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la Cirrhadie ; ou l’on en apportoit de-là dans les portsde la côte de Malabar ] : cette feuille n’est pas si odo-rante , que les anciens en dussent faire tant de cas ; mais,comme le Fevre l’a fort bien remarque » ils la prépa-roient avec beaucoup d’aromates qui rendoit cette es-
ìPorp antìiiranlp
CIRRHiEATUM ou Cirrhajaton , bourg d’Ita-lie , dans les Arpinates. C’esi où Plutarque dit queCaius Marins passa ses premieres années. Dacier, Viedes hommes illustres, t. 4, p. 91 , dans une remarque,croit que ce nom peut bien être corrompu, 8c qu'il fautlire Cernetum , comme Xylander l’a corrigé fur cepassage de Pline, l. 3 , c. 5 , où , en décrivant la pre-mière région de l’Italie , il parle de Cernetum, 8c ajoute :Cernetani qui Mariani cognominantur , c’est-à-dire,leshabitans de Cernetum, à qui on a donné le surnom deMariani. II y a, poursuit Dacier, de l’apparence qu'o nles nommoit ainsi pour faire entendre qu’ils étoientcompatriotes de Marins. C'est une chose étonnantequ’on ne sache plus certainement dans quel lieu préci-sément étoit né un homme comme Marins.
L’édition du P Hardouin ne connoit point de villenommée Cernetum, ni de peuple nommé Cçnetani : ainsion n’y admet point la correction de Xylander. Au lieude Cernetani on lit Cereatini.
CIRRHjEI CAMPI. Voyez. Cirra.
CIRRO. Voyez Cirra.
CIRRODÉES. Voyez. Cyrrhada.
C1RTA, ville de la Numidie, capitale du Royaume ,8c la demeure des rois Juba , Syphax & Maffinissa- Cefut ensuite une colonie Romaine, surnommée des Sit-tiens, Colonia Cirta, Sittianorum cognomine. Cette co-lonie étoit composée de gens qui avoient servi sous lesordres de P. Sittius, d'où lui vint le nom de Sittíaní,8c comme elle y fut menée fous les auspices de JulesCésar, elle fut aussi nommée Julia Cirta. On lui donnaencore le nom de Conflantine, du nom de Constantin,qui la rétablit 8c l’embellit, après le siège qu’en fitAléxandre. C’est dans cette ville que Jugurtha tuaAdherbal, fils de Micipsa , roi de Numidie, comriíe onpeut le voir dans Saluste.
Cette ville étoit épiscopale : on trouve le titre de Ci-censts episcopus, dans la notice épiscopale d’Afrique.Quelques exemplaires portent Cirtenfìs. Petilien Do-natiste, contre lequel Saint Augustin â écrit, occupoitce siège.
Ptolomée nomme le canton où étoit Cirta, Cirte-storum régie; mais il le détache de la Numidie, 8c letraite séparément, il y met:
Cirta Julia , Vaga , JE tare,
Mir&um , Lares , Azama.
Tous lieux dans les terres, & à quelque distance dela mer. Le P. Hardouin dit que le nom moderne estCacuntina. Les interprètes de Ptolomée disent queles Arabes appellent le pays Cucuntina ; les Européensconservent le nom de Constantine. Voyez ce mût.Fazel s’est trompé , lorsqu’il a assuré que Cirta étoitla ville d’Alger où Charles V. fit naufrage dans le portl'an 1537-
CIRTISA. Voyez Certisa.
CISALPIN , adjectif dont les Romains íe íervoientpour marquer qu’un peuple, un pays étoient en-deçàdes Alpes à leur égard ; ainsi ils disoient la GauleCisalpine » pour distinguer ce que les Gaulois possé-doient en Italie d’avec la Gaule proprement dite , quiétoit au-delà des Alpes par rapport à eux.
CISAMUS, ville de l’ifle de Crète, dans fa partieseptentrionale, selon Ptolomée, /. 3, c. 17. Elle a con-servé l’ancien nom - avec un peu de changement, félonles interprètes de ce géographe, qui l’appellent Chi-samopoli. Pline,/-4» c - 12 » Rappelle Cisamum, &Strabon, /. 10, p. 479; dit que c’étoit le port de laville d’Aptere. Elle étoit épiscopale , 8c Hiérocles lamet comme telle dans íâ notice. Le P. Hardouin ditqu’elle s’appelle présentement Chisamo.
CISERUSSA ou CisseRUSSA , iíle de la mer JEgée,auprès de Gnide, selon Pline, /• J> c. 31. Elle tiroïtson nom des grandes pierres de ponce que l’on ytrouvoit.
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CISI. Vóyez Cissje.
C1SII. Voyez Susa.
