CE!
tidionale de la péninsule intérieure de l’Inde , à laquelleon croit qu’elie étoit jointe autre fois. La mer fait en-tre la côte de la Pêcherie & celle de Ceïlan un détroitqui s e rétrécit au nord de Piste. De Graaf Voyage,p. 104. Sc suiv.
, On dit que cette ifle a íept royaumes; ce qui n’est pasétonnant, puisque fur les côtes des Indes , chaque petitF a ys a souvent son. roi, ou son riais particulier, commenous le voyons dans le Malabar 8 c dans les iíles de l’O-rient. Mais pour donner une idée plus distincte de ladomination de Ceïlan, je dirai que deux puilîànces lapartagent. Les Hollandois possedent presque toutes lescotes, Sc le roi de Candi est maître de Pintéríeur dupays. Tout obéit dans le pays à l’une ou à P autre deces deux puissances. II n’y a que les Bedas , peuplessauvages, qui n’en reconnoíssoient point Pautorité.Lepetit pays qu’ils habitent est au nord de Piste, ils con-finent a la mer, & leur côte regarde le nord-est.
Les états du roi de Candi s’étendent du nord-ouest«u sud-est, Sc par ces deux côtés il atteint la mer. Lauomin a tj on des Hollandois le resserre du côté du nord ,à r est Sc du sud-ouest, Sc par là ils font maîtres depresque tout ce qui est maritime. Le royaume de Candi^ L principauté d’Ouva, font divisés en grandes 8c enP et ites parties ; celles-là répondent à nos provinces , Sccel }es-d à nos bailliages qu’ils appellent Corlas , ScH u Us séparent par de grands bois, qui leur fervent deor tìficatíon. O11 compte jus qu "à 3 2 principales provin-Ces > dans chacune desquelles il y a des villes, des châ-[ ea ux, des bourgs Sc des villages. Tout ce pays esthabité par les Chingulais peuples originiaíres de l’ífle.
Les Hollandois commandent au reste de Piste , Sccette étendue en emporte la moitié : ce qu’ils possèdent
CEI
28 f
jouit d’un tems beau Sc sec, Sc c’est alors qu’ost y fait lamoisson. Au contraire quand les vents d’orient règnent,on laboure les parties orientales de Piste; & on recueilleles grains dans la partie occidentale; il pleut souventd’un côté, lorsqu’il fait sec de P autre.
11 pleut beaucoup davantage sur les terres hautes deCandi-Uda, que fur celles qui font au-dessous des mon-tagnes. La partie septentrionale de Piste n’est pas sujettea la même humidité; la sécheresse y est quelquefois très-longue, Sc alors on n’y peut labourer : car il n’y a danscet espace de terre que trois sources, Sc on ne compted’ailleurs que fur les pluies ; il est même difficile d’ycreuser de puits assez profonds pour en tirer de Peau,qui garde toujours une acrimonie altérante qu’elle a prisedans les entrailles de la terre.
Cette qualité de terroir variée, Sc plus ou moins bonne,a peuplé le pays différemment. L’iste de Ceïlan est plus 'habitée vers le milieu que fur les côtes nord-est Sc nord®ouest ; elle a des déserts en allant chez les Malabares.
Les vestiges de plusieurs villes ruinées nous annon-cent, que le pays a été plus garni qu’il n’est. Ces villesportent encore leurs anciens Sc premiers noms , si nousen croyons les Insulaires, 8c ont été habitées par desrois.
Les plus magnifiques de ces ruines font au nord desétats du roi de Candi. La contrée des environs est déserte,Sc comme c est une frontière on y fait garde. Quatre-vingt-dix rois ont fait leur demeure dans Anurodghurro*à ce que prétendent les Indiens, 8c c’est delà mêmequ’elle a pris son nom.
Les villes maritimes font situées aux meilleurs abor-dages. On ne peut pas dire cependant que les côtes deCeïlan soient avantageuses. Celles de Pest font d’ordinaí-, x re basses Sc les vaisseaux y font fans abri. Celles dumídi
11 est pas continu , l’anclen royaume de Cota , qu’ils ont font hérissées de rochers. La mer voisine y est garnie de
a Ppellé le pays de la canelle, est íiid-ouest. Ils font maîtresP a J-là de plus de septante lieues de côtes, Sc ont íou-les Chingulais jusques dans le cœur du pays. Ils° Cc upent là 27 provinces ou corlas , ils o'nt des placesíor tes fur le rivage, 8c des châteaux dans l’intérieur duj- a ys. Ils confinent à la principauté d’Ouva Sc aux Be-as a Pest de l’ifle , par la possession de trois provincesj^'times. Enfin les Malabares font leurs vassaux chezp.® banians dans le royaume de Jafanapatan au nord deEe, Sc dans. les iíles voisines à Pest de la côte de Co-roi ftandel.
