CAS
du Woiga sur la riviere de Casanka c[uî lui donne íenom , ( II y a plus d’apparence que c’est la ville quidonne le nom à la riviere, Casanka étant un adjectifformé de Casan ) aussi bien qu’à tout le pays. J’y trou-vai 55 d. 38 m. d’élévation. Elle est assez grande, maistoutes ses maisons , ses tours & ses remparts font debois ; il n’y a que le château qui a ses remparts 8c sesfortifications revêtues de pierres , il est fort bien pour-vu d’artilierie Sc a une garnison : le lit de la rivierelui sert de fossé Sc rend la forteresse considérable. Lechâteau a son Waywode Sc la ville .son gouverneurparticulier pour commander Sc pour rendre la justiceauxhabitans-, qui font Moscovites Sc Tartares; mais dansle château il n’y a que des Moscovites, Sc il est défenduaux Tartares d’y entrer fur peine de la vie. Sa citadelleest à quatre bastions, rev êtus de pierres, Sc plusieurs tours;elle a un bon fossé où la riviere entre : il y a plusieurs égli-ses Sc des monastères. Le.czar Jean Bazileprit cette villel’an 1551, Sc y établit le siège d’nn métropolitain , quiest le second rang de toute la Moscovie Sc qui fait de-puis assez long-tems les fonctions de patriarche , dontil n’y a plus en Moscovie ; il se fait un grand com-merce dans cette ville , sur-tout ,cfe bled dont le paysproduit beaucoup ; elle est à soixante Sc dix milles polo-noises de Nisi-Novogorod. Voyâg. I. 4» p- 28g.
CASANDRA , ifle du golfe Persique , vis-à-vis dela Perse propre , r selon Pline, 1.6 , c. 25.CASANDRÉA. Voyez Cassandria.CASANDRENSËS, nation Arabe, dont parle Aga-thàrchide, le grec porte K mctJíh, Lc l’interpréte latinle rend par Casandrini. T >iodore les .nomme rEtienne les appelle Cajsanitx, Sc cite Marcien ; il paroltqu’ils étoicnt en Terre-Ferme Sc dans la presqu’ifled’Arabie, ainsi ce ne sauroit être le pîeuple qui habi-toit la Casandra de Pline , comme le conjecture Orte-il us. Voyez Cassanit.®. * De Rubïo Mari , pag. 60,édit. Oxon.
CASANGAS, nation d’Afríque dans la Nigritie,auprès de k riviere de Casamança,ou Casamansa. *Jarrie , liv. 5 , chap. 44.
CASAPE , ville ancienne d'A fie dans l’Hircaníe,scion Ptolomée, liv. 6 , chap. 9 , qui la met dans lesterres.
CASAR CABÍR ou Alcasar-Quivtr , ville duroyaume de Fez, près du fleuve Lycus, est à trois lieuesd’Argile ; elle peut avoir quinze cens maisons > plu-
s’ e urs mosquées. Ses environs font remplis d’arbres frui-tiers.
CASARCETON, village d’Afrique en Barbarie»au royaume de Tunis, fur la côte occidentale du golfede Capès, environ à cinq lieues d’Asfach du côté duE 0r d. On le prend pour l’ancienne Usilla , ville de lat^yzacene. Voyez DsiLtA. * Baudrand , éd. 1705.
Ce nom devroit s'écrire Caçar-Cetqn.
C AS ARDA Sc Marra. Ortélius dit que c’étoienteux municipes d’Antioche de Syrie, Sc cite Guillaume? Eyr: L’historien de la Croisade, publié par Reinec-C1US ’ fous le titre de crcnique, de Jérusalem, nommeH as art , Sc dit que le prince de Hasart fitauhance avec Godefroi de Bouillon, /. 5, <r.' 10, Sc quepa V R a ®^gée par une armée de Turcs, commandéeckla r M d , 0an - Ea même cronique, c. 2 6, parle du siège1p rnrJ- p ® ÎVÎarra > place f° rte & pourvue , Sc queie j- aist! ond 8c autres seigneurs croisés ,ne laisse-
r^itpas de prendre, quoique les Turcs la défendissentVigoureusement. a a
P eu P le d’entre les Turcs, selon Ortéliusqui cite 1 histoire mêlée.
CASAR 1 LLO DI SANTA MARIA, lieu d’Italie
prés des marais de Terracine, environ à une lieue dubourg de Sezze entré Rome Sc Terracine. Baudrand dit
^fA 0 CA y p V0 ìÌÎÌrî u!nes de Ikncienne Forum Jppu-N ACAR, place d’Afrique dans k provinceou’™ p01 P ro P r 5 e ’ sel.on Corneille , oiL.qui ajoutepoint f r01t Me.c est 1 ancienne Gichtis-; il ne nommedisent d° e n r garant MaiS Molet ’ Ortélius Sc BaudrandVoyez Gicht» TIS ’ c ’est présentement Galfanaçar.CASAS A .'
lieues Sc demso'de sit ! lée ' selon Sanut, à six
Elle eft procte d»
CAS
LLf
mie, appelle, píir Ruccelli, Capo di Casasa, qui est dans1a province de Garet» prés de Melile. Le bon porÊqu’a cette ville, l’a rendue fort récommandable par lètrafic que les Vénitiens fakoient aye c les habitans duroyaume de Fez. Ferdinand, roi d’Árragon Scste Cas-tille, enleva cette place aux Maures, dont k plus grandepartie avoit pris k fuite. II y a quantité d’éeueils peuéloignés de l’embouchure de son port. * Corneille^ .Dic-tionnaire.
