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Tome second. C - F.
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•de Charas’m, ou dans ia grande Bucharie-, [ou ils trou-vent toujours des marchands Persans ou Arméniens, Sc•même quelquefois des marchands -Indiens, qui n’yviennent que .pour acheter ces esclaves. Les Tartares■de la Casatschia Orda ne -gardent que ceux qui leurfont nécessaires pour avoir foin de leurs troupeaux : ilsne vendent pas non plus les jeunes femmes & les fillesRusses , qu’ils peuvent attraper dans la Sibérie , àmoins que Pindígence ne les y oblige. Les Cara-Kalpakks , qui habitent la partie occidentale du Tur-kestan , vers les bords de la mer Caspienne , fontalliés, même parens des Tartares , de la CasatschiaOrda , & les accompagnent ordinairement dans leurs•courses. Les derniers font profession du mahométisme;mais ils ifont ni alcoran, ni moulhas , ni mosquées ;en forte que leur religion fe réduit à fort peu dechose. Us ont un kan qui, pendant l’hiver, fait íà rési-dence ordinaire dans la ville de Taschkant, 8c dansPété va camper fur les bords de la riviere de Sírth, 8cfur les frontières des Galmouks; mais leurs Murses par-ticuliers , qui font fort puissans, laissent peu de pouvoirau kan. Ces Tartares peuvent tout au plus armer trentemille hommes, Sc cinquante mille lorsqu’ils sont réunisavec les Cara-Kalpaldcs. Ils font tous à cheval. * fíijt-généalog- des Tan. p. 757, 8c suív.

CASAXJBON, petite ville de France, dans la pro-vince d'Armagnac , fur la riviere de Douze, à deuxlieues Sc demie au-dessous de Campagne, au diocèsed’Auch. II y a environ deux cens soixante habitans.Quelques-uns écrivent Cazaubon. Ce nom est moinsconnu pour être celui d’une ville , que parce qu’il a etedonné à un savant critique, qui Pa rendu célébré parfes travaux pleins d’une érudition très-judíeieuso. IsaacCafaubon flota , dít-on , entre la religion protestante,■qu’il professoit, Sc la religion catholique , dont il eutoccasion de connoître les avantages, lorsqu’il assista ala conférence de Fontainebleau , entre le cardinal duPerron 8c Philippe du Pleffis-Mornay. Entre les enfansqu’il eut de son mariage avec une fille d’Henri Etienne,lavant Imprimeur, Alerri Cafaubon l’imita dans ses études& dans fes sentimens en faveur de Péglife de Geneve ; unde fes autres fils hérita de son penchant pourl’égliso Ca-tholique , dans laquelle il entra, 8c so fit Capucin. Caíàu-bon n’étoitpas de la ville de ce nom, mais de Bordeaux,bourg duDauphihé, dans le diocèse de Di ç.* Baudrand,édit. 1705.

CASBA, ville d’Afrique au royaume de Tunis, dansles gouvernemens d’Urbs 8c de Beggie. Elle est à cinqmilles de Tunis , dans une belle plaine qui a trois millesde circuit. C’est le reste d’une colonie romaine; ses mu-railles sont encore presque toutes entieres; mais elleest mal peuplée à cause des courses des Arabes. Sa cam-pagne est fertile en grains, 8c dans le tems qu’ils fontmurs, les Arabes viennent les moissonner. C’est uneexcuse suffisante pour les habitans, que l’on accuse d’êtrefainéans, §c d’aimer mieux vivre dans Pindígence quede cultiver leur pays qui est fort fertile de soi-même.Rien ne décourage plus le laboureur, que de voir quece qu’il femen’est point pour lui, mais pourl’ennemi quiravagera son camp Sc recueillera le fruit de sos peines.Cruelle réflexion que celle de Virgile. * Ecloga 1, v. 71.

Irapius hac tam culta Novalia miles habebit ?

Barbants has fegetes.

* Dapper , Afrique, p.

CASBI, dans la Genefe, c . 38 » v. <p. au lieu de cesmots : la femme de Juda cessa d’avoir des enfans aprèsla naissance de Zéla » Phébreu lit : elle étoít à Casbi,lorsqu’elle accoucha. Casbi ou Casib , est un nom delieu dans Josoé, c. ij, v. 44 » ôc dans Michée, c. 1,v. 14. Casbi étoít un lieu désert près d’Odollam, dutems d’Eufebe. * D. Calmet, Díct.