.Comme Piste de Ceïlan est la clef des Indes, il íem-^ e que Pauteur de la nature ait pris plaisir à P enrichir. s plus rares trésors de la terre , Sc à la placer fous leheureux climat du monde ; cependant les partiesr Hsnrríonales , Sc fur tout le royaume de Jafanapatan,Visent un air assez mal-fain ; & tous les cantons dem e font pas également fertiles, Sc différent par la“•^ríon,
Pa r ess H plus souvent montagneux ; P O uva, lesp e ®du septentrion, 8c quelques provinces maritimesrovg E ss>nt ce qu’il y a de plus uni dans Ceïlan. Ley ont de ^âdi est fortifié par la nature : dès qu’onfie ha^* 011 Va toujours en montant , 8c l’on ne trouve que
bancs, qui rendent la rade de difficile abord Sc le mouil-lage peu sûr. Les gros bâtimens courent risque de nepoint trouver de fond. En général, cette iste a peu debon ports.
Le roi de Candi n’a qu’un petit nombre de forteressesfur la côte : les parties orientales de ses états, se four-nissent de sel à Leauvauva, 8c celles du couchant à Porta-loon, seul port à la faveur duquel il entretient quelquecommerce avec les étrangers ses voisins. Voyez, aux ar-ticles particuliers Canelle, Candi, Sec. ce quí estparticulier à ces contrées.
II se trouve de deux sortes de Chingulais. Les unstout-á-fait sauvages, appellés Bedas ou IVaddahs, Scqui ne demeurent auprès d’aucuns autres habitans. Voyez,Bedas. Ceux qui font les plus civilisés font fort bienfaits Sc de bonne mine. Us portent un linge autour desreins Sc un pourpoint avec des manches qu’ils bouton-nent au poignet, 8c qui se plissent sur l’épaule comme:une chemise. Leur tête est couverte d’un bonnet de Tu-nis , ou d’un autre bonnet avec des oreilles a la mode dupays. Us ont au côté une maniéré de coutelas, Sc uucouteau dans leur sein du côté droit. Les femmes portentordinairement une camisole de toile de coton blanche quíleur couvre tous le corps » 8c qui est parsemée de fleurs
ss>nt , U ^ eS , ^ Ztandes montagnes couvertes de bois quí bleues Sc rouges. Cette camisole estplus ou moins longueqyjpf^'épais dans toute Piste, si l’on en excepte l’Ouva selon la qualité des personnes EHpc
stues contrées de la partie orientale. L’accès de cesg r an d^ Uesn ’ e stpas aisé ; les chemins mêmes , quoiqu’enProndro’t' 1 '] 11 *'^ ’ ^ ^nt si étroits qu’un voyageur lesCliques P our des Refilés que pour des routes pu-
Co { s ' es sentiers dans les roches, que nous appelionsPar les f °k'- S ' ^ 0nt défendus par des barrières d’épines 8 cdonne au p 3ns des lieux voisins. Cette situation élevée\Jda, ou d lou X er ain du pays le titre de roi de Candí-J’ai dit q U r ‘ ot J ur le haut des montagnes.de Piste. Les val! '^ a ^té du pays disséroít dans l’étendued’ordi m ; rP mar á! es ’ que renferment les montagnes, fontsources Ces v a 1P ëeuses & arrosées la plupart de belles
"*■ £rc?«r-Nudité - Sc telles font l«? ains demandent beaucoup d hu-p" Umil? , e méridionales en tirant
" '? x: < Parcourent avec aboïu de coteaux que
y 3 de Particulier à Ceïlan. ndance i mais ™ 1C1 ce < 1 " dQuand les vents d’ouest s ou m . . .,
îàs.ouc de H pluie. Sc c’est les parties occiden-" • renenrl lt ~ ia I e tems de remuer Sc
cepend ailt ce qui est exposé à l’est
îra vailie r l a terre
Elles ont un morceaud’étosse de foie fur la tête , des joyaux aux oreilles, Scd’autres parures autour de leur cou, de leurs bras 8c de leurceinture. Toutes fieres qu’elles font de leur bonne mine,elles mettent les mains a tout dans leur ménage, quoi-qu’elles ayent des seravntes Sc des esclaves pour fairedans la maison tout ce qui est nécessaire, Elles se font per-cer les oreilles dès leurs premieres années, Sc pour rendrele trou plus grand, elles y mettent une feuille de beteíroulée, ce qui Pélargit de telle forte, qu’il semble qu’el-les ayent un cercle de chaque côté du visage. Le restede leur parure leur sied assez bien. Elle mettent de i’huílede coco á leur. cheveux pour les rendre luisans, Sc ellesles laissent pendre par derrière. Ces cheveux ne passentguére leur ceinture; mais comme c’est un ornement pourelles que d’en avoir quantité, elles en ont de faux qu el-les lient avec les leurs , Sc qui leur tombent jusqu a lamoitié du dos. Elles ne portent point de gands. * Knox;relat. de Ceïlan, t. 2. p. 70. 8c suiv. _
- Lorsqu’une jeune fille veut se marier, elle convientdes conditions » Sc en fait part à ses parens. 01 cela lesaccommode, ils préparent un grand repas stiu fait la prin-