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Tome second. C - F.
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CHI

C’est une des cinq baroníes qui composent íe comtéde Sivray.

CHISIME, petite riviere de la Natolie. C’est, selonbaudrand, le nom moderne du Simoïs de la Troade.Voyez. Simoïs.

CHISIOTOSAGI, ancien peuple des Indes, selonPl £ e * {■ 6 > c. 17.

HISOIN , Cisonìum , boufg des Pays-Bas, dans laN an dre Vallone , à trois ou quatre lieues de Tournai,j tro * s de Lille , 8 c à une 8c demie d’Orchies. C’est une° es quatre anciennes berries ou baronnies de Flandre.Le comte Evrard y bâtit, vers l’an 849, une abbaye, oùù eut le crédit de faire venir de Rome, quinze ou seize> après le corps, de saint Calixte pape. II fit dédier1 église sous le nom de ce saint, qu’elle porte encoreaujourd’hui. L’abbaye 8 c le corps de saint Calixte, fu-rent soumis à l’église de Reims, par Rodolfe, fils d’E-Vrard, auffi seigneur Sc abbé du monastère, ce qui donnaoccasion de transporter dans la fuite le corps du saint à'•eiins , d’où il est fans doute revenu, puisqu’on l’y*? or 'tre en une chaste magnifique , d?argent 8 c de vermeil> dont une moitié íe voit du côté de l’autel. Au, "eu est celle de saint Evrard, duc de Fríoul, encorePlus magnifique. Cette église est aujourd’hui desserviePar des chanoines réguliers. La nef est de Tournai, Scochceur de Cambrai : il avoit été autrefois de Reims.

ai gle de l’évangile est prodigieusement élevée, Sc ilY a un jubé portatif, qu’on roule devant pour y aller direévangile. Chaque religieux a fait mettre dans le cloîtretableau de son saint en un cartouche accompagné deJ°mtnnes. Ingelburge , épouse de Philippe Auguste,e st retirée pendant quelque tems en cette abbaye. En, 74 ^., Louis XV en ouvrant ses glorieuses campagnese sandre , prit son quartier dans cette abbaye. L’abbéfour en éterniser le souvenir, fit élever une pyramidee . 5 ° pieds de haut dans l’enceinte de l’abbaye. Lesï’j' 1 ncip aux évenemens de la campagne y font représen-es ’Pardes inscriptions & des devises.

-jstlSQNE, riviere. Voyez. Cluson. [Le],j F'HlSOPOLI, ville de la Turquie, en Europe , dans^ mcédoine , fur la riviere de Stromona, selon Bau-, éd. 1705, c’est l’ancienne Amphipolis , furie^ riIIl0 n. Voyez. Amphipolibs 1, Sc Emboli. Je trouvequM Une notice ^ eS v tst es qui ont changé de nom,il m n ?P hî Polis avoit pris celui de CjiR.Ys0p0t.1s , dont

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^mble que Chisopoli est une corruption.llle íp^SSÂMA , [Province de] en Afrique , au royau-Vinc ,gc>la > en Ethiopie. C’est la capitale de la pro-den - ' a ^embouchure de la Coanra. Les portuguaís,p 0 ^ s U ! s ^Urs conquêtes, en ont fait un gouvernementv ; le n om de Capitainerie. Les peuples de cette pro-dance ^ ^ attent d’une espèce de liberté Sc d’indépen-Vo ; e 5 rnais les officiers que le Conseil de Loando y en-rité , r l° nt ^ eur ^ alTe F ent * r ‘ e íoug de leur auto-

Ce ttè s i stan iere que pour les désabuser entierement denj a | t ía stueuse idée, ils agissent avec eux plutôt ent afin eS r st u ’ en gouverneurs. Toute la province est mon-peu f U 6 '.difficile , 8 c peu cultivée, Sc.par cette raisona de ° U î?^ e des choses nécessaires à la vie. Ce qu’ellet es _ ei steur, consiste en des mines de sel très-abondan-

6 ^ tout différent des autres sels. On le tiret erre P r °fonde vallée , où les paysans vont creuser laPeu en rirent une eau jaunâtre qui se congelé àPalme CS COmme l’alun. Ils en font des briques de 4ép aiír S ’ ° u 2 pieds 8 pouces de longueur, larges Scla f ar ^ s de 5 à 6 pouces, qu’ils échangent pour l’huile ,prête ^"rres choses dont ils ont besoin. On

^din' 1- ^^oit éprouvé que ce sel est meilleur que le sel"émen^i ^° Ur ^ CS u ^ a § es de la vie. On l’appelle commu-miel s e > ou la pierre de Chissama. La cire Sc le

c onv; e trouvent abondamment dans les forêts , ce quiils q Ue nt tres_ bien à la paresse des Nègres, auffi n’ont-I ÇH^ S ço r °' S marchandises.

teau de p-qAMO, [ C a [le l. ] Cisamus , bourg Sc châ-furl e ,r ® de Candie, au territoire de laCanée, Scde Cmn a Chissamo, où il reçoit la petite rivieremilles de^m Ur c ° te septentrionale. II est à quinzeest àvinnt . a ^ uí f s > en allant vers la Canée, dont ilÏ705. ° rmq milles, au couchant. * Ba.udra.nd , éd.

