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Tome second. C - F.
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^6z CHA

Chrétiens ; 8c comme ils y entrerent dans le mois nom-mé Chaben par les Maures, ceux qui se firent renégats,8c qui épousèrent les filles de leurs voisins , donnerentle nom aux C havane ts d’aujourd’hui. * Corn. Dict. 8cMouette, Híst. du royaume de Maroc, 1 . i.

CHAVAS , ou Clavas , Clavacium , abbaye defilles, en France, de l’ordre de Liteaux, dans le Velay ,diocèse du Puy , fur les frontières du Lionnois , 8c duVivarais, à deux lieues, au couchant, d’Annonay.

CHAUBI- Strabon , 7 ,p. 291 , appelle ainsi un

peuple de la basse Germanie , au bord de l’Océan , 8c,dans l’ordre où il le nomme , il le -place entre les Si-cambres 8c les Bucteres , qui font les Bufacteres de Pto-lomée , au sentiment de Casaubon , qui ne veut pasque l’on change ce dernier nom en Bructeres. Et afinqu’on ne se figure pas que Chàubi soit là pour Chaud ,Strabon nomme, dans la ligne suivante, Coud 8c Cauld,peuples qui habîtoient les bords de la même mer. Abien dire, on ne fait aujourd’hui ce que c’étoít que cepeuple , 8c Ortélius , qui conjecture que ce pourroítêtre la même chose que les Chabions de Mammerrin,ne diminue rien de la difficulté , car il est égalementdifficile de savoir où étoient ces Chabiones.

CHAUCI, Cauci,8c Cauchi, ancien peuple deGermanie. Cette nation » bien plus nombreuse que lesFrisons , avoit la même origine , les mêmes mœurs 8cla même bravoure qu’eux ; mais elle faifoít une cité apart, 8c avoit son gouvernement particulier : quand lesnations d’au-delà du Rhin, alliées fous le nom de stancs,'eurent chassé les Romains de la Basse Germanie , lesChaud ne firent plus qu’un même peuple avec les Fri-sons , 8c en prirent le nom, qui s’est conservé jusqu’aprésent fur les bords de l’Océan , quoique l’anciennesociété ne subsiste plus. Tacite , German. c. 35 > ^itlin très-beau portrait de ces peuples. Il leur affigne desbornes très-étendues. Ils commencent, dit—il , après lesFrisons; occupent une partie du rivage de la mer, ontderriere eux les Angrivariens , les Chamaves , lesDul-gibins, les Cassuariens 8c autres nations moins connues,jusqu’à ce que leur pays touchant à celui des Castes,vient à se courber. Ils ne possèdent pas seulement unterrein si vaste ; ils le remplissent.

Tacite , Pline Sc Ptolomée distinguent les Chaucien grands 8c petits. De là Velleius Paterculus, 1. 2 , ditCauchorum Nationes^Maìs les anciens ne conviennentpas du pays quils occupoient. Ptolomée, 1 . 2 , c. ii,dit:les Frisons s’étendent jusqu’à l’Ems : après font les Gau-chi surnommés les pétrir, jusqu’au Weser. Après ceux-la,font les Cauchi, surnommés les grands, jusqu’à l’Elbe.Pline qui avoit été fur les lieux, 8c dont par conséquentl’autoritéest préférable à celle de Ptolomée quíécrívoiten Egypte, les range tout autrement, 8c met les grandsCauchi entre l’Ems 8c leWeser, 8c les petits entre leVeser 8c l’Elbe. En effet , les grands, comme étant enplus grand nombre , avoient besoin d’un plus grandterrein. Pline , 1. ib. c. 1, fait une ample description deleur pays.

Druses Germanicus, dit Strabon,/. 7 , ayant rem-porté une victoire navale furies Ansibaríens, 8c subju-gué le Frisons, selon Dion. Ca(f. fut le premier des Ro-mains , qui, traversant les marais , pénétra dans la Chau-cide ; où fa flotte courut grand risque, étant demeuréeà sec par le reflux qu’il n’avoit point prévu ; Sc il nesortit de ce danger que par le secours de l’infanterieFrisonne qui l’avoit suivi. Tibere , qui commanda aprèsDruses , ou peut-etre Germanicus , ne laííserent pas desoumettre leS deux nations ; car on volt dans Tacite,annal, l.i, c. 38 , que dés Enseignes, qui étoient en gar-nison chez les Chauci , 8c dont les légions ne s’accor-doient pas , étant venues à se mutiner, furent remis dansledevoir par le prompt supplice de deux séditieux. « Ce» fut, dit l’historien cite > Mennius , mestre de camp ,3, qui l’ordonna, plûtôt pour le bon exemple que par au-33 cun droit qu’il eut de le commander. Ensuite le trou-ai ble s’augmentant il s’enfuit, 8c ayant été trouvé, lors-», qu’il vit que fa retraite ne l’avoit pu sauver, il paya de» hardiesse, 8c dit que ce n’étoit pas leur commandant »33 mais Germanicus 8c l’Empereur Tibere lui-même que» l’on outrageoit. Ayant ainsi effrayé ceux qui avoient» fait résistance, íí se saisit d’un drapeau qu’il porta vers» le rivage , criant » que quiconque s’écarteroit d© son

