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;i même origine , îls se font presque toujours traités de"freres, Sc c’est peut-être delà qu’est venu le mot deGer-**mani que les Romains leur ont donné, comme fa fort33 sien remarqué Strabon ; pour marquer qu’ils étoíent33 comme freres des Celtes ou des Gaulois s quoique cela33 nefoi t pas fans difficulté. Voilà, monsieur, un sommai-33 te de l’ouvrage que j’espere donner au public, Scc. «.
Je le répété , c’eíl dommage que le pere Pezron soit^ert avant que de publier les preuves fur lesquelles toutC Ç système est établi. Nous saurions jusqu’à quel pointe Ues méritent l’acquiescement des gens de lettres. Je mecontente d’un petit nombre de réfléxíons , outre cellesstne j’ai déja inférées dans le texte entre deux crochets£]• Ce pere distingue'primitivement les Celtes des Teu-tons , 8 c croît que ce font les seuls Gaulois tjui font lesVrais Celtes. Bodín yméthod. hijìor. l’avoít soutenu detnême, 8 c Cluvier , G&rman. ant. I. i, c. q, a fait ses ef-forts pour le réfuter. Le pere Pezron ayant suivi les tra-ces de Bodín, Leíbnítz aprétendu que les Teutons étoientles plus anciens Celtes.'Prévention des deux parts com-je crois. Les Teutons étoient Celtes comme les au-tres , Sc il est bien plus vraisemblable de dire que le motCeltes étoít le nom d’un peuple particulier avant qued être celui de divers peuples , réunis fous cette domina-tion, Oa ne peut affirmer quelle région a été nomméeCeltique la première ; mais les Gaules en général Pontconservé le plus long-tems. L’Espagne se nommoít déjaEspagne, 8c la Germanie étoít distinguée de la Celtique,sots que les Grecs Sc les Romains appelloient Celtes lesGaulois en général. Ce nom eut ensuite une significationplus resserrée, 8c on ne le donna plus qu’à une partie desGaules, quimême le quíttapour en prendre un dérivé dun °m de Lyon fa capitale. II n’étoit pas fort nécessaire defaire venir les Celtes de la Scythie en Phrygie. Toute^antiquité convient que les Celtes ou Gaulois passerentdes Gaules en Italie , en Grece, Sc dans P Asie Mineure,où ils eurent même une province , qui, a cause d’eux,fut nommée la Galatie. L’étymologie du nom des Ger-mains, quoique remarquée par Strabon , n’en vaut pasmieux pour cela. J’en donne une plus juste au mot Ger-manie. Les fçavans d’Allemagne ne pouvant nier que'-cifej', Galates Sc Gaulois , ne soient le même nom , di-versement exprimé par divers peuples, fe sont avisés deoire qu e l e mot <j e Gaulois a été anciennement communaiix peuples des Gaules Sc de la Germanie; 8c dans leond il s ont raison , pourvu qu'ils fe fervent du mot deeí tes. Car les Teutons ou anciens Germains étoient Cel-te r> auffi bien que les Gaulois ; mais personne de Pantí-^ u *té n’a appelíé les Teutons Gaulois , si ce n'est en par-ant de quelques irruptions , où les deux peuples ayantste egale part, P armée étoít nommée du nom d’un desqui la compofoient, ou du nom de Pauti e de ces^ emes Peuples, ce qui est arrivé à Florus, /. 5, c. 34,3 S> dans une même narration. Ce sentiment que lesavcffi 0 ' 11 ' ° nt àé aussi'nommés Gaulois par les anciens,n’a 1 et ^ tourné en ridicule par Cluvier, l. 1, c. 10. Celaten J? aS em pêché plusieurs écrivains allemands de sou-l . cette opinion. Coccéíus Sc Spener, notit. Germ. ant.Porte d 4 ’^ 124 ' soat de ce nombre ' dernier en rap-d e i a f u ? P r euves également frivoles. L’une est tiréedit-ïi e °^ ra P b sode Volaterranus,/• Z , soif. Les anciens,Germain® 1 ^Epellé d’un même nom les Gaulois Sc lesmains les ' SS Orées les appellent Celtes , Sc les Re-trouve d-in® o^^Ent Gaulois. La même observation serome du recueil'rUo f crit de Glaréanus inséré au premierve S sont-r I ' ,0? ^chardius. De bonne soi, quelles preu-dî ces Ap 6 3 'j n d’antiquité si reculée l’autoritécompter !! modernes est si peu de chose, qu’on la peutancienne le ^ ns ^justice. En fait de géographieta nt qu’il'est p en Vî nent d 'un moderne ne prouve gu’au-ce q Ue Volateir C *~ Ur l es témoignages anciens , 8c c’estrvs à démontre?* 1 »’ Glaréanus, ne songent pas mê-Celtes étoit" “ ro e £ om - so Jur. publ. p. 10.peuples disceW^ 1111 commun à un grand nombre deprouve l e térno; S ^ j ro P e âc en Asie. C’est ce quenies , ou simpi er f des anciens. Si ce font des colo-que tons les peuplé râes d’un nom général à pres-ficile de prouver. Le rjT Uro P e 3 c'est ce qu’il est disrapporté ci-dessus, n’ayant me du ,P. ere Pezron, que j’aí
piiisse faire juger de fa foliditI eC , 01 . aucur \ e preuve quiJ b omdité, n a jusqu’à présent que
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íe mérite d’une conjecture ingénieuse. L’opíníon d’Or-télíus fur l’étendue de la Celtique , me paroît plus vrai-semblable que celle de Cluvier, qui ne dit rien de fortconvaincant ponr la resserrer précisément dans les bor-nes qu’il lui donne. Ce qu’il y a de certain touchant laCeltique , c’est que la Gaule d’en-deçà les Alpes a étédivisée en trois parties ; savoir , l’Aquitaine, jusqu’à JaLoire; la Celtique,depuis la Loire jusqu’ala Seine; laBelgique, depuis la Seine, jusqu’au Rhin.
