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Tome second. C - F.
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CHI

cîeur qu’est F rance, est une espèce de petite sauge quis’éleve en arbrííïeau dont la feuille ressemblé un peu atiromarin. Les roíès viennent naturellement fur les col-lines fans avoir été plantées, 8 c l’espéce la plus fréquentequi y croît, y est ou moins épineuse qu'en France, outout-â-fait íàns épines. Je passe quantité de plantes aro-matiques ou médecínales » tant celles qui font connuesest Europe , que celles qui font particulières à ce pays ;P°ur ne parler que d'une forte d'arbre qui est fort com-mun dans ses forêts ; c’est une espèce de laurier dontl’écorce a l'odeur du sassafras Sc encore plus suave, Scd'une autre qui porte le nom de canelle, quoique diffé-rente de celle des Indes orientales, Sc qui en a la qua-lité: il a la feuille comme le grand laurier , feulementUn peu plus grande. Virgile semble en avoir fait la des-cription dans fes Géorgiques , L z, v. 131, dr jeq.

Cet arbre est consacré, cheZ les Indiens , aux cérémo-nies de lá paix. Dans celle qu’ils firent avec les Espa-gnols, en 1643, ils tuèrent plusieurs moutons, on tei-gnit dans leur sang un rameau de catielie que le députédes Caciques remit entre les mains du marquis de Bay-

des, général des Espagnols, en signe de paix.

Les campagnes font peuplées d’tine infinité d’oifeaux*Particulièrement de pigeons ramiers , beaucoup de tour-terelles , de perdrix , mais qui ne valent pas celles den rance ; quelques beccaffiiies, des canards de toutes for-tes , dont il y en a une de ceux qu'ils appellent PatosT eales , qui ont une crête rouge fur le bec; des courlis,des sarcelles , des Pipelienes , qui ressemblent en quel-stue chose à ces oiseaux de mer qu’on appelle mauves »êc qui cmt le bec rouge , droit, long , étroit en largeur

plat en hauteur, avec un trait de même couleur fur; es yeux , 8 c Ont les pieds comme ceux de l’autruche ,ds font d’un bon goût ; les perroquets , des Pechïolora-dor, ou gorges rouges d’un beau ramage , quelques ci-§ ne s,8e des flamans, dònt les Indiens estiment fort lesplumes pour en orner leurs bonnets dans les fêtes, parcé3 u ’elles font d’un beau blanc & d'un beau rouge , cou-leur s qu’ils aiment fort; des criards, qui dès qu’ils voient^î 1 homme font des cris qui font envoler les autresdeau x , des pínguins, què je décris ailleurs. On voltau Chili, des loups marins différons de ceux du Mord:stuelques-uns les appellent veaux marins. La pêche yî ^abondante.

^ ~ e Chili est riche en mines t Sc même il y a des en-'J 0l ts, comme celui qu’on appelle la Estancia del

Y >où on tire, par le lavage , des pepites ou morceaux, °t pur très-considérables ; il s’en est trouvé de huit,e dix marcs de très-haut aloi. On en tirait beaucoupaif trefoi s à Angol ; Sc si le pays étoit plus peuplé , oumill 6S babitans fussent plus laborieux, on en tirerait enjr e endroits , oû l’on est persuadé qu’il y a de bonsle yWos, c’est-à-dire, des terres d’oà on le tiré, enpar le seul secours de l’eau.

3l ‘ 11 ° n pénétre jusqu’aux montagnes de lá Cordillère,

dfj. a ? ne mfinité de mines de toutes sortes de métaux Scp 0r) ™ ln ^ ra ux, entr’áutres dans deux montagnes qui neCent p U a douze lieues des Pampas du Paraguai, & àdes 1 - Ues âe la Conception ; on a découvert dans l’unepi --s de cuivre si singulières, qu'o n en a vu des pe-

” S e de cent quintaux. Les Jndiens appellent une

JuanMeleS nes c’èst-à-díre, cuivre; Sc D.

*née S T fl TyZ, auteur de cette decouvert-e, 1 a nom-tauv' A ° H nn a tiré un morceau de quarante quin-Vres de balle^hacun.^ de campagne de six li-

tì e ^ n ^ es , pierres, partie de cuivre bien formé, par-trouv\ CU1 /r r f —parfait; dans cette même montagne, fe1 1 Afitli: L’autre montagne voisine,

’narai, es Espagnols Cero de Santa Ynnes, est re-que p e P ar i a quantité d'aîmant, dont elle est pres-tées parT^p 611 ! nompofée. Dans les montagnes habi-8 c de ss, e V^ CheS ' io trouvent des mines de soufreihêtne o alcaguana, à l’Irequín, Sc dans la villeterre, sa?-* r ° UV r ° e tres ~ bonnes mines de charbon detans n > e . 8 creuser plus d’un ou deux pieds. Les habi-l'usag e- aVent pas profiter Sc n’en connoissent point

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Les villes ík bourgs dù Chili, sont en allant d u nord ausud,

Lé long dé la mer& à l’oceidení dès.Andes.

