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GAUCHI. Voyez. Chauci.
CAUCIACUM ( a ). C’est le nom d’un ancien palaisdes rois de France, dans le territoire de Noyon, cepen-dant du diocèse de SoiíTons. Sa situation étoit entre lesforêts de Cuisse (Compiegne) Sc de Lègue, auprès de lariviere d’Aisne vers son confluent avec l’Oyse. Auprèsde ce palais, il y a eu un monastère fameux, dont l’égliseétoit dédiée à S. Etienne. Les historiens anciens nous di-sent que ce fut le lieu de la sépulture du roi Childebertlìí. Quelques modernes ont ajouté queClovis, frere de ceChildebert, Sc Dagobert son fils y furent auffi inhumés ;mais c’est ce qu’on ne trouve pas dan^ les anciens. II estdit aussi que la reine Verte, merede Charlemagne , quimourut l’an 783 , y fut enterrée; mais son corps fut en-suite transféré dans le territoire de Paris, où elle repose,auprès de íôn époux » dans l’église de S. Denys , suivantles annales de cette abbaye : Sepulta est in Cauciaco ;se d inde pollek translata Parisios ,sepulta efi juxta virumsuum in ecclefìa fan Eli Dionyfii. On trouve dans les actesdes saints, de l’ordre de S. Benoît ( b ), une patente deLouis le Débonnaire qui fait uné donation du monastèreCauciacum fur l’Aísne, avec son trésor Sc toutes íès dé-pendances à l’égliíe de S. Medard de Soissons ; ce quiest confirmé par la bulle du pape Eugène » rapportée aFan 823. Enfin, il nous reste encore une grande quantitéd’ordonnances 8c lettres patentes qui font mention de ceCauciacum , comme d’une maison royale. Ce nom se cor-rompit par ia fuite , on disoit Caugiacum : enfin on lenomma Codiciacum , Cochiacum , Cuciacum , Cufìaciim ScCoceium. Aujourd’hui cet endroit se nomme Choisy.O De re Diplomat. lib. 4, p. 271 , ( b ) S&cul. 4 » B'ened.part. I, initia po(l prxfat.
CAUCO-LÍBERI. Ortélius, qilï cite le martyrologed’Usuard & d’Adon, dit. que c’est une ville d’Espagne,où l’on célébré le 19 Mai la naiílance de S. Vincent; Scque Baronius croît ce nom dérivé de ces deux mots Cau-co Sc Celtiberi. J’ajoute que deux notices de l’église d’Es-pagne mettent Cauco-Liberí comme un siège épiscopal :ia premiere se contente de la nommer sous íàmétropole,qui est Narbonne; la seconde la nomme Caucolibium,°u Tolosa , 8c la range fous la même métropole. Ainsila ville épiscopale Caucoliberï ou Caucolibium , n’est es-pagnole que pour le tems où les rois d’Arragon ou deNavarre possédoientla Gaule Narbonnoiíè; cardans cesnotices on voit qu’alors Carcassonne , Besiers , Agde,Lodéve, Maguelone, Nîmes &Elna, étoient les autressiégé suffragans de Narbonne, Se qu’ils font tous dans laFrance , 8c presque tous dans le Languedoc. C’est doncen France qu’il faut chercher celui-bLEn effet on trouvedans le Roussillon une ville, qui porte le même nom,Colibre; les Espagnols écrivant le B par un V »ont écrit Colivre , qui est la même choie pour leur pro-nonciation; 8c nos François prenant ce v consonne pourtin u voyelle , ont cru le devoir prononcer comme ou 8cdisent Colioure. Le P. Ferrari dit que ce siège a été rem-place par celui à’Elna. Les deux notices citées lui fontcontraires ; dans toutes les deux Caucoliberi est le pre-mier suffragant de Narbonne, & Elna le dernier. Ainsic’étoíent deux sièges contemporains. Cela étoit ainsi fousle régne de Wamba. Dans une troisième notice , il n’estplus qu’efoon de Caucoliberi fous Narbonne ; mais enéchange on y trouve , qui ne íè trouve point dansla premiers, Sc qui est la même que Caucoliberi , selon laseconde. Voy Colioure.
1. CAXJCON, riviere de Grèce au Péloponneíè, fé-lon Strabon, 8 , p. z42. Elle coule aux environs de
Dyme, & va se perdre dans une autre riviere qui porteses eaux dans l’Acheloiis. Cette riviere qui reçoit le Cau-con, passoít à Dyme, 8 c-s appellostle Teutheas au mas-culin, 8 c ensuite Teuthea au féminin.
2. CAXJCON, lieu maritime de Sicile à deux censstades de Syracuse, comme nous l’apprend Procope , desIVand. I. x. L’histoire mslee nomme ce même lieu Cau-caNA.
