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Gale tens s Ager. 11 est situé entre la Seine» l’Oceatt, &la Picardie 5 le pays de Bray 8c leVexin normand,&a pris ion nom des anciens Caletes qui 1 ont habite. IIcomprend les ports de mer Sc villes de Caudebec , d’Har-Eeur, du Havre-de-Grace fur la Seine, de Fecamp, deSaint-Valéry, de Dieppe » de Tréport fur l’Océan, Scles villes d’Aumale , d’Eu Sc de Neuf-Châtel. II y a auístMontiwiliers 8c l’Iflebonne dans les terres. Ce pays està peu près de forme triangulaire, ayant en tête un capavancé dans la mer proche du Havre, & qu’on appelleCap ou Chef de Caux. Sa plus grande largeur est deíeize lieues, depuis la banlieue de Rouen jusqu’à la ville-d’Eu Sc au Tréport, Sc dans cette étendue, comme dansle cœur du pays, Sc même vers la côte de la mer, onvolt quantité de vastes campagnes qui produisent toutesfortes de bons grains , des légumes » des lins Sc deschanvres, de la navette ou rabette, dont on fait de l’huileà brûler, Sc pour d’autres usages. II y a en outre beau-coup de pommiers » poiriers , dont on fait du cidre Sc dupoiré, qui fervent de boisson à ceux du pays. Outre dixvilles qu’on y trouve , on y compte environ six cens pa-roisses Sc une trentaine de bourgs, entre lesquels il y esta une douzaine d’aussi peuplés & d’un aussi grand com-merce que des villes. Les cures de quinze cens livres derevenus y font assez communes; il y en a beaucoup dedeux millo, Sc environ une douzaine de mille écus. Lacoutume de tout ce pays donne de grands avantages auxaînés » ce qu’on croit venir des Norwégiens Sc des Da-nois» qui, pour soutenir leurs familles, laissoient leursaînés héritiers de tous leurs biens, Sc obligeoient par-lales puînés d’aller chercher fortune dans d’autres contrées.
C’est peut-être ce qui engagea les premiers Normands2 passer en Gaule. Le pays de Caux comprend trois du-chés , savoir Longueville, Aumale Sc Estouteville, dontle dernier est éteint; six comtés, Tancarville , l’Istebon-ne, Maulévrier, Claire » Dieppe 8c Eu ; cinq marqui-sats » Graville, Caní , Hocqueville » Gremonville ScHermeville ; environ trente baronnies, parmi lesquelleson compte Bec-Crespin, Crétot, Fécamp Sc Vite-Fleur.* Mémoires drejfés fur les lieux en 1702.
Le même pays a plusieurs châtellenies ; cinq baillia-ges , cinq sièges royaux, quatre vicomtés, cinq élections,six sièges d’amirauté , cinq maîtrises des eaux Sc forêts »quatre églss es collégiales, seize abbayes, dont celles deJumiege, de Saint-Vandrille 8c de Fécamp font les plusanciennes; six prieurés claustraux. Les rivières qui arro-sent le pays de Caux font la Paluel, la Janne, la Scie,1 Arques 8c l’Faune» qui fe déchargent dans la Manche.La Brêle qui sépare le diocèse de Rouen de celui d’A-uiîens, s’y va rendre aussi: mais la Laizarde , l’Enne,la Bapaume & quelques autres , tombent dans la Seine.On trouve du bois à brûler Sc à bâtir dans la forêt d’Ar-ques , 8c dans plusieurs autres du même pays , qui a aussides carrières de pierre à la côte de la Seine, Sc un nom-bre-infini d’arbres plantés autour des paroisses, Sc quifervent d’enceinte aux villages , aux fermes , Sc auxmaisons des gentilshommes , aux environs defquelles onvoit fort communément de beaux plans 8c des avenuesde sapins distinguent. Le pays est abondant en
gibier. La volaille y est excellente, particulièrement lespoules qu’on nomme gélinotes de Caux. Le poisson yest aussi fort commun, à cause de la quantité de íès ports& plages de mer.
CAWOOD , bourg d’Angleterre dans la provinced’Yorck. On y tient marché public. Etat préjent de laGrand. Bret. t. x.
CAWRESTAN » gros village de Perse. Corneilledit » entre le Fasist an &T iíle d’Ormus. II est, dit-il, àl’entree du golfe de Balíora, 8 e renommé pour ses me-lons qui font ordinairement aussi g ros q Ue nos citrouilles.Tavernier qui en parle dans son voyage de Perse [pour-íuít-il] dit, qu e ces melons surpassent en bonté tousceux du pays , 8 e que la chair en est d’un beau rouge, Scdouce comme du sucre. II y croît aussi des raves qui pe-stent jufqu’a trente-cinq livres.
' Ce nom de Cawreflan , ressemble bien à Ko REsTON ,qui est le nom d’une rivière que l'on passe avant qued’arriver à Gamron lorsque l’on vient d’Ispahan.