'Copiapo »

Guasco,

La Serena ou Goquímbo,

Sant iago capitale de tout le Chili,iChillan,

La Conception ou Penco,Aràuco,

Angol,

Impérial,

Valdivia,

Oforno,

Carelmapo,

Dans l’ifle de Chiloé [ Castro.

A l’orient des C S. Juan de la Frontera,

Andes. £ Mendoza.

Je n ai point parlé de l’état écclésiastique du Chili,parce que j’en dis aílèz aux articles Sant Jago Sc laConception , qui sont les sièges des deux évêchés »depuis que celui d’Impérial a été transféré à la Concep-tion , pour plus de sûreté , après les ravages faits par lesIndiens. J ai omis lés ïslés de Fernand , qui sont sorcette côte , Sc me sois contenté de nommer l’ifle deChiloé , parce que je parle des unes dans un artícleparticulier au mot ISLES , Sc de la derniere, au motChiloé.

2. CHILI, rivíere de l’Amérique méridionale, dansle royaume de même nom. Elle a deux sources dans lesAndes, qui après s’être jointes, forment une feule ri-vière ; mais fe séparant en plusieurs branches, qui socommuniquent leurs eaux par diverses coupures , elle lesréunit auprès deQuillota, Sc coulant dans un même lit,elle va se jetter dans la mer du Sud, entre le port deQuintero Sc celui de Valpâraiso ; les gens de mer l’ap-pellent aussi la riviere d’Aroncagua, du nom d’un bourgvoisin. * De C Isle , Atlas.

3. CHILI, [La vallée de] c’est la vallée où coulela rivíere dont il est parlé dans l’article précédent.

CHILIOCOMUS , canton d’Asie , dansIaMédíe,au voisinage de la Corduêne. Ammien Marcellín J. z 5 ,qui en fait mention, dit qu’il étoit très-fertile. Baillet( a )nomme ce même lieu Chiliocome, ou village de Chi-

lie. C’est, dit-il , le nom d’un célébré monastère,fondé

vers la fin du X ç . siécle, sor les bords du Pont-Euxin,entre la Paphlagonie Sc la Bithynie , par S. Dorothée leJeune ( b ) , qui en fut abbé. II y établit la régie de SaintArfene, autrefois abbé de Chryfopetre, ou de la pierred’Or dáns le même pays. ( a ) Topog. des Saints ,p, 1 18.( b ) Voyez fa vie au 9 de Septembre.

CHILLAN , ville de l’Amérique méridionale, auroyaume de Chili, au nord-est de la Conception, sorla petite riviere du Nubbe , qui fe joignant à celle d’Y-tate, va se perdre avec elle dans la mer du Sud. Dansla Cordillère, à l’orient de cette ville, il y a une mon-tagne qui jette des flammes, & que l’on appelle le Vol-ca-n de- Caillan.* Àel’Ifle, Atlas.

CHILLOJM , château de la Suisse > dans le canton daBerne, sor le bord du lac de Genève , & à demí-lieuedéVille-Neuve. II est bâti sor des rochers , au pied de lamontagne, dans un endroit où le terrein est fi fort ferré,entre le lac Sc la montagne, qu’à peiné rëste-t-il assezde place pour pouvoir faire le tour du château. C’est-làque demeure lé bailli de Vévay, qui porte aussi le titrede capitaine de Chilien. Ce château est d’une grandsétendue, comprenant, à ce qu’on dit, sept arpens déterre. II fut bâti , 1 ’an 1238, par Pierre de Savoye,pourservir de forteresse Sc fermer le passage. Avant l’inven-tion dé l’a.rtillerie, c’étoit une place trèsfforte ; car il estconstruit'd’épaisses murailles , & tout voûté par-dessóus»avec un donjon au milieu , fort exhaussé. On y voir en-core un vieux moulin à bras , dont on se fervoit en temsde siégé. Quand les bernois firent la guerre à Charles-Emanuël > duc de Sayoye , l’ari 153 6 , 8 c qu’ils lui pri-rent tout le pays de Vaud, ce château fut la feule place,avec celui d’Yverdùn, qui fit quelque résistance. Maisprésentement il ne tiendrait pas long-tems ,leion touteslés-apparences',•-car cosome' íl aîl ' P ■ d- une haute