CASBIN^ ou Caswin , en latin Casbinum , ville dePerse dans PIraque, au nord d’Ispahan, 8c environ àdeux cens cinquante mille de la mer Caspienne, au cou-chant d’été. Elle est au 36 e degré 55 minutes de latit.septent. 8c au 85 e deg. 5 m ; n _ de longít. suivant les der-nieres observations. Olearius qui la vít Pan 1637> enallant en Perse dit, /• 4 » p■ 459. Je trouvai que cetteville est située, conformément au calcul des Persans & des

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Arabes, à d.de long. 8càz6. iym.de lat. Je n’examînepoint de quelle maniéré il en observa la longit. puisqu’ilne nous l’apprend point ; il est vraisemblable qu’ayanttrouvé juste la latitude des Arabes, il jugea que la lon-gitude devoit P être aussi. Sí pourtant la latitude qu’ildonne est juste, celle des Arabes nel’estpas, car Nas-sir Eddin, édit. Oxon. p. *04, 8c Ulugbeíg , p. 137 ,mettent Kazwin dans la province de Gebal, à 85 deg.de long, 8c à 37 d.*de lat. au quatrième climat. Selonnos cartes, la longitude est au 67* deg. 35 min. C’est,pourfuit-il, une des principales de la province d’Erac(Iraque ou Yerack) qui est l’ancienne Parthíe, danslaquelle elle est comprise aussi bien que Sultànie, 8c tou-tes les autres villes depuis ce lieu-là jusqu’à Ispahan.Ce que dit ce savant voyageur ne doit s’entendre queAs la province d’Iraque, car la Parthie ne s’étendoit pasjusqu’à Hispahan. II fe trompe encore quand il dit quePIraque est l’ancienne Parthie, 8c que Caswin fut an-ciennement appellée Arsacia; cette ville n’étoit pointde la Parthie, mais de la Médie, dont PIraque occupeaujourd’hui une partie considérable. Kirch, astronome de8- M. Prussienne, qui a fait de savantes remarques sorla Perso ancienne 8c moderne > qu’il a eu la bonté de mecommuniquer, est persuadé que PArfacie de Ptolomée31 est pas le Casbin d’aujourd’hui. En comparant l’an-cienne Perse de De l’Ifle avec fa Perse moderne, onvoit qu’il a mis Casbin à peu près dasts le même lieuou étoit Aríàcie, qui, selon lui, étoit aux. environs decette ville ou de celle d’Ebher, ou du moins sor la ri-viej*6 qui baigne les murs de l’une 8c de l’autre. Lereste de la description que donne Olearius est plus exact,parce qu’il parle en témoin occulaire. * P toi. 1 . 6, ch. 2.

L’assiete de la ville est, dit-il, dans une grande plainesablonneuse, ayant à une demi journée la grande mon-tagne d’Elwend, qui s’étend vers le sod ouest jusqu’àEagdat. La ville a une bonne lieue d’Allemagne detour , mais elle^ n’a ni murailles ni garnison , parcequ 5 elle est fort éloignée des frontières; elle a cepen-dant plus de cent mille habitans, dont en cas de besoin,on pourroit armer une bonne partie pour la guerre. Leurlangue est la persane, mais avec quelque différence dedialecte de la commune qui la rend moins intelligible auxautres Persans, à peu près comme P allemand aux Hol-landois. Les maisons sont toutes bâties de briques cuitesau soleil, à la mode de Perse , fans façon par dehors ;mais par dedans, elles sont fort bien accommodées devoûtes, de lambris, de peintures & de meubles. * P toi.1. 6, c. 2.

Les rues n’étant point pavées, on y est fort incom-modé de la poussière. Elle n’a point d’autre eau quecelle que l’on conduit par les aqueducs du mont Elwenddans des citernes où elle so conserve ( cela doit rendresuspecte la situation que lui donne de l’Ifle , qui la metau bord d’une riviere). II n’y a presque point de mai-son qui n’ait aussi fa glacière où l’on'garde de la neige 8cde la -glace pour l’été.

Autrefois les rois de Perse y faisoient leur demeuraordinaire, au moins depuis que Schach Tamas y euttransféré le siège de l’Empíre qui étoit auparavant àTauris. Quelques - uns attribuent ce changement àSchach-Ismaël, quoique les guerres continuelles qu’ileut furies bras, ne lui permissent point de faire un longséjour en un même lieu. On assure pourtant] que c’est luiqui a bâti le beau palais que l’on y voit proche de May-dan , accompagné d’un grand jardin. II y avoit un au-"tre jardin vis-à-vis de ce palais, qui avoit upe bonnedemi lieue de tour, Sc étoít accompagné de plusieursbâtimens. C’étoit un des beaux jardins que j’aye jamaisvu , tant à cause du grand nombre de toutes sortes d’ar-bres, comme pommiers, poiriers, pêchers, abricotiers,grenadiers, amandiers 8c autres arbres fruitiers, qu’àcause des belles allées de cyprès 8c d’arbres Tzânnar ,qui présentent une perspective très-agréable. Gette villea deux grands marchés ; Carrwrigt nomme le plus grandAtmaidan , 8c dit qu’il signifie en langui persane Mar-ché aux chevaux . Je n’ai point vu en toute la Perse ,qu’il y eut aucun marché qui fût particulièrement af-fecté aux chevaux , c’est pourquoi, considérant que l eSPersans donnent le nom général de Maidan à tous sesmarchés où l’on vend indifféremment toutes fortes dschqses, j’ai cru que cet auteur, qui ignoroit l’Arabe» s