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montagne , H en est entierement commandé. * Délicesde la Suijfe , p. 184.
CHILLY, village de. France, dans 1 Ifle de France,fur le chemin d’Orléans » assez près de Lonjumeau. II estremarquable par un beau châteap» qu y fit bâtir le ma-réchal d’Effiat. Sa forme est carrée, & il n’a que deuxétages. La porte est ornée de deux colomnes & de deuxniches , dans lesquelles il y a deux statues.^ Quatre pa-villons carrés occupent les angles du château , & seTerminent en terrasse, revêtue d’une balustrade de pier-re , dont les vues s’étendent dans la vaste pleine dont lechâteau est environné. Au milieu s’éleve un campanillecarré 8c percé de quatre côtés , qui font ornés de pilastres& de frontons. * Piganiol de la Force , Desc. de la Fran-ce,‘t. 2, p- 253.
CHILMA, 8c
CHILMANENSE C5PPIDUM, ancienne ville del’Afrique, proprement dite. Ptolomée, /. 4 , c. 3 , placeKiV«, ville Méditerranée entre les Bragadas & le Tri-ton, sous Carthage. C’est la même ville que Pline, /. 5,c. 4, appelle Chiemanense Oppidum.
CHILMIRC ARE > mot barbare corrompu de Te hel-minar, nom moderne du lieu où étoit l’ancienne Per-sepolis. Voyez* Persepolis.
CHILÓÉ , CHILOA, ifle de l’Amérique méridio-nale , dans la mer du Sud, fur la côte du Chili, dansfa partie la plus méridionale, où elle a pour bornes ,ainsi que le Chili , la riviere de Sinfondo » au nord ledétroit d’Orsono, & à l’orient le lac ou mer d'Aneud.Sa partie septentrionale est par les 41 deg. 40 min. delatitude méridionale , 8c fa partie australe par les 43 d.42 m. de latitude sud sud; desorte qu’elle peut avoircinquante lieues de long 8c sept de large (*)• La côteest fort orageuse , sur-tout dans le mois de Mars, temsauquel l’hiver y commence. Les vents du nord y souf-flent avec tant de furie ,qu’on ne fauroit mettre en mer,Bc que les vaisseaux qui fe trouvent dans le port, y doi-vent rester jusqu’au retour de la belle saison. Autour decette ifle, il y en a enviton quarante autres plus petitesqu’o n appelle les ijles de Chiloé. Quelques-uns les nom-ment PArchipee d’Ancud ( b ). Vers Pan 1712, lesIndiens de Chiloé fe révoltèrent contre les Espagnols.Ils prirent prétexte de ce que le gouverneurEspagnol ex!geoit d’eux une certaine quantité de planches A’Alerfe ,qui est le bois dont on fait commerce au Pérou & auChili. Us tuerent treize ou quatorze Espagnols 8c unefemme. Ceux-ci les, vengeront en tuant environ deuxcens Indiens, 8c rétablirentpar-là leur crédit 8c leur au-torité. Les Espagnols n’ont dans cette ifle que le petitfort de Chacao, qui n’est gueres bien pourvu de muni-tions de guerre. La ville de Castro est comparée parles forces à celle de la Conception. Du reste, fi on enexcepte le vin, cette ifle produit tous les rafraîchisse-®ens '8c les vivres nécessaires. On en tire même beau-coup d’ambre gris. Les Indiens des environs de Chiloé,s’appellent Chonnos , ils sont tout riuds , quoique dansun climat fort froid & parmi les montagnes; ils fe cou-vrent feulement d’une peau coupée en carré sens aucunefaçon, dont ils se croisent deux coins sor l’estomac. Desdeux autres » l’un leur vient sor la tête , 8c l’autre leurtombe en pointe fur le dos. (*) Rogers, Supplément, p.74. ( b ) Prejler, Voyages , t. 1 , p. 146.
CHILOHES, selon Dapper, Afrique, p. 21. Onnomme ainfi ceux qui occupent les parties de P Afrique,que les anciens ont connues fous les noms deTingitane,de Numïdíe Sc de Libye.
CHILONGO > ou Chilongotiamocango , ou
CylongotiaMoCANgo , Dapper, Afrique, p. 322,province d’Afríque, dans la basse Ethiopie. Elle s’étenddepuis ses confins de celle de Majumba , jusques sor lebord septentrional de la rivserede Quila. C’étoit autre-fois un royaume particulier; mais le roi de Lovango íeFest.rendu tributaire." cependant les habitans ont con-servé leurs privilèges ; & quand leur gouverneur estmort, ils en élisent un autre fans consolter le prince.De P Ifle nomme ce pays Cylongo, & il appelle Qui-longo , une petite ifle qui est sor cette côte.
CHÍLTENHAM, bourg d’Angleterre, dans la pro-vince de Glocester. On y tient marché public. Etat pré-sent de la Grande-Bretagne, 1. 1.
