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Tome second. C - F.
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gïo CER

2. CERNE, étang ou lac d’Ethíopie prés de FOcêati,selon un ancien fcholiaste , cité par Casaubon dans íèsno.tes fur Strabon , /. i.

3. CERNE. ancienne abbaye d’Angleterre , en Dor-íètshire , à cinq milles Sc demi, 8c au nord de Dorches--ter, près -cfe la source d’une riviere qui paíle a Dor--chester.

; 'CERNEATIS. On croît que Lycophrona nomméainsi l’ifle de Corse » que les Grecs nommoient commu-nément Cyrntis.

CERN ETANI, surnommés Mari ani , selon Pline,

/. 3 , c 5- Dans sédition du P. Hardouin , on lit Ce-reatini , qui Mariant cognominantur. Quoi qu’il ensoit du nom , c’étoit un peuple de la Campanie.

CERNETS ouZernets , gros bourg de Suisse, chezles Grisons, dans la communauté de la basse Engadine;on y volt une belle eglííè, ornée de colomnes de mar-bre; il y a un bain d’eau minérale. De ce bourg dépendPuffalora £ Pes Falarius ] où il y a une fontaine defer 8c le château de Wildenberg, qui est la maison d’ori-gine des *NN. de Planta. On trouve près de-là des mi-nes de fer qui ont quelque peu d’argent mêlé. * Délicesde la Suifftf _p. 628.

1. CERNICH ou Czernich. De Piste écrit Csêr-hetz , riviere de Hongrie. Elle a fa source au comté deCreits-, qu’elle sépare du comté de Zagrab, puis elle sejoint à diverses autres rivières , avec lesquelles elle va,entre la Croatie Sc l’Esclavonie, tomber dans la Save.

2. CERNICH ou Czernich , selon Baudrand , c'estun bourg du royaume de Hongrie, dans l’Esclavonie , furJa riviere de Cernich , entre la ville de Poílega Sc cellede Gradischa. De Piste met entre ces deux villes le châ-teau 8c non pas le bourg de Czernick, mais fans riviereSc trop loin de la riviere de Csernetz., pour qu’il ait riende commun avec elle. Quoi qu’il en soit, on doute si c’est-là qu’il fam chercher I’Inicerum ou InceruM 6esanciens.

•CERNU, petite ville d’Afrique, au royaume de Ma-roc , dans la province de Duquela, à trois lieues de Safie ;elle est fermée de murs, selon Marmol, t. 2, /. 3 , c. Zy,p. no, Sc appartenoit à Cidi Yahaya; elle fut détruitepar le frere du roi de Fez,lorsqu’il vint dans cette pro-vince. Elle est dans une situation avantageuse, 8c s’estrepeuplée depuis que Safie a été abandonnée par les Chré-tiens, parce que le pays est bon Sc fertile en bleds Sc enpâturages.

CEROBETHRUS. Fô^Corura.

CERON, pays dans PAssirie , fertile en bois odori-férans, ou Joseph dit, que l’on voyoit de son rems lesrestes de P Arche de Noé. JoJ. ant. Liv. 20, chap. 2.

CERON , fontaine de Hestiéotide, contrée de laThessalie. Pline, /. 31, c. 1, & quelques autres auteurs,ont écrit, que les brebis qui en bu voient de venoient noi-res. Qrtél'ms attribue l’Hestiéotide à l’Eubée ; mais leP. Hardouin prouve qu’elle étoit de la Thessalie. Isidorequi rapporte le même fait, nomme la Thessalie en géné-ral au lieu du canton particulier. Le même Ortélíus ob-serve que cette fontaine est nommée Cireus par Stra-bon, Gerbes par Aristote.

CERONES, ancien peuple de l’ifle d’Albion , selonPtolomée , /. 2 , c . 3. Cambden croit qu’il occupeAssyNSHIR- e , contrée d’Ecosse, fur la côte septentrionaleprès du lac Assyn. Ce canton est nommé Assynthumfur quelques cartes : c’est un pays fort haché de baies &<le petits golfes , comme le remarque Cambden. II nefaut pas le confondre avec les Créons.

CERONíA , ancienne ville de l’ifle de Chypre, selonPtolomée, qui écrit £■?*«* d’autres auteurs ont nommécette ville CerauNia. 1 line dit CERiNiUM,ce qui ap-proche plus du nom moderne qui est Cerines. Voyez, cemot.

CEROPELLfE > l ieu quelque part vers la Thrace,selon Jornandes. C’est un de ceux que les Romains don-nèrent aux Goths pour habiter. * De reb. Getic. c. 56.

CEROPHAil, ancien peuple de 1 Astique propre-ment dite, sèlonPtolotnée , L 4» c - 3‘

CEROSSUS , lieu de la mer Ionienne , entrel’ifle Melité ( aujourd’hui Meleda dans la mer Adriati-que) & la Macédoine. Apollonius en fait mention auIV e livre ; on ne scait si c’étoit une ifle.

