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Tome second. C - F.
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C AU

plus hardis. Elle fort de la muraille du grand portail touteen saillie , sans être soutenue d’aucun pilier. Le jubé quiséparé le choeur d’avec la ne. est auffi de pierre, Sc en-richi de reliefs ,qui représentent en petit les Mystères deJesus-Christ. Les deux portes de pierre par où l'onentre dans les corridors aux deux côtés du chœur, ontété travaillées avec beaucoup de délicatesse. II y a auffi àCaudebec un couvent de Capucins, 8c un autre de fillesde la congrégation de Notre-Dame; plusieurs chapel-les , un hôpital, Sc un hermitage, d'où l’on découvre plusde quatre lieues du cours de la Seine. Les vaisseaux quiViennent de la mer, peuvent mouiller l’ancre dans le ca-nal de cette riviere , devant le port qui est revêtu depierre » Sc l’on y volt venir le reflux, que ceux du paysnomment la barre. C’est un flot de la mer qui s’éleve furla face de la Seine en forme de barre , qu’on voit biensensiblement passer à Quillebeuf, à Villequiers, à Cau-debec, à la Meilleraye Sc à Jumiége» & qui en remontantfait auffi remonter les eaux de la Seine, environ quarantelieues , deux fois chaque jour, depuis le Havre de Grâcejusqu’au pont de l’Arche, quoiqu’íl n’y ait gueres plus devingt lieues de trajet par terre. II y a à Caudebec des bar-ques de pêcheurs, qui vont chercher du poisson jusque danslamer;ily en a auffi une de passage pour aller de l’autrecôtéde la rívierè. Le trajet appellé de la Traverse est fort dan-gereux. Ï1 est à une lieue au-dessous de Caudebec. Cau-debec a un bailliage , avec un siège présidial, vicomté,élection, grenier â sel , amirauté, maîtrise des eaux Scforêts, un corps d’officíers de ville , un gouverneur, unlieutenant de roi, une compagnie privilégiée appellée laCinquantaine. On y tient une foire tous les ans le jourde la fête de saint Matthieu ; Sc il y a tous les íàmedis ungros marché pour les toiles, grains, Sc autres denrées.*Mémoires drejfésfur les lieux en 1704.

CAUDECOSTE, petite ville de France dans la gé-néralité d’Auche , élection de Lomagne, gouvernementde Guienne , à une lieue de la Garonne. Baudrand a eutort de la mettre dans l’Armagnac, Sc le petit diction-naire géographique portatif, a suivi son erreur. La Lo-rgne n’estpas plus dans l’Armagnac, que le Baujoloisdans le Lyonnois, ou la Bresse dans la Bourgogne. Mém .drejfés fur les lieux. Elle est chef d’un bailliage qui dé-Pend du comté de Gaura.

1. CAUDETE , (La) petite riviere d’Espagne dansJa nouvelle Castille. Elle a fa source àCaudete, d’oùcou-ksttàUriel, B.equena, Siete-Aguas , Lombay, E 1 Al-Cu dia , Sc Alzíra dans le royaume de Valence : elle seren d dans le Xucar. * Baudrand, éd. 1705.

CAUDETE, selon de l’Ifle , est un village situéentre Almanza Sc Villena dans la Castille , aux confins du^°yaurne de Valence, mais bien au midi du cours du Xu-

ar i ce lieu n’a rien de commun avec le lieu dont il estquestion.

I grande carte d’Espagne chez Jaíílot, met à Moyaa ource d’une riviere nommée Oliana, laquelle cou-^ n t vers l e m idi à Talajuela, g. ? Caudette d. Urieí,lui jj e ^ Uena g- 8c se joignant au Cabriel va se perdre avecq darìS le Xucar, dans le royaume de Valence. Ainsil Ì ÎN A dans cette carte est la Caudete de Baudrand.r ìtt^' Caudina:.

race / 1 CAUPONvE, lieu d’Italie dont parle Ho-

"u’il fi* * j ^ at - 5 , v. 5 r, dans la description d'un voyagecom m L c ^ fuite de Mécenas.Il ne faut pas lire Claudi ,d j ,j 6 ° nt quelques - uns ; car il est question de Cau-°-ium en cet endroit

- petite ville de France en Languedoc,l sil'n d deS ^°»ts Pyrénées, Sc fur la frontière du Rous-senM- aUpays de Fenouilledes, fur le torrent d’Egli , àcÁrm ll,Alet[ ' ,vers fe midi. * Baudrand. éd. 1705.

