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Tome second. C - F.
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CHA

à S. Ambroise, & continuant son cours vers l’orient, eliearrose Bagnols , & va íè perdre dans le Rhône , un peuau-dessus de la Tave. Cette rivíere est Aurifère » c’est-à-dire du nombre de celles qui roulent de l’or. Toute petitequ’elle est, elle ne le cède, niau Rhin, ni au Rhône, fur laquantité de ses paillettes d’or. Dans plusieurs lieux de soncours, on trouve par tout, à peu près également, des pail-lettes, communément beaucoup plus grandes que celles duRhin & du Rhône ; la maniéré de ramasser ces paillettes& de les séparer du sable , est la même que j’ai décrite aFarticle du Rhin ; la seule différence qu’il y a, c’est queles laveurs de celui de la Ceze - étendent fur leurs plan-ches de petites couvertures de peau de chevres , les au-tres de crin, 8c les autres de laine. Les paillettes de cetteriviere, plus grosses que celles du Rhin, demandent pourêtre arrêtées de plus hautes & de plus fortes digues. *Mém. de L’Académie des Sciences, ann. 17x8 ,p. 87.

CEZIMBRA , ville de Portugal, dans la provinced’Estrerriadure, à quatre petites lieues deSetubal, Sc àpareille distance du cap de Spichel. II y a une bonne for-teresse, &un petit port fur la côte del’Océan .àl’embou-chure de la riviere de Zadaon. * Baudrand , 8c Corn. Dict.

C H.

ïsusage de notre langue est contraire à celui des au-fres - en ce que les langues dérivées de la Teutonique ,& quantité d’autres prononcent ces deux lettres avectine forte aspiration, que les François ne sauroient imi-ter quand ils ont att- int un certain âge sans l’avoir ap-prise. L’X. des Grecs 8c le Ch des Latins , font aussi deslettres très-aspirées ; mais pour les mots françois, nousPrononçons Ch, comme les Allemands prononcent Sc h,les Portugais leur X, & les Anglois Sh , c’est-à-dire,comme nous faisons dans les mots charité , cher , dé-chirer, chéoir 8c chute. Ainsi, il n’est pas étonnant queplusieurs noms étrangers que nous écririons par Ch , enNotre langue , soient écrits par Sch ou Sh , ou par X ,c taz les peuples nos voisins. Les mots qui commencentpar ces lettres, devroient naturellement appartenir auxsottres Ch, dans un dictionnaire françois. Cependant onE accoutumé à les voir écrits de cette maniéré, & par^ e férence pour î’usage , je les ai laissés dans l’ordre questomandoit cette orthographe étrangère ; excepté quel-q_Ues noms de la Chine, dont l’X brouille la pronon-ciation, 8c on trouvera Chansi , Chanton, Chensi,c* c -> Sc non pas Xanfi , Xanton , Xenfi , Lee., dont lesPortugais ont chargé les cartes de cet empire; ce quettos géographes françois ont long-tems servilement co-P le - De l’Isle a secoué cet esclavage, & a employén ° rt b°graphe françoise ; mais cela ne seroít pas permisa égard de l’Allemagne , de l’Angleterre , du Portu-Sal, 8e c , • on doit suivre, ce me semble, l’orthographees Feux; à moins qu’il n’en ait été décidé autrementP ar un usage particulier bien établi.

A A, ancienne ville duPéloponnese, dans l’Elideau bord de la rivíere d’Acidon, selon Strabon, /. 8H8. L’Acidon, dit-il, passe auprès du tombeau d<^ a *uan Sc de Chaa , ville qui fut autrefois dans le volde Léprée , à l’endroit où est à présent le chant]Sue ** e ' On dit que les Arcadiens 8c les Pyliens eurend e jg se a,J _ sujet de cette ville , Sc Homere fait mentioip v jj Ur dispute. II dit, Iliad. /, 7 , «y. 135. Lorsque leIcs peuples d’Arcadie se faisoient une crueííiUr Rs rives du Céladon, fous les remparts diPass ' ^ UE baigne I e stnnve Jardan. Strabon citant ci|i r s e ’p )° ut e : II y en a qui croient qu’il ne faut poinlire S ni la ville de Phéé » mais qu’o n doí

a ? íeu de cette ville , Chaa, parce que ce lïeide pA US jP roc b e que l’autre du tombeau de Jardan Sp e q. rcac he. Le fleuve nommé Jardan par Homere, n<occasion du tombeau près duquel il couloitbaye de Fr ou N. D. d u Change , Cagiacum , abnord dela vill Ce> Cn ^ r * e ’ au fauxbourg de Meaux, aile nom de l’atsog 6 ” a ^ a ” t vers Créci. Le fauxbourg prencElle est de l’ordreVí §£S u Ppe .^ e fauxbourg de Chaagetin , de la eongréxatlnVu réguliers de S. Augus-

dée en 1135. L’abbé est C ainte Cenevieve, Sc fut son

c ommendataire.

