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Tome second. C - F.
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CER

CERINES , ville de l’ísts de Chypre ; on I’appelloítautrefois Ceraunia. Elle est fort petite Sc fans défense,.la plus grande partie des murailles tombe en ruine, en-íorte qssil n 5 y r este rien de considérable qu’un port degalères , & un château assez fort. C est delà qu’on partpour aller dans Carmanie & dans la Natolie : à une heuredela est le magnifique bâtiment de la paix , ou des che-valiers duTemple5 &à trois lieues de la même ville ,° n trouve un beau monastère de religieux Grecs, bâtiEu quelque maniéré à la Françoise : ils ont quelques cel-lules au bord de la mer, ou ils pêchent force poisson. Leprincipal revenu de ce monastère est en coton , que portetoute la campagne voisine. II n’y a que ce château ouforteresse de Cerines du côté du nord, parce que Pistey est moins ouverte que du côté du levant ou du midi :cette ville a été un évêché suffragant de Nicosie. * Corn.dict. Le Brun , voyage du Levant.

CERINEUM ,ou Cerinium. Ployez. Ceronia.CERINTHUS , ville maritime de Gréce, dont par-^^omere en son Iliade , /• 2. Les belliqueux Abantesd Lubee qui habitoient Chalcis, Eretrie 8c Hystiée, fer-tile en bons vins ; la maritime Cerinthe Sc la haute villede Díurn » Cariste & Styre , étoient conduits par Elphe-uor. Cela s’accorde avec les géographes Sc historiensanciens, Strabon, L 10, p. 446; Pline, /. 4, c. 12, Sc0rn ^ e > f- ? » c. t 5 > stui donnent cette ville à PisteLuboée, Strabon, dit que c’étoít une petite ville auord de la mer. Philargyre ,adl .3. Georg. pourroit biens ette trompé, quand il dit qu’elie étoit de la Béotie ; ilAjoute que i’herbe appeiiée Cerinthe prenoit son nomdelà, Eustathe sur le second livre d’Homere, dit, d’Et-Io Pia; , ville de Béotie , qu’elle avoit autrefois été nom-tt'ce Cerinthus.

CERlON IA ou CeriNjE , lieu particulier de la villedo Rome, selon Varron.

CERJSOLES, village d’Italie, en P émont, fur une•Colline 3 que les habítans nomment C eresoles ,au comté-àst, à cinq milles d’Albe, Sc à quatre de Querasque ,ea tirant vers Carmagnole. Les François y gagnèrentvictoire fur les Espagnols, qui y furent défaits le 14a 1544, par François de Bourbon, duc d’Anguien,feulement de 22 ans. Alfonfe d’Avolos, marquis de^ Ua ft> qui coœmandoit les Impériaux,y fut blessé, per-tzooo hommes tués fur la place, fans compter un^ ? n d nonabre de prisonniers. Les François, parmi les^ es & tout le bagage qu’iis prirent, trouvèrent plusst°°° chaînes , que le marquis de Guast avoit faitì porter pour les enchaîner. De Thou, Mezeray.

I- CERISY, abbaye de'France, en basse Norman-Lq’ în latin Jancìus Vigor Cìriacenfis, selon Corneille.Villes bénédictins, au diocèse de Bayeux, entre laro ,e ce nom Sc celle de S. Lô, Sc dans une forêt aussif 0 ,? ee de Ceriíy , à quatre lieues de Bayeux. Elle futp ere e ^ P a r Robert le Magnifique , duc de Normandie ,rand Ouillanme le Conquérant, vers Pan 1032. Du-°nt é J^‘£teux de S. Ouen de Rouen, Sc Almonde, enmier 4 es premiers abbés Herman, dans le tome pre-j_ 0 de son histoire de Bayeux, imprimée à Caen ena fie à \ c l ue Hugues II, trentième évêque de Bayeux,ra PPort^ li sudation de i’abbaye de Ceriíy, Sc qu’il estévêqu^" j ans ^ es aéìes de la vie de S. Vigor, huitièmefìen , Bayeux, qu'à la priere d’un nommé Volu-évêque de un ^ omrne f° rt riche, S. Vigor, alorsbeaucoup élo^ eiIX ’ délivra ses terres, qlii n’étoient pasqu,' y causoît'a st ^ es à cette ville , d’un horrible serpentber par terre 6 € r ands ravages ; 8 c que Payant fait tom-ii lui attacha ^frimant fur lui le signe de la croix,de fan ramno n êîole au cou, 8c le mit entre les mainsriviere n-a™ 100 ’ Théodemís , qui le noya dans ladela Gœrcr J;//' e \£ Cette Eístoiie ressemble bien à cellefut lt ' g t ° nt i° parie i lVticle de Rouen. ] Ceeil teconr.oifTance fd -1 Bdéraeion de ce bienfait.

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tance & de S.Ló. II y a plus de 500 métiers de toiles Scde coutils , qui en font la richesse & le trafic ; ce qui faitque la moitié du terrein est semée de li n . On y tientmarché tous les samedis ; il y a un très-beau château Scd'agréables dehors. Le seigneur présente à la cure, quivaut près de deux mille livres. Les P. Réformés y a voientautrefois un temple.

