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, Chinois qui font médiocres dans les sciences,réussissent beaucoup mieux dans les arts; Sc quoiqu’ilsne les ayent pas portés à ce degré de perfection, où nouses 7°yons en Europe , ils savent néanmoins, en cette111 jV er f ' non-seulement ce qui est nécessaire pourl’ufager .| narre de la vie , mais encore tout ce qui peut con-uer à la commodité, a la propreté, au commerce,
. meme à une magnificence bien réglée. lis au-ro jent été plus loin si la forme du gouvernement, qui aIni ® "^s bornes à la dépense 1 des particuliers, ne les eûtarrêts L es ouvriers font extrêmement laborieux, Sc. n'ínventent pas auísi aisément que nous, ils con-^n' Ven . t ^ ns peine nos inventions, & ils nous imitenta _ezbien. On fait à présent en divers endroits de l’em-P lre > ûu verre, des montres, des pistolets , des bom-s > Sc plusieurs autres ouvrages dont ils nous font re-devables ; mais ils ont de tout tems la poudre à canon ,ltn primerie 8 c l’usage de la boussole, qui sont des artsnku Vea P x en Europe, Sc dont nous leur avons peut-être““gation. * Lettre 8 , p. 382.de 5 Mouvoir sens bornes devroit ,ce semble, produire^êchans effets dans le gouvernement , Sc il en pro-^ 11 quelquefois- Cependant les loix y ont apporté tantT emedés , Sc on a pris de si sages précautions , que0[j ' ar Peu qu’un prince soit sensible, ou à sa réputation,
1 ms intérêts , ou au bien public, il ne sauroit iong-5? abuser de son autorité.
u côté de sa réputation, trois réflexions peuvent lej rter à fe conduire fans passion. i°. Les anciens légís-c eurs ont établi, dès le commencement de la monarchie,filme un premier principe du bon gouvernement, que^ Ux qui règnent, font proprement les peres du peuple,f e tl ? n Pas des maîtres établis fur le thrône pour être0 ^ Vls par des esclaves. C’estpour cela que de tout temsa Ppelle l’empereur Ta-fou , c’est-à-dire, le grand-pp ’ parmi les titres d honneur, u n en reçoit aucunus volontiers que celui-là. z°. Il est permis à chaqued’avertir l’empereur de ses défauts, pourvur g Ce foie avec les précautions que demande le profondP e ^qu’°n doit lui porter. Voici comme cela íè pra-sa ae ' Ce mandarin qui trouve quelque chose à redire àfluêt U ^ te ’ par rapport au gouvernement, dresse une re-tja’ii 2 ' âans laquelle, après avoir témoigné la vénérationm e a Pour la majesté Impériale, il prie très-humble-m 5s ,p e prince de faire réflexion aux anciennes coutu-íhdjp aux exemples des saints rois qui l’ont précédé,req. H marque en quoi il paroît s’en éloigner. Cettefissoti £ 01511 lurune table, avec plusieurs autres placers
d e ] a .kuefente tous les jours, & l’empereur est obligérevi en ïre ' ne change point de conduite , on ydes n, 1 de tems en tems, selon le zélé & le courages’ e X pof ìdar:ns ; car n en ^uut avoir beaucoup pourl’hïstoî 6l " a btsi à ion indignation. 3 0 . On composeCa Pab{ re j de ^ eur r ^gue d’une maniéré qui ' est feule^ es modérer , s’ils aiment tant íoít peu leurchoisis jP eur réputation. U11 certain nombre de docteursle Urs ** désintéresses , remarque avec foin toutesparticusi 0 es ^ toutes ^ eurs actions ; chacun d’eux enfil r lJae ~ er > Sc fans le communiquer aux autres, les écritSc J es • eiu Ue volante, à mesure que les choses se passent,bien-Sc i te ^ ans »n bureau par un trou fait exprès. LeCr aînte 6 T font racontés simplement. Afin que laue «C • es P^ r ance n’y aient aucune part, ce bureaudant le f 6 ' a ® a i s > ni durant la vie du prince , ni pen-Co nronn e eiIiS ^ ue ^uuile ost fur le thrône. Quand lafinive^t ^ a ^ e dans une autre maison, comme cela arrivea près l es ’ ° st ram asse tous ces mémoires particuliers , Sce n mien a \^ lr confrontés les uns avec les autres , pourde l’ern/ etI1 êler la vérité , on en compose l’histoirer ùé, , afin qu’eile serve d’exemple à la posté-
de la cens^ ia § eme nt gouverné, ou qu’elle soit l’objettre 9, p 3 Ure P u blique s’íl a manqué à son devoir. * Let-Voici e _/ ,
Pour ( a p Qr gênerai ce que les loix, p. 42 , ont déterminéa deux conf'u opinasse du gouvernement. L’empereurP°sé des p r f ! S souverains ; l’un extraordinaire, Sccom-les . nainìsi.j. nc f s du sang ; l’autre ordinaire , où entrentssfi ex 3 tni nP n, 6tat qu ,’ on nom me Colaos. Ce font eux[fppbrt, Sj- n „- tOUte . s ^ es gmndes affaires, qui en font leempereur ç\ ^ e< * 01 ^ ei ^ ^ dernieres déterminations de° utre ceIa 11 T a à Pékin six cours sauverai-
