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tons quelque connoissmce de ces deux sciences, & fontleurs médecines de feuilles qui croissent dans les bois& de 1 ecorce des arbres. ïís se purgent avec cela, 8c seprovoquent le vomissement. Ils font des cures admira-is pour les plaies Sc pour les yeux. On n’approchepomt de la maison d’un mort pendant 'plusieurs jourse crainte d’être fouillé. Les gens de condition brûlenteurs morts, asm d’empêcher qu’ils ne soient mangéses vers; mais ceux du commun les enterrent dans un*? eux qu'ils font dans les bois. Ils envelopent le corpsd une natte, Sc le portent fur un ais à l’endroit qu’ils° nt pour le mettre en terre. Quelques jours après, qu’unnomme est mort » ses amis envoient quérir un prêtre ,stui passe toute la nuit à prier Sc à chanter pour le salutde son ame , & à qui, outre un grand repas , ils fontdes présens, ensuite de quoi ils le reconduisent chezmi au son du tambour Sc des haut-bois. -Toutes leslemmes qui font présentes délient leurs cheveux Sc lesjaissent pendre fur leurs épaules. Ensuite elles mettentleurs mains derriere leur tête > Sc crient le plus hautEL U elles peuvent, en faisant valoir les vertus du mort,àc déplorant leur malheur d’être obligées de vivre fansUI ; Elles continuent ces tristes chants durant deux ouifois matins Sc autant de soirs , pendant que les hommesle contentent de soupirer. Voici la cérémonie qu’ils ob-e rvent pour brûler les gens de^qualité. On les portedehors lorsqu’ils font morts, Sc l’on couvre une cer-bune partie de leurs corps. On le lave ensuite en ver-lant dessus cinq ou six seaux d’eau. Cela sait, on couvreI e corps.d’un drap, lorsqu’on le brûle d’abord, sinon ilscoupent un arbre qu’ils creusent Sc mettent le corps de-dans , après en avoir tiré tous les boyaux Sc savoir em-baumé , en le remplissant par tout de poivre, ils le lais-lent de cette sorte dans leur maison jusqu’à ce que leait commandé qu’on l’emporte Sc qu’on le brûle,b’il est long-tems fans en donner l’ordre, ils sont un* r °u dans le plancher , Sc y mettent s arbre creux avec* e corps Sc le couvrent. Si dans la fuite le roi ordonneWon brûle le corps , ils le retirent du trou , sinon ilsjT laissent. Quand il n’est point mis dans un tronc d’ar-re creusé , on le met sur un châlit, 8c c’est parmi euxbst fort grand honneur. Ce châlit avec le corps dessus ,bien cet arbre creusé, est attaché ensuite à quatrePstiers, que des hommes portent fur leurs épaules auleu où il doit être brûlé, qui est quelque endroit émi-? ent dans les campagnes ou fur les grands chemins. Use Posent là sur une pile de bois haute de trois ou qua-re P>eds , Sc mettent encore- d’autre bois par-dessus lec f r Ps. Au-dessus du bûcher est une espece de dais , si^ est une personne du premier rang, avec des pendans,1 t °ile peinte , 8c des branches de noyer, de coco touta entour 3 Sc ils y mettent le feu. Quand tout est réduit^cendres > ils en font un monceau qu’ils entourent degW s > afin que les bêtes sauvages ft’y puissent entrer,ss b s y sèment des herbes. Ceux qui meurent de la pe-k t ?.,Vérole, de quelque condition qu’ils soient, sont. mes sor des épines fans aucune cérémonie.
. s Chinguiais ayant toujours conservé leurs loíx■on C ] lentlnes ’ ^ous quelque domination qu’ils aient été,Vg eur a aussi laissé presque toute leur maniéré de gou-soi rnetne nt, avec cette différence, que quand ils obéis-ou c\ ç UX Portugais , il falloit que leur Bandigaralla ,ans de justice, fût Portugais. II nommoit tous lesc °nso Ua,tre Mareilleros , ou commissaires , qui étoientter resd' eS ^ ar général , .Sc qu’on envoyoit dans leslln , es quatre Dijfaras, ou gouverneurs de province,tor i t f ns c baque gouvernement, où ils avoíent toute au-soj x P° Ur terminer les procès Sc différends solon lesst u i fais^ a ^ S Abaque Marcillero avoit deux avocats,sopgjer nt Ulle étude particulière de ces loix, unl es \ ïn S re ffier. Lorsqu’ils dévoient aller tenir
^ a bitans C Q 3118 U1 ? e P rov b lce > Es en donnoient avis auxon sog* S ’ n , a ^°E au-devant d’eux le jour marqué, 8c-Assises I , ecevo ' !t avec tous les honneurs possibles. Lesqui avoient t ci OUVerî:e - S ' t0US ceux ^ es villages voisinsquêtes. O n a .^ a jt e s se présentoient avec leurs re-stons Sc les testarne ç° rd ce st ui regardoit les succes-détourné quelque j,° n accusoií quelqu’un d’avoír
convaincu, on l’obl;»^,-, succession, Sc qu’il en fût°u à payer trois fois auta,iu- a n^^o'''or ce qu’il avoit pris* 3 m st ue valort la chose, ce qui
