CEL
du duc de Sully., Sc elle s’appelle depuis ce changementla Celle-Notre-Dame. /
CELLIA, ancien nom d’un lieu dont parle Sozo-mene , /. 6, Il slì à 70 stades de Nitríe d’Egypte.CELLIUM. Voyez. Selium.
CELLON, (La terre de ) pays d’Asie. La terre deLello n est marquée dans l’histoire de Judith, c. 2, v. 13 ;
la même que Chellus du même livre, c. 1 , v. 9.Or, Chellus est un canton de la Palmyrene ; ou bienChellus fera le même qu’ALLus ville de l’Idumée mé-ridionale , nommée autrement Elusa ou Chaluza.Eufebe Sc S. Jerôme mettent Allus aux environs de Pe-tra capitale de l’Arabie déserte. * D. Calmet. Díct.
CELLONiEENSES , peuple de Schytie , selonFavorin.
CELNÏUS, riviere de l’ííle d’Albion, selon Pto-lomée , /. 2, c. 3 , Cambden l’explique de Killx an , ri-vière d’Angleterre.
CELOMUM. Voyez. Gelonium.
CELON/E. Diodore, /. 7 , adfinem, nomme ainsiune ville d’Asie. Ortélius conjecture qu’elle étoit de1 empire de Perse vers la Médie.
CÈLSA r ancienne ville d’Espagne au pays des Iler-getes, selon Ptolomée, /. 2, c. 6 , ce qui ne s’accordenullement avec Srrabon , /. 3 , p. 161 , qui dit qu’elledoit être fur PEbre , où il y a un pont de pierre pourpasser cette riviere. Ptolomée, au contraire, la met versles Pyrénées bien loin de l’Ebre. Cela a donné lieuaux géographes modernes de dire qu’íl y avoit deuxvilles de même nom; Ortélius est de ce sentiment. D’au-tres abandonnant l’autorité de Ptolomée, qui s’est sou-yent trompé , disent-ils, lorsqu’il parloit de l’Espagne,ne reconnoissent qu’une feule ville nommée Celsa, situéesur l’Ebre , Sc qui est celle de Strabon. Ce qui fortifieleur opinion, c’est qu’il ne reste aucune trace de la Celsade Ptolomée, pas le moindre monument, pas la moin-dre histoire ancienne qui en fasse mention. L'autre aucontraire conserve encore íòn ancien nom, Sc s’appelleXelsa ; c’est donc à celle-là uniquement que se rappor-tent les médailles d’Auguste 8c de Tibere ,sur lesquelleslit C. V. J. CELSA , c’est-à-dire , Colonia. VíEtrix■Julia Celsa , Sc même une médaille d’Hadrien, qui porteGol. V. Jul. C. qué Tristan avoit entendue de Cala -gitris ; mais , comme le remarque le P. Hardouín , quitend cette médaille à Ceiíà, il ne se trouve personne®ntre les anciens qui dise que Calaguris ait été une co-° n ie , 8c Pline > qui sembloit le dire , étant ponctué ,S^tna il doit l’être , dit tout le contraire. Onuphre 8c^oralès disent que c’est Xelsa ; mais celui-ci ajoute quela place qu’occupoît l’ancienne ville est présentement àlieu peu connu, nommé Villa , à environ une lieuee tà nouvelle ville, Sc Antoine Augustin, /. 6. Dial.! ^ e Ce sentiment.
GKLCENSES. Pline, /. 3» c. 3 , nomme ainsi lestebuans de Celsa.
t- CELSINA, iíle entre l’Italíe 8c la Sicile, selonMariu
PPr O SINA - Voyez, l’article Curritana.
^ , LSINANIÁE ou Celsinian^ , ou Celsini/e ,
Ve ^ atin v d’une petite ville de France dans la basse Au-D e ^ e ’ a s e Pt lieues de Clermont, vers le levant d’hiver.nu lieub e si formé le nom françoís Ceaulsilange,Vovp7 ^Mel on '’Scrit présentement Saussilanges.8 c( 56 0 m0t ‘ * Bai ^ e V topogr. des Saints , pag. 572
MONS , montagne dont parle Ger-tompn S ’j> A ns 3 tra duction libre qu’il a faite des phé-Fifle /Vo ratl j s - Ortélius conjecture qu’elle étoit dansNnic / hl °’ * a j ou te que le même auteur lit Celi-r>as 3nS Un autre passage, Sc demande si ce ne seroítCFT q?îï tÌon ?" à Pelihíus.