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nés dont l’autorité s’étend fur toutes les provinces de íatChine, quoiqu’eiles connoissent de différentes matières.En voici le nom Sel’emploí. Le Lipou a vue fur tous lesmandarins; il peut leur donner ou leur ôter leurs char-ges. Le Houpou leve tous les tributs, Sc tient comptede l’emploi des finances. Le conseil des rites doit con-server les anciennes coutumes, il régie tout ce qui re-garde la religion, les sciences , les arts , les affairesétrangères. Le Pimpou étend íà jurisdíctíon fur les trou-pes & fur les officiers qui les commandent. Le Himpottjuge souverainement des crimes. Le Cornpou ordonne desouvrages publics & des bâtimens royaux. Chaque tribu-nal renferme plusieurs chambres ; il y en a jusqu’àquinze en quelques-uns, dont la premiere ne consistequ’en trois personnes, un président & deux assesseurs , àqui toutes les affaires importantes reviennent en dernierresibrt; les autres font subalternes, composées d’un pré-sident & de plusieurs conseillers, tous fournis au prési-dent de la grand-chambre, qui a fe.ul, quand il veut, l’au-torité définitive. Mais parce qu’ilest de l’intérêt de l’em-pereur » que des corps auffi puisiàns que ceux-là nesoient pas en état d’assòiblir l’autorité royale, Sc de tra-mer quelque chose contre l’état, on a voulu premíere-ment > que les matières de leurs jugemens fussent telle-ment partagées, qu’ils^ eussent tous besoin les uns desautres. Ainsi quand il s agit de la guerre, le nombre destroupes, la qualité des officiers, la marche des arméesfont du ressort du quatrième tribunal; mais l’argent pourles payer fe prend à l’ordre du deuxieme. De maniéréqu’il n’y a point d’affaire de conséquence dans l’érat quin’ait ordinairement rapport à plusieurs , Sc quelquefoisà tous ces mandarins ensemble. La seconde précautionqu’on a prise, est de nommer un officier qui ait l’œii à cequi fe passe en chaque tribunal. Quoiqu’íl n’en soit pasdu nombre, il assiste néanmoins à toutes les assemblées,Sc ost lui en communique les actes. C’est proprement ceque nous appelions un inspecteur. II avêrtit fecrettementla cour, ou même il accuse publiquement les mandarinsdes fautes-qu’ils commettent, non-feulement dans l’ad-minïstratton de leurs charges , mais encore dans leur viaprivée. II exámine leurs actions, leurs paroles, leurs.mœurs, rien ne lui échape. Les officiers qu’on nommaColis r f°nt trembler jusqu’aux princes du sang.
Pour ce qui est des provinces, elles font immédiate-ment gouvernées par deux fortes de vicerois. Les uns engouvernent unè feule. Ainsi il y a un viceroi à Pékin »à Canton, à Nankin, ou dans une autre ville peu éloi-gnée de la capitale. Mais outre cela ces mêmes provin-ces obéissent à d’autres vicerois qu’on nomme Tjounto ,& qui en gouvernent en même temps deux ou trois, Scmême quelquefois jusqu’à quatre. II n’y a gueres derois en Europe , dont les étas soient si étendus que ceuxde ces officiers généraux ; mais quelque grande queparoíflë leur autorité, elle ne diminue en rien celle desvicerois particuliers, Sc leurs droits font si bien réglésqu’il n’y a jamais entre eux de conflit de jurisdict : on.
Ces vicerois ent chacun , dans leur département,plusieurs tribunaux qui répondent aux cours souve-raines de Pékin , & qui leur font subordonnés, de ma-niéré qu’on appelle des uns aux autres > fans compter ungrand nombre de chambres subalternes qui instrui-' sent, ou qui finissent les affaires , suivant l’.ordre Scles commissions qu’ils leur donnent. Les villes parti-culières qui font de trois ordres différens, ont auffi leursgouverneurs Sc un grand nombre des mandarins quirendent la justice ; de forte néanmoins que celles dutroisième ordre font soumises à celles du second, & cel-les du second aux villes du premier ordre. Celles - cîobéissent aux officiers généraux des capitales , íeíon lanature des affaires, Sc tous les juges , de quelque qualitéqu’ils soient en matière civile, dépendent du viceroi,en qui réside l’autorité royale. De tems en tems il as-semble les principaux mandarins de fa province pourapprendre les bonnes ou les mauvaises qualités des gou-verneurs, des lieutenans de roi, Sc des officiers moinsconsidérables : il en envoie des mémoires secrets auxcours souveraines de Pékin, pour instruire l’empereurqui les prive ensuite de leurs charges , ou qui ^ ap-pelle pour se justifier. Au reste, le pouvoir au viceroiest balancé par celui des autres grands mandarins qui'l’enYironnentSc qui peuvent l’accuser quand ils le
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