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Tome second. C - F.
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avolt anciennement une signification bien différente. IIJgnifioit un soldat , & plus particulièrement un gardeQu corps. Piaute dit Latrones , pour soldats, Sclatroci-nari, pour dire faire ia guerre. Les Romains, ayant an-ciennement appris que le nom de Címbres signífioít desguerriers, Fexpiiquerent en latin par Latrones , qui avoiralors un sens favorable. Les ravages que ce peuple causaQufis la fuite fit qu’on continua d’expliquer leur nomP a r le même mot latin ; mais qui fe prenoit alors en*? a ^ a 'ife part. Les Grecs ont louvent confondu ies nomsde Cimbres & de Cimmériens, à cauíe de l’affinité deces mêmes noms. Strabon , l. 7, le dit en employant les^ er o tnes de Posidonius. Et Etienne le géographe, invoceAa ?<“ dit Ká^pot , G nus Ooìsi Kijuutfnís. Les Cimbres queQQelques-uns appellent Cimmérien’S.

L’origine de ces peuples eft rapportée différemmentPar les anciens auteurs, Strabon, . Pomponius , Mêla,Plutarque, Pline & Tacite. Quelques uns les font venir, .Scythes : les autres les confondent avec les Cím-meriens; plusieurs veulent qu'ils soient Saxons ou Da-tiOis d’origine. Cluvier croît qu’étant venus des partieses plus septentrionales , ils occupèrent anciennementtoute cette péninsule, qui s’avance dans l’océan Germa-^ lc ì u e , que nous appelions le pays de Jutland ou Cher-onnefe Cimbrique : ce qui est confirmé par le témoigna- ■de Velleius Paterculus , d'Eutrope & d'O rose. En-Viton Fan 539 de Romq, 115 avant J. C. Ces peuplesottirent de leur pays, soit que l’Océan eût inondé leursterres, comme le dit Florus, [opinion de laquelleStra-°n fe mocque] soit que leur pays ne fût pas capable dees nourrir. Flutarque dit que leur armée étoit dettente mille combattans , fans compter les femmes“t Jes enfans. D’autres en font monter le nombre jus-cinquante mille hommes. Quoiqu’il en soit, s’étantH?. îs aux Teutons Sc Ambrons de Germanie, & aux'gnrîens , peuples Gaulois , ils ravagèrent l'Alle-^ a gne , l’Istrie, l’Esclavonie, les Grisons Sc les Suisses,p E jetterent dans le Dauphiné, le Languedoc Sc la^tovence pour passer en Italie. Les Romains étonnése Ce tte innondation de barbares , envoyerent contre^. Ux des armées qui- furent souvent défaites. Mais Ma-c us Es vainquit , près d’Arles , dans la campagne dejyj atn _ ar gu e , Sc les défit entierement entre Aix Sc Saintf x imin. On voit encore des marques de cette victoireJA 6 ? de l a petite riviere de l'Are, par un reste de pira-j 1 e ; < sueles Romains y élevèrent. Cette bataille 'fut^ an de Rome 6^2. Plusieurs d'entre les Cim-on 1 S et0lent déja séparés pour passer en Espagne, d’oìia ux 6 g C ^ a d' a - Avec le tems les Cimbres fe joignirent,p Saxons, perdirent insensiblement le nom de Cim-f res ’ ^ furent confondus fous celui de Saxons. * Plu-en E vie de Marins. Eutr. 1 . 3 > Strab. 1 . 4, Sc 7.p' 4 3 > c. 3 , Vell. 1 . 2 , Tite-Live, Pline ,. Mêla, Scc.r e ^ 0r Q de Cimbres s’étant peu à peu éteint, ils eu-des Ce - Vites 011 de Jutes. Ces Jutes étoient uneta tr °* s nations, qui envahirent l’iíle de la Grande Bre-Es A * ^ av °E ’ Es Saxons, qui étoient en-deçà de l’Elbe ;Pre n ^’ es âc les Jutes qui étoient des peuples de laau ' t0 «tes nations maritimes. On trouve même

de i^ e O a lles Sc de Cornouailles des traces du nomno ’jnbres dans celui de Cumrai ; & peut-être que leQctgine ^ ^ rov * nce de Cumberland , n’a pas une autre

°u hn r ° It ^'^ c jE de dire d’oû vient ce nom de VitesQu Gi ^ ’ 3 rno ‘ ns qu’on ne veuille dire que les Gothsporté ce^nom^s^P?^ dans cette presqu’iste, Sc y ayentrent r , * ‘ ljes François Sc autres peuples les connu-e nor ![de Normands , 8r c’est fous ce nomto ire ^ rent 611 ^ rallce ces affreux ravages , que l’his-la ]\ì e ^À î" a PP°. r J e fin’Qvec horreur 3 Sc qu’ils acquirentDix l ç\ n \’ st u *^ ut a ppellée , à cause d’eux, la Norman-habito - n CS a P.P e ^ a a ussl Nordalbingi , parce qu’ílsfiue l a Ien '’ 3l! vn rc ^ ^’Elbe. Ce dernier nom fait voirdepup urr' S L^ u . e ^°E E terminer par une ligne tiréeLe nom A V 1 ^ a ^^ a vc > & enfermer le Holstein.ìand d’n ■ 6 jM tCS , ’ a Prendre dans l’étendue du Jut-

par l e co^^j ^st plus, resserré 3 & est borné au midinrc , " ‘ ' ri-

vière Dar rS 6 1 ^ y der , & depuis la source de cetter Par une courte signe qu ï joint le golfe de Kielle,que^tout le Holstein en est retranché. Au reste

de f 0:

