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forma dans íe creux que ce terrein laissa en s’asiùisiànt.On a quantité d’exemples d’événements pareils.
CIMMERIdE PALUDES. Voyez. Palus.
ï.CÍMMERÍI. Vcyez. Cimbres.
2. CIMMERII, ancien peuple ayx environs des Pa-Jus Méotides Sc du Bosphore Cimmerien , qui portoitleur nom , selon Ptolom■ 1 . 5 » c - 9 - étoient de la Sar-matie Asiatique, 8c avoient une ville nommée Cime-rjum ( a ). Le P. Hardouin croît que c’est de-là qu’é-toíent venus les Cimbres , que vainquit Marius; le con-traire est plus vraisemblable. Les anciens s’étoient faitune fautíe idée de ce pays-là , comme s’il étoit plongédans les plus épaisses ténèbres. Strabon íe íert même deRidée que l’on avoit de ces ténèbres pour faire voir legrand sens d’Homere, qui a mis ses enfers près des Cim~mériens. Homere sachant, dit Strabon, /. 3 , p. 149 , queles Cimmériens d'auprès le Bosphore .habitoient deslieux situés vêts le nord' Sc le couchant, il les a mis au-près de l’enfer, quoiqu’il ait peut-être suivi en cela lelangage que les Ioniens avoient coutume de tenir de cepeuple ; car dès le tems d’Homere , ou même un peuauparavant, lés Cimmériens avoient fait des courses jus-ques dans P Ionie ( b ) 8c dans l’Eolide. Cependant »comme j’en ai déja averti , il n’est point question desCimmériens du Bosphore dans le livre del'Odyssée, l.11 , où Homere parle des enfers. Ulysse part de chez lanymphe Círcé , c'est-à-dire de Circei ; Sc après avoir raséla côte d’Italie, durant un jour, il arrive le soir chez lesCimmériens , ce qui ne convient qu’aux Cimmériens dela Campanie , dont nous allons parler dans l’article sui-vant. ( a ) P lin. 1 . 6 , c. 7. ( b ) HeroAot. 1 . 1 , n. 6.
3. CIMMERII, ancien peuple d'Italie , dans la Cam-panie , au voisinage de Bayes. Strabon , /. 5 , p- 244 Sc245 , dit, en citant Ephorus » qu'iis habitoient dans dessouterrains qu’iis appelloient Argiles, Sc qu’iis pas-soient les uns chez les autres par des cavernes, & me-noient par le même chemin leurs hôtes vers un oraclequ’iis avoient dans un lieu fort profond ; qu’iis gagnoíentleur vie à creuser les mines; qu'iis recevoientde l’argentde ceux qui venoient consulter l’oracle.... qu’ensuite ilsfurent détruits par un roi, parce que la prédiction de l’ora-cle ne s’étoit pas accordée avec l’évenement, Sc quel’oracle fut transporté ailleurs. Strabon traite cela defables inventées par ceux qui avoient vécu avant lui.Voyez. ClMMERIUM 2.
4. CIMMERII, ancien peuple d’Asie , vers la Géor-gie Sc la mer Caspienne ( a ). Ils s’y établirent lorsqu’ilsfurent chassés d’auprès des Palus Méotides par les Scy-thes ( b ). Ortélíus rapporte à ces Cimmériens ce 4 ueHaythondit, hift. orient, c. 10, en qualité de témoin ocu-laire de l’épaisse obscurité , qui couvre perpétuellementla plaine de Hamsem en Géorgie (ou Hauesen) ; mais,comme cet Arménien en attribue l'origine à un miracleque Dieu fit en faveur de quelques Chrétiens persécu-tés , Sc que la fable des ténèbres cimmériennes est debeaucoup plus ancienne que le Christianisme, on peutrenvoyer à cet auteur même ceux qui en veulent savoir ledétail- ( a ) Plìn. 1 . 6, c. 12 .Herodot. 1 .1, n. 103, 8c 1 . 4, n°. 1.
p, CIMMERII. Hérodote, /. 4, n. 12, parlant desCimmériens chassés par les Scythes, ditqu’il est certainque les Cimmériens fuyant les Scythes, pafïerent enAsie , Sc qu’iis bâtirent la Cheríonneíe , où est à présentSinope, ville grecque.
L’opiníon des Ténèbres Cimmériennes étoit sibien établie , qu on les a, pour ainsi dire, promenéesdans tous les lieux, dont le nom avoit quelque ressem-blance avec celui de Cimmerii, Bochart, Georg. j'acr.z,part. 1. 1, c. 3 3 > k M4, dérive ce nom de la racine 40aCamar ou Cimmer , qui veut dire devenir noir, nigres-cere , d’où se forme Cimrir la noirceur des ténè-
bres , ou l’obscurite la plus sombre. Ce mot est em-ployé dans le livre de Job , c. ; , 1r, 5 , lorsque ce sainthomme > à la vue des maux dont il est accablé, mauditle jour de fa naiííance- Au lieu de ces paroles , que l'onlit dans la'vulgate; Occupet eum Caligo,involvatur ama-ritudíne , qu’une noire obscurité l’envíronne, Sc qu’ilsoit plongé dans l'amertume ; on lit dans l’hébreu :Terre an t eum ‘czm i-p"iD3 atrores dieì. Que les noir-ceurs du jour l’épouvantent, c’est-a-dire, les ténèbresles plus épaisses. Cicéron , Academ. qu&fl. 1 . 4, c . jp >ne fait à quoi attribuer cette obscurité qui régné chez
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les Cimmériens; si c’est quelque dieu, ou la nature, oula situation du lieu qu’iis habitent, qui les prive des re-gards du soleil. On épargnèrent bien des recherches inu-tiles , si , avant que de chercher pourquoi, 8c commentune chose est, on commençoit par s’.assurer si elle esteffectivement. Un pays inaccessible à la lumière étoitmerveilleusement propre à y placer le palais du sommeil-Aussi Ovide, métam. 1. 11, f. 5 92, n’y a-f-il pas manqué.
