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Tome second. C - F.
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bas que les bords. Ï1 ajoute qu'ris ne s’ert purent^retirerqu’à force de rames ; mais pour cela la barque u abymapoint. II y eut un des matelots de leur barque qui fe pré-cipita tout núd dans cet abyme, Sc fui revint au-dessusaprès y avoir plongé presque un demi-quart d heure. IIrapporta que l'on n'en peut trouver le fond, 8c que même41 avoit eu de la peine à remonter fur l’eau à cause qu’el-le alloit en tournoyant, Sc comme en s’abymant dans unfort grand trou. J’aï parlé à des navigateurs , qui tousm’ont assuré que ce prétendu danger ne méritoít pas lamoindre attention , Sc qu’ils l’avoient plusieurs fois passéfans presque s’en appercevoír , même dans les tems oùle P. Kircher dit qu'il est le plus à craindre. MadameDacier dit fort bien dans une de ses remarques fur l’O-gyssée d'Homére, l. 12. , rem. 8. Dans ces anciens temsces écueils étoient fort dangereux, à cause de la qua-lité des vaisseaux qu’on avoit alors ; mais aujourd’huinos vasseaux fe moquent de ces monstres , comme lesofficiers de marine me l'ont assuré.

2. CHARYBDE. Ce motn’estpas tellement affecté ,au gouffre dont je viens de parler , qu'il ne lui soit com-mun avec plusieurs. L'étymologique l’explique par toutce qui mene dans le Chaos 8c à la destruction ; Sc outrecette Charybde il en décrit une autre vers le détroit deGibraltar , où îi dit, que la mer s’engouffrant, fort avecune plus grande impétuosité.

5. Strabon, /. 6, appelle Charybde, un lieu de laSyrie, entre Apamée 8c Antioche, où l’Oronte fe pré-cipite , pour sortir de terre à quarante stades delà.

4. Quelques auteurs appellent Charybde Septen-trionale, le Mael-Stroom , fur la côte de Norvège.Voyez. Mae'lstroom.

CHARYBRIS ou Charbyris , lieu de l’isle de Chy-pre , où vécut S. Hilarien, anachorète, selon Caliste,/. 10 c. 8 , 8c Sozomene, L 6.

CHASELLES. Voyez, Chazelles.

CHASIRA, ville de l’Arménie Mineure, selon PtO-lomée, cité par Ortélius. Je trouve dans le grec Ci z A-3tA K

CHASLUIM, nation doftì: il est parlé dans Récri-ture sainte, Sc qui descendoit de Chaíìuim, un des filsde Mezraïm. On est fort partagé, dit D. Calmet, furle lieu de fa demeure, 8c fur la nation dont il fut le fon-dateur. Le paraphraste Jonathan explique Chaíìuim parles Pentapolitains , ceux de la Pentapole ou Cyrenaï-que ; le paraphraste Jérofolymitaín l'entend de ceux dePentaschœnos dans la basse Egypte; l’Arabe de ceux deSaïde dans la Thébaïde. Bochart 8c plusieurs autres, aprèslui des Colchiens. Hérodote, /. 2 , c. 14, dit que ceuxde Colchos avoient la circoncision > comme les Egyp-tiens le teint basané, les cheveux noirs 8c crépus, lelong âge même 8c la maniéré de vivre des peuples d’E-gypte. 11 assure que ce futSefostris, roi d'Egypte, quilaissa dans la Colchide une colonie de ses troupes. 11avoue toutefois que les Egyptiens ne fe fouvenoientpas que les Colchiens fussent originaires de leur pays.Ces raisons font plausibles, poursuit D. Calmet; maisquand on avoueroit tout ce que dit Hérodote, cela neprouveroit pas que les Colchiens fussent les mêmes queChaíìuim. Quand on feroit assuré que Sefostris a laisséune colonie d’Egyptîensà Colchos , s’enfuivroit-il qu’ily eût laisse la nation entiere, ou la plus grande partiedes Chaíìuim? Peut-on avancer qu’avant Sefostris, laColchide ne porta pas encore ce nom, 8c qu’elle n'acommencé a le porter que depuis la venue de ces pré-tendus Chaíìuim. Moise nous dit que des Chaíìuim fontlortís les Philistins 8c les Caphtorim ; 8c les prophètesJéremie, c. 47, v- 4 » Sc Atnos ,c.<y,v. 7, nous appren-nent que les Philistins font sortis de Caphtor. Pour ac-corder donc Moïse avec ces deux prophètes , il faut direque les Caphtorim íont sortis immédiatement des Chas-luim, 8c que des Caphtorim font sortis les Philistins. Ona vu a 1 article Caphtoi, que ce nom marque l'iíle deCrète. II faut donc dire que Chafluim envoya de la Cy-renaique une colonie dans 1 iíle de Crète, 8c que delàsortirent les Philistins , lesquels étoient dé j a dans laPalestine, long-tems avant Sefostris, 8c s a prétenduecolonie de Colchos.Dans le commentaire, furie chapi-tre 10, verset 14, de la Genèse, D. Calmet proposequelques autres conjectures fur le pays des Chafluim, 8cdit que les anciens Chafluim pouvoíent avoir leur de-

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meure íùs les Côtes occidentales de la mer Rouge, vis-à-vis l'ifie Colocasite ou Goloca. Ces différentes opi-nions, comme il dit, ne doivent pas surprendre. II estpermis dans des matières auísi obscures que celle-ci, de' proposer quelques conjectures. Elles donnent quelquefoisouverture à des découvertes importantes. * Genes. c.10, v. 14.

