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CHINCHILLA, petite ville d’Espagtte . dans íaNouvelle Castille , fur un rocher escarpe de tous cotés;ce qui la rend extrêmement forte , avec Ion chateau,qui est ancien , tout au haut de la roche, a cinq lieues dela riviere de Xucar, au midi, en allant vers les fron-tières du royaume de Murcie. * Baud. ed. 1705.
CHINCHINTALAS . province de la Tartarie, en-tre celles de Camul Sc de Suchur. Elle confine au désertdu côté du nord, sc a seize journées de chemin en falongueur. Elle a des villes 8c des châteaux en quantitéLe peuple y est partagé en trois sortes de religions »savoir, des Chrétiens Nestoriens en petit nombre, desMahométans 8c des Idolâtres. 11 y a dans cette provinceune montagne où l'on trouve des mines d’acier , Lee. Ony voit aussi un minéral singulier, que Marco Paolo ap-pelle Salamandre. Voici comment il décrit l’ufage quel’on en fait! Ce minéral est plein de filets, qui ressem-blent à de la laine. Les ayant féchés au soleil, on les piledans un mortier, ensuite on les lave pour en ôter toutce qu’il y a de terrestre. Ces filets ainsi nettoyés 8cbattus, font filés de la même maniéré que la laine, 8cles tisserans en font une étoffe qui a l’avantage d’êtreincombustible. Lorsqu’on veut la nettoyer, au lieu dela laver, il n’y a qu’à la jetter dans le feu pendant uneheure ; on l’en tire plus blanche que la neige , fans quela flamme l’ait endommagée. Ce minéral, nommé Sa-lamandre, n’a rien de commun avec l’animal de ce nom,qui, a ce qu’on dit, vit dans le feu, 8c dont fauteur citédit n’avoir pu rien apprendre dans les pays Orientaux.II y a, dit-on , à Rome une nappe de cette étoffe, delaquelle est envelopé le suaire de Jésus - Christ. Cefut un roi de Tartarie, quil’envoya au pontife Romain.* Marc. Paul. l v 1, c. 47.
CHINCHIPÉ , riviere de l’Amérique méridionale ,au Perou, dans l’Audience de Quito. Elle prend fasource au Sun, 8c près de l’Gxa , d’où elle entre dansun beau Valon, où elle reçoit un grand nombre d’au-tres rivières, 8c va fe rendre dans celle des Amazones ,deux lieues au-dessous de Jaen, Vogage dans l’Améri-que par M. de la Condamine.
CHINCHON , ville d’Espagne , dans la NouvelleCastille , selon Baudrand. Maty en fait un bourg dansla Vieille Castille. Ils fe trompent l’un Lc l’autre ; lepremier en ce qu’il en fait une ville; le second, ence qu’il le met dans la Vieille Castille. Cette bourgadeest entre la Taiuna Sc le Tage , au midi occidental, 8cà quatre lieues de Mondegiar, fur la route ordinaire deMadrid à Albacete 8c à Alícante. II a titre de comté. .
CHINE, SINA, grand empire d'Asie, dans la partiela plus orientale de notre continent. Ce pays étoit autre-fois connu fous le nom de Sino 8c de Seres. II n’y a ja-mais eu d’empire qui ait duré si long-tems. On convientqu’il subsiste depuis plus de 4000 ans. L’histoire Chi-noise en fait remonter l’origine bien plus haut.il y a appa-rence que les enfans ou les petits fils de Noé , fe répandi-rent dans l’Asie, Sc pénétrent jusque dans la partie de laChine , qui est la plus occidentale, où ils vécurent d’a-bord errans Sc vagabons. Fohi, disent les intreprétés del’híftoire de la Chine, qui régna '2552, avant J.C. lesréduisit en société. II y a eu, sans compter les empereurs ,depuis Fohi, jusqu’à Yo 8c Xoun, 22 familles différen-tes qui ont donné 23 6 empereurs. La derniere familleest celle des Tartares, qui régne depuis 1640. On lespeut voír en abrégé dans la table suivante.
Table numérique des vingt-deux familles impériales »du nombre des empereurs dans chaque famille ,
& du tems que chaque famille a régné.
Familles.
Empereurs.
Années.
I.
Hia,
*7-
458.
II.
Xam,
28.
644.
III.
àCheou,
35-
873.
IV.
Chin,
3-
43.
V.
Han,
27-
426.
VI.
Heu-han,
2.
44.
VII
Chin »
‘u-
155.
VIII.
Soum,
7-
59-
IX.
Chî,
5-
23,
X.
Leam,
4-
55-
XI.
Kin,
5-
32.
XII.
Soui,
3-
29.
XIII.
Tarn,
20.
289.
XIV.