Furca: ou Furculaï, passage étroitVoir c gereUX ’ ou les Romains s’étant engagés fans sça-condiH mm ^ nt en sortir > ne se tirèrent d’affaire qu’à des9 , c. 2 1 S nom iníeuses. Un passage de Tite-Líve , /.deux clip* 0 * 18 ^ omie Une peinture de ce défilé : II J avoítrivave pc ÍH, r a H er à Lucerie ; l’un , en suivant le

Sc le moins emh" iy £f^ FÍne - & celui-là étoit le plus fur,L’autre , en ’ 5 “ a!s aussl c’étoit le plus long.

court ; mais , voici com Four j. bej ' Caudines est le plusdeux défilés profonds, étra^V est naturel lement. II y a

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l’une à l’autre. Entte ces montagnes est renfermée unéplaine assez grande, tapissée d'herbe, & où il y a de l’eau ,Sc on passe par le milieu de cette plaine. Avant que d’yêtre, il faut franchir le premier détroit, où s’en retournesíùr ses pas par le même chemin qu’on est venu > ou bietïsi on veut poursuivre son chemin » on ne trouve d’autreissue qu’un autre défilé encore plus étroit 8c plus difficileque Pautre. Les Romains ayant fait descendre leur ar-mée dans cette plaine par le creux d’une roche » allerentvers les autres défilés qu’ils trouvèrent fermés par lesarbres, Sc les grosses pierres qu’on f avóit jettés pour enboucher le passage, 8cc. Je laisse à l’histoire le détail desmalheureuses suites qu’eut l’imprudence des chefs, qu!les avoient engagés dans un lieu si dangereux. Tite-Live ScFlorus, l. 1 , c. 16, nomment ce lieu CaudinaFurcuLz , l’épitome de Tite-Liye , dit Furca. Ce lieuétoit près de Caudium, qui lui donnoitle nom.

CAUDIUM , ancienne colonie romaine en Italie,'fur la voie Appíenne, entre Calatia 8c Benevent, commeon voit fur l a table de Peutinger. Sa qualité de colonieest attestée par Frontin , qui dit: Le bourg de Caudiumentouré de murailles. On y doit au peuple un chemin decinquante pieds. Célar l’adjugea avec tout son territoireà la colonie de Benevent. Sa campagne assignée aux Vé-térans fut ensuite mesurée , distinguée par des bornes, Seadjugéb au peuple. II est souvent parlé de cette ville dansl’histoire de Tite-Live , l. 2 , c. 9, & 12. Velíeius Pa-terculus, /• 2, ç. 1, Sc Pline, /. 3 , c. x , nomment les ha-bítans Caudini. J’aí parlé dans l’article précédent desFourches Caudines , fameux défilé , où les Romains fi-rent une paix honteuse. Holstenius dit qu’il y a un vil-lage qui conserve encore des traces de Fantíquité en sonnom, qui estFuRCHiE.

CAL DIUS. yoyez. Raudii-Camp.

CAUDQ, K*<)à isle voisine de Piste de Crète, Suidasqui en parle , dit , qu’il y naît des ânes sauvages fortgrands. Broyez. Claudus.

CALDRIACUS. Feye&HïDRiACus.

CAUDROT ou Coudrot , petite ville de Franceen Guienne dans le Bazadois, à Pembouchure du Drotdans la Garonne entre les villes de la Ré oie Sc de saintMacaire. * Baudrand. éd. U 0 ? 1

1. CAVE , ville du royaume de Naples, ouverte &marchande, entre Nocere Sc Salerne , où l’on fait ungrand commerce de toiles fines. Labbaye de la très-saínteTrinité est dans son voisinage, au milieu des montagnes.S'es archives font en grande réputation pour les chartes,dont on peut tirer de grands éclaircissemens pour l’his-toire des princes Lombards, qui ont régné à Salerne. *F). Mattheo Egirio,lettre àM, LangletDufresnoy. Cetteville n'est pas différente de Cava n • i.

2. CAVE, grand village d’Asie. Xenophon en pariea u quatrième livre de son histoire des Grecs , Sc Qrté-lius juge qu’il étoit en Bithynie.

3. CAVE, abbaye reguliere d’hommes ordre de Cî-teaux , dans le Milanés fur le Pô , au diocèse de cré-mone.

CAVERI, riviere d’Asie dans les Indes. Elle prendfa source au royaume de Chirangapatan, à l’est de celuide Canara , delà prenant d’abord son cours vers le fud-est elle passe à Cacaveri, elle entre ensuite dans le ro-yaume de Gingi, où elle forme trois branches. La bran-che septentrionale, Sc qui est appellée dans plusieurs car-tes le Coloran, scrend dans la mer à Caveripattam ; labranche du milieu s’y jette un peu au-dessous à Tranke-bar; 8c la plus méridionale, après avoir passé Atrichíra-pali » à Tirucatupali se jette dans la mer à Negapatan,Lett. édif. 15 e . receuil.

CAVERIPATTAM , les Indiens l’appellent Cave-ripattevan. Ville des Indes au royaume de Tanjaour,fur la côte de Coromandel, à une demi journée de Tran-guebar , íùr le chemin de Porto-Novo, à l’embouchuredu Caveri. Long. 100, 20, lat. 11, 30.

Cétoit autrefois une ville célébré parmi les Indiens ,aujourd’hui elle est presque entierement ruinée- L air yest fort bon, Sc les François y ont un établissement. Lett.éd.rec. 1$. 0 . n-

CAVERNAE SUSIS; c’est ainsi î u f, • ugu î m »Fnarrat. PJ'alm ,36, appelle un si eu nque ou fatint un concile.

CAVEROS. Voyez. Mvi-antia.

Tom.ll. Mmíj