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Tome second. C - F.
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îa mer, leurs maris, qui ont beaucoup d’amitiépour elles,les conduisentdans d’autres batteaux, grands comme noschaloupes, & portant cinquante personnes. Us font faitsde perches liées ensemble , & couverts de peaux dechiens de mer. On les conduit à force de rames, quandle tems est calme 3 & on attache au mât des voiles de•cuir, lorsque le vent peut servir. La langue de ces sau-vages est totalement différente de celle des autres na-tions. Un navire de Flessingue étant parti fur la fin duprintems de 1 6$6 » en intention de découvrir quelquenouveau commerce aux terres du nord, arriva fur la finde Juin , dans le détroit de Davis ;d*où étant entré dansune riviere qui commence au 64 d. 10 m. de la ligne ,en tirant vers le nord , il fit voile jusqu’au 72. d. fouslequel est située la terre qu’habitent les peuples , donton vient de décrire les coutumes. II en rapporta , entreautres marchandises » une quantité très - considérable deces dents ou cornes de poissons, qu’on appelle licornesde mer » les plus belles & les plus grandes qu’on eûtencore vues. Les trois tentatives que fit Jean Davis ,Angloís , dont ce Détroit porte le nom , valurent à lagéographie la découverte de ce détroit, 8c du pays nom-mé Estotiland. Mais on n’a pû trouver le fond de la bayede Baffin, à laquelle ce détroit aboutit du côté du nord.Quelques Navigateurs en ont parcouru les côtes ; maisils ont laíssé à découvrir fur la côte occidentale de cettebaye , deux détroits , celui d’Alderman Jonas , & celuide Lancaster • 8c l’on ignore s'ils communiquent à quel-que mer connue. * Rochefort , Hifl. des Antilles.

1. D AU LIA , ville ancienne de la Grece dans laPhocide , proche de Delphes , qui étoít à son midi.Elle est à présent détruite ; mais elle a eu autrefoisun évêché suffragant d’Athènes, 8c elle étoit le cinquièmesiège épiscopal de la Grece. Notit. ant. p. 20. Son nomancien étoit Daulium. Elle est au pied du Parnasse , aunord - est , 8c à cinq ou six milles de Livadía. Ce n’estplus qu’un village de 40 otì 50 maisons, & l’on y voitles ruines d’une petite forteresse qui étoit fur une émi-nence. II y a trois ou quatre églises de Grecs 8c unemosquée.Dans le village même, fort d’entre les rochersdu Parnasse , une riviere , que ceux du pays appellentMauroneri , c’est-à-dire', eau noire. On croît que c’estcelle que les anciens nommoient mêlas , mot grec quiveut dire noir. C’est ce qu’en dit Spon , dans son Voyagede Grece : mais il est à croire que de l’Ifle qui avoit làcet auteur, ne s’est pas écarté de cette position , fansdes raisons très-fortes. Delphes , dans fa carte de l’an-cienne Grece , n’est pas au midi de Daulia , mais à l’oc-cident de cette ville. Thucydide parle de la Daulie ,comme d’une contrée de la Phocide, dans le tems quecette province étoit encore possédée par les Thraces, 8cavant qu’elle s’appellât la Phocide. C’est à l’occasion deTeres , le premier monarque considérable des Odry-fiens. Ce Terès, dit l’historíen grec, l. 2. n’a rien decommun avecTerée, qui épousa Progné, fille de Pan-dion > 8c qui demeurait dans le pays , qu’on nommeprésentement la Phocide, habitée alors par les Thraces,

DAU

où se passa l’aventure d’Itys ; 8c de-là les poètes appel'lent le rossignol, Daulien ( avis Daulias ). Cette aven-ture d’Itys , dont Thucydide fait mention , est décritepar les poètes , qui prétendent que Progné , femme deTerée , roi de Thrace , lui fit servir sen fils Itys dansun repas pour se venger de ce qu’il avoit coupé J a l an "gue à Philomele , après avoir été violée. Ce pays s ap-pelloit aussi Drim^a regio , selon Pline, /. 4 , c - 5 °z* DAULIA , ville de la Macédoine , selon Ptôse-mée, l. 3 , c. 13 , dans le canton des Eordetes , assezprès de Scampís » qui est aujourd’hui Scopía. -1. DAUMA, ville des Indes, dans la grande Javu*Elle est forte, ceinte de murailles , & située fur n stgolfe , à trois lieues de Taggal , & à huit de Jappas*du côté de l’occident. Elle a un port , 8c reconnoît ' eroi de Mataran pour son souverain. Elle est arrosée p afune belle riviere. De l’Ifle , dans son Atlas , écrit cenom D a M N A , 8c la carte dressée pour le voyage cite»porte Damna. Cette derniere carte qui ne s’accordegueres avec l’ortograpbe de la relation, écrit Tatagalle ,au lieu de Taggal. * Voyage des Holland. aux IndesOrient, t. 1. p- 3 37.