CAV/ROORA ouC ourwo, riviere del’Amérique,à huit lieues de Cayane vers l’ouest. Son embouchureest étoite-, mais assez profonde, Sc il y a un bon port.
CAY
Dans cette embouchure fe trouvent trois iíles, & le longde ses bords la terre est fort limoneuse. Elle produitquantité de cannes assez semblables à celles de lucre ,mais tres-vénimeufes, Sc qui font enfler la langue de telleforte » qu’il n’est pas possible de parler après qu’on en amangé. * De Laet. Ind. occid. 1. 17 , c. 15.
CAXAMALCA, qu’on appelle encore Patar, ouCaxamarquilla , province ou corrégimiento del’Amerique méridionale, dans l’audience de Lima,fousl’évêché de Truxillo, Sc à son levant. Lé terroir y estextrêmement fertile en froment, abonde en vaches Sc enpâturages, produit fort bien le m ay s Sc les racines dontles Sauvages fe fervent au lieu de bled. II s’y trouvequantité de fruits 8c de mines d’or Sc de divers métaux ,qui font le principal commerce des habitans; mais d’unemaniéré assez singulière : ces peuples ayant beaucoupd’or, ne l’estiment pas autant à proportion quel’argent,plus rare parmi eux. Leurs voisins leur en portent, &pour un certain poids d’argent, ils reçoivent beaucoupplus d’or qu’il ne leur en feroit donné par-tout ailleurs.Fôysge de D. Ant. Ulloa , dans l’Amérique mérid.
CAXANUMA , montagne de l’Amérique méridio-nale au Perou, dans l’audience de Quito , à deux lieuesSc demies au sud de Loxa. Elle est célébré par l’excellentquinquina qu’elle produit, Sc donne naissance aux riviè-res de Catamayo, de Ramora Sc de Chinchipé. Voyagede la Condamine » en Amérique.
CAXEM ou Cayem .villed’Asie dansl’Arabie Heu-reuse , sur la côte méridionale, environ à vingt lieues deFartach, du côté du midi. Elle a un bon port Sc bien fré-quenté. On la prend pour l’ancienne Cane , ville desAdramìtes. * Baudrand , édit. 1705.
CAXTON, bourg d’Angleterre » dans la province deCambridge. On y tient marché public. Etat préjent de laG. Bret. t. 1.
CAXUMO, ville d’Ethiopie, c’est la même qu’ A-xum. Voyez, ce mot.
CAY A, riviere de Portugal, prend fa source près dePortalégre, coule du nord au sud,passe à Aronches 8càCampo Mayer, 8c fe décharge dans la Guadiana, vis-à-vis de Badajox, 8c à deux lieues d’Elvas. P. Placide *carte de Portugal.
CAYAKA, petit pays d’Afríque dans la Nigritie,au haut de la riviere de Gambie du côté du nord.
CAYAMITES. Voyez. Cayemites.
CAYANE , ou Cayonne, place de l’Amérique,'dans Piste de la Tortue. Voyez, Tortue.
CAYAR , lac d’Afrique dans la Nigritie. Voyez.Gayor.
CAYE. On appelle ainsi certaines petites ifles descôtes de l’Amérique, qui nont point paru assez considé-rables pour avoir un nom particulier, ce ne font pourla plupart que des bancs de fable revêtus de quelquesherbages.
On appelle Cayes en termes de marine des rochesmolles, ou des sables couverts d’une telle épaisseur devase ou d’herbages , que les petits bâtimens qui yéchouent s’en relevent aisément.
CAYE S. LOUIS, ou Isle S. Louis , dans l’Amé-rique septentrionale , au midi du quartier du sud de Pistede S. Domingue. C’est un petit terreín de quatre à cinq!cens pas de long fur cent soixante pas de large, qui n’ajustement que la hauteur nécessaire pour n’être pas cou-vert d’eau quand la mer est haute. Tout ce terreín ne pa-roît être autre chose qu’un amas de roches à chaux ,à peuprès de même espèce que celle que l’on trouve à la grandeterre de la Guadeloupe. Elle'est située au fond d’une gran-de baye, dont i’ouverture est couverte par trois ou quatreistets assez grands ; mais qu’on n’a pas choisis pour y bâ-tir le fort, parce qu’ils font environnés de hauts fonds, 5 cpar conséquent peu propres au mouillage des vaisseaux?au lieu que la mer fe trouve très-profonde aux environsde la Caye , particulièrement du côté de la grande terre .c’est-à-dire, de l’ifle de S. Domingue, dont elle n’est ^parée que par un canal de sept à huit cens pas de large-Le fond est de bonne tenue , net Se tout à fait propre p of el’ancrage. L’on peut mouiller les barques , les brigantí slS& autres petits bâtimens assez près de la Caye , p° in j.^entrer avec une planche. 11 y a eu une compagnie étabh edans cette Caye, Sc on y voyoit alors nombre d’oss cier ®Sc de commis pour un fort petit commerce. On aV01