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Tome second. C - F.
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52. 8 C O S

x. COSA, ancien lieu de la Gaule - dans 1 Aquitaine,selon la table de Peutinger , Segment i, sur la route deToulouse à Bibona; on ne íàit présentement ce que c etoit.

2. C O S A. Voyez. C o s s a & Nés s us.

3 C O S A , petite rivière d Italie, dans l’Etat del’Eglise , ou elle arrose la campagne de Rome. Ellepasse à Frosmone , & se perd dans le Gariglan. Bau-drand, édit. 1705 , dit que c’est le Cossas des anciens.Voyez, ce mot.

4. COSA j ou ancien lieu d Italie » dans l’Etru-

rie , selon la table de Peutinger 3 c’est aujourd’hui

AnsedoNia.

COSAMBA, ville de l’Inde , en-deçà du Gange »selon Ptolomée ,l.y,c- 1 ■ Quelques-uns croient quec’est Satigan. Mais outre qu’il faut écrire Chatigan,ce ne sauroitêtre cette ville, puisque Chatigan est au-delà des embouchures du Gange , 8 c que Cosamba étoít-en-deçà.

COSAQUES [ Les ] habitans d’Ukranie, qui estaux confins de la Pologne , de la Russie , de la Tartarie,& de la Turquie- G’est une ancienne espèce de Tartaresqui tiroit son nom du grand pays de Wasah, ou Copehacqui s’étendoit» depuis le Niéper jusqu’au-delàdu Volga,au nord de la mer Caspienne, 8 c de la mer Noire. Cettenation est divisée en trois branches : la premiere, est lesKosokki-sa-Porovi ; la seconde , Kosakki-Donski ; la

troisième, Kosakld-Jaïkzi.

Les premiers habitent aux environs du Boristhéne ,depuis le 48 d. jusqu’au 51 d. 30 m. La riviere de S amertraverse une chaîne de montagnes , 8 c vient se précipiterdans le Boristhéne avec une rapidité incroyable : commeles Russes appellent ces sortes de Cataractes Provi ,Jls ont donné aux Cosaques de ces cantons le nom dede Sa-Porovi, qui veut dire Cosaques au-delà des Cata-ractes. Ils étoient répandus au commencement du XVI esiécle dans les campagnes des environs du Boristhéne :xnais ayant été fans cesse attaqués par les Tartares, ilsse rassemblèrent tous , & lorsque la puissance des Tar-tares diminua, ils allerent les attaquer, 8 c se venger'entdes maux qu’ils leur avoient faits. Les Polonois voyantque les Cosaques pourroient leur être utiles contreles Tartares 8 c les Russes , qui commençoient à serendre redoutables , leur offrirent de faire alliance ,les prirent fous leur protection, dans une diette tenuel’an. 1562, s’engagerent à leur payer un subside annuel,pour tenir un corps d’armée, toujours prêt à défendrela Pologne , leur offrirent de leur céder l’Ukranie , qui.étoit déserte à cause des fréquentes incursions des Tar-tares. Les Cosaques l’accepterent , la cultivèrent sibien qu’en peu de tems l’Ukranie fut une des pluspelles 8c des meilleures provinces de la Pologne. Si-tôtque les Russes-8c les Tartares vouloient remuer, ils ren-çontroient les Caufaques, qui les arrêtoient : ils alloientmême piller jusqu’aux portes de Constantinople , aumoindre sujet de mécontentement que les Turcs jdon-îioieot a la Pologne. Ils équipoient de petites flottes avecdes demi galères , 8 c saccageoient toutes les villes deTartarie 8 c de Turquie qui étoient fur la mer Noire. Ilsavoient un général qui commandoit en chef , fous lenom de Hotman, toute la ville 8 c la province.

Cette union entre la Pologne 8c les Coíaques futtroublée pari avarice, la dureté des seigneurs Polo-nois : ils avoient acquis des terres dans l’Ukranie, 8 cvouloient exiger des paysans Cosaques les mêmes cor-vées -qu’ils exígeoient des paysans Polonois, qui fontesclaves des seigneurs. Le Cosaques, indignés, se révol-tèrent 8 c se donnerent a la Russie, qui les secourut, leurpromit de ne rien changer à l a forme de leur gouverne-ment, & de n’exíger d eux aucunes contributions : maisce peuple inconstant prit le parti de Charles XII, roi deSuéde en 1708, contre la Russie. Après la bataille de Pul-tava , Pierre le Gand envoya un corps de troupes enUkranie qui renversa tous, les forts des Cosaques , enpassa une partie,au fil de 1 epee » en tira une autre qu’ilemploya a différons travaux » supprima l a dignité deHotman , ou grand officier, 8 c les soumit entierement.

Les Coíaques íontgrands, bienfaits, robustes, agiles,ont la plupart le nez aquilin, les yeux bleus, les cheveuxbruns. Ils font braves Sc sacrifient tout à leur liberté :xnais ils sont inconstans » fourbes 8c ivrognes. Les femmesfont belles, bien faites 3 elles aiment les étrangers. Ils

CO S

font habillés , hommes Sc femmes, à la polonoise : maisle bonnet est un peu différent ; leurs armes font le sabre8 c le mousquet : ils n’ont que de l’infanteríe. Ils fontcatholiques Grecs, comme les Russes ; il y a cependantparmi eux beaucoup de catholiques Romains Sc de Lu-thériens. Leur langue est composée de la Polonoise Sc dela Russienne : elle approche cependant plus de la Polo-noise;ils peuvent mettre trente-sixmille hommes surpied.

