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Tome second. C - F.
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4*4 CIL

éditeurs Cill® ri’est pas le nom de ce lieu, mais Cel-L®. 11 étoit au reste à trente mille pas de Philippopolís,& à vingt mille pas d’OpizuimCILLEON,

CILLEUM,

GILLEUS. Voyez. Cilla 2.

1. CILLEY ou plutôt Cilly, Les Allemaris Récri-vent de même Cilly , en latin Cilleienfìs comitatus > con-trée d’AIIemagne, dans la Stirie, avec titre dé comtéentre la Drave au nord, Sc la Saveau midi, Wâgertseil,Synopf. geogr■ p • Z Z t » le donne à la Carniole. Hubnersçeagr. p■ 171/, le met dans la Marche de Styrie

Sieverinard , Sc il a raison. Ce comté, qui appartient pré-sentement à la maison d’Autriche , a la basse Styrie aunord » PËsclavottie au levant, partie de la Croatie Sc laWíndisch-Marck au midi, Sc enfin la haute Carniole Scla basse Carinthie au couchant. II est entrecoupé de mon-tagnes sc de rivières dont la principale est la Saan ; quoi-qu’assez peuplé il n’y a présentement que la seule villede Cilley qui en est la capitale. Les autres lieux ne fontque des villages. II a eu ses comtes particuliers , commeje le dirai dans l’article suivant.

%. CILLEY ou Cilly , ville d’AIIemagne , dans lecomté de même nom, en latin Cilia Zelia , Calia , Celia ScCeleia , tous ces noms se trouvent employés par les au-teurs qui ont écrit en. cette langue. Cette ville est ancien-ne 8c fameuse , Sc porte le titre de principauté du paysde Styrie. II y a un château élevé qu’on appelle OberCilly ; il y a aussi dans la ville un autre château où rési-dent un burgrave Sc un bailli, Sc aussi un vicomte quireçoit les droits des lieux qui en dépendent, comme lesseigneuries de Konisberg , Rohitsch , Sc autres. Cetteville est située íùr la rivíere de Saan; on y parle les deuxlangues; mais dans le pays on ne parle que l’Esclavon.Les habitans de lá campagne font pour la plupart ori-ginaires des Wandales, de la Carinthie Sc de l’Esclavo-nie. Quelques-uns pensent qu’ils y furent attirés par leduc de Bavière, pour les opposer aux Romains : d’autresdisent qu’ils s’y établirent d’eux mêmes. On croît quevers Ce tems là Cilly étoit une ancienne place des Ro-mains ; qu’elle fut ensuite ruinée, Sc entièrement détruitejusqu’à ce que le roi Louis le Vieux, 8c duc de Bavière ,la donna à Hezillon , duc de Moravie, qui la fit rébâtir.On y a trouvé beaucoup d’antiquítés Romaines.

De cette ville dépend un pays assez étendu qui vajusqu’à PettaW , Sc même un peu au-dessous, 8c s’avancejusqu’à Trachberg. Elle a eu aussi quelques enclaves dansí’Esclavonie comme Warasdin, Copranitz & autres pla-ces qui lui appartenoient ci-devant. Ce comté avoit desseigneurs particuliers de la famille de Sanneck , de la-quelle étoit Léopold , baron de Saaneck , dont le fils ,Fréderic, fût fait premier comte de Cilly, l’an 133 9, parl’empereur Louis de Bavière , du consentement du ducd’Autriche. L’empereur Sigismond éleva le comte Fré-déric &Ulric de Cilly , pere & fils, à la dignité de prin-ces de Styrie ; mais fans prendre le consentement de lamaison d’Autriche. De-là vint que Frédéric , archiducd’Autriche , devenu ensuite empereur , fit la guerre auxcomtes de Cilly, ce qui causa de grandes pertes à la Sty-rie , Sc à la Carinthie. Le dernier de ces comtes étoit Ul-ric. On dit de lui, selon Wagenseil, qu’en faisant sonentrée dans Vienne, il avoit plus de mille gentilshom-mes à ía fuite. Ce prince , selon Zeyler , dont J’histoírea assez parlé , fut enfin massacré l’an 1456, par Ladiflas,fils de Jean Hunniade. II y eut de grands démêlés en-tre fa veuve , soutenue par Jean Wittowitz Bohémien,qui avoit commande les troupes seus Ulric, Sc par lesEtats du pays ; Sc le comte de Oortz qui prétendoit à cecomté; mais Frédéric III, les mit d’accord en se l’appro-priant, de sorte qu il vint par-là à la maison d’Autrichequi en jouit encore a présent. La ville & le comté de Cil-ly ont leurs privilèges 8c le droit de premiere instance,de laquelle on appelle premíerement au bailli de Cilly,Sc ensuite à la régence de Gratz. long. 35, 20 , lat.41? » 28. .

Les Turcs vinrent jusque dans cette ville l’an 14 291mais George díHerbestein » les en chassa.

Zeyler de qui est presque tout l’article, cite pour ga-rands, Avent. in annal. JVolfg. Lazius , l. 6. Migrât.Gentium. Item in Comment, de Rep. Rom. fol. 97,16 1 ,264,166 , 170. fèq. 139 ,482, 584, 6l/. feq. 622. feq.