On pu t™ 1 ’ Fîtite ville d’Espagne dans la Bétíque.entre CorpI^ en Andalousie près de Pennaflor,
Rodericus C 6 ev dle , selon Baudrand, qui allégué
CELSlTANr
selon Ptolomée. ' ancien Peuple de l’ifle de Sardaigne,
celtes
a des significations digà^^à F Europe ; mais ce motqui l’ont employé. Les an 6 ^ 8 ’ í ' e * on les divers auteursde Celtique, *c. en de Celtes,
U Ula ge , en parlant de tant de pays
CEL 295*
que de íçavans hommes ont inféré de - là que c’étoit lenom général de l’Europe. Ortélius a fait une carte del’Europe ancienne avec ce titre : Europam five CelticarrtveteremJìc dejcrièere conabar Abrahamus Or.telius. Voi-ci ce qu’íl dit au revers deía carte, in parergo ,où, aprèsavpir rapporté divers sentimens fur les anciens noms Scleur origine , il ajoute, Ptolomée, /. 2, Quadripartiti ,a mieux rencontré à mon sens , lorsqu’il a écrit que cettepartie du monde a été nommée en général Celtique,du nom du peuple qui l’habitoít; car elle n’a presquepoint de pays où il n’y ait eu des Celtes. Hérodote enmet en Espagne vers l’occident, au-delà des colomnesd’Hercule ; Strabon en met près du fleuve Baetis , c’est-à-dire, près de Guadalquivir. Pline range les Celti-ques Praìsamarces fous le département de Lugos,Sc d’autros surnommés NerieïíS fous celui de Tarra-gone. Dion Sc Xiphilin comptent entre les Celtes léshabítans de la Cantabríe Sc de l’Asturie. Pline met laville Celtíca dans le département de Séville. Antoninplace Celti 8c le promontoire Celtique chez les Artabres.Peu de géographes ou historiens ont parlé de l’Espagnefans faire mention des Celtibériens. Le sentiment una-nime des historiens est que le nom de Celtes a été celuides Germains 8c des Gaulois. Selon Dion, les Celteshabitent aux deux cotés du Rhin. Selon Appien, ils fontdans la Gaule Cisalpine, c’est-à-dire en Italie- Le mêmeSc Strabon la placent sur la mer Ionienne, c’est-à-dire,Adriatique. Silîn S Italiens dit aussi que les Celtes, peu-ples nombreux , habitoient près du Pô. Antoníus Libe-ralis en met dans l’Epíre ; Etienne trouve des Celtesau mont Hiemus , Sc Arrien auprès de l’Ister ; Strabondans la Mcesie, pays voisin. Ce dernier dit aussi que lesCeltes étoíent mêlés avec les Illyriens 8c les Thraces.II dit qu’il y en avoit encore fur le Borystene. Aristotedans son livre du monde , joint les Celtes aux Scytes ;c’est de là que Strabon 8c Piutarque ont fait les Celto-Scythes dont ils parlent. Ce dernier, dans la vie de Ca-mille, veut que les Galates, peuple qu’il dit être des-cendu des Celtes , ayant franchi l’océan septentrional,parviurent jusqu’aux monts Riphées. Strabon dit, que,de son tems , toutes les nations septentrionales étoíentappellées Celtes. Piutarque , dans la vie de Maríus ,commence la Celtique à la mer extérieure ou Atlan-tique , 8c l’étend vers le septentrion , 8c delà jus-qu’aiix Palus Méotídes. Mêla donne le nom de Celti-ques aux istes Caffiterides, que l’on prend communémentpour l’Angleterre. Ephorus ancien géographe , cité sou-vent par Strabon, partageant la terre en quatre parties,dit que l’orient est possédé par les Indiens, le midi parles Ethiopiens, le nord par les Scythes , 8c l’occident parles Celtes. Le fcholiaste d’Apollonius donne au golfsHadriatique le nom de Celtique , Sc Lycopliron décrit,un lac nommé Celtos, près des Bouches du Danube.
Telles font les raisons qui ont porté Ortélius à croireque le nom de Celtes a été général à tous les peuplesde l’Europe. Cluvíer resserre un peu cette idée ; solenlui, German . antiq. /.!»<■• 2 » la Celtique comprenoitl’Illyrie, la Germanie , la Gaule, l’Espagne Sc les istesBritanniques ; ainsi il semble en^retrancher tout ce quiest à l’orient de la Vistule, la Thrace, la Macédoine,la Gréce, le Pélopponese & l’Italíe ; où pourtant les an-ciens ont mis des Celtes, comme on vient de voir. IIprétend qu’Ascenez , arriere-petit-fils de Noé, après ledéluge , s’établít avec ses fils Sc ses descendans dans laCeltique; c’est-à-dirè, selon Cluvier, dans l’Illyrie, laGermanie, la Gaule, l’Espagne 8c les istes Britaniques,de sorte qu’il est le pere commun des Celtes ; que cespeuples n’avoient qu’un même langage , varié feule-ment par des dialectes > qu’ìls ne faisoient même qu’unefeule nation, jusqu’à ce qu’enfin elle se partagea en plu-sieurs , qui eurent chacune leur nom particulier.
La nation Gauloise conserva le nom de Celtes pluslong-tems que les autres. César, de bello Gall. P a /. ta 'géant la Gaule en trois , dit qu’une partie est possèdespar les Belges, une autre par les Aquitains , Sc la troi-sième, par le peuple, qui s’appelle les Celtes en a pro-pre langue, Sc que nous appelions Gaulois dans a notre.Paufanías . in Alliais , dit : enfin on est convenu de lesappeller Gaulois taaataC ; car anefennsmen^ e nomde Celtes étoit celui qu’ils prenoient eux-memes , &que les autres leur donnoíent.