II songoit sans doute aux Cimmériens dont parle Ho-mère , je veux dire à ceux de ia Campanie.CIMMERIS. Voyez, Antandros 2.
1. ClMMERIUM , ville d’Asie , fur le Bosphore ,Cimméríen à Rentrée, selon Pomponius Mêla , /. 1 >c. 19 , 8 2, au fond de Rentrée, selon Pline , 1.6 , c. 7 >qui dit qu’on la nommoít anciennement CerberioN.Elle étoit à Rentrée du Bosphore, à R égard de ceux quîp assoient des Palus Méotides , dans le Pont-Euxin. Elleétoit au fond , à l’égard de ceux qui faifoientune routecontraire à l’orient du Bosphore.
2. ClMMERIUM, ville de la Campanie, Pline dit:
Le Lucrin Sc R Avertie auprès duquel étoit autrefois laville de Cimmerium. Cette ville pâroît à Cellarïus,Georg. ant. 1 . 2 , c. 9, p. 839 , aussi fabuleuse que le peu-ple Cimmerii de ce pays-là, malgré le témoignage dePline , Sc il croit que tous ceux qui ont parlé de ce pré-tendu peuple, Sc de cette prétendue ville , ne l’ont faitque fur l’autorité d’Homere, Odyjs.l. qui dit:
£’úLhi ¥L:{A./Atptm uvfpuv êtf/i&os ?s ttIáis ?ês H 'épi H Kíxxfyuftíyet > &c.
Cette ville des Cimmériens d’Homere a donné lieuau passage de Pline; Sc si, de toute nécessité, il lui fal-loit trouver une place, elle ne pourrpit être mieuxq»sdans la vallée décrite par Festus, au mot Cimmerii. Ostappelle; dit-il, Cimmériens ceux qui habitent des terresoù il fait un froid extrême, telles qu’ont été celles qutfont entre Bayes Sc Cumes, dans cette vallée entouréed’une assez haute montagne. Le soleil n’y donne ni matíslni soir.
3 - CIMMERIUM. Ptolomée , liv. 3 , chap. 6 , metune ville de ce nom, dans la Cheríonneíe Taurique ,vers le milieu des terres, c’est-à-dire, qu’elle est diffé-rente de celle qui étoit fur le bord, Sc à l’orient dstBosphore , de laquelle il ne fait aucune mention;peut-être est-ce la même ville déplacée par cet auteur.
CIMMERIUM PROMONTORIUM, le pro-montoire Cimméríen, cap d’Asie, fur la côte méridio-'nale des Palus Méotides, entre la ville d'Apature Scl’embouchure du Vardan , selon Ptolomée , /. 5 , c. 9 'CIMMERIUS BOSPHORUS. Voyez. Bosphore-
CIMMERIUS MONS, montagne de la ChersoU"nese Taurique, selon Strabon, I.7, p. 309.
CIMQLÏA, lieu du Péloponnese. II est remarquablepar la victoire que les Athéniens y rempòrterent contreceux de Mégare. Diodor. 1 . 11.
1. CIMOLIS ou Cimolus. Voyez. Argentiere i-
2. CIMOLIS. Voyez. Cinolis. . .
3. CIMOLIS , ville épiscopale de la Paphlagost ,e '
Maximus, son évêque , assista au concile de Rome, l’ a!i503. Harduin. collecl. conc. y,
CIMON, montagne de R Asie Mineure, près d’b'phése. Elle est remarquable , à cause d’une grotte, da 11laquelle étoient renfermés les corps des sept Dorm an ^qui furent découverts du tems de l’empereur Théod 0 ^le Jeune. Voyez, leur histoire dans les vies des SaintsBaillet, au 27 juillet. * Bailles, Top. des Saints, p'í?'
CIMPA, petite ville d’Asie, au royaume de T 0quin, à l’orient de Ketoy, & d’une grande rivière r .pellée la riviere de Cimpa , selon la carte deTavernier, frere du fameux voyageur , 8c grand v ‘geur lui-même.
C 1 MPSUS, ICiJìmJ/os , village d’Asie, dans laselon Isace, sur Lycophron. Yensi»
, CIN , ville de la Chine , dans la province de -j eàu département' de Cunchang, cinquième métros 01la province. Elle est de 10 degrés 44 minutes P iu j scidentale que Pékin, par les 36 degrés 20 minu teSlatitude. Atlas finenfis. / r jbtf
CINA ou Cyna , ville de la Palestine, dans Ade Juda. Jojué, c. 1 j , f. 22.