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différence dans leurs habits. Ils peuverit aiiíîì s’asseoír íurdes sièges, ce que n’oferoient faire les gens de moindrecondition. Tous les artisans font estimés de naissance. 8cchangent jamais de profession. Le fils est d u métier°e_ionpere, Sc fa fille íè marie à un homme de mêmen aissance. Après ceux-là viennent les barbiers, quipeu-}j ent: , ainsi que leurs femmes, porter des camisoles ; maisl s ne peuvent s’afleoir fur des sièges, & personne neveut manger avec eux, non plus qu’avec les potiers.Ceux-ci ne peuvent porter des camisoles, Sc leurs habitsRepassent pas le genouil ; mais parce qu'ils font les pots,d leur est permis , quand ils font chez un Hondrew, &qu’íls ont soif, de prendre son pot Sc de verser l’eau quiest dedans dans leur bouche, ce qui est défendu à tousautres. Les tisserans font au-dessous des manœuvres.Outre leur métier qui est de faire de la toile , ils femêlent d’astroíogie,- & prédisent les bonnes faisons , Scles jours heureux ou malheureux. Lorsque quelque fem-accouche, ils écrivent le jour, la minute , Sc fousstuelle planette son enfant est né, ce qu'ils gardent avecom toute leur vie. Ils battent aussi du tambour, jouentdu figgEolet, Sc dansent dans les temples de leurs dieux,
. a leurs sacrifices. Ils emportent & mangent tous lesVl vres que l’on offre à leurs idoles , ce qui ri'appartientstu aux gens de la plus basse extraction. Les faiseurs depaniers qu’ils appellent Kiddeas , font au-dessous destl sserans. Ils font des vans pour vanner des grains, despaniers, des lits Sc des chaises de canne. Les Kinneracks0u -faiseurs de nattes, travaillent parfaitement bien/ Ils? e peuvent , ni eux ni leurs femmes, fe couvrir la tête.“7 es Chingulais ont des esclaves, ausquels les maîtrestonnent des terres Sc du bétail pour les faire subsister,.n ne leur ôte jamais ce qu’ils ont pu amasser par leurln dustri e , Sc on les regarde comme dès personnes en qui°n íe peut fier.
^ U y a une autre forte de gens , que les rois ont rendu‘Vils Sc si abjects , qu’ils ne peuvent l’être davantage.Ce font les gueux qui font obligés de donner à tous lesau tres les titres qu’on ne donne qu’aux rois Sc aux prin-, 8c de leur porter le même respect. Ceux dont ilsdescendus étoíent des Dodda Vaddahs ou chasseurs,«oit à eux à fournir la vénaifon pour la table du roi ;
^ a * s Un jour au lieu de vénaiíon, ils osèrent lui présenterjj e ’ a chair humaine ; Sc comme il la trouva très-bonne,k c ^|Umanda qu’on lui en apportât de la même forte. LeCr r Ier du roi découvrit la tromperie ; §c ce prince°Yant q Ue ce feroit un supplice trop léger pour ceuxp î ei1 étoient les auteurs, que de les faire mourir, fitde ller Un décret, par lequel il ordonna que tous ceuxk^ofeffon, tant grands que petits , ne pourroíentbiens Douter P arm * ^ es autres habítans, jouir d'aucuns' ui exercer de profession quelle qu’elle fût; maisr ati ^manderoient l’aumône de génération en géné-rs Pat tout le royaume: qu’ils feroient regardés ded 3 £. tr g "londe , comme des personnes infâmes Sc indignescore 6 ^âoaifes dans la société civile. Ils sont même en-p as ^ojourd’hui tellement haïs > qu’on ne leur permetq u qi/ s *e de puiser de l'eau dans les puits; de forted’e n i.° nt contraints d’en prendre dans des trous , oubánde's ^ c ^ erc ^ er aux rivières. Ils vont mandier parleurs ch Atomes, femmes Sc enfans, portant leurs pots,des panie U ^ r ° ns ’ ^ eurs poules, Sc tout ce qu’ils ont dansfer nux n^'o 1 ^out d’un bâton. Quand ils viennent gueu-pendant ‘ aii ° sts » les femmes dansent Sc font des tours ,to ur ne r les hommes battent du tambour. Us fontVitesse i Un “affin de cuivre fur le bout du doigt d’uneballes en p°- yable - & ont l’adresse de jetter jusqu’à neuffiire qu’elles 1 " ’ Cn les reprenant Tune après i’autre à me-tunité en n-^^nt. Il s demandent avec tant d’impor-
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Ever l a maín p ur s * Me comme il n est pas permis dedonner on ue peut s’empêcher de leur
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contribue, à l eur entretien n" 1""°“ le mondedoitoutres, éro».__ j. . ' "s vivent mieux que les
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me , il fait livrer leurs femmes & leurs “filles à cette ca-naille. Ce châtiment est trouvé si grand , que si par unacte de clémence il lètìr donne le choix de fe précipiterdans ía riviere, ou d’être livrées à ces gueux, elles ai-ment mieux périr en fe noyant, que de tomber entreletirs mains.