CIM

§28,991 Sc 994 -fiqq- Hïeron. Megiferum, dans fa chro-nique de Corinthe , pajsim ; & Itinerarium Germanie*part. t.fol. 330 8 c sequent.

CILLITANUS. Voyez. Cilium.

CILLUTA, iíle de la mer des Indes. Voyez. Psil-

TUCIS.

CÍLMA, ancienne ville d’Afrique, selon Ptoîomée ,/. 4 , c. 3. Elle étoit dans les terres à l’orient de Bagra-das , au sud-ouestde Gephes.

CILMANA. Voyez. CiLniana.

CILMISSUS. Voyez Zilmissus.

CILNIANA , lieu d’Espagne , dans la Bétique» serla route de Malaga à Gades , selon Antonio. L’éxem-plaire du Vatican Sc les éditions les plus correctes por-tent Cilniana ; mais les manuscrits varient. Quelques-uns portent Cilmana, d’autres Ciluana, Sc d’autresSilviaca. Ce lieu doit être à quarante-cinq mille pasde Malaga, en allant vers le détroit.

CILURNUM » ancienne ville de Piste de la GrandeBretagne, selon la notice de l’empire , fe£l. 63. Camb-den l’explique tantôt par Collerton , Sc tantôt parCollerfort , selon la remarque d’Ortélius. Baudrand ,qui cite aussi Cambden , dit que c’est Walvick , placedu Northumberland , près du mur de Sévere , ou dumoins que c’est Scilicester, village situé ser ce mêmerempart à douze milles de Nie w Castle. Ils ont raisontous les deux. Cambden dit que laTyne coupe ce murou rempart au-dessous de Collerford , où l’on voit lesruines d’une grande place nommée "Walwíck ; il jugeque si ce n’est pas l’ancien Cilurnum des notices, il doitêtre au moins à Scilicester , qui est dans le rempart oùest une église dédiée fous l’invocation de saint OsWald.S. Osvald & Walwick, font bien marquées ser la carte duNorthumberland, de P Atlas de Blaeu;la premiere dansle rempart & à l’orient de la Tyne, la seconde en dehors»a l’occident de cette riviere. Collerford , nommé parCambden, n’y paroît point ; mais on y voit Cholertostà l’orient septentrional de Waíwick , Sc à fort peu dedistance.

CIMAEON , montagne de P Asie Mineure, vers laTroade , selon Ptoîomée, /. 5 , c. 2. Ce doit être d Umoins en partie la chaîne de montagnes qui séparoít l aTroade d’avec les Léleges.

CIM ARA, ville de l’Inde, au-delà du Gange , seloUPtoîomée, /. 7 , c. 2.

CIMARUS. Voyez Cynamon.

CIMBALONGUM, lieu dont parlent Cu*

ropalate Sc Cédrene , Sc qu’Ortélius croit devoir être en-tre la Thrace Sc la Bulgarie.

, CIMBARIONIS OPPIDUM. Ortélius, ayant trou-vé dans le livre qu’Aurélius Victor a composé de l’orí-gine du peuple Romain, ce nom , comme si c’étoit celu 1d’une ville de la Campanie près du lacd’Averne, lecroitcorrompu , Sc juge qu’il faut lire Cimmerium, Voyez. c emot.

CIMBEBAS, [Les] peuple d’Afrique » dans fa pa r "tie méridionale Sc fur la côte occidentale de la Caffrerse-On appelle leur pays le royaume de Mataman. Voye^ce mot * Baudrand, éd. 170J. .

CIMBES, K <pÇiis » nom d’une riviere dont Phavoríu >Lexic. ne nous apprend rien que le nom.

CIMBINA, ville de la Médie, selon Ptoîomée, /• ° ’c. 2. Quelques exemplaires portent Cibina.

CIMBIS, lieu maritime d’Espagne, dans le voisinas* 3de Gades , selon Tite-Live, l. 28 , c. 37. Juste Lípp’par une démangeaison de corriger, vouloit qu’on 1dans cet auteur Ambros , au lieu de Cimbim. .*

CIMBRA, lieu du Trentín, selon Paul Diacre» "tj '

fongobard. /. 8, c. 15. ' .

CIMBRES, ancien peuple » le plus septentrion 2 ^toute P Allemagne. Leur nom, selon Plutarque, & , grio , signifie Voleurs , Sc Pompeius Feftus dit <l uevoleurs étoient appellés Címbres dans la lang u ^Gaulois. GmbH , Gallica lingua, latrones dicuntar-CLques Allemands révoltés par une interprétation Crieuse , se sont déchaînés contre Plutarque Sc * presteSpéner, notit. Germ. ant. I. J, c. 1 , t .2 , p. 2 & jfî' C fortque c’est fans raison; car, dit-il, nous disons KampJJ^ apour faire la guerre , Sc nous appelions Kamp]f er ^ ï01homme de cœur, un vaillant guerrier. Le mot de ^ fqui dans la langue latine signifie un larron » un v

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