Les Cosakki-Donslu habitent fur les bords duDon, de-puis la rive méridionale de la riviere de Guiloï-Donetz» .qui vient de l’ouest se jetter dans le Don, vis-à-vis de laville de Guilocha, jusqu’à l’embouchure de cette granderiviere dans les Palus-Méotides. Ils ont à peu près lemême extérieur, les mêmes inclinations , 8c les mêmesdéfauts que les Cosaques de l’Ukranie. Ils font habillés»hommes 8c femmes, comme les gens du commun de laRussie, quoiqu’ils ne.sissent pas tout à fait si mal propres;ils font bons pirates 8c habiles partisans.

Lorsque les Tartares s’emparerent du Kipzak, unSpartie des habitans se retira sur le bord des Palus-Méo-tides, dans les iíles qui font vers l’embouchure du Don,ou les Tartares, qui ne font pajs Mariniers , ne purentles suivre. Lorsque la puissance des Tartares commençaa decneoir, 8c que les Russes leur saisissent tête , l eSCosaques attaquèrent les premiers , avec toutes leursforces, 8c allerent s’établir fur les bords du Don. Ceux qu!y font à présent, fous le nom Kosak,ki-t>or\ski, font leursdescendans. Ils se mirent volontairement sous la pro-tection de la Russie en 1549. Comme ils font aussi re-muans que les autres, on leur a ôté leur Hotman 8 c oriles a assujetti. Ils font aussi chrétiens Grecs. Ils occu-pent beaucoup de villes Sc de villages le long du Don-Ils vivent de leurs bétails, de l’agriculture Sc de rapines-Leurs armes font les mêmes que celles des Coíaquesde l’Ukranie , leurs troupes ne consistent qu’en infan"terie. Leurs forces peuvent íë monter à quarante mssi 0hommes au plus. * Histoire des Tatars , p. 43 6 &fidst

Les Cosakki-Jakki descendent de cette partie des habi"tans de Kipzak ou Kapzak , qui gagnèrent le rivage d®la mer Caspienne , lorsque leur patrie fut envahie parl eSTartares. Là dispersés , entre le Jaïk Sc le Wolga , > 1 *se nourissoient de la pêche Sc de brigandages, jusqu’ ace que, s’étant rassemblés peu à peu, ils vinrent occupéla rive méridionale du Jaïk, lorsque la puissance des J at"tares commença à diminuer : mais leur vie rustique , ^le mélange qu’ils font souvent avec les Tartares, emp 0 "che qu’ils n’ayent si bonne mine que les autres : ma lSleurs inclinations , Sc leurs coutumes font les mêiu eS ‘Ils ont des robes d’un gros drap blanc , à manches étrol^tes : en hiver , ils mettent dessus de longues pélisso s d 0peaux de, brebis : leurs bottes font de cuir de Russi e *faites à peu près comme celles des Períans; leurs bonfl e£ *font tout ronds, avec un large bord de fourrures.femmes font habillées comme les hommes ; mais l £0srobes font plus longues 8c plus étroites : en été , e /* e __vont la tête nue. Ils font répandus dans de grands vuges le long de la rive droite du Jaïk, depuis les 5 ^de latít. jusqu’à son embouchure dans la mer Caspi e ^ n fIls se nourrissent de l’agriculure, de la pêche , debétail , 8c de rapines. Leur langage est un mélang ecelui des Tartares, des Kalmouks 8c de l’ancien lafl£ a ® ^du pays. Ils font souvent aux prises avec les Ta rtas ^ r g8c fortifient leurs villages de palissades. Ils ont tov)°^ £tun grand nombre de barques prêtes pour écumes ^ < e •Caspienne. Leurs armes font le sabre, l’arc 8c la jj’stsce n’est que depuis Pierre I, empereur de Russi e ’ 5 t e tiont des armes à feu : mais on ne leur en laisse ?°l fytété, de crainte qu’ils n’en abusent dans leurs co ur 5 jj sla mer Caspienne : si-tôt qu’il commence à ^P£ tì iéefont obligés de les rapporter à la ville de Jaïkkoi,fur la rive droite du Jaïk. Russie»

Ils se soumirent volontiers à la domination de l a

après qu’elle se fut emparée du royaume d'A^ a ^ o» tfont presque tous catholiques Grecs : maïs 1 a „encore beaucoup conservé du Mahometisme. & dU ^aa 3nisme. Ils font assez bons soldats, 8c moins r J nV jrque les autres Cosaques. Ils peuvent mettre xpo.trente mille hommes fur pied. * Hifi. des Tatars ’s ne s,

Les Cosaques Gobenski habitent vers les motn^^ laauprès du fleuve Lerea, qui a servi de bornes j el js

Russie 8 ç la Perse , jusqu’en X72Z. ont * j to ire