■ QQxxi de Jutes est le dernier

nom qu ait eu cette nation,

■ C 1 M 4,2 f

dont le pays s’appeile présentement le Jutíaud. 11 estdivisé en Nord-Jutland ou Jutland propre ,& Sud-Jut-land qu’on appelle ordinairement le Sleswig. Voyez. Jut-land.

CÍMBRIANiE , lieu fur la route de Sírmíum à Car-nuntum , entre Tricciana & Críspiana , à vingt-cinqmille pas de i’ûne Sc de l’autre , selon Antonin. La No-tice de l’Empire, Seîl. 39 , le met fous le départementde la seconde Moësie. Milites Cimbriani , Cirnbrianis.Lazius croit que c’est présentement Brinhida.

CIMBRICA CHERSONNESUS. Voyez, l’articleCimbres.

CÍMBRICUM MARE » quelques auteurs Latinsappellent ainsi la mer d’Allemagne.

. CIMBRORUM PROMÒNTORIUM. Voyez, l’ar-ticle Cimbres.

CIMELLA , ville de la Gaule. Uíuard & Fauteur dela vie de S. Pons martyr en íbnt mèntïon ( a ). Cetteville , nommée aussi Cimele Sc Cemenelium , étoit deslimites des Gaules. & de la Lígurie, dans les Alpes mari-times. Elle a été long-tems le siège d’un évêque , Sc sesrestes, qui s appellent encore Ci miez , font fur une mon-tagne prés de Nice. S. Pons ( b ) , y fut martyrisé versFan 2.3b , du tems de l’empereur Valeríen, &fut le pa-tron de la ville. Apres la ruine de Cimele ou Cémele,saccagée par les Lombards & les Saxons , au VI ou VII esiécle, le corps de S. Pons fut transporté à Nice. ( a )Baillet , Topogr. des Saints, p. 113 3 c 577, ( b ) Sa vieau 14 Mai.

CIMELOS, Isle de l’Archipel, selon Antonin, dansson itinéraire maritime. II faut lire Cimoius.

CIMENICE , contrée de k Gaule Narbonnoîfe, se-lon Festus Avienus , Or a Mark. v. 517.

At Cimenice regio descendit proculSalso ab fluento , fusa multo , Cespite ,

Et aprica Sylvìs. Nominis porro auElor efiMons dorja Celsus : cujus imos aggeresStringit fluento Rhodanus, atque JcrupearftMolem imminentis intererrat square.

II ne nomme point la montagne dont le pays portolcle nom , 8 c qui devoir être au bord du Rhône 3 ainsi laconjecture d’Ortélius n’est pas juste. Il demande si cepays ne feroit pas aux environs du mont Cemenus 3 maiscemont, d ouïe Varprend ía source, ne convient pointà ces vers.

CIMETRA , ville d’ítalie , au pays des Samnîtes »selon Tite-Live, /. 10, c. 15. Fabius la prit l’an deRome 45 5.

CIM 1 ÉZ. Voyez. ClMELLA.

CIMINIA. Àmmien Marcellin, l. 17, p. 107 , édit.Líndebrog. nomme ainsi une contrée d’ítalie, oû il ditqu’une ville \_Succiniense oppidum ] fut engloutie par untremblement de terre. Voyez. Succiniense. Voyez, auísiCiminius Mons.

CIMINIUS LACUS, lac d’Italie , dans l’Etruríe ,

aujourd’hui dans le patrimoine de S. Pierre , c’est pré-sentement Lago di Vico, dans 4 le petit état de Roncí-glione,au nord-ouest de ia ville dont cet état tire son nom,d’où vient que qiìelques-uns Font appelle Lago diRoNCIGLIONE.

CIMINIUS MONS , montagne d’Italie » dans l’E-trurie , au nord Sc au nord-est du lac du même nom. Tite-Live dit , /. 9 , c. 3 6. Des le point du jour il étoit déjamaître du mont Ciminius. Cette montagne étoit cou-verte d’une épaisse forêt. Sylva erat Ciminia magis tuminvia. atque borrenda, quam nuper fmre Germanicì J'al-tus , dit le même Auteur. Virgile parle du lac » de laforêt, Sc ae la montagne en un sel vers :

Et Cimini cum monte lacum lucosque Capenos.

Luci Capeni ne font ici autre choie que Vextrémitéorientale de cette forêt oû étoit Capena. Un chemin quitraverfoit la montagne Sc la forêt dans leur partie occi-dentale , Sc qui passoït à Ferlent du lac, étoit nomméCiminia viA 3 m’est apparemment tout ce canton queMarcellin appelle Ciminia , partie d’Italíe , Sc peut-être que le Succiniense oppidum , qui fut a o> par untremblement de terre, occupoît k place du lac qui fe

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