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» rang seroit traité en déserteur. Ainsi il les remerta danâ» leurs quartiers tout en désordre, 8e fans qp’ils eussent33 osé rien entreprendre. « II est du moins certain queGermanicus se servit d’eux dans son expédition contreles Cherusques. Ce furent eux qui aiderentà reconnoîtreArminius,qui, blessé 8c déguisé par le sang qui lui cou-vroítle visage , n’étoit presque plus reconnoíssable. 11sfe soulevèrent contre les Romains , fous l’empire deClaudius, Sc P. Gabinius, qui les défit, en acquit le sur-nom de Cauden ( b ) ; mais peu de tems après ils com-mencèrent à faire des courses dans la baffe Germanie ;8c Corbulon les en eût fait repentir, 8c les eut peut-êtredétruits , sens l’ordre qu’envoya Claudius de ne pointagir contre les Germanies, 8c de ramener toutes les gar-nisons en-deçà du Rhin ( c ). Ils ne demeurèrent pas long-tems tranquilles pour cela. Sous l’empire de Néron ilschassèrent les Ansibariens leurs voisins , par la conni-vence d’Avitus ( d ). Durant les troublés de l’empire deVitellíus, ils se joignirent aux Bataves & aux Frisons,8c autres peuples de la Germanie , sous la conduite deCivilis,8cse jetterent fur l’empire ( e ). Cette guerre deCivilis étant finie , ils rentrerent en grâce avec les Ro-mains, 8c les autres peuples leurs alliés ; mais cela nedura que jusqu’à l’empire de M. Aurelè. Ils entrerentalors à main armée dans les terres des Bataves ; maïsDidius Julien, qui de gouverneur qu’il étoît alors, devintensuite empereur, les arrêta ( f ). Cette alternative derévolte 8c d’obéiffimce dura vraisemblablement, jusqu’àce que se joignant partie aux Francs, partie aux Frisons,8c partie aux Saxons , établis dans la Westphalie > ils sefondirent dans ces peuples, 8c perdirent leur nom dontil ne fut plus fait aucune mention.

II faut remarquer que Claudien , de Laud. S-tilicon »pour accommoder ce nom à ses vers l’a changé en Chayd*

Ut jam trans fluvium non indignante Chayco »Pascal Belga pecus.

Ces vers font connoítre que Stilicon. les repousse desbords du Rhin , où ils s’étoient avancés, 8c procura auXBelges la liberté de faire paître leurs troupeaux au-delàde ce fleuve, fans crainte d’enêtre molestés. ( a ) Alting•Germ. Infer. in voce Cauchi. ( b ) Sueton. in Claud. cap-24, ( c ) Tacit. ann. 1 . 11, c. 18 , 8c 20 , ( d ) Tacit. ann. b13 , c. 55 » C) Tacit. hist. 1 . 4, c. 49,8c 1 . 5, c. 19 , ( e )JEl. Spartian. in Did. Julian. c. 1.

CHAH CY, lieu de France, dans leVexin, en latinCalciacum 8c Calcegium. II est fur la riviere d’Epte, en-tre S. Clair 8c Vernon. II est remarquable pour avoir étéla patrie de S. Ansbert de Rouen ; la chose n’est pour-tant pas fort certaine , 8c on a lieu de douter si c’estChauffi, à une lieue de cette riviere , du côté de Magni*près du château de Viilarceaux ; parce que ce lieu estplus près de la Seine , 8c que celui où est né saint Ans-bert, paroît avoir été sor l’Epte même, entre Saint Clait8c Vernon, 8c pourroit avoir changé de nom. * Bailla•Topogr. des Saints, p. 576.

CHAUDES - AIGUES , Therma. Petite ville <jfFrance , dans la haute Auvergne , à trois lieues de a-Flour, remarquable par ses eaux qui lui ont donné se 11nom. D’une livre de ces eaux on en a tiré plus de huitgrains de résidence, dont un 8 e étoit de la terre. L efel e ‘*un alkali volatil mêlé de soufre. Le commerce de cetteville est en toiles, 8c cuirs dont on porte quantitéfoires de Rodés.

CHAUDIERE, ( Lac de la ) lac de la nouvelle Fra* 1 'ce. On l’appella d’abord ainsi » à cause de se figure fl 1 }*est à peu près ronde. Ií est vers le milieu de la communscation du lac Huron, au lac Erié. On l’appelle préseu íement le lac Ganatchio ou de Ste. Claire. Ledu lac de la Chaudière ne fe trouve plus dans les cartedu P. Hennepin, 8c de De l’Iíîe. ,

CHAVEZ ou Chiavez, Aquœ Flaviœ ( a ), vilse ^Portugal , dans la province de Tra-los montes , 8e &pied des montagnes , à dix lieues de Bragance , etl eticette ville , à l’orient 8c Brague au couchant ( b ). Eli® ^est la principale ville ; car Bragance, capitale, & M lfda, évêché, qui sont de la même province, sont de® ^tés. C’est le séjour ordinaire du commandant, de ^tendant & du trésorier général de la province. ( c ) E ^fermée par une double muraille à laquelle on a at