CERIXES, ( Les ) habítans de la ville de Cere. Ilsreçurent dans leur ville les vestales qui s’enfuyoient deRome à l’arrivée des Gaulois. Pour reconnoître ce bien-fait , les Romains leur accordèrent le droit de bourgeoi-sie , fans pourtant leur accorder le droit de suffrage dansles assemblées. Delà vient l'expression in cerìtum tabulasrcferre aliquem ; priver quelqu’un du droit de donner sonsuffrage.

CERMA. IIsemble, dit Ortélíus, que ce soit unenation Persane , selon Agathias , /. 4.

CERMALUS. Voyez, Germalum.

CERMATjE, nation d’Asie. Cedrene dit, qu’elleétoit ennemie des Agareniens. Ce mot signifie peut-êtrele même peuple que Germa.

CERMORUS » golfe & petite ville ou bourg de laMacédoine, aux frontières deThrace. Pline, L 4,r. 10,la met entre Pojtdium Sc Amphipolis.

CERNAI EN DORMOIS , ville de France, enChampagne » a huit lieues de Reims, à quatre de sainteMenehout, Sc à pareille distance de Grandpré.

CERNANT. Les auteurs du dictionnaire de la Fran-ce , nomment ainsi une riviere de Normandie, qui íejette dans la Carentonne à la Trinité. Je crois qu’il fautdire Ternant. C’est ainsi que s’appelle le village oh ceruisseau a fa source. II passe au bourg de Montreuil, Sctombe dans la Carantonne, entre la Trinité & S. Vin-cent de Riviere, deux villages du pays de Ouche.

CERN AY - LEZ - REIMS, village de France, enChampagne , à l’orient de Reims ; il est fort peuplé , Scon y compte près de douze cens habítans.

i. CERNE. Pline , Ptolomée Sc Denys le Periégete,nomment ainsi une iste de l’Ocean. Pline, /. 6 , c 31»rapporte le sentiment des divers auteurs , íâns trop vou-

loir

que

que ces»- --- lc eS£ en considération de ce bienfait,l’on fonaE g r Ur i d °r n - a á S -'Vigor fa terre de Ceriíy, oùUne célèbre kl ^ U!îe Un m ° n astere , qui est maintenanttion de ce S Une église bâtie fous l’ínvoca-

& l’éfrlise surenf V j^ Ue '-^ ans * s siécle, les maisons

bert I. surnommé^ ieS Normands; mais Ro-

fes biens pour rétablir Y§ n ifique, employa ses foins , Sc

v 2 - cerisy-mòntpim^xt 8 u CorneiLle - ' Dict -

' 0rt aandie, au diocèse de'Con^í! ' Û ° Ur f- de France > en

outance, a z lieues de Cou-

garantir ce qn’ils disent. A l’opposite dix Sein Persi-, on nomme Cerné une iste située vis-à-vis de l’E-thiopie; on ne s’accorde ni fur fa grandeur, ni fur fadistance de la terre ferme; cependant on prétend qu’elleest peuplée d’Ethíopiens. Ephorus dit que les vaisseauxqui partent de la mer Rouge, n’y sauroient aborder àcause des grandes chaleurs qu’ils trouvent au-delà decertaines colomnes; c’est le nom que l’on donne à cer-taines petites isles. Polybe met l’isie de Cerné à l’extré-mité de la Mauritanie, vis-à-vis du mont Atlas, à huitstades [à un mille] de la terre ferme. Cornélius Neposla met a la même hauteur que Carthage, à un mille ducontinent, 8c ne lui donne pas plus de deux milles decircuit. Ptolomée connoît une iíle de Cerné dans l’O-céan près de la Libye, à 5 stég. de longitude, 8 c à 25deg- 40 min. de latitude- Pour Denys le Periégete ,'ucr.r219 , il fe contente de dire que les’ Ethiopiens habitentles extrémités les plus reculées vers l’Océan auprès deCerné. Eustathe , fur ce vers de Denys, rapporte diverssentimens aussi bien que Pline , entr’autres celui dupoète Lycophron, qui la met vers le levant. Polybe lamet au couchant, comme ou a vu , 8c Denys la met aumidi; ils ont tous raison, & elle est véritablement dansces différentes situations à l’égard de divers points de laterre; le malheur est qu’ils ne font point assez marquéspar ces auteurs pour rien déterminer. Le P. Hardouindit: je ne doute nullement que la Cerné de Pline, deLycophron , ou de Denys , ne íoit l’iííe de S. Laurent,autrement de Madagascar, 8c que ce ne soit la mêmeque la Menuthias de Ptolomée , /. 4 , c. 9. Fort bien ;mais que deviendra la Cerné de ce même auteur, de la-quelle nous avons déja parlé ? Je loue extrêmement lesavant homme qui a dressé les cartes géographiques , fé-lon le système du Períegéte pour sédition d’Oxford-jNesachant où mettre cette iste dans une si grande obscurité ,il l’a mise en bas hors de la carte avec deux autres donton ne connoît pas plus la position. Ortélius , dont la mo-destie étoit aussi grande que le savoir , avoit pratiqué lemême usage. Si nos modernes lefùíyoíent, on^verroitbien des noms géographiques quitter a place qu on leuradonnée au hasard dans une carte pour palier a la marge.