Le promontoire Metagonium n’est point appelle Capodi Caíalà, mais cap des trois Fourches, au sentimentde Castald.
CASATSCHIA ORDA (k), est une branche desTartares Mahométants qui habitent k partie orientaledu Turquestan , entres les rivières du Jemba Sc duSirth. Ces Tartares ressemblent beaucoup aux Caimouks,'ayant la taille moyenne, mais bien carrée , le viíagelarge Sc plat, le tein fort brûlé, de petits yeux noirs& tres vifs : mais leur nez est bien fait : ils ont la bar-be épaisse . Sc les oreilles beaucoup mieux que lesCalniouks. Leurs cheveux font noirs Sc rudes : ils lesportent fort courts , Sc ont des bonnets ronds, d’un. em-pan de hauteur , fait d'un gros drap ou de feutre noir,avec un bord de pelleterie. Leur habillement con-siste en une chemise de toile de coton, des culotes depeau de mouton , Sc une veste de toile de coton piquée.En hiver ils mettent, par dessus cette veste, une lon-gue robe de peau de mouton, qui leur sert en été dematelas-Leurs bottes, faites de peau de Cheval, fontforts lourdes ; sts ont pour armes , le sabre , l’arc 8c1a lance. L’usage des armes à feu leur.est preiqu in-connu- Leurs femmes font grandes & bien faites, Sc,quoíqu’elles ayent le visage plat & carré , elles sontassez agréables. Leur habillement est presque le mêmeque celui des femmes des Caimouks , sinon qu’eliesportent des bonnets hauts Sc pointus , qu’elles replientfur le coté droit, Sc des espèces de mules assez gros -sières. ,
Ges Tartares ocCúpentun fort beau pays le long deía riviere de Jemba, vers les montagnes qui séparentl e Turkestan d’avèc les provinces des Caimouks ; maisils n’en cultivent que ce qui leur est absolument né-cessaire pour leur subsistance , parce qu'ils font tousoccup es de vols , de rapines Sc de brigandages , Sc qued’ailkurs leurs troupeaux & k chasse fournissent am-plement à leur nouriture ; le pain est fort peu en usa-gé chez eux. Ils font toujours à cheval , Sc lorsqu’ilsne font pas en course ils s’occupent a chasser , lais-sant le soin de leurs troupeaux Sc de leurs habitationsà leurs femmes , Sc à quelques esclaves. Quoique leurschevaux ayent peu d’extérieur , ils font très vigou-reux , Sc on les regarde comme les meilleurs cou-reurs qu’on trouve chez les Tartares, qui habitent-àl’Orientde la mer Caspienne. Les Tartares de 1 a Ca~satschia Grda n’ont point de demeures fixes ,■ -ilscampent tous fous des tentes ou huíes, vers les fron-tières des Caimouks, & proche 1 a riviere de Jemba»pour être à portée de voler, sitôt que l’occafion s’enprésente. Ils sont continuellement en guerre avec leursvoisins au nord Sc à l’orient : les Tartares Usbeks sontles seuls avec lesquels ils vivent en bonne intelligence,encore n’est-ce que par nécessité. Dans l’hiver ils fon-dent fur les Caimouks, sujets du Contais eh, lesquelsse retirerit alors fur les frontières de k grande Bucha-ríe, Sc au sud de leur pàys : de l’autre côté, la Cajats *clna Grda incommode fans cesse les Cosaques du Jaïck,les Tartares Nogaïs Sc les tribus des Calmoucks quiobéissent à l’Ajuka-Kan ; mais dans l’été. cette hordepasse souvent les montagnes des Aigles., qui sont peudifficiles du côté de k riviere du Jaïck^ Sc vient fairedes courses jusqu’à l’quest de 1a riviere. d’Yrtis : commece font les quartiers les mieux cultivés, de toute la Si-bérîe, on est obligé de faire 1a garde dans les villagesSc les bourgades, le long de 1 a Tobol, de l’kcbin 8cde laTebenda, àfin d’arrêter les invasions àecesbat-.bares. Quoiqu’ils soient fort souvent maltraités dansces coursés, Sc que tout ce qu’ils peuvent gagner n ci-gale pas ce qu’ils pourroient retirer de l a c y l ure d®leurs terres , qui sont très-fertiles, iL 31 ent paáde continuer toujours leurs brigandages. Us vont ven-dre les esclaves qu’ils font dans ces cour es dan§ le pays
Tome u. k t