CAUGONES , peuple ancien d Asie dans la Bí-thyníe » selon Ptolomée, /. J » c - 1 • Quelques éxemplairesportent CuCLqnes.; 8c cela feroit douter du vrai nom,si Strabon ne nommoitpas ce même peuple Caucones.Ce dernier dit, /. 12., p. 542, en parlant des Cauconsd’Asie : Tout le monde ne «'accorde pas à dire la mêmechose sur les Maríandyni & les Caucons.... Quand aux
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Caucons , que l’on dit habiter la côte duPont Euxin , de-puis les Mariandyni jusqu’au fleuve Parthenius, 8c êtremaîtres de la ville de Teium , quelques-uns les font Scy-thes, d’autres Macédoniens, d’autres Pelasges. Callis-théne dans le dénombrement d’Homére après le vers.
Ksúfileíìi r AìyiaÀo) ri , &C.
a ajouté ces deux-ci,
K*tíxa »>ias air jjys jtuAuxàÉíí , &c.
C’est-à-dire, le vaillant fils de Polycle menoït les Cau-cons , qui ont leur demeure auprès de la riviere Parthe-nius. Car ils s’étendoient depuis Héraclée Sc les Marian-dyns , jusqu’aux Leucofyríens , que nous appelions auffiCappadociens » Sc il y a la nation des Caucons répandueaux environs de Teium , 8c elle confine aux Henetes,qui font au-delà du Parthenius , Sc aux Cytiens, Sc il y amême encore à présent certains CauCONItes auprès duParthenius.
CAUCONES , ancien peuple de Grece dans le Pe-loponnese. Strabon, 1.8, c. 345, dit: Le territoire desLépréates est fertile. Les Cypariffiens font leurs voisins.Les Caucons ont occupé l’un Sc l’autre; Sc ont eu de plusMacifium, nommée par d’autres Plataniftus. Ce nom estcommun à la ville Sc au pays. Dans la campagne des Lé-préates , il y a un monument de Caucons, soit que ç’aitoté un prince de cette nation > ou quelqu’un qui avoit lemême nom. On parle différemment des Caucons; car°n dit que c’est un peuple d’Arcadie, auffi bien. que lesPelasges , Sc vagabond comme eux. Homere dit qu’ilsvinrent au secours des Troyens ;lmais il ne marque pointde quel endroit.... (ìi n’y a poinx d’apparence que desGrecs vinssent pour défendre Troye ; ainsi Strabon a rai-son de croire que ceux dont parle Homere étoient de Pa-phlagonie; ce sont les mêmes dont il s’àgit dans l’articleprécédent; mais revenons à ceux duPéloponnese). Quel-ques-uns disent qu’ils occupoient tout le pays qu’on ap-pelle aujourd’hui l’Elée , depuis la Meílèníe jusqu’àDyme, Sc qu’on l’appelloit la Cauconie. D’autresassurent qu’ils n’occupoient point tout ce pays , maisqu’ils étoient partagés; qu’une partie demeuroit dans laTriphylie auprès de la Meffenie , Sc les autres auprès deDyme , dans le territoire de Buprase , 8c dans la baffeElide.
CAUCONIE. Voyez l’artícle précédent.
CAUCONUS. Voyez. Caucon riviere.
CAUDA BOVIS.Fòjí'Z. boos Ura.
CAUDEBEC , ville de France en Normandie , ca-pitale du pays de Caux, dont elle a reçu son nom , enlatin Calidobecum. Elle est située au pied d’une montagnecouverte d’un bois » sept lieues au - dessous de Rouen,trois au-deffous de Jumiége, du même côté de HarfleurSc du Havre, onze lieues au -dessus de cette derniere.Caudebec a trois portes, par lesquelles on entre dans sestrois fauxbourgs , outre celles qui donnent passage furson port, Sc de petites places bien pavées. Quoique laville soit fort resserrée, elle a beaucoup d’habïtans, par rap-port à son étendue. Ses murailles font flanquées de toursSc environnées de fossés profonds. On y fait différentesmanufactures, Sc entre autres des chapeaux nommés cau-debecs , fort estimés, parce qu’ils résistent à la pluie. Unepetite riviere qui prend fa source fur la paroisse de sainteGertrude, àtroís-quarts de lieue de Caudebec, traversela ville par plusieurs canaux terrassés , 8c fait aller sesmoulins ; elle est très-utile aux Tanneurs, Megiffiers Scautres. II y a beaucoup d’hôtelleries dans les fauxbourgs,à cause du grand passage de Rouen au Havre , Sc dansune partie du pays de Caux. L’égliíë paroissiale est fousl’invocation de Notre-Dame. Elle est fort belle & bâtisen croixf Son grand portail est très-magnifique , & lesdehors en font beaux. Son gros clocher de pierre en p Tramide est très-bien ouvragé, jusqu’àla croix qui le tes'mine. Le choeur 8c la nef sont accompagnés d’un corrisi° svoûté , avec des chapelles â l’entour. Les grands balus'tres qui ferment les six arcades du chœur font de cuivre»de même que l’aígle qui sert de pupitre. Derrièrechœur il y a une chapelle de la Vierge assez propre, donla voûte soutient un grand cul de la lampe. La tribunede pierre qui porte F orgue est un trait d’architecture e