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Tome second. C - F.
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2. CHORA, rivíere de France. Les anciens ont souventfait mention d’une rivière & d’un lieu de ce nom. Adrien■de Valois , not. Gall.p. 145 > est le premier qui ait re-cherché quelle riviere s’appelloít ainsi , Sc il a trouvéeue Chora est la Cure , qui a ía source dans le Niver-nois , auprès de Planchei , paste à Domecy fur Cure , àCure , à Pierre-Pertus, auprès de Vezelay , à Arci, &í'e perd dans Pionne à Cravant, dans l’Auxerrois. Lemoine Jonas , dans la vie de S. Colomban, que de Va-lois avoit lue en manuscrit, fait mention de la riviere Scdu village de Cure. Le saint homme, dít-il, étant sor-ti du monastère de Luxeuil, traversa les villes de Besan-çon Sc d’Autun , Sc vint à Avallon ; ensuite, s’avançantvers la riviere de Chora , il arriva chez une femme desjualité fort dévote , nommée Theudemunde. Le mêmejour ils se rendirent au village nommé Chora , d’où ilprit le chemin d’Auxerre. Hugues de Poitiers , au troi-sième livre de Phístoíre du monastère de Vezelay, qu’ilacheva Pan 1167 , -fous Guillaume abbé de Vezelay,dont il étoit secrétaire, dit que sous le régne de Louis& de Charles le Chauve , son fils > le comte Gérard ScBerthe fa femme > bâtit fur son propre fonds & franc-aleu,un monastère fur la riviere de Chora, & y établit unecommunauté de filles, consacrées à Dieu ; que ce mo-nastère ayant été presque détruit parles courses des Sar-rasins , C il devoit dire des Normands, encore payens, Scdes Hongrois > ) il fut rétabli par le même comte, fur lamontagne voisine dans la forteresse de Vezelay, Sc qu’aulieu de filles ont y mit des religieux , dont Eudes futpremier abbé. Dans les antiquités des évêques d’Au-xerre , publiées parle P. Labbe, il est fait mention, aupontificat de Didier, <Pun village, fur la riviere de Cure,qu'on appelloit Campania.

Le Bœuf, tome 1. de ses dissertât, approuve tout ceque Adrien de Valois dit fur Chora fiuvius ; il trouveseulement que cet auteur a oublié de parler de l’entrevueque Clovis eut fur le bord de cette riviere avec Gonde-baud , roi de Bourgogne, marquée dans une très-ancien-ne histoire, dont le copiste avoit écrit Quorumdam pour.Choram ; mais il prétend que ce même Adrien de Va-lois se trompe, lorsqu’il dit que Chora locus, est Pabbayede Cure ou de Core, qui est deux ou trois lieues au des-sus de Vezelay. II prouve au contraire assez bien que cequi est appellé Chora vìcus dans Ammien Sc dans Jo-nas , est la petite ville de Creven ou Cravant, dans lediocèse d’Auxerre. C’est aussi le sentiment du P. ChifletJésuite, dans son histoire de Tournus. Le Bœuf observeencore „8c apporte même en preuve de son sentiment,que Crevan est le Chora de la notice de Pempire ; quece n’est que depuis cette petite ville que Pionne peutporter de grands bateaux ; 8c on fait que cette riviere-reçoit près delà celle de Cure.

CHORAMNAil,nation de Perse, selon Etienne legéographe qui dit, que c’étoient des Sauvages. II citeCtesias, au dixième livre des Persiques, où il dit, qu’ilsétoient si légers à la course , qu’ils atteignoient Sc pre-noient les biches en courant.

CHORASMÍE, ancien pays d’Asie.Ptolomée, /. 6,c. 12, le met dans la Sogdiane; car il nomme entre lespeuples de ce pays-là les Chorasmiens. Cela s’accordeavec ce que dit Pline, /. 6, c. 16 , qui les place aussi versces quartiers-la. Denys le Periégete , v. 7^6, distingueles Chorasmiens , d’avec la Sogdiane. Car après avoirparlé des Maffagetes, il ajoute : Après eux font les Cho-rasmiens , vers le nord, 8c après ceux-ci est la Sogdiane,par le milieu de laquelle coule l’Oxus. Je doute que cesChorasmiens , soient les mêmes que ceux d'Athénée;maïs ils ne différent pas des Chorasmusini de Stra-bon , lib. 11 , pag, $ *3 > n i même , à ce que je crois , desChoramnsi d’Etiennele géographe.Ces Chorasmiens,chassés de leur patrie , ( a ) se jetterent dans la Syrie, oùils remporteront de grandes victoires fur les Francs , quiy avoient établi le royaume de Jérusalem. Ce sent lesmêmes que l’abbé de Vertot ( b ) appelle Corasmins.C’étoient, dit-st , des peuples sortis récemment de laPerse» Sc issus, à ce qu’on prétend, des anciens Parthes ;d u moins ils en habitoient alors le pays appellé VracAgemi, ou Hircanie Persienne. D’autres les placent dansle Couvarz.em » proche de la Corosane ; mais je ne fais >ajoute de Vertot , si ces Corasmins n’étoient pas plutôtoriginaires du royaume de Carizme , que Ptolomée ap-