CISIMBRENSIS. Ambroise Moralés trouvant CSnom dans une ancienne inscription, crdit que le lieu Cl"simbrum est le même que I’Ëíisïbrium de Pline , q»!étoit en Espagne dans la Bétiqúe. Pour confirmer cettecorrection , il allègue l’autorité de deux manuscrits dePline, dans l’un desquels au lieu d’Epifiírium on lit Ci-stmbrum, 8c dans l’autre Cistmbrium. Le pere Hardouina trouvé dans deux autres manuscrits dú même auteurCifìmbrum 8c non pas Epistbrium, quatre manuscrits susfisoient pour autoriser la correction ; mais l’inScriptionqui est de la premiere main leve tous les doutes. Le té-moignage immuable des pierres est infiniment plus sûrque les livres, qui à force de passer par les mains des co-pistes , portent long-tems des marques de l’ignorancedes uns , 8c de la négligence des autres. * Ortélius »Thesaur.
CISIPADES , peuple ancien de'l’Afrique , dans lugrande Syrte, selon Pline. Ils en occupoient la côte oc-cidentale.
CISIQUE. Voyez Cyzique.
CISMAR, petite ville d’Allemagne , dans la BasseSaxe, au duché deHolsteín, dans la vsagrie, à peu dedistance de la mer Baltique, au nord de Travenmunde-Elle est le chef lieu d’une seigneurie de même nom.
1. CISMONE , riviere d’Italie , dans le Feltrin. Eli®a deux sources , l’une qui vient du Trentin , Se l’autrequi vient du Feltrin , mais fur la frontière 8c qui passe àCastro Primiero. Elles se joignent au - dessous 8c aprèsavoir coulé vers le midi oriental, la Cismone serpentevers ie levant, puis , reprenant son cours vers le midi »entre les montagnes , elle reçoit le Chizzon , Sc, se tour-nant ensuite vers l’occident méridional, elle va íe per-dre dans la Brenta auprès de Cismone. * Magin, Cartedu Feltrino.
2. CISMONE, ville d’Italie , dans le Feltrin , aUconfluent de la riviere de Cismone 8c de la Brenta. *gin, Carte du Feltrino.
Le nom de la riviere Sc de la ville est écrit Cisino pa sLéandre. II ne donne à la ville que la qualité de bourg-* Descritt. di tutta l’Italia, p. 80.
CISOMAGUS, lieu de France , en Touraine íùrl®Cher. II est remarquable en ce qu’il fut converti à la f oíde Jésus Christ par S. Martin, qui en abattit le teW'pie, Sc y bâtit une église, comme nous l’apprenonsGrégoire de Tours, dans la vie de ce saint, qu’il à écrit®-Ce lieu s’appelle présentement Chisseau. * Bailles *Topogr. des Saints.
ClSON , Cisson ou Kisson, torrent de la Pâle*'tine. II a fa source dans la vallée de Jezraël , 8c âoujfle long de cette vallée au midi, du mont Tabor, Sc va * edégorger dans le port de Ptolémaïde, dans la Méditer-ranée. Le P. Nau, Voyage de la Terre Sainte, l. 5 , c. 1 ■p. 630, dit, en parlant des montagnes à une lieue deS'quelles passe ce torrent, autant qu’il put juger à la vue >qu’il est là sec la plus grande partie de l’année, Sc qu’il u 3de l’eau en tout tems que depuis Endor, dont il estche, jusqu’à la mer de Galilée, où il fè décharge du cot®d’orient. II ajoute : il en a aussi toujours , à ce qu’on u 1 ^dit, vers le mont Carmel, le long duquel il coule, & ^s’emboucher dans la mer Méditerranée à l’occident. *Calmet, Diction. .
CISONIUM , en írançois Cisoin , CissoiHChisoin , bourg des Pays-Bas. Voyez ce dernier
CISORI, peuple ancien de l’Ethiópie, selon Daauteur cité par Pline, /. 6, c. 30, mais cette Ethi°Pétoit très-peu connue des anciens qui n’en ont P re . S ,^ aítdébité que des fables. Les Cisores n’avoient de * ^que celle de la pluie. La même réflexion porteticle qui fuit. . l
CISPRII, autre peuple de l’Ethiopie , selon D lst '
CISPIUS MONS , montagne de 1a ville deselon Festus ,p. 79 - édit. ad uJumDelphini Amst ei on .[qui en fait une des six collines qui formoient I e ^ jgEsquilin. Varron, l. 4, semble distinguer le Gisp^l’Esquilin. Le mont Cispius , dit-il, a sept sommet ^près du temple de Junon Lucine, c’est où àrneure ^ficier, à la garde duquel ce temple est confie Ltùmus. J *