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alloít au profit du roi. S’il s’agísibit de quelques provífions prêtées par un créancier , il falloit appeller son débiteur, que l’on condamnoít à payer, si l a . dette passoi cpour constante. S’il y avoit du doute , les parties étoien^renvoyées , Sc on leur donnoit un temps pour fourni?leurs preuves. Ceux qui sont accusés de vol comparois"sent dans le même terris. S’ils confessent, on leur fajtpayer tout ce que la chose volée peut valoir, à l’estima -tion de l’accusateur, Sc il faut qu’il paye plus de troisfois autant au trésor du roi. Sî le voleur nie, on l’obligeà jurer, & voici comment .cela se pratique. S’il a desenfans on les fait venir, 8c s’il n’en a pas, 011 appelleses plus proches parens. Lorsqu’ils sont devant les jugesle voleur met des -pierres fur la tête de ses enfans , 8cprie Dieu que s’il a fait le vol dont on l'accuse, ses en-fans ne vivent qu’autant de jours qu’ils ont de pierresfur la tête. Ce serment fait , les parties sont mises horsde cour, Sc chacun paye la moitié des frais. Les meur-triers paroissent auísi pour se purger des assassinats donton les accuse , Sc pour lesquels ils se sont quelquefoisabsentés ; car s’ils étoient pris dans les soixante jours,après le crime commis , le dissiva les feroít mourir fansaucune forme de procès. Ce terme passé, il ne peut plusles punir; ainsi ils so présentent aux Aílìsos fans rienCraindre, 8c s ils confessent le meurtre, ils en sont quittespour six vingts reaux qu’ils payent au roi, Sc on les ren-voie absous. * Pûbeiro , hiít. de Ceïlan ,1. 1, c. 17.
On trouve dans l’iíle de Ceilan du Jacks , quí est auíîîgros qu’un pain de díx-huit livres , Sc qui croît sor ungrand arbre. II a la couleur verdâtre , Sc est tout hérissé depointes. Sa graine est toute éparse dans ce fruit,comme lespépins d’une citrouille. On n’attend pas qu’il soit mûrpour le cueillir, il soffit que la graine le soit assez , ce quel’on sent par un petit trou qu’on fait à ce fruit. Ils le cou-pent pat morceaux qu’íls font bouillir , Sc qu’ils mangentafin d’épargner leur riz. Ce fruit est d’un grand secourspour le peuple qui en fait une partie de fa nourriture. LeJombo est un des plus beaux fruits que l’on puisse voir,d’un blanc mêlé de rouge > comme s’il avoit été peint. IIestplem de jus, fort agréable au palais, Sc a le goût d’unepomme. H y a plusieurs autres sortes de fruits sauvagesque l’on trouve dans les bois, des Muvros qui sont rondsSc doux, Sc de la grosseur d’une cerise, des Dongs qui res-semblent à une cérise noire, des Ámbellos qui sont com-me des groseilles, 8c des Paragiddes , sorte de poire. lisont auísi dans cette iíledes noix de coco, des plantains >des bananes, de très-bonnes oranges douces Sc aigres,de petits limons , Sc des Paatarings qui ont le goût decitron , Sc qui sont plus gros que les deux poings. On yvoit trois ou quatre autres arbres assez extraordinaires.L’un est le Tallip 0 t, arbre fort droit, Sc aussi haut qu’unmât de vaisseau. Ses feuilles sont d’une telle grandeur,qu’une feule peut couvrir quinze ou vingt hom mes 8c lèsgarantir de l a pluie. Quand on a séché ces feuilles , ellesfont fortes , mais maniables. Ceux du pays s’en couvrenten voyageant, 8c mettent le bout Pointu par devant, cequí leur sert p our s’ouvrir le passage à travers les buis-sons- Tous les soldats en portent avec eux, 8c en font destentes. Quoique cette feuille soit fort grande quand elleest ouverte, elle se peut refermer comme un éventail, 8 ca lors elle n’est guere que de la grosseur du bras. Cet arbre,au sommet duquel croissent ces feuilles , ne porte du fruitque l’année qu’il meurt. Ce fruit est au haut de l’arbrequí pousse de grandes branches toutes chargées de fleursjaunes très-belles, mais dont l’odeur est trop forte. Cettefleur so tourne après en un fruit rond 8c dur, de la gros-seur de nos plus belles cérises ; mais quí n’est bon quepour semer. Le second arbre s’appelle Ketuíe. Il est droitAc porte une espece de liqueur extrêmement douce ,agréable 8c faine > mais fans aucune force. Ils la ramassonsdeux fois le jour , 8c trois fois des meilleurs arbres. Lescommuns en rendent douze pintes chaqqe jour. Us fontbouillir cette liqueur jusqu’à ce qu’elle soit réduite à unecertaine consistence. C’est alors une espèce de sucre nomqu’ils appellent Jaggory : en y prenant un peu psos depeine, ils le peuvent rendre aussi blanc que notre sucre or-dinaire , auquel il ne cède point en bonté. Les boutons decet arbre sont bons à manger, Sc ressemlent à nos noix Scà nos amandes. Le troisième arbre est so an ^ W > stu ilsappellent Corunda Gaubah. II croît dans les bois & ilsn’en font pas plus de cas que q S ^ y en a