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pelle Chorasmia , d’où ces barbares, la plupart pasttes ^8c qui n’avoient gueres de demeures fixes , pouvoien jêtre passés dans quelques-unes des provinces de la Perse*Quelque haute estime que les ouvrages de ce savant abbém’ayent fait naître pour sa personne, je ne puis dissimu-ler qu’il y a bien de l’inéxactitude dans ce peu de mots.Outre qu’il devoit dire Couvarezm, ou plutôt Khouare-z,em » 8c Coraffane ou Khorajsan , il ne devoit pas distin-guer le pays de Couarezem de celui de Carizme, quisont synonymes & répondent à la Chorasmie de Ptolo-mée, à quelque différence près dans les limites. Quandà ce qu’il dit : ils étoient issus, à ce qu’on prétend desanciens Parthes; cela peut être vrai, parce qu’il y avoitd’autres Chorasmiens dans la Parthie , comme on verradans les articles íùívans. Quant à ceux qui causerenttant de maux dans là Palestine, 8c qui s’étant brouillésensemble se détruisirent eux-mêmes, de sorte que touten périt jusqu’á leur nom ; cela ne doit pas s’entendredes Chorasmiens en général,mais de ce détachement dela nation , qui étoit sous les ordres de Barbacan. Voyez,Khouarezme. ( a ) Vincent. Bellov. 1. 29, 8c 31 , ( b )Hifi. de VOrdre de Malte, t. 1, p. 475.

CHORASMIE , ville à l’orientaes Parthes , selonEtienne. II cite Hecatée qui dit que les Chorasmienshabitent au levant des Parthes ; mais il cite ensuite Hé-rodote, au troisième livre , n. 93 , Sc le passage qu’il enrapporte fait voir que ce sont les mêmes Chorasmiensdont on vient de parler, 8c qui étoient voisins de la Sog-diane ; car » on voit nommés de fuite les Parthes , lesChorasmiens Sc les Sogdiens.

CHORASMIENS, peuple d’Asie, dans la Parthie,vers l’orient, selon Athénée, l. 2. Arrien, dans son his-toire des guerres d’Aléxandre, /. 4,p- 172 , fait mentiond’un peuple qu’il nomme Chorasmeni ; mais

il est différent de celui-là , car il le met au voisinage dela Colchide 8c des Amazones.

CHORASAN, ou

CHORASSANE [La ] Voyez, Khorassan.

CHORAZIM. Voyez, Corozaim.

CHQRBAT./E. Voyez. Croates.

CHORDIRAZA , ville de la Mésopotamie, selonStrabon, l. 16 , p. 747. Elle étoit aux environs deCarrhes.

CHORDULA. Voyez, Cordula.

CHOREB. Voyez. Horeb.

CHORENE. Voyez. Choara Sc Choroane.

CHORGES, ville de France , en Dauphiné. Sonancien nom est Caturig^ , Sc c’étoit le chef-lieu de?Caturiges. Voyez, ce mot. Elle est dans leGapençois,selon Baudrand 8c Corneille ; dans l’Embruncis , selonSanson;il est sûr qu’elle est du diocèse d’Embrun , aiipied d'une montagne , à la source d'une petite rivierequi tombe dans la Durance , auprès de la Cougie. L 3carte de Peutinger nomme Caturigomagus cettemême ville, qu’il ne faut pas confondre avec CivitaSCaturigum, qui est Embrun. L'archevêque d’Embrun,& le comte d’Embrunois, étoient seigneurs de Chorge?par indivis, comme on voit par ce qui arriva entre Rat"mond Róbaud, archevêque d’Embrun , Sc le dauphin»Guignes, frere aîné du dernier Humbert. * Longuerue »descr. de la France, part. 1, pag. 327 ,. longit. 24»latit. 44, 35.

CHORIENIS PETRA, lieu de l’Inde , au p 3 ^des Parietaques, selon Arrien, de exped. Alex- 1 4»c. 2i. Cétoit une forteresse, qui portoítste nom de se 11seigneur appellé Chorienes.

CHORMA ou Horma.

CHOROANE, petite contrée d’Asie, dans la ^ aí Qthie , selon Ptolomée , l. 6, c. 5. Strabon la n0iv ^,Chorené ; Sc Niger veut que le nom moderne soit &lassan. Voyez, Choara. r

CHORODNA , ville de la Perfide, ou de lapropre, selon Ptolomée, /. 6 ,.c. 4. Quelques exemp* ares portent Chorodra, . ■

CHOROGRAPHIE, ou description d’uneC’est la seiènee qui apprend à faire une description d «province, d’un canton. Ce mot vient du Grec X^*région , 8c ypáçf-iv écrire, d’écrire. ,> !lt

CHOROMANDiE. Pline , /. 7 , c. ». parle dpeuple de ce nom, Sc qu’il dit être si sauvage,n’a pas même P usage de la parole ; mais dans ^ £ j oî î