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CHA ALIS, Chali ou Chailly , en latin Caroli Log-eas. Célébré abbaye de l’ordre de Cîteaux, de la filia-tion de Pontigny, dans le diocèse de Senlís , Sc à deuxlieues de la même ville vers l’orient d’hiver. Elle a étéfondée par Louis le Gros , l’an 1x36, dans un lieu très-aquatique Sc rempli d’étangs 8c de bois Le nom de ceLeu 8c de toute la ville, en tirant du côté de Ver, étoitCadoLucum, d’où fut formé le nom de Chabalit, Chaa-Ijt, Chaaíìd , Cbaelit, Caëlith , Sc qui a depuis été adoucien latin , depuis qu’un de nos rois , du nom de Charles,s’estplu en ces quartiers-là, qui étoient l’ancienne routede Compiegne. L’abbaye de Vezelay y avoit eu unprieuré, avant que les Cisterciens de Pontigny y fussentappellés sous la conduite d’André de Baudíment, quxen fut le premier abbé. Tous les édifices de ce monas- jtere ont été magnifiques. On peut voir dans les lettresde Jean de Montreuil, prévôt de l’Ifle, la descriptionqu’il en a fait au XV e . siécle. Elle est au volume de lagrande collection de Dom Martenne , Sc abrégée enfrançois dans le mercure de France , du mois de No-vembre 1739 ,>par Nicolas Adam. A quoi il faut ajou-ter la lettre qui est au mercure de Septembre de la mêmeannée, p. I 9 S'Ì- Pour avoir d’autres éclaircissemens íurla même abbaye , il f aut consulter la dissertation de Le-beuf fut le palais Vernum , dans son recueil de i’année17^8, 1 volume.

CHAALLA , village de l’Arabie Heureuse , selonStrabon , /• 16, p. 282, qui en parle en décrivant lamarche des Romains qui conquirent cette province.

CHAALONS ou CHALONS sur Marne, ville deFrance, enChampagne,avec évêché suffragant de Rheims.L’évêque est le second des pairs 8 c comtes ecclésiasti-ques. C’est le Catalaunum des anciens. Dès le tems deJulien l’Apostat , elle tenoit rang entre les premieresvilles de la Gaule Belgique. Sous le régné de Ccnstantin,après la division de la Belgique en premiere Sc seconde,cette ville fut mise sous la métropole de Rheims, qu’ellereconnoít encore pour le spirituel. Chaalons n’a jamaisété possedeepar les comtes de Champagne, qui s’étoientnéanmoins rendus maîtres de la plus grande partie duplat pays des environs. Les rois de France ne voulantpas que Chaalons fut soumise à aucun bailliage de Cham-pagne, mirent cette ville sous le baillage de Verman-dois. Elie a demeuré en cet état jusqu’au régné de LouisXIII > stui y a érigé un baillage royal avec un présidial,dont la junsdíction a été distraite du baillage & présidialfie Vitri.( b ) Chaalons est située fur la rivíere de Marne,qui baigne ses murailles d’un côté, au milieu des deuxplus longues prairies qui se voient sor cette rivíere. IIpasse au travers de la ville deux autres petites rivières ouruisseaux non navigables , comme D est la Marne, nom-mées Mau 8c Nau , lesquelles, âpres avoir passé dans ] aville en deux endroits différens, portent leurs eaux dansla Marne , à quelque distance de-îà. La forme de cetteville est presque ronde. Elle n’a pour toutes fortificationsqu’une simple courtine Sc trois boulevards , revêtus depierres de taille attachées au corps de la place. Elle estpar tout entourrée de fossés en assez bon état, en quel-ques endroits , dans lesquels entre l’eau de la Marne ,fans aucune fortification- Ses remparts, qui lbnt assez lar-ges , sont presque partout plantés de grands arbres quien rendent la promenade agréable. L’hôtel de ville, quoi-que petit, est cependant d’une architecture fort bien en-tendue; il fut commencé sous le régne de François í, 8cachevé sous celui de Henri IV. Il y a deux hôpitaux, lsonpour les pauvres malades, Sc l’autre pour nourrir ceux ,qui fans ce secours seroient obligés de mendier; mais cedernier est assez mal sondé. Il ne subsiste en partie quedes aumônes que les habitans fournissent tous les ans.Cette ville a eu des comtes qui ont cédé leur droit auxévêques qui font évêques 8c comtes. Cette cession estpostérieure au régne de Louis Vil, dit le Jeune. L’églisecathédrale de Chaalons, dédiée à saint Etienne, est gran-de, claire 8 c bien bâtie. Elle portoitee nom dès l’année600 , Sc il y a apparence que saint Elaphe, dix-sepEémeévêque de Chaalons , 8c saint Lumier, son successeur,alors diacre de saint Elaphe > donnèrent tous leurs teiisà cette église , qui, après avoir été brû'ée Sc re a v ie,consacrée, à la priere de Barthélemi, cinquante troi terneévêque de Chaalons, le 28 Novembre 1147 » P*r le pape