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Tome second. C - F.
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CYT

4. C Y RUS, ville d’Asie, dans la Síríe, bâtie par lesJuifs , en mémoire de Cyrus qui les avoir tires de cap-tivité. Procope, JEdific. I. 2 , infine, parle ainsi de^ cetteville. ílyavoiî, dít-il, en Syrie , une ville nommmée Cy-rus , qui avoir autrefois été bâtie par les Juifs ,que les Médés avoient emmenés prisonniers en Assyrie ,Sc que Cyrus avoir depuis renvoyés en leur pays. Cefut en reconnaissance de la grâce de leur liberte qu’ilsdonnerent à leur ville le nom de leur libérateur. Cetteville ayant été tellement négligée dans la fuite du teinsque les murailles en étoient tombées, Justinien, animéparle zélé dont il brûloir pour le bien de l’état, 8 c em-brasé par la dévotion qu'il avoit à S. Corne Sc S. Da-mien, dont les corps reposent fort proche de-Ia encoreaujourd'hui, la rendit une d.es plus célébrés & des plusheureuses villes du monde , tant par la solidité desmurailles que par le nombre de fa garnison, par la beau-té de ses bâti mens, & par tout ce qui pouvoir en quelquesorte contribuer à fa gloire. La ville avoit toujours été in-commodée par la disette d’eau. II y avoit une sourcedans le voisinage; mais on ne pouvoit en approcher fansfatigue 8 c fans danger : on ne pouvoit y aller fans faireplusieurs détours très incommodes pour éviter les piè-ges que les ennemis tendoíent dans les précipices. Jus-tinien y fit creuser un canal qui étoit couvert depuis lasource jusqu’à la ville, Sc y fit conduire par ce moyende l’eau en grande abondance. Cette'ville est la Cyr-rhus de Ptolomée, capitale de la Cyrrhestique. Théo-doret dit quelque part , qu’elle étoit à deux journéesde chemin d'Antioche.

5. CYRUS, ville de l'ifle d’Eubée, dans le dépar-tement des Chalcidiens, selon Polyen, L 3.

CYSA, village d’Asie, dans la Carmanie, fur le ri-vage nommé Carbis, selon Arrien, indic.

CYSARGA, ville d’Espagne, en Galice, vis-à-vis le]VIalpico : elle est à six lieues de la Corogne. Elle n’arien de considérable.

CYSIQUE, Cy ficus, ville de l’Asie Mineure, dans lapetite Mysie auprès de la mer de Marmara ou Propon-tíde : l'on en voir des ruines ainsi que d'une forteresseou grand château où il n’y a d’entier que des voûtesfort hautes 8 c fort bien faites d’une pierre de taille fortépaisse, ces voûtes souterraines se répondent les unesles aurtes, Lc il yen a plus de cinquante : dans une il ya une belle fontaine bâtie en arcade, & à quelques pasde-là , d'autres ruines d’un édifice superbe que les habí-tans disent avoir été autrefois une église : l’on y voltencore de beaux marbres Sc d’autres pierres d’une longueurà d’une largeur prodigieuse, 8 c en quelques endroits de cesruines on trouve des bas-reliefs de festons, de feuillages& de morceaux de colomne de beau marbre blanc. IIpasse auprès dé ces ruines une petite riviere nomméePotamoqui : près de cet endroit est un port d’une gran-deur 8c d’une commodité admirable fur la mer de Mar-mara , où grand nombre de vaisseaux pourroíent être àleur aise. Cette ville étoit une des plus anciennes del’Asie» Sc des plus grandes Sc des plus belles, fondéefoixante-dix ans après Rome : elle étoit épiscopale sousle Christianisme, 8c l’évêque Grec qui est à Artaquiprend le titre d’évêque de Cysique, Baudrand croyoitque c’étoit le lieu qu’on nomme Spíga. Paul Lucas,voyage dans P A fie Mineure, tome 2, ne donne aucunnom aux ruines de cette ville, qui étoit- à huit millesde l’ifle de Marmara. Elle avoit conservé fa liberté fousles Romains : c’étoit une République établie selon laforme de celle de Rhodes, de Carthage 8c de Marseille.

CYSON, Voyez, Cison ou Cherseus.

CYSSEUM, lieu de l’Asie Mineure. II en est par-lé dans l’histoire mêlée, /. 22.

x. CYTA Sc CYTHALA, ville de la Colchide.se-lon Etienne le géographe.

2. CYTA, ville de la Scythíe, selon le même.

I. CYTJEUM, ville de l’jfle de Crete , selon Pto-lomée, /■ 4 * c - 17, fini la met fur ] a côte septentriona-le. C’est présentement SeTTI a c étoit un siège épiscopal.

2-CYTrEUM, ville de la Cherfonnese Taurique, selonle même, /- 3 - e. 6 , c’est la même ville que Cyya d’E-tíenne , 8 c CvtT,® de Pline, 1 , 4 » c.f 2, Scylax la nom-me Cidaea , K íiïtxiœ pour Kl’auteur du Peripledu pont Euxin dit CïTssi.

