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® e gré , 8c ainsi occupe 23 dégrés du nord au sud. Sa plusgrande longueur se prend de sà frontière au nord-est deai-Yven , dans la province de Léaotoun, jusqu’à laerniere ville de la province de Youn-nau, 8c alors elleE lieues françoifes, fur 500 de large, en pre-
n ant fa pl us g ran d e largeur depuis Tam-Chan , place laP us orientale de la province de Léaotoun, surlesfron-eres de la Corée, jusqu’à Toum-Tim, dans la partieoccidentale dans la province de Xensi.j Cet empire est borné à l'O rient» par la mer Qrienta-> au septentrion, par une longue muraille qui le séparee la Lartarie; à l’occident par de hautes montagnes 8ces deferts de fable ; Sc au midi par l’Océan méridional,ses royaumes de Tunquin, de Cochinchine , de Lao,autres. Il est divisé en quinze provinces, qui pour„ e ur grandeur, leurs richesses 8c leur fertilité , peuvente * re appellées de grands royaumes plutôt que des pro-^nces , ausquelles il faut ajouter le Léaotoun, pays qui. e pas à une province. On trouve ce pays avec sixprovinces, fur la mer Orientale & fur la mer Méridio-ale j il y en a six autres, qui font dans le milieu despjr ? s 5 & trois à l’occident, qui font séparées du reste dep , . par de très-hautes montagnes. On les nommej^kin, Nankin, que l’on appelle présentement Kiam-Tr an , Xansi , Xanton , Honan,Xensi, Chekian , Kiansi,^Uquam, Suchuen, FoKien , Quanton , Quansi, Yun-- an > Quei-Cheou , Sc le pays de Léaotoum, qui mé-£ îer °it le nom de province. Mais les Chinois le mettentla province de Xanton. Les provinces des frontie-s font, Pexin , Xansi, Xensi, Suchuen, Yuy-Nan ScxUansi. Cluvier, qui a donné dix-huit provinces à la^hine, étoít mal informé; car les royaumes de Tunquinp , , e Cochinchine, qu’il compte comme provinces de lal"ire, n’en dépendent nullement, Sc s’ils y ont été sou-, ls pendant quelques années , il y a long-tems qu’ils neUl obéissent plus. [ II suffit pour le justifier qu’ils en dé-graissent , selon les dernieres nouvelles qu’on en avoitCurope, dans le tems qu’il écrivoit. ] II y a encore plu-8c eur sisles qui dépendent de la Chine, comme la grandep S et i te Licon-Kieou, Tajuam , que les Portugais ap-rid ,ent ^ormosa , Hainan , Piamxan , fur la pointe mé-10 nale de laquelle Macao est située , Sc une infinitér ég Utl ^ s > tant habitées que désertes. Le royaume de Co-q 1 ^ est pas une iste proche de la Chine, comme le dit« v * r ; mais une grande presqu’ifle, qui s’étend duau íud. Xam-Hai n’est pas une iste comme le P.^ni l’a dit dans son Atlas ; mais une citadelle siPeu 1 ^ ^ bien fortifiée par l’art 8c la nature , qu’elletie ^^ s P uter aux meilleures de l’Europe. Elle est bâ-p n terre -ferme, proche de la mer, entre la provinceg rat ^ Kln & le pays de Léaotoun. On compte dans ce^ e ux 4402 villes murées, qui font divisées en
{J es . , a Hes,-les civiles Sc les militaires. Dans la classefanp- 1 es » 11 y en a 2045, savoir, 175 cités du premierap P gij, < l Ue les Chinois appellent Fu ; 274 du second,royau es Cheu ; 1288 appellées Cien ; 205 hôtelsries a Ppellés Ye; St 103 corps de garde ou hôtelle-C HlN°n leS du íecond ordre, qu’on appelle Cham-q u ; £ ' comprend dans les villes de l’empire, cellesch eu “ tu óesdans les provinces de Yunnan.deQuei-Ir ibut 6 Q uanPl à de Sucheu, 8c qui ne payent aucunouliers m ^ 1S - obéissent à des princes Sc seigneurs parti-fi bien *° nt a bsvlus. Ces villes , pour la plupart, fonte scarpés Vlr ° nn ées de hautes montagnes 8c de rochersMortifier^ em blc que la nature fe soit étudiée à lesdes camn 011 V01t entre ceS montagnes des plaines Sctrouve des Pl u ^ eurs fournées de chemin , où l’on
yup de village? t ^ler Sc second rang, Sc beau-J our ou ’ J - ,es Chinois appellent ces seigneurs
'Parce ^ ° U oue l Uon s> c’est-à-dire, mandarins du pays;etn Per^ Ue cornnie Us croient qu’il n’y a point d’autrequ’il 3l ^ m ° nd . e 4uo celui de la Chine , ils s’imagi-Ceux à n! m y 3 P ° mt d ’ aut res princes ou seigneurs , quekles qm r leui l em P er eur en donne les titres. Les peu-c binoife a ° nt . OUI ^ 3 Ces seigneurs, parlent la langueseur e {i Ve Ç ,_ s Chinois; mais en ont une autre quide cell es P j rtlC ^í ere ' ^ eurs mœurs font peu différentesge 8c à | a hmo . is » ils s e ressemblent quant au vifa-
^ois l ef! cra :L p’ J 11318 sent plus courageux. Les Chi-
«•euse résistance n 1’ a ^ an ,^ trou vé plusieurs fois une vigou-reliltance, lorsqu’sts ont voulu les attaquer, c’est