. r- DAUMA, royaume d’Afrique, dans la Nigrí'tie. II a pour bornes celui de Madra à l’orient, le désertde Seth au septentrion, celui de Seu ou Zeu à l’occí"dent, 8c le royaume de Semen , au midi. Les habitans»qui sent fort accommodés , ont un prince extrêmementriche. La capitale est à 34 d. 10 m. de longitude , 8c 28 d. de latitude. Sanut cjít que ces peuples regardentcomme un fort mauvais présage , que le roi touche ala terre par mégarde.^il a quelque chose à propose 1 /après un tel accident, il faut qu’il attende qu’il en se lCpurifié , à force d’offrandes. De l’Ifle , dans son Atlas »comprend les déserts de Zeu 8c de Seth dans ce roy^X"me ; 8c il lui donne pour bornes les royaumes de Za 0 "fara qu Pharan , 8c de Bournou au nord , celui d®Medra à l’orient , & partie au midi , avec ceux d®Bénin 8c de Cabou 3 & à l’occident , celui de Tù 6-mian. * Corn. Dict. De la Croix , Relat. de l’Afrique, t-D A U N : quelques-uns écrivent D h a u N , p 5 'tite ville de l’électorat de Trêves , fur la Léser , 3cinq lieues de Mont-Royal. Elle est commandéeun fort bâti fur la montagne , au pied de laquelle klseest située.

D A U N I E , ancienne contrée de la Pouille > î"Italie , selon Briet , Parall. 2. part. I. $. p. 634. D 1 *l’appelloit Apulia Daunia , en latin. On verra a J*mot Pouille , que les anciens la diviseient ^Daunienne 8c en Veucetienne , & que la Pouille else^même , n’étoit qu’une partie de la Japygie. Lasapie ou la Calabre en étoit l’autre partie. Strab°confond la Messapie avec la Japygie 3 8c dit qt ,e j e .babitans diviseient la Japygie, entre les Salentîns ». eCalabrois 8c les Apuliens » & que les Apuliens ét°*®divisés en Dauniens 8c en Peucetiens. Voici coM^le P. Briet débrouille ces divisions.

LA GRANDE GRECE

LA JAPYGIE j

LA POUILLE

ÍLA MESSAPIE^

ou

ÎLA CALABRE i

f La Lucaníe

l’CENOTRIE i Les Brutiens

Daunîe:

Peucerie.

Les Salentíns.Les Calabrois.

Selon PlislS & Solin, Japyges , fils de Dédale , oud’un Lycaon de ce pays, fel 0n d’autres , eut pour freresDauníus 8c Peucetius. Denis d’Halícarnafle, L 1 , lui endonne un troisième, a lavoir Muotrus. II est aisé de voirque ces princes donnerent leurs noms aux pays qu’ílspossederent. Daunus, étant affiégé par ses ennemis , pro-mit à son gendre Dioméde » de lui donner une partie deses terres , s’il lui amenoít du secours. Il l’obtínt, 8ctint parole. De - là vient qu’une partie de la Daúnieétoit nommée les champs de Dioméde » à l’orient méri-dional de cette province. La Dauníe étoit au nord-ouestde la Peucetie. Elle étoit bornée au nord & à Porient parla mer Adriatique; par le Biferno, les Samnites 5 c les

, • • a* * *

irpms au couchant ; 8c enfin au midi par se ° . x} c .i laséparoit en partie des Peucetiens. Plse e ’ ’ r ès ,, qui fournit ces limites , dit néanmoins P eU e ] a Sa-selle commençoit au fleuve Aufide, 8c renserr" - spie dans la Daunie. De l’Ifle l’étend encore Js

midi 8c au sud-est, 8c y renferme encore n®? P • t an sBasilicate 8c de la terre de Bari. A I 3 resterre , ofl; prenderes bornes de Pline, elle r épondort a ce ^ ^tspelloit autrefois Puglia Piana ^ 8c ce leroi a%rtie de la Capitanate , qui est vers se mont ^tre ses rivières Biferno & Cervaro. Les lieu

:s de ce pays étoient : c ,. t ,Jng

Le mont Gargan -aujourd'hui Monte dt a

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