqu’à Moscouque le Czar abandonna : Machmet-Girey I’aiïiégea , Sc,fe contentant de quelques présens , 8c d’une promesse parécrit d’un tribut annuel , il se retira vers Rezan. LeCzar Bazile eut son tour l’ánnée suivante » 8c entraavec une nombreuse armée dans le pays de Casan qu’ilravagea. II y fit bâtir la ville de Vasiligorod íùr le Vol-ga à l’embouchure de la Sura ; cependant il ne put fi-nir cette guerre. ( c ) de la maniéré qu’ill’avoit espéré, 8 cles avantages qu’il remporta fe réduisirent à quelques pil-lages Sc incendies qui obligèrent les habitans de Casan àlui accorder quelques propositions qu’il fit., 8c à lui payerun tribut. ( d ) Ce fut son fils I\van Vasilowitz qui ache-va cette conquête, à laquelle il joignit celle d’Astra-çan l’an 15 54,8c depuis ce tems-là on a regardé ces deuxpays comme je plus beau fleuron de la couronne impérialede Russie ; lè. royaume d’Astracan à cause du commer-ce , 8c celui de Casan à cause de sa fertilité en toutessortes de fruits , de grains Sc de légumes 8c en bled »dont ont porte jusqu’à Pétersbourg ; on y fait auíSun grand commerce de pelleteries , Sc l’on en tirebeaucoup de bois dur pour la bâtisse des vaisseaux.Ses villes principales font Caíàn capitale 8c Kascha-ga. ( a ) Histoire des Tatars ; page 476. ( b ) RerumMostchoviticarum commentarii , page 67. & suivantes.
( c ) Vitœ Johann. Basilidis, liv. 2, page 268, & seq.
( d ) Hifl. des Tatars p. 467.
2. CASAN , Cazan ou Kazan. Ceux qui, ontécrit de l’histoire de Russie en latin , la nomment Casana ,Casanna 8 c Casannum. Le traducteur de l’histoire desTatars, p. 467, lui donne 55 d. 30 m. de latit. Sc la metfur la petite riviere de Casaka, a une petite distancede la rive gauche du Volga. II dit en parlant de Casan8c d Astracan , qu’elles font à présent deux des meil-leures villes de la Ruflie, cela est incontestable de laderniere. Le fleur le Brun dans son voyage de Mos-covie, ne vit Casan qu’en descendant le Volga; c’estpourquoi ce qu’il en dit, se réduit à peu de chose íElle paroit, dit-il, beaucoup à cause du grand nom-bre d’églises Sc de monastères dont elle est remplie '3c de fa citadelle ceinte d’une muraille de pierre-Les chantiers où l’on bâtit les vaisseaux , font à six qnsept werstes de la ville. Olearius qui a vu cette ville enparle ainsi ; elle est située dans une plaine à sept werstes