La religion de ce pays est Tídolâtríe. íls adorent plu-sieurs dieux , Sc en reconnoissent un paf-dessus, les au-tres , qu’ils appellent OJfaPolla Mops Dio , c’est-à-dire, fCréateur du ciel 8c deia terre. Us tiennent que ce dieuen envoie d’autres pòur faire éxécuter fês ordres ; cefont, difent-ils, les âmes des gens qui ont vécu autre-./fois. 11 y a aussi des démons qui leur causent des mala-dies , 8c ce font les âmes des médians. Us ont un autregrand dieu appellé Buddou , auquel appartient de fauvesles âmes. Us croient qu’il est venu fur la terre , Sc quelorsqu’il y étoit, il avoit accoutumé de s’asseoir íùr un
fous
nom-
aucuns■’est de
-- a icui cimc-uen, ils yivent mieux st ueautres , étant exempts de travailler , 8c ne payant ;m-oits au roi. Tout ce qu’on demande d’eux, cíbire des cordes de la peau des vaches mortes, pour pren-dre 8c lier les éléphans. II arrive quelquefois que lorsquem roi f a ; r mourir de grands officiers, pour quelque crí-
arbre , qu’ils tiennent saint depuis ce temps , Sclequel íls l’adorent avec beaucoup de folemníté. Usment cet arbre Bogahah , le soleil 7m , la lune Handa *& regardent ces deux astres comme des divinités. Lespagodes, ou temples de leurs dieux, font en si grandnombre, qu’il est impossible de les compter. 11 y en aplusieurs d’un ouvrage exquis Sc achevé, bâtis de pierresde taille, fur lesquelles il y a des figures & des images.Ces temples font de diverses formes ; ceux qui ont étébâtis il y a long-temps , l’emportent de beaucoup fur lesmodernes, qui ne font faits qu’avec des perches 8c del’argille , Sc qui n’ont point de fenêtres. U y en a qui res-*semblent à un colombier; ils font carrés » 8c n’ont d’or-dinaire q u un étage Sc rarement deux. Les chambreshautes ont leurs idoles, ainsi que celles d’en bas. Quel-ques-uns de ces temples font couverts de tuiles, &d’autres de paille. On y voit des idoles d’une figuremonstrueuse , les unes d’argent, les autres de cuivre. Usy ont aussi des bâtons peints > des targes . des hallebar-des, des flèches, des lances 8c des épées. Ces armes nefe trouvent point dans les temples du Buddou , qui estun dieu de paix. On n’y remarque pour idoles que desimages d’hommes , ayant lès jambes croisées , vêtus decasaques jaunes , les cheveux frisés , avec les mains de-vant etix comme des femmes. Chaque pagode, ou tem-ple , a des grands revenus en terres, qui font employésà fournit la dépense nécessaire, & à préparer des sacri-fices Sc des vivres pour mettre devant les idoles. U y ade toute forte d’officíers pour en prendre foin. Outreles temples publics, plusieurs particuliers fe bâtissentdes chapelles dans leurs cours. Ce font comme des ca-binets , Sc quelquefois fi petits, qu ils n ont pas plus dedeux pieds en carré. Ces chapelles font fur un pilierélevé de trois ou quatre pieds de la terre. Us y mettentun image du Buddou , afin qu’il soit plus près d’eux, Scqu’ils lui puissent témoigner leur zele, en y allumant deslampes, en y parsemant des fleurs tous les matins, &lui portant à manger. Us tiennent que tout le bien vientde Dieu, 8c que le diable envoie tous les maux. Le plushaut ordre de leurs prêtres est celui des Tirinanxes , quifont ceux du dieu Buddou■ Leurs temples font nommésVehars. Us ne reçoivent dans leur ordre que des per-sonnes de naissance, d’un grand savoir, Sc bien élévés.Ceux-là ne font pas avancés d’abord au haut dégré deTirinanxes. 11 n’y en a que trois ou quatre choisis d’en-tre tous les autres, qui demeurent dans le Vehar, où ilsfont comme les supérieurs de tous les prêtres , qui fontappellés Gonni. Us portent tous , tant les Gonni que lesJirinanxes , une casaque jaune, plissée autour de leursreins, avec une ceinture de fil. Us n’ont point de che-veux , Sc vont nue tête, ayant à la main une espece d’é-ventaíl rond, dont la poignée est de bois, pour fe ga-rentir la tête de la trop grande ardeur du soleil. On lesrespecte si fort, que le peuple fe courbe devant eux com-me devant ses dieux. Us.ne saluent personne, & paftout où ils vont, on étend fur un siège une natte & unlinge blanc dessus avant qu’ils s’asseyent í honneur qu’onne fait qu’au roi. Us ne peuvent, ni fe marier, ni mettrela main à aucun ouvrage. Us ne mangent qu’une fois parjour, si ce n’est du riz Sc de l’eau, ou des fruits, dontils peuvent user, auffi-bien le soir que le matin. 11 leurest permis de manger de toute forte de v J an es stppre-tées pour eux ; mais il ne faut pas qu J s °“ ent ordrede tuer les animaux , ni qu’ils couler» e q n les tue.