CHI
Heou-Ieam, 2,
16.
XV.
Heou-Tam,
4-
I 3*
n.
XVI.
Heou-Chin,
2.
XVII.
Heou-Han ,
2.
4.
XVIII.
Heou-Cheou,
3-
9.
XIX.
Soum,
18.
329.
XX.
Youen,
9-
89.
XXI.
Mim,
21.
276.
XXII.
Chim,
2.
. 53-
Cette longue durée » cette ancienneté » remplissent .d’orgueil les Chinois, qui regardent leur empire commele plus grand de tout le monde, aussi bien que tout cequi leur appartient, Lc n’ont que du mépris pour les au-tres nations, qu’ils ne connoissent pas assez. Ils donnentdans leurs cartes une forme carrée à la Chine, la fontencore plus grande qu’elle n’est, Sc placent autour lesautres royaumes , fans aucun ordre, avec des titres ridi-cules Sc pleins de mépris. Ils divisent le ciel en huitconstellalions, Sc la Chine en autant de quartiers , àchacun desqueis ils attribuent une constellation, Sc lu!donnent le même nom, fans en laisser une feule pourles autres royaumes , qu’ils représentent dispersés dansla met, petits comme des coquilles de noix, dont ils fontles habitans laids Sc monstrueux, avec des figures 6ridicules, qu’ils ressemblent plutôt à des singes 8c à desbêtes feroces qu’à des hommes.
Les Jésuites, dans ces derniers tems , leur ayant donnéConnoissance de l’enrope, ils Pont ajoutée dans leurscartes , comme une petite iíle. Cette grande monarchiea eu différens noms, parce que chaque fois qu’une nou-velle famille montoit fur le trône » elle impofoit un nou-veau nom. Sous la famille précédente , on l’appelloitTaiminque-que , c’est-à-dire, royaume d’une grande clar-té. Les Tartares qui gouvernent aujourd’hui l’appellentTaichim-que , c’est-à-dire, royaume de grande pureté.
Le palais de l’empereur est carré, il a un mille dschaque côté d’un angle à l’autre. La muraille est hautsde douze coudées : le dehors est peint en rouge. II y 3aux quatre coins, quatre tours très-élevées, au milletsde chacune de ces tours, il s’en éleve une autre. CeStours forment huit gfrand corps de logis , qui font autantde magasins remplis de canons , de fusils, d’arcs, dsflèches, Sc d’autres armes de guerre. Le palais particu-lier de l’empereur, est au milieu de cet enclos , ouplu - *tôt de cette forteresse. II est fans étages, 8c n’a qu’ustrez-de-chaussée élevé de dix dégrés. Les planchers fonttrès-hauts, Sc ornés de peinture, sculpture Sc dorure-Les murailles font enrichies de lames d’or, Sc décoréesde peintures , qui représentent,avec beaucoupd’art, l eSanciennes guerres » Lc les anciens évenemens de la nation-Le trône de l’empereur est d’or massif, & entouré de I 3figure d’un dragon. Outre la sale du conseil, il y en 3douze autres. D’un côté de ces sales font des appartementqui renferment des filles ; de l’autre font d’autres app as 'temens qui renferment des eunuques. Ces filles 8c ce seunuques ont fur la tête des couronnes enrichies d®pierreries. Une fille 8c deux eunuques, íbnt assis aU 'près de chaque vizir ou ministre , qui préside à cescost'feils : d’autres filles 8c des officiers rangés en file , seS 'tent debout derríere. Les officiers des sept enceín £ ^ sque forment sept murailles qui entourent le château d el’empereur, ont leurs départemens. Ceux de la prem^ 0enceinte ont celui des jardins Sc des terres. Ceux ds * 3seconde, reçoivent les plaintes Sc les requêtes du deda 3Lc du dehors. Ceux de la troisième , ont le foin de rpondre de ces requêtes. Ceux de la quatrième, exa^nent les affaires concernant les officiers de justice, ein tployés aux conseils. Ceux de la cinquième, examí steles revenus Lc les finances de l’état. C’est à leuroù fe fait la recette Sc la dépense. La sixième enceH 1 ^contient douze mille chambres ou loges. Et la é e P tie ^ srenferme le palais impérial, où logent la famille*, ^concubines Sc les eunuques de l’empereur; 8c il . ^permis à aucune autre personne d’y entrer. * Manus crde la bibliothèque du roi. ^,
Les Chinois en donnant à leur pays la figure carrprétendent qu’il est aussi large que long; mais ^ e ^ n us emeilleures observations des Européens, il est deovale. II s’étend depuis la forteresse de Cai-pi 111 * _la province dë Pékin, au 41 e . dégré de latitude*qu’à la pointe méridionale de Piste de Haí-nan, 3tl