CYTAIS, Arrien, in Indie, semble nommer ainsi

CYZ

une contrée de la Carmanie.

CYTHEORUM, ville du pont Polemoníaque, se-lon Ptolomée, c’est la même que Cotyorum de Pli ne8c Cotyora de Xénophon.

CYTERIUM , ville d’Italie dans l’GEnotrie, dansles terres, selon Etienne. Barri croit que c’est présen-tement Cyrisano. Voyez, ce mot.

1. CYTHERE, iíle consacrée à Venus par l'anti-quité payenne, Sc que nous connoissons à présent sousle nom de Cerigo.

2. CYTHERE, ville de l’ifle de même nom, dontil est parlé dans l’Artícle précédent.

3. CYTHERE ville de l’ifle de Cypre , on croîtque c’est présentement le village de Conucha.

4. CYTHERE, ville de Thessalie, selon Héíyche»

5. CYTHERE, iíle de Grece dans le golfe de La-conie. Voyez, Cran.® 8c Helena.

CYTHERON, riviere que quelques-uns mettentdans l’Heilespont, 8c d’autres dans le Peloponnefe, aUrapport d’Heíyche.

CYTHERUS , riviere du Péloponnese , dans l’Eli-de, elle arrosoir la ville d’Héraclée. Strabon, /. 8, p-356, Rappelle CïTHErius. Paufanias, l. 6, c. 22, metà fa source un temple consacré aux Nymphes nomméesIonides, dont il donne les noms particuliers.

CYTHEUM, Voyez, Githium.

CYTHIUM, ville où Cornélius Nepos dit que Cy'mon mourut. Plutarque, dans la vie de ce grand homme»dit beaucoup mieux, que c’étoit à Cytìum , ville de Cypr e-

CYTHNUS.isle de Grece, prèsde- 1 ’Attique,selonPtÇ>'lomée,/. 3, c. 1 y.Pline en fait aussi mention. Etienne ditqu’onla nommoít aussi Ophiusa Sc Driopis. Les inter-prètes de Ptolomée difentque c’estC ythno ou Caur 0,

CYTINA, ville de Grece, dans la Thessalie, sosouEtienne le géographe.

CYTIN 1 UM , ville de Grece , dans la Dorid e ;C’étoit, selon Strabon, /. 9, une des trois villes q uífirent nommer Tétrapole le pays où elle étoit. Plin e »/. 4, c. 7, écrit Citynum.

CYTIS , iíle à l’entrée de la mer Rouge , sol 0 * 1Pline, /. 6, c. 28.

CYTNI, nation entre les habitans de la Pannonîe»selon Ptolomée, ils étoient dans la partie orientale d®la haute Pannonie.

CYTQN 1 UM, ville d’Asie , aux confins de ladie & de la Mysie, selon Etienne le géographe, “st 1 *cyte Théopompe.

CYTORA, Voyez Cotyora.

CYTORUS, montagne d’Asie, dans la Gaîatîe. Çf'tulle, Carra. 4, v. 16, lui donne l’épithéte de Buxtf e ?Servius fur Virgile, ge'ogr. L 2, v. 437, la met maUpropos dans la Macédoine.

Cette montagne étoit voisine de la ville d’AmasoV

CYTRIA, lieu de l’ifle de Cypre, à cinq milles ^Salaínine, selon Métaphraste, dans la vie de S. Epíph al1 .

CYTTIUM, ville de Cypre, selon Suidas : c’e»*même que Citïum. < n „

CYZ.IQUE, iíle 8c ville de la Mysie, selonmée. Elle étoit au pied du mont Dindyme, oùétoi £temple bâti par les Argonautes, & consecréàCyh e tsurnommée Dindymene. Les Latins l’ont égzd^ Sappellée Cyzìcus 8c Cyzicum. La ville étoit située ^une ifle du même nom; mais qui étoit jointe aR ^tinent par deux ponts, comme Strabon, /. 12 cirtfPle rapporte. Pline, L 5. c. 32. dit la chose enc °ípíxafl'nettement : Au-delà, dit—il, est une ifle , qu’-^ * uî ie .dre joignit à la terre ferme, 8c dans laquelle ^ selléeville nommée Cyzìque , colonie Milésienne » ,

auparavant Arctonesos & Doeionis 8c D**’ ^ Je

au haut de laquelle est le mont Dindyme. 6 e e jesDoíionis sert à expliquer ce que dit Strab«a° > 1 T e jsDolions habitent aux environs de Cyzique ? j a v jflepetit pays auprès de la riviere d’Afepus, Sc “f ^ u jtde Cyzique, est appellé Dolionide. Cette vJ e Ai-de la célébrité par le siège qu’elle soutí n£ .j 01 V t j eV es<thridate , & que Lucullus, dppien. M*so rl .■ ,

Florús en fait un bel éloge en peu de mots . 1 son

dit-il, ville noble par fa citadelle, so s murais ^ c ^teport, 8c ses tours de marbre, fait honneur U r j a ch>d’Asie. Cette ville est entierement ruínee. ^ fi-erté par Ortélíus, dit que les Grecs 1 appe n site