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pourquoi ils les laissent en repos, 8c se contentent d’a-voir un commerce libre avec eux. Ainsi on ne doit pasêtre surpris si l’on trouve ici un plus grand nombre devilles que le P. Martini, parce qu’on y comprend tou-tes celles de ces petits seigneurs, dont les états font en-fermés dans l’empire , quoiqu’ils ne reconnoissent pasl’empereur. [ D’ailleurs ce Pere déclare , qu’il ne parleque des villes murées Sc fermées.] On y met auffi lescités Lc villes du pays de Léaotoun, Sc de la provincede Yun-Nan, dont les Chinois , extraordinairement at-tachés à leurs formalités , font des catalogues particu-liers. Les Chinois ont fait imprimer un itinéraire, danslequel onvoit la route , depuis Pékin jusqu’aux extrémi-tés de l’empire , tant par eau que par terre. Les manda-rins qui partent de la cour, pour fe rendre à leurs postes »Sc tous les voyageurs s’en ierventpour savoir leur route,la distance des lieux, Sc combien de lieues ils ont faitdans la journée. Toutes les routes royales de l’empirefont divisées en 1145 journées, comme on le voit parle même livre ; au bout de chaque route , il y a un en-droit ou les mandarins font logés Sc traités aux dépensde l’empereur. On appelle ces 1145 places le ou Onn ,ou joignant les deux mots, c’est-à-dire, lieu de loge-ment 8c de garde, parce qu’on attend les mandarins avecla même vigilance, que si l'on étoit en garde contre unearmée ennemie. II y a 735 de ces places dans les villesdu premier Sc second rang ; dans les autres villes , lesfrontières Sc les châteaux; 105 aans celles qu’on appelleYe; Sc 103 dans les endroits qu’on appelle Chin. Ona bâti les unes Sc les autres dans les lieux où il n’y avoitpoint de villes, Sc on peut les appeller villes du secondrang , étant environnées de murailles , Sc chacune ayantun mandarin qui la gouverne ; il y en a qui font gran-des Sc mieux peuplées que certaines cités Sc villes. Lesautres , au nombre de 102, quoique fans murailles , uslaissent pas d’être grandes Sc bien peuplées. On fait par-tir un jour avant le départ du mandarin , un Courier quiporte une petite tablette , appellée P ai par les Chinois,fur laquelle font écrits le nom Sc la charge de l’officíer,avec son sceau au bas. Auffi-tôt qu’on le voit, on net-toyé 8c on prépare le palais où il doit loger ; Sc les ap-prêts que l’on fait sont plus ou mois grands , selon ladignité du mandarin, pour les viandes » les serviteurs ,•les chevaux, les chaises à porteurs, les^litíeres ou lesbarques, si le chemin fe fait par eau, Sc enfin pour toutce dont il peut avoir besoin. On reçoit de la même ma-niéré , à proportion, dans ces hôtelleries, toutes fortesd’autres personnes , tant Chinois qu’étrangers, à qui leroi fait cette grnce. Les couriers du roi prennent dansces mêmes endroits tout ce qui leur faut pour faire plusde diligence ; ayant foin de fraper fur un bassin de cuivreappellé Lo, qu’ils portent fur leurs épaules, une stadeou deux avant que d’arriver à i’hôtellerie ; auffi-tôt qu’onl’entend, on lui selle au plutôt un cheval, de maniéréqu’il ne tarde point du tout. L’ordre militaire a 629forteresses du premier ordre, tant fur les frontières pourservir de clefs ou de défense à l’empire contre les Tar-tares , que fur les confins des provinces , contre les vo-leurs 8c les rébelles. Les Chinois les appellent Quan ;8c Xamhai, dont nous avons parlé , est de ce nombre.II y en a 567 du second ordre -, appellées Gouci. L’en-droit dont parle le P. Martini, dans son Atlas, 'Sc qu’ííappelle Tien-Chímgouet, c’est-à-dire, la forteresse dupays du Ciel, est une de celles-là , 8c par elle on peutjuger des forteresses du second rang. On en compte 311du troisième, appellées So ; 300 du quatrième , qui ontle nom de Chin , comme celle du cinquième , de l’ordrecivil; Sc 150 du cinquième , appellées Pao. Il y en a100 du sixième, nommées Pou. Et enfin 300 du sep-tième, a qui l’on donne le nom de Chai. Ces dernieressont de plusieurs sortes ; il y en a en pleine campagne »pour servir de retraite aux paysans , lorsque les Tartaresou les voleurs, ou les rébelles font des courses , ou mê-me quand les armées de l’empereur sont en marche. Hyen a d’autres qui font situées fur des montagnes escar-pées, où l’on ne peut monter que par des marches tail-lées dans le roc, ou avec des échelles de corde ou debois, que Pon ôte après que l’on est monté, & celles-lan’ont point de murailles, parce qu’elles soroient inuti-les ; il y en a d’autres encore, qui sont fur des monta-gnes , où il n’y a qu’un simple sentier; maïs qui est for-. - Tvmt U. C c c ij