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Tome second. C - F.
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CA U

Rsiêmò Pari de faire des arquebuses Sc de ía poudre ; àùreíi.e fi íâles qu ils font peine à ceux qui les regardent. lisne manquent point des choses nécessaires-à leur nourri-ture; mais pour avoir des habits & toute forte de mer-ceue , as vont par troupes en Géorgie a u commence-*-ment. de l’ete. Ils louent leur travail Sc leur industrie ;travaillent a la campagne, Sc s’en retournent après la ré-colte, remportant pour leur salaire, des plaques de cui-vre., des chaudrons , du fer , des toiles, des draps , destapis Sc da sel. Us reviennent a u commencement de Fhi-ver a Odisci, où ils fournissent leshabitans de bois, dontils ont grand besoin à cause du grand froid , Sc de la qua-lité de leurs maisons mal fermées. Ces habitans du montCaucase, ni les autres peuples qui font entre la mer Cas-pienne Scie pont Euxin, ne se fervent point de monnoie ;& quoique Strabon ait dit qu’íls ont beaucoup d’or, 8cqu’ils le ramassent dans des peaux de mouton , je puisassurer qu’il ne leur reste rien de ces richesses supposées ,ni même aucune mémoire qu’il y en ait eu autrefoisdans le pays.

Les peuples du Caucase, continue Chardin , pag. 45 ,les plus avancés vers le nord, que les Turcs nommentAbassas, ou Abcasses, font bien faits, bien proportion-îles, ont le teint beau, adroits de leurs personnes , forts& propres à toutes sortes de fatigues. Leur pays est sain »agréable Sc entrecoupé par des collines fort fertiles Scfort riches. Voyez, Abcas.

CAUCASE. ( Mur du ) Le czar Pierre le Grand,pendant son expédition contre les Perses , apperçut ausommet du Caucase des restes d’une muraille qui parois-soit avoir été fortifiée de distance en distance par destours ou châteaux, 8c que la couleur des pierres Scia tra-dition du pays lui firent juger être d’une très-grande an-tiquité. II permit à Demetrius Cantemire, prince de Mol-davie, de les aller éxaminer, 8c lui donna une escortede vingt bataillons : ce prince n’en put visiter que l’es-pace de six à sept stades, mesure de Russie; mais il ajoutedans ses mémoires, qu’on sçait certainement qu’ils s’é-tendoit jusqu'à la source du fleuve Ihran , sur les con-fins de la Géorgie ; ce qui fait uns étendue de quatrecens cinquante stades. Bayer académicien de Petersbourg,stui a fait une très-sçavante dissertation , imprimée dansmémoires de cette Académie fur le mur du Caucase,j 1 a yant point trouvé sur les frontières de la Géorgiele fleuve Ihran , estime , par le calcul de Demetrius, quepeut-être l’Ierí, qui, selon de Piste ,-est par les 63 d.e longit. Sc les 44 8c demi de latit. septent.

• L’endroitdu Caucase où le prince de Moldavie alla,t a l a vue de Derbent, dont les Moscovites faisoient°/ S le siège. La plus élevée de toutes ces montagnes^ 0l i découvre delà , se nomme Schadagy , ou MontI ?yal > Sc ceux qui Pont mesuré, avec le quart de cercle,pT v ? stnent dix-huit stades Ruffiens de hauteur ; maisP^us d e l a Moitié est couvert de neiges. La muraille quiru | T ^ l'inégalité du terrein est presque entierementlei e ° n y volt pourtant encore quelques tours avecf eu rs Pattes , sur-tout dans les vallées. Elle n’a d’épaís-g j 1 ^'une O.rgye ; c’est-à-dire la cinquième partie d'una 6 ^ffien. Elle est bâtie de pierres du pays de troisjoint S dC & d'une de large, posées à sec, Sc si bien^ es qu'ou a peine à en voir les séparations.q Ue ae P , rodi gieux mur s’étendoít bien plus loin encoreProuver 6 ^yoit le prince Demetrius , & Bayer prétendcornrrm par témoignage de divers voyageurs, qu’iloifg en( . ni ^ Ucdt du Pont Euxin à la mer Caspienne. IIUaire , tre autr es le pere Archange Lombartie, miffion-stuiaéss - a r F ro P a gande , dans son voyage de l’Iberie,Nul a lníéré au septième tome des voyages au Nord.étéW te M r ,,& rec ni latin n’a parlé de ce mur; mais il ade rer L bré par ies Arabes Sc les Persans fous le nomIhom^pq ^?nt contre les invasions de Gog Sc Mogog.raille Q „ uì Cru faussement que c’étoit las même mu-Ptesa„-»^o e des Chinois. Les Mahométans, qui se font°ntmêlén US a< : c ° r dés à en faire honneur à Aléxandre,Bayer réfiu^^î^E de fables dans tout ce qu’ils en ont dit.

