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Tome second. C - F.
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CAV

CAVIANA ( iste de ) iíle de l’Amérique méridionale•■feu Brésil, à l’embouchure de la riviere des Amazones,ïtu nord de Pille de Marayo, 8c à l’ouest de celle de Ma-chiana. Elle eft plus grande que Machíana, deíerte com-me elle, 8c autrefois habitée par la nation des Arouas.Voyage dans P Amérique par M. de la Condamine.

CÂV1CLUM, ancien lieu d’Espagne fur la routede Castulon à Malaga, entre Sexitanum 8c Mehoba , àseize milles de la premiere , sc à víngt-quatre mille pasde la seconde, qui n’étoìt qu’à douze mille pas de Mala-ga , félon Antonin.

CAVÎÎj ancien peuple dePIllyríe, selon Títe-Live,

l. 44, c. 3°, en quelques éditions de cet auteur, Turnebe-vouloir changer ce nom en celui de Ceraunii au rap-port d’Ortélius. Cette correction seroit une dépravationdu texte. L Auteur cité leur donne pour villes Caravan-tïs , 8c Durnium-

CAVILLONUM pourCABiLONUM.

GAVINAS » peuple de PAmérique méridionale atï■Pérou, dans la province de Charcas dans les montagnes.Dans la contrée qu’ils occupent, font les villages d ’Ur-cos 8c de Qui qui x ana, le premier étoit renommé ancien-nement par un palais royal, bâti au sommet d’une monta-gne. GarcilaíTo nomme l’autre QitequeJana , 8c dit qu’en-tre ces deux villages il y a trois lieues d’un chemin âpreSc montueux. La rivière d’Yucai, qui coupe presque leNiilieu de cet espace, est à neuf lieues de la ville de Cus-c o. Les Cavinas font vois ns des Canches. * Corn. Dict.

CAV IONS. Les Caviones ,peuples d Allemagne quiLabitoient près de P Elbe, dans l’endroit où font présen-tement Lavembourg Sc Danneberg, suivant Cluvier ScSanson.

CAVIOPITAVORENSIS, c’pst ainsi que lit Orté-

lius dans la collection de Carthage j Sc il dit que c’est lenom d’un évêché. Je ne doute point que ce ne soit iemême fiége dont Pévêque est nommé dans cette mêmeconférence, ed. Dupin, p. 270, c. 1, infine. Félix Canio-pitanorum ; fur quoi Dupin remarque , n. 203 , que cemot est peut-être'pour Canapii qui étoit dans la provinceproconsuìaire. II ajoute que le nom de ce siège se lit dansla lettre synodale des évêques de cette province , 8c queRcdemptus évêque de la sainte église du bourg Canastasou Canapis , comme on lit dans l’éxemplaire de Beau-vais > y souscrivit.

CAVITE ou Cavita, ville de Piste Manille, unedes Philippines dans la province de Bahi, fur un golfe detrente lieues de tour nommé Bahia ; elle est bâtie fur unelongue 8c étroite pointe de terre, qui a d’un côté la pla-ge, Sc de P autre un petit golfe qui lui sert de port ; elleest presque tout environnée de la mer. A une extrémitéelle a un château nommé S. Philippe, qui est dans Pen-droit de terre qui ferme le petit golfe ; ce château estquarre a quatre bastions garnis d’artillerie, Sc P autre côtéde terre est fermé de murailles qui vont d’une mer à l’au-tre , ou est la porte de la ville où. l’on entre par un pontlevis^ Son port qui est en demi-cercle n’est pas à l’abri detous les vents ; les maisons en font de bois 8c de cannes,Péglífe paroissiale en est aussi; les Jésuites y ont une égli-se Sc une maison ; les Dominicains un couvent Sc uneéglise, Lc les Augustins aussi; près du port il y a un grandattellíer où l’on bâtit les vaisseaux Sc les galions ; cetteville est à trois lieues espagnoles de Manille.

CAULARIS AMNIS , riviere d’Asie dont parleTite-Live, /■ 3 8, c. 15. Ortélius dit qu’elle étoit aux envi-rons de la Pamphylie.

t CAULCI, ancien peuple de la Germanie vers l’o-céan, selon Strabon , /. 7, p. 291. Mais Cluvier a fortLien remarqué que c’est une faute, Sc qu’au lieu deîl faut lire Cathulci.

CATJLEM, ville des Indes dans la province que lesArabes a.ppellent Belad al Fulful , le pays du poi-vre , c est ce que nous appelions le pays de Calecut, oula cote de Malabar. Le géographe persien dit que cetteville est située dans une plaine, Sc que son terroir estpresque tout couvert de ces arbres que les Arabes appel-lent Bacam, 8c que nous nommons bois de Brésil.* D’Her-lelot , bib’l. orient..