CHASPHON, ou

CHASPHORA, ou Chasbona , ville de la Pales-tine, au pays de Galaad. Elle fut prise par Judas Ma-chabée. C'est apparemment Efebon » comme le conjec-ture D. Calmet. * Macb. 1 . 1 ,c. 5, v. 2.6, Sc Joseph, ant.

1. 12, c. 12.

CHASSAGNES, Cajfania. Abbaye d’hommes del’ordre de Cîteaux, filiation de S. Sulpice, au diocèse deLyon , dans la Bresse, au couchant de Trévoux, la Saôneentre deux. Le commun sentiment est qu’elle fut fondéepar Etienne de Villars l’an 1170.

CHASSAGN Y, bourg de France , dans le Lyon-nois, élection de Lyon.

CHASSELAIS. Voyez. Chasseley.

CHASSELET, ville des Pays-Bas , au bord méri-dional de la Sambre , qu’on y passe fur un pont, à unelieue au-dessous de Charleroí, en allant vers Namur,à quatre de Philipevílle , vers le septentrion, 8c à neufde Bruxelles; elle appartient à l’évêque de Liège avecle quartier aux environs. Baudrand , e'd. 1705, remar-que très-bien qu’elle est mal nommée Chastelet , dansplusieurs cartes récentes. C’est dans celles de MM. San-fon; car dans celles de de l’iíle, on lit^Chaffelet, commeil doit y avoir.

CHASSELEY , petite ville de France , dans leLyonnois , près du bord occidental de la Saône , à qua-tre lieues au-dessous de Lyon, 8c vis-à-vis de Trévoux»qui est de l’autre côté de la rivière. * Baudrand , édit.'*70;.

CHASSENEUIL, ville de France, dans l’Angou-mois , fur le torrent de Bonnyvre, près de la Rochefou-cauld, 8c environ à sept lieues d’Angoulême à l’orient,vers les confins du Poitou. Voyez. Cassinogilum.

CHASSUH-KUMUKI, [Les] habitent le pays quiest borné au nord par le Karachaitaki, au levant par laTabassaran , au couchant par un petit territoire apparte-nant au Sutay-Beg, 8c par des très-hautes montagnes,dont les Chaífuh-Kumuki font presque tous environnés»& au midi par les Dágistans. inférieurs. Les montagnesde ces environs font couvertes de neiges , presque pen-dant toute l’année. Quoique ce territoire ne soit pas fortgrand, il y a cependant beaucoup de villages > dont leprincipal s’appelle ChanaK , 8c c’est où le prince ou ré-gent fait fa résidence. On n’arrive dans ce pays , envi-ronné de montagnes , que par des détroits , 8c , lors-qu'ou les a passés, on trouve de très-belles plaines , fortbonnes aux pâturages , 8c au labourage ; cependant lesgrains n’y mûrissent que fort tard, à cause du froid 8Cdes neiges dont les montagnes font toujours couvertes.Cette nation parle une langue toute particulière , qu’ot*nomme la langue Kumacke , 8c qui ne convient avecaucune autre. Ils font Mahométans Sunnís, Leur prinCSs’appelle le Sarchai. C’est lui qui, joint au Daud-Beg »a été le chef des rebelles dans le Schirvan. Comme í*s’est enrichi au pillage de Schamachie» d’Ardebil, SCautre villes , il est fort considéré de íès voisins. L’empe-reur Turc le fit can de Schamachie 8c du Schirwan est1728. Ces peuples font sujets du Turc depuis l’an 172s-Ils avoient toujours été libres 8c indépendans : maí squelque tems avant la rébellion, le Charchai fut rega*-dé comme vassal de la Perse: il ne l'étoit cependantqU ede nom, le sultan de Derbend, l’ayant déclaré Juhs Ba-ch! , en lui donnant 200 roubles de pension par an,p° u *le détourner du brigandage qu’il exerçoit continuelle-ment avec ses sujets. ,

Les Chassuhs-KusùnKi sont braves jusqu’à la témé-rité: pour piller ils bravent les plus grands dan g eí3 'lors de la rébellion, ils fe font distingués 8c enrichis.revenus du Sarchai, leur régent , ne font pas bien condérabies : il y a même apparence que la plus grande f?,tie ne consiste qu’en vols 8c rapines. La moitié de ^territoire étant tombé en partage aux Russes , P ar j £Srèglement des limites, il refusa d’y souscrire, & -

Turcs if étant point en état de l’y obliger, ne vou