CEROUPATEQUA , riviere de l’Amérique méri-

dionale ; elle a fa source dans les montagnes de la Guîaí.ne, 8c descend dans la riviere des Amazones, au-dessusde Coropa ; c’est fans doute la Curupatuba de De l’ifle.

CERRAS ou Ce r r m, ancienne ville ou dans laThrace, ou dans l’Illyríe. Jornandes écrit que ce fut encet endroit in civitate Cerras, que Théodemir, roi desGoths, tomba malade, 8c mourut peu après avoir fait lapaix avec les Romains.

CERRATO. ( S. Pelage ) abbaye d’hommes ordrede Premontré en Espagne , dans le royaume de Léon,au diocèse de Palencia.

CERRETANI, ancien nom des habitans de la Cer-dagne. Voyez, cet article.

t. CERRETO, quelque François écrivent Cerret,abbaye d’Italie ,dans le Bergamasque. L’historien de l’or-dre de S, Benoît en parle ainsi , /. 5 , c. 78. Du tems deGaribald, évêque de Bergome, ( Bergame ) l’empereurCharles le Gras ayant été guéri d’une maladie par l’in-terceffion de S. Alexandre, patron de la cathédrale de cediocèse , laquelle avoir perdu une partie de ses biens »unit à cette église la petite abbaye de S. Michel de Cer-ret , qui étoit tellement déchue, qu’elle n’avoit presqueplus de forme de monastère ; 8c toutefois il ne fit cetteunion qu’à condition que l’on y entretiendroit douze re-ligieux Sc un abbé, qui y feroient l’office Sc y serviroíentDieu sous la régie de S. Benoît ; commettant pour la ré-tablir un officier de la cour nommé Autprand , qui leurdonneroit les terres les plus proches du monastère, Scaprès la mort dúquel l’abbaye seroit entierement soumiseâ la cathédrale de Bergome. Ce prince marqua de plusque si le revenu de ce monastère venoit à s’accroître parles oblations des fidèles , il souhaitoit que l’on y aug-mentât le nombre des religieux ; c’est ce que portentdeux chartres expédiées en son nom l’an 883. * Ital.Sacr. t.4, p. 593, 597.

2. CERRETO, bourg d’Italie, dans l’Etaf de l’Eglise,en Ombrie, sur la Nera, au pied de l’Apennin, Sc aux-confins de l'a Marche d’Ancone , à quinze milles deNursia au couchant en allant vers Spoléte. Ce lieu est lapatrie de Louis Pontanus jurisconsulte célébré.

CERRHÁsUS CAMPUS , campagne de Grece, àtrente stades de Delphes, selon Phavorin, qui cite Es-chine.

CERRITO , grande bourgade du royaume de Na-ples , en la terre de Labour, sur les confins de la princi-pauté ultérieure , au pied des Monts ; l’évêque de Teiesày fait sa résidence. Il y a une fabrique de draps grossiers.Cerrito est à dix-huit milles de Benevent vers le cou-chant d’été, & à vingt-cinq de Capoue.

CERS , petite ifle de l’Océan, fur les cotes de France,'à l’orient de l’ifle de Grenezey, au midi oriental de celledeHerms. Le canal qui est entre elle Sc cette derniere »s’appelle le grand Ruau; la côte du nord-est est bor-dée de plusieurs écueils. Au midi de l’ifle de Gers est unepetite presqu’iíle , nommée le petit Cers. Voyez. l’articíeSark. Toutes ces ifles , quoique situées fur les côtes deFrance, font fous la domination angloise.

CERSILLA, maison royale des rois de France. Elleétoit située fur le bord du Rhône, ruisseau qui se perddans le Crou assez près de l’abbaye de S, Denys. On a uitacte du roi Eudes, en date de la vu année de son régne,où elle est nommée Fiscum nofìrum, c’est-à-dire notremaison de campagne; on la nommoit aussi Sarcella-De re diplomat. 1 . 4. c. 35. p. 273.

CERSONA. Marianus Scotus 8c Freculphe disent ( a ) îS. Clément Pape fut envoyé en exil au-delà de la merNoire, dans un désert voisin de la ville de Cerfonne, dansla province de Lycie. Cette province n’a rien de commuéavec la mer Noire. Baronius > ad ann . 100. dit que cesaint fut relégué à Chersone au-delà du Pont, mais sa nSparler de la Lycie. Le P. Pagi dit ( b ) : Après avoirgo^verné l’église de Rome neuf ans onze mois 8c 12 jours ’il se démit du pontificat l’an 77. comme le marqueEpiphane, H.tres. 27. Ne Rappliquant plus ensuite q u *

la prédication de l’évangile, 8c convertissant beaucoUP

de personnes à la foi de Jesus-Christ, il fut relégués^l’ordre de l’empereur Trajan, dans la Cherfonnese * * ^rique, où il trouva deux mille Chrétiens condamnés^travailler aux marbres , 8c qui étoient fort incoM^odu manque d’eau. Platine se contente de dire que 8- fment fut transporté dans une ifle. Les actes recueil >s P