CAULET, petite riviere de France dans le Langue-doc. Elle prend fa source près de Nayes au diocèse deCastres, donne son nom au pont de Caulet sous lequelelle passe , Sc se divise en deux petits bras, dont l’un se

CA U

jette dans le Jaure, 8c l’autre dans la riviere dAgouft

CAULICI, écueíls de la Japidie où se partage l’Ister,lelon Appollonius, /. 4. Etienne le géographe nommeainsi une nation fur le bord de la mer Ionienne. On lesappelle auísi Cauliaci , dit Ortélius. * Ortél. Thesaur.

1. CAULON. Voyez. Caulonia.

2. CAULON , riviere de France; elle se jette dansl’Argent près de Corrïns.

CAULONIA, ancienne ville maritime de l’Italie dansla grande Grece aupays des Brutiens. Diodore de Sicile,'l. 16, c. ii , la nomme ainsi. Ovide, Virgile Sc Pline ,en font mention , 8c la nomment Çaulon. Ovide dit,Metam.l, 15 , v . 705.

Legit Caulonaque , Neritiamque.

Virgile dit, JEn. 3 , v! 553.

Cautonisque Arces & navifragum Scylac&um•

Pline, /. 3 , c. 10, marque qu’elle ne íubsistoítplus dason tems ; & vefligia oppidi Caulonis. Pomponíus Mêla ,l. 3 » c. 4, Sc Etienne le géographe la nomment Cauloniade même que Diodore , 8c Etienne observe qu’Hecatéel’appelle Aulonia. Ptolomée n’en parle que comme d’unlieu desert. Le P. Hardouin, in Flinhrm , croît que c’estprésentement Castel Vetere dans laCalabre ultérieu-re; il observe que ce fut Denys de Syracuse qui la dé-truisit. Ortélius avoit dit fur la foi de deux auteurs Ita-liens, que c’est présentement Castro Vetere.

CAULONII, peuple ancien dont parle Diodore deSicile,/. 14, quelque part vers la Toscane. Je croirais,dit Ortélius, que ce mot est corrompu , si Apolloniusn’avoit pas mis une Caulonia dans la Toscane fur l’au-torité d’Aristote, de Miraíil. où, selon lui , Pythagoretua par une morsure un serpent qui le mordoit.

CAULUM, nom latinisé au lieu de Cauíon. F'oyez,Caulonia.

CAUM, ancien lieu d’Espagne fur la route d’As-torga à Tarracone, entre Osca Sc Mendiculeia, selonAntonin, Sc à 19 mille pasdel’une Sc de l’autre.

CAUMANA, nom d’une des branches du fleuve In-dus auprès de son embouchure , selon Arrien ,in indivisé

1. CAUMONT; petite ville de France en Guiennedans le Bazadoís, fur la Garonne, à deux lieues de Ton-Heíns , Sc à íèpt d’Agen , en allant vers Bazas Sc Bor-deaux. C’est ce lieu qui a donné son nom à la maison de»Ducs de la Force. * Baudrand , éd. 1705.

2. CAUMONT , bourg de France dans l’Arma-gnac au diocèse de Lectoure, sur la petite riviere d©Corre.

3. CAUMONT, bourg de France en Normandie,au diocèse de Bayeux; on y tient marché.

4. CAUMONT , baroníe de France dans le Rouer-gue, au diocèse de Rodez.

5. CAUMONT, en latin Calvus mons , bourg ducomté d’Avignon.

CAUNAR, bourg de France en Gascogne dans l’é-vêché d’Aíre , environ à une lieue de Saínt-Sever, del’autre côté de l’Adouri * Baudrand, éd. 1705.

C AUNE [La] , ville de France auhaut Languedocau diocèse de Castres , fur les confins du Rouergue au-près des montagnes, où la riviere de l’Agout prend fasource.

CAUNENUS, siège épiscopal dans la lycíe. AntFpater son évêque, assista au concile de Chalcedoine l’asl'451, & Nicolas souscrivit la lettre del’EmpereurLéon-Harduin , collect. cône.

1. C AUNES , ville de France dans le haut Langue-,doc au diocèse de Carcassonne.

2. A deux lieues He Carcassonne, près de l’abbaye

la Grasse, est l’abbaye de Cannes , dont l’historien del’ordre de S. Benoît, parle ainsi, /. 5 , c. 5. II paroît pa fune bulle du pape Gelafe II » que le monastère de Can-nes a eu pour fondateur Milon, comte de Narbonne*qui le fit bâtir avec la permission, ou même par ordreexprès de Charlemagne. Selon un autre titre , Míl oíldonna au vénérable Anian la terre de> Cannes , 8 c cett®donation fut confirmée par le roi. Anian y mitpeut-ê[ rede ses religieux fous l’abbé Daniel, 8 c obtint néanm oinSdes lettres de Charlemagne qui lui assujettissoient ceiu°'nastere. Jean en avoit la conduite dès l’an 821 ; Seq ua Ji r ®ans après une dame, nommée Spanelde, y donna tout xoi