CHILUN. Ortélius dit, que les Septante nomment
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ainsi un lieu de la Palestine que S. Jerôme nomme Oíon,Jojiié , c. 15 , v. 51. L’édition des Septante , faite sor lemanuscrit du Vatican, porte ChaLu Le texte hé-breu porte Cholon pin.
1. CAIMARRUS, riviere du pays d’Argos, entrecelle d’Erasine 8c le bourg maritime de Lerne , selonPausanías , /. 2 , c. 3 6.
2. CHIMARRLS. Ortélius met auprès de Constan-tinople, une petite riviere de ce nom, & cite Pierre Gyl-les,fans dire en quel ouvrage.
CHIMAVONTAM, montagne d’Asie , qui borneau midi, le petit Thibet, c’est une partie du Mont-Imaus, & où le Gange prend fa source. Voyez. Gange.
CHIMA Y » Cimacum , petite ville des Pays - Bas »dans le Hainaut François. Quelques-uns écrivent Ci-may. Elle est située fur la petite riviere de la Blanche,à quatre lieues de Marienbourg & de Rocroy. Elle a euanciennement ses seigneurs particuliers, qui relevoientdes comtes de Hainaut. Elle passe ensoite à la maison „de Croy, 8c Maximilien d’Autriche , roi des Romains »l’érigea en principauté l’an 1486, en faveur de Charlesde Croy. Les Espagnols la cédèrent à la France en 1684.Long. 21, 57, lat. 50, 30.
1. CHIMERA, ville de Sicile, selon Etienne le géo-graphe Xelpeça , il cite Xenophon , au premier livre del’histoire grecque, mais dans les exemplaires de cet his-torien, on lit à l’endroit cité Himera. La faute d’Etien-ne est d’avoir redoublé l’aspiration, en ajoutant un C.
àl’H.
2. CHIMERA, montagne de Lycie , selon Vibius,Sequefter, c. 39 , éd. Salmas.8cPlin. Solin, L 5 , c. 27,en parle ainsi : Ce qu’est le mont Vesove , dans la Cam-panie,VEtna, dans la Sicile, la Chimere l’est dans laLycie. Cette montagne'jette de la fumée dans la nuit.C’est d’elle qu’est venue la fable de ce monstre, composéde trois formes d’animaux. La fable Ovid. Metam. /. p,supposa qu’il avoit la tête d’un lion , le ventre d’unechèvre, 8c tout le bas d’un serpent. Ce n’est qu’une des-cription poétique, [ Servius ín Aìneid. /. 6, v. 288 Jqui étant bien appréciée, ne signifie autre chose, sinonque le haut de cette montagne étoit occupé par deslions ; le milieu, où étoient de bons pâturages, étoitpeuplé de chèvres, 8c le bas nourrissoit beaucoup de ser-pens. Au reste Virgile, ASneid, /. 6 » 288 » parle de cettequalité de Volcan qu’avoit la Chimere.
Flammifque drmata Chimmra.
C’est pour cette raison, que les Lyciens avoíent bâti,tout auprès, une ville consacrée à Vulcain nommée He-phestiae. Pline, Solin. & Pline, l. 2, c. 1 06, nous ap-prend plus précisément que cette montagne étoit danslaPhaselide, contrée de la Licie.
3. CHIMERA, ancien château , sor la côte d’Epire,dans les monts Acrocérauníens , à l’endroit où abou-tissent la mer Ionienne & la mer Adriatique. C’est semême chose que le Chimeron , quePaufanias,
/. 8 , met dans la Thesprotide. Ce lieu est présentementune ville qui garde son ancien nom, 8c le donne au*montagnes voisines, qui sont les monts Acrocérauníens.que les Grecs nomment Ceraunos, parce que la foudre ytombe souvent. Chímera est au bord d’une petite riviere*auprès de Porto Panormo, dans la Canina, provincel’Albanie. * Pline, 1. 4, c, ï.
4. CHIMERA, [La] chaîne de montagnes, daij sl’Albanie , où elle coupe la Canina en divers sens. L esont les Juga Acrocenauria des anciens.
4.CHIMERIOTSou Chimariots, peuple d’Aso a "nie qui habite le mont de la Chimera. Ces montagnardsont rudes 8c sauvages , & fi grands voleurs, qu’enc° r6qu’ils fe disent Chrétiens , ils n’épargnent perso* 115 ®qjuand ils trouvent occasion de voler. Ils portent ordi slaJrement des arcs avec des flèches, & des frondes p oll _combattre de loin ; 8c quand ils approchent de leurs ^nemis , ils se servent de pertuisanes 8c de certaines J 13ches d’armes à deux pointes. C’est de ces Chím erí0que sont iísos les Morlaques, les Usokes , les Aid°f& les Martalosses, tous gens indomtés 8c endurcis 3peine, Sc d’une si granda agilité , qu’ils courent 11 j gSpieds comme des daims, sor les montagnes 8c dan®vallées. Soliman, empereur des Turcs , étant camp 6 j e