Grégoire X r b S ï b íu CesentÌment -

s’étendoit depui^jy 1 , rnje prétend que cette murailleà remarquer qu';; a p s ^, nt j us qu’au Pont Euxin, Sc il estappelions Caucase : hX e 7> }°j ts ‘ Circajstcus, ce que nous

Passage de Pline lui xstut m' ÍTpr etend , e " core plus loin. Un

S oeleucus Nícator íou*

C AU xj 3

geoìt à joindre ía mer Caspienne Scie Pont Euxin lors-qu’il fut tué ; mais'rien n’empêche, dit-il, qu’on ne croyequ’Antiochus Soter , ou Antiochus Theus , exécuta leprojet deNícator, & dohrta à ce monument R nom d’A-iéxandre.

Ce mur après la chute des Seleucidés tfimba en ruine.Cubades , roi de Perse, quifutlong-tems en guerre avecHacan, roi dêsTurcs, ayant fait la paix avec ltii, Sc épousesa fille , ces- princes convinrent de séparer leurs états parune muraille ; mais Cubades ayant eu connoissance dumur bâti , disoit-on, par Alexandre , en rétablit d’abordtoute la partie méridionale , & l’âchéva én sept ans l’es-pace de quatre cens cinquante stades ruísiens, & le for-tifia de telle forte avec des portes de fer, que cent hom-mes pouvoient le défendre contre cent mille. Ceci esttire des antiquités de Daghestan , écrites en langue tur-que par Mahomet Avabi Acruffi, dont l’ouvrage fut pré-sente aù czar Pierre I, par le gouverneur de Derbent,lorsque ce prince se fut rendu maître de là ville.

Bayer ne croît point impossible de tirer quelques lu-mières ,de Ce narré , en le confrontant avec ce qu’a'écrieProcope ; 8c tout bien éxaminé, il en conclut que la mu-raille du Caucase , dont le prince de Moldavie visitaune partie , est l’òuvrage du Grand Chosroez», que lesPerses ont appelle Nusrivan , qui prit Antioche fur lesRomains > Sc qui régna quarante-huit ans. Cela s’accordeassez à ce que dit Grégoire Abui-Pharaje, que les roisde Perse n avoient point cessé de chercher la muraillebâtie > à ce qu on croyoít par Aléxandre; qu'elle fut en-fin troilvee par Iezdegerde ou Isdegerdes, fils de Babam-Jury , petit-fUs d’un autre Isdegerdes , arriéré petit-filsde Sapor: que ce prince continua de la rebâtir avec des .pierres d'airain 3 e de plomb, mais qu’il ne l’acheva point;que Chosroez Nusrivan la poussa jusqu’à la mer , Sc lafénna de portes de fer ; en forte que cent hommes pou-voient garder ses frontières, que cent mille ne pouvoientdéfendre auparavant; & que ce poste lui parut d’une sigrande importance, qu’il accorda a celui qui y comman-do!; le privilège davoír un siège d’or. * Journal de Tré-voux > J uin 1738, art. 64, pag. 1014.

Fortes Caucasiennes et Caspiennes.

Hérodote parle de deux passages fermés entre les mon-tagnes qui composent le Caucase , par où les Scythes d’tmcôté, Sc les Cymmeriens de l’autre faisoient des coursesdans la Haute Asie Sc dans la Mineure. Ces deux passa-ges font ce que l’on a depuis nomme les Tortes Caspien-nes à l'orient , 8c les Portes Caucasiennes à l’occident.Pline se plaint, avec raison, que plusieurs écrivains ontconfondu les unes avec les autres , en donnant le nom deportes Caspiennes aux Caucasiennes.^Tacite est de cenombre , suffi bien que Lucain qui fait parler ainsiPompée.

Sic vos 0 Parthi ! peterent ctim Caspia claustra .

Car il est certain, Sc Bayer le prouve très-bien,, quePompée n’a point été jusqu’aux portes Caspiennes , Scqu’il n’a pas même vu la mer Caspienne , quoiqu’il yeût envoyé quelques-uns des siens qui lui en rapportè-rent de l’eau douce : la même chose étoit déja arrivée àAléxandre ; Sc Bayer observe que cette eau ávoít étépuisée sur les bords, près de l’embouchure de quelqueríviere.

Claude Ptolomée place dans l’Iberie les portes Cau-casiennes, Sc les appelle Sarmatiques ; pour qp qui estdes portes Caspiennes, il leur donne le nom d , Albanìen-nés. On peut voir dans Pline , /. 6 , ia description desunes Sc des autres ; mais on les a encore mieux connuesdepuis que le siège de F empire Romain a été transféréa Constantinople. Claudien en a parlé dans ion poème dela guerre des Getes , Sc Procope dans son histoire de laguerre des Perses ; mais'par une fuite de l’erreur dontPline se plaignoit , ils nomment Caspiennes les portesCaucasiennes ; ce qui a tellement prévalu que le nom decelles-ci est aujourd’hui presque inconnu.

, CAUCASIUM MARE. Voyez au mot Pontus.

CAUCENSES. Voyez Cauca.

CAU CH ABENI, ancien peuple de 1 Arabie déserté *

selon Ptolomée, l $■> c. 19. ,,

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