La Celtique est la même qui a été nommée dans lafuite Lyonnoise, Sc qui ayant changé de bornes a été sub-divisée en Lyonnoise, premiere > seconde , troisième,quatrième Sc cinquième. Voyez, au mot Gaules.
i- CELTI , ancien lieu d’Espagne , entre SevilleScMérida , selon l’ítinéraíre d’Antonín , entre Afligi ScRegiana , à víngt-sept mille pas de la premiere, Sc qua-rante-quatre mille pas de la seconde. Pline , /. 3 , c. i, lanomme auffi dans un passage fort corrompu dans les an-ciennes éditions , Sc rétabli par le P. Hardoui ia metà la tête des villes qui étoíent de la jurisdiction de Seville.
2. CELTI, KsAtoì ancien peuple de l’Espagne, dans laBetique, assez près de Guadalquivir, felcn Strabon, citépar Ottelius. Je trouve dans sédition de CafaubonZ »p. 153 3 non P as Celti ad B&tim ou circa Bstim , maïsCeltici ad fluvium Anam , c’est-à-dire les Celtiques d’au-près de la Guadiana.
CELTIBERES , selon Ptolomée, /. 2 , c. 6 , ancienpeuple de PEspagne Tarragonnoife, selon lui leurs vil-les étoient
Belsinum,
T uríaso,Nertobriga,Bílbilis,Arcobriga,Cefada,
Medîolum »Attacum,Ergavíca,Segobriga,Condabora,Burfada »
Laxta
Vaiería,
Istonium,
Alaba,
Libana ouLoebana,Urceíà ,
Ils étoíent à l’oríent des Carpetanî ; Pline , /. 3 , c. 3 ,donne pour capitale de La Celtiberíe la ville de Segobrí-ga. Cellarïus, geogr. ant . /• 2., c. 1 , a raison de remar-quer que la Celtibérie, a eu tantôt plus Sc tantôt moinsd’étendue ; qu’elle étoít d’abord plus grande; mais queles guerres des Romains la resserrèrent.
1. CELTICA , ville d’Espagne , selon quelques édi-tions de Pline. C’est la même que Celti. Voyez, ce mot.
2. CELTICA. Plutarquedonne le nom de,Celtique,à un vaste pays q u ’il décrit ainsi : dautres disent que laCeltique , à cause de la, profondeur &de la vaste étenduede son continent, quis’étend depuis lamerOcéane Sc lesclimats septentrionaux , vers le levant jusqu’aux PalusMéodites , touche d’un côté à la Scythie Pontique, 8cqu’à cause du voisinage , ce s deux nations fe mêlèrentensemble, (savoir, les Címbres 8c les Teutons) Sc sor-tirent de leurs pays,non pas tout à la fois , ni tout de fui-te, mais chaque année vers le printems, Sc que gagnantpeu à peu du terreín parles arrrçes, après plusieurs annéeselies traverferent ce grand continent de P Europe, Sc en-fin arrivèrent en Italie. C’est pourquoi , bien qu’elíeseussent plusieurs noms dífférens, selon la diversité despeuples qui les compofoient, toute leur armée fut pour-tant comprise sous un nom général Sc appellée les Cel-to-Scythes. * ln Mario , de la traduction de D acier ,t. 4 » P- to8.
3. CELTICA , ce mot pris dans le sens de l’Europeou de fa plus grande partie. Voyez. Celtes.
CELTIQUE, pour désigner une partie de l’an-cienne Gaule. Voyez Gaules.
CELTICI, peuple de P ancienne Espagne. II confinoitàlaLusitaniefelon Pline, Z. 3 , c. 1. Strabon, l. 3 , p. 153 ,en parle auffi. Le P. Plardóuín croît que leur pays est cettepartie de l’Àndalousie, qui est au-dessus du Guadalquí-vir, jusqu’au bord de la Guadiana > 8c où est la ville deBadajoz. Pline les fait venir des Celtibériens établis dansla Lusitanie.
CELTICI MIROBRIGENSES ; Pline, /• 4 ■ f 2Z .'
dit : Mìrobrigenses qui Celtici cognominantur , ses habi-tans de Mirobriga, surnommés Celtiques. Quelques-unscroient que Mirobriga est présentement Cutdad Kodri-go. Ambroise Moralès dit que c’est Afalatrtga, lieu voi-sin de Gíudad Rodrigo. ,
CELTICI NER.LE. Pline, /• 4 > c - 20, donne le fur-
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