CHISSAMO, [Le golfe de] golfe de Tiíle de ridionale

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Candie, au territoire de la Canée,,entre les caps BusoSc Spada, fur la côte septentrionale de l’isle : il s’éíenddans les terres comme une anse de panier. * Baudrand,éd, 1705.

CHITAC , petite riviere de France , dans le Gevau-dan , près de la riviere du Tarn.

CHITANAGAR, pagode fameuse de l’Indoustan »dans la province de Doltabat, près de la ville d’Indour.Ce temple est carré oblong; il a quarante-cinq pas delongueur, vingt-huit de largeur, 8c trois toises de hau-teur: il est bâti d’une pierre de même espèce que laThebaïque. II y aune base haute de cinq pieds » qui régnétout au tour; elle est chargée de diverses bandes Sc cor-dons, 8c ornée de roses Sc de dentelures, auffi délicate-ment travaillées que si elles étoient faites en Europe.II y a une belle façade avec son architrave , sa cornicheSc son fronton ; elle est ornée de colomnes Sc de beauxmédaillons, où il y a des figures humaines. La disposi-tion de ce temple est comme celle d’Elora; il a fa nef,son chœur Sc fa chapelle du fond. Je n’apperçus dans lanef Sc le choeur, dit l’auteur cité, que les quatre mu-railles; mais l’eclat de la pierre dont elles font bâties,en rend 1 aspect fort agréable : le plat-fond est de pa-reille pierre , 8 c a en son milieu une grande rose bientaillée. Ce lieu > comme les autres pagodes , ne reçoitle jour que pàr la porte : dans chaque côté de la murail-le du chœur , il V a un trou carré , large d’un pied, quiva obliquement comme une canonnière, Sc au milieu del’épaisseur une vis de fer grosse comme la jambe Sc fortlongue , qui entre perpendiculairement dans la muraillecomme un barreau ; Sc j’appris que ces fers dévoient ser-vir à attacher des cordes pour soutenir ceux qui feroientles jeûnes volontaires de sept jours ûu davantage. Onvoit dans le milieu de la chapelle , qui est au fond , urtautel de même pierre que les murailles : il est taillé àplusieurs étages, Sc il est orné par-tout de dentelures,de roses Sc autres enjolivemens d’architecture, Sc en bas,à chaque face, il y a trois têtes d’éléphans. On avoitpréparé une base de même pierre que l’autel pour poserl’iáole de la pagode ; mais comme le bâtiment n’a pointété achevé, l’idole n’y a point été mise. Quand je fusdescendu, j’apperçus au pied de la montagne, du côté dulevant, un bâtiment duquel on ne m’avoit point parlé :j’y allai íèul avec mes pions ; mais je n’y trouvai qu’unpalais commencé , dont les murailles étoient de la mêmepierre que celle de la pagode: chaque seuil de porte estd’une píece qui a une toise 8c demie de long : tout estbâti de fort grandes pierres, Sc j’en mesurai une qui avoitplus de quarante toises en longueur. II y a auprès de cebâtiment un réservoir auffi large que la Seine à Paris,mais fi long, qu’en quelque lieu élevé que je montassepour voir fa longueur, je ne la pus découvrir. On âfait dans ce réservoir un autre petit Tanquié, de sept àhuit toises en carré, qu’on a enfermé de murailles ; Scrcomme ces eaux font au bas du logis , on y descend parun grand escalier : 8c à cent cinquante pas en avant dansle grand réservoir au-devant de la maiíbn, on a bâti undivan ou quiochque carré, large de huit à dix toiles , dontle pavé est relevé au-dessus de seau d’environ un pied.Ce divan est bâti Sc couvert de la même pierre dont estfaite la maison , il est soutenu de seize colomnes d’unetoise Sc demie de haut, c’est-a-dtre de quatre à chaqueface. Comme ma compagnie marchoit toujours, jen’em-ployai qu’une demi-heure à voir ce bâtiment qui méritebien qu’on lui donne plusieurs heures » tant pour en exa-miner lè dessein , la qualité des pierres , leur taille , leurpoli, leur grandeur, que pour considérer l’archítecturequi est d’un fort bon goût ; Sc quoiqu’on ne puisse pasdire absolument qu exle soit d’aucun de nos ordres, elleapproche fort du dorique. Le temple Sc le palais Rappel-lent Chítarlagar , c’est-a-dire, la Dame Clrita , à cauíèque la pagode est dédiée à Chita , femme duRam : j’ap-pris que l’un 8c l’autre avoient été commencés par unRaspoute, qui par fa mort a laissé le temple Sc le logisimparfaits. Au reste j’ai remarqué , tant aux anciens bâti-mens des Indes, qu’aux modernes, que les architectesfont la base, le fuft 8c le chapiteau de leurs colomnesd’une feule píece. * Thevenot , Voyagé des Indes, page

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CUITE, village de l’ifle de Ghypri, fur la cote tue.

idionale, à l’orient de Limísso